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La « neutralité » de l’État et la « fœtusophobie » : deux poids, deux mesures

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Drapeau de la Marche nationale pour la vie

Par Éric Lanthier, animateur du Tour d’horizon sur les ondes du 92,7FM

La semaine dernière, le maire d’Ottawa a mis en valeur ses couleurs « fœtusophobes ». Jim Watson cherchait à empêcher les Pro-vie d’hisser à nouveau leur drapeau sur le terrain de l’hôtel de ville d’Ottawa alors qu’en 2014, il avait hissé celui du lobby LBGT: deux poids, deux mesures diront plusieurs citoyens de bonne foi.

Le 11 mai dernier à Ottawa, le mouvement Pro-vie a réussi à mobiliser plusieurs milliers de sympathisants à la cause des enfants à naître. Pendant que les défenseurs des plus vulnérables étaient réunis sur la colline parlementaire, automobilistes, cyclistes et piétons pouvaient voir le drapeau Pro-vie hissé sur le terrain de l’hôtel de ville d’Ottawa. Ce drapeau ne faisait pas que des heureux. Bien au contraire, il suscita l’émoi de huit conseillers municipaux ainsi que du maire Jim Watson.

Des conseillers outrés

Après avoir pris connaissance que le drapeau Pro-vie flottait sur l’enceinte de l’hôtel de ville, sept conseillers municipaux dénoncèrent le fait que la ville d’Ottawa avait permis une telle action. Leur missive trouva écho non seulement auprès d’un huitième conseiller mais également auprès du maire Watson lui-même. Effectivement, la réaction de ses huit conseillers amena le maire d’Ottawa à choisir son camp et à se ranger derrière les « fœtusophobes¹ ».

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Liberté d’expression

Le journal Le Droit nous apprenait que le maire Watson cherche, par tous les moyens, à barrer la route aux Pro-vie. Il veut s’assurer que ces groupes ne puissent plus hisser leur drapeau sur l’enceinte de l’hôtel de ville. C’est pourquoi, il a fait appel au Bureau du greffier pour que leur droit soit court-circuité.

Choix idéologique et démocratie à échelle variable

Non seulement, le maire d’Ottawa a pris position en faveur des groupes Pro-choix, il a pris position contre la soi-disant neutralité de l’État. Par ailleurs, en faisant hisser le drapeau LGBT², en 2014, le maire Watson n’a fait preuve d’aucune impartialité. Il a ainsi démontré qu’il supportait le lobby LGBT dans ses revendications. D’une part, il endosse deux groupes de pression : les lobbys LGBT et les Pro-choix; mais d’autre part, il tente de bloquer des regroupements reconnus démocratiquement : les groupes Pro-vie.

Les choix idéologiques du maire Watson démontrent que la neutralité absolue de l’État n’est qu’un mythe et qu’elle ne peut être revendiquée. En fait, elle n’est qu’une illusion. Ainsi, quiconque met sa foi dans la neutralité de l’État vivra de vives déceptions, le cas actuel en est un bon exemple.

Si l’administration ottavienne était vraiment neutre, elle ne s’opposerait pas au fait qu’un drapeau Pro-vie soit hissé sur son terrain, parce qu’elle ne favoriserait pas un groupe au détriment d’un autre.

De plus, si l’État n’a pas à se mêler de la chambre à coucher, pourquoi défend-il les droits qui s’identifient à sa pratique sexuelle? Cette question sera sans réponse puisque son champ idéologique est clair et que le maire Watson semble peu enclin à respecter la démocratie. En tant que maire, il a décidé d’appuyer un segment de la population plutôt que de donner à chacun un droit égal de s’exprimer, comme si les Pro-vie n’avaient plus le droit de faire partie de la société civile, comme s’ils n’avaient pas la légitimité de prendre part aux enjeux qui relèvent de la démocratie.

Maire d’un segment des Ottaviens

En tentant d’empêcher les groupes Pro-vie d’hisser leur drapeau sur l’enceinte de l’hôtel de ville, le maire Watson démontre qu’il n’est pas le maire de tous les Ottaviens. Il se range derrière ceux qui sont en faveur des interruptions volontaires de grossesse ainsi que du lobby LGBT. En favorisant ces groupes au détriment des autres, il impose une politique de deux poids, deux mesures.

Les vraies couleurs du maire

En adoptant une approche « foestusophobe », le maire Watson a démontré qu’il a fait des choix idéologiques. Dans sa lecture des événements, il croit que le prix politique n’est pas difficile à payer. Qui sait, le futur pourrait lui réserver des surprises; du moins, l’avenir nous le dira…


¹Un « fœtusophobe » est un individu ou un groupe d’individus qui démontre de l’hostilité à l’égard de ceux qui défendent le droit des enfants à naître. La « fœtusophie » s’exprime par des paroles condescendantes, par de la moquerie, par un manque d’impartialité ou en tentant d’exclure les défenseurs des enfants à naître de l’espace public.

²LGBT : Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres

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