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La cour ordonne à un père de s'habituer à traiter sa fille de 11 ans comme un garçon

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Par Steve Weatherbe de LifeSiteNews - traduit par Campagne Québec-Vie

Prince George, Colombie britannique, 6 mai 2016 - Confrontée à deux parents divorcés en conflit l'un avec l'autre à propos de leur fille qui désire devenir un garçon, la Cour Suprême de la Colombie Britannique a nommé un tuteur légal à l'enfant pour protéger ses droits.

Le père ne veut pas seulement que sa fille cesse de prendre un traitement hormonobloquant. Il veut en outre préserver sa fille de tout contact avec des activistes transgenres ou des thérapeutes favorables aux transsexuels.

L'affaire porte sur l'aptitude de la fillette de onze ans de donner un consentement éclairé à un tel traitement médical, dont le but est de retarder la puberté féminine. Cependant, le juge semble avoir déjà tranché la question de l'identité de la fillette puisqu'il s'adresse à elle avec ses initiales masculines, en acceptant donc le fait qu'elle se reconnaisse comme mâle.

Dans ses déclarations, le juge Ronald Skolrood explique: "ce cas juridique concerne J.K et son propre avenir. A mes yeux, les conclusions de l'affaire ne peuvent pas se faire en dehors de J.K. qui exigent sa participation directe. "

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Le père de l'enfant, N.K., continue à s'adresser à sa fille par son prénom féminin de naissance, à savoir P.K., dans ses entretiens avec la Cour, malgré une ordonnance de cette dernière qui l'oblige à s'adresser à sa fille  avec un prénom, un nom et des initiales masculins.

L'enfant est confié à la garde alternée des parents, avec un plus jeune de genre indifférencié, mais les deux enfants passent l'essentiel de leur temps avec leur mère, A.H.

Les parents de l'enfant, A.H. et N.K ont déjà été mariés deux fois depuis 1999. Ils ont divorcé une seconde fois l'année dernière. Ils ont eu un enfant à chaque fois. Durant leur mariage, ils ont passé la plupart du temps séparés l'un de l'autre, puisque à deux reprises la mère a vécu en Nouvelle Zélande où elle a reçu une formation médicale que la Cour qualifie de "spécialisée". Durant son deuxième séjour, c'est le père N.K qui prit soin des enfants.

D'après A.H., sa fille a présenté très tôt un comportement masculin. Toutefois, tout s'est vraiment joué l'année dernière quand sa fille a réagi fortement dans une boutique de lingerie féminine. A.H. a fait alors appel à une aide psychologique. C'est dans ce cadre que la fillette a demandé expressément de prendre le traitement hormonal Lupron.

Selon les déclarations de Sklorood: "la mère A.H. encourage ce traitement. Toutefois le point de vue du père, N.K., est que l'enfant n'a pas été interrogée et examinée correctement et sans parti pris. De sorte qu'il ne soit pas sûr que le traitement proposé à l'enfant soit vraiment dans son intérêt."

Le Collège Américain des Pédiatres, une association de médecins praticiens, a récemment fait la déclaration suivante: "conditionner les enfants pour leur faire croire que l'imitation du sexe opposé par traitement chimique et médical est normal et sans dommage pour la santé est un abus contre mineur."

La déclaration ajoute que neuf enfants transexuels sur dix acceptent finalement leur sexe biologique. Ceux qui le refusent sont orientés pour un temps vers un traitement hormonal transexuel qui se révèle cancérigène et toxique. A termes pourtant ces patients, devenus jeunes adultes, considèrent que l'opération de leur corps n'est pas nécessaire. Certains même qui ne poursuivent pas le traitement hormonal et reviennent à leur genre naturel sont encore obligés de prendre des injections hormonales pour achever leur puberté.

Le problème pour Skolrood est de savoir s'il faut doter l'enfant d'un tuteur légal, distinct de son avocat.
La raison en est que, d'après Skolrood, l'avocat ferait selon les souhaits de l'enfant, tandis que le tuteur légal jugerait les intérêts réels de l'enfant, en ayant recours le cas échéant au service d'un avocat. Toutefois, ce que le tuteur voudrait pourrait ne pas être ce que P.K. désire.

Skolrood a mandaté un tuteur, en demandant aux parents de s'accorder pour en trouver un, mais en donnant le dernier mot à la mère. Il a néanmoins rejeté la demande faite par la mère d'avoir la garde exclusive de l'enfant.

Mais la question la plus délicate à résoudre pour la Cour est de déterminer, selon la réclamation du père, N.K., s'il est garanti que sa fille a été loyalement conseillée, si on lui a offert la possibilité d'explorer les racines psychologiques de sa dysphorie identitaire grâce à une aide thérapeutique classique.

Pendant ce temps, le juge a de toute façon ordonné que se poursuive le traitement hormonobloquant de P.K.

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