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Pour la Vie,

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La prière au conseil de ville : les arguments

Sur le site du journal Le Soleil du 26 novembre 2012:

 

(Le maire Jean Tremblay a le soutien de plus de 60% de la population du Saguenay dans son combat pour le maintien de la prière au conseil de ville)

 

 

La récitation de la prière à une séance du conseil de ville ne porte pas atteinte à aucun droit puisqu'elle se fonde sur un des grands principes de la Constitution.

C'est ce qu'a fait valoir la Ville de Saguenay, lundi, en Cour d'appel, à Québec. La Ville et son maire Jean Tremblay contestent une décision du Tribunal des droits de la personne qui leur interdit de prononcer une prière en ouverture de séance et qui exige le retrait du crucifix et d'une statue du Sacré-Coeur.

 C'était un citoyen, Alain Simoneau, qui avait porté plainte et le Tribunal avait jugé que Saguenay avait porté atteinte de façon discriminatoire à son droit à la liberté de conscience et de religion.

 Dans son argumentaire, lundi matin, un des avocats de la Ville, Claude Armand Sheppard, a rappelé que la Constitution de 1982 reconnaît dans son préambule même non seulement la primauté du droit, mais la «suprématie de Dieu».

 N'en déplaise, à ceux qui ont d'autres vues sur la place de la religion dans la société, le Parlement a donc reconnu la préséance d'une entité divine, et il n'y a pas de contradiction entre le préambule de la Constitution et le respect de la liberté de conscience et de religion invoqué dans la Charte.

 Il a posé cette question au banc de trois juges de la Cour d'appel: «comment peut-on violer le droit de quelqu'un en posant un geste qui s'inspire, qui rencontre, un des deux principes fondamentaux de notre Constitution?»

 Me Sheppard a aussi utilisé une analogie: le pays est une monarchie, mais personne ne peut se dire lésé dans ses convictions républicaines, parce qu'on ne force personne à être royaliste.

 L'avocat a aussi plaidé que le texte de la prière est neutre, oecuménique, et peut être prononcé autant par un catholique, par un juif, que par un musulman.
(...)

La liberté de religion dans la vie publique est un droit reconnu internationalement, que des extrémistes laïcistes québécois aimeraient supprimer.

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