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La Coalition des médecins pour la justice sociale dénonce l'euthanasie : témoignage d'un médecin belge

Sur le site de newswire.ca du 10 octobre 2013 :

(Le Dr Georges Casteur, médecin directeur de l'hôpital de revalidation locomotrice et neurologique à Ostende, Belgique)

 

QUEBEC, le 10 oct. 2013 /CNW Telbec/ - Lors de la dernière journée de l'audience publique sur les « soins en fin de vie », la Coalition des médecins pour la justice sociale a invité le Dr Georges Casteur, médecin directeur de l'IMBO (hôpital de revalidation locomotrice et neurologique à Ostende, Belgique) de 1976 à 2012, qui a présenté  les résultats de 10 ans d'expériences concernant l'euthanasie dans son pays. Selon le docteur Casteur, les balises mises en place en Belgique n'assurent pas une protection complète. Selon les études, le tiers des patients euthanasiés n'auraient  pas été en mesure de donner un consentement libre et informé. Presque 50% des cas d'euthanasie n'ont pas été rapportés aux autorités. Il a décrit la pente glissante vertigineuse « de la culture de mort » qui s'est installée en Belgique. Il a donné plusieurs exemples de personnes « épuisées de la vie, de déprimés » qui ont eu accès à une injection létale à leur demande sans préavis à la famille. Le patient Nathan Verhelst (« Nancy ») de 44 ans, qui n'était pas heureux avec la chirurgie pour changer de sexe, fut euthanasié le 30 septembre 2013. Il a fait part de cas de patients dans sa pratique qui ont changé leur décision de mettre fin à leurs jours après avoir discuté avec lui. Autre exemple : un des ses patients présentant une quadriplégie massive depuis un an suite à un accident, a été référé à un hôpital bruxellois pour trois semaines de rééducation avant son euthanasie déjà programmée. Suite à une conversation fortuite avec un médecin de la clinique, il a changé d'idée et a repris goût à la vie. Il a aussi raconté comment les pressions familiales qui proviennent souvent des héritiers, les problèmes financiers ainsi que l'influence des intervenants de la santé et administrateurs au prise avec une insuffisance de lits dans les hôpitaux, empêchent des personnes de prendre « une décision libre et éclairée. » Il a démontré un manque d'indépendance du deuxième médecin consultant qui souvent est collaborateur ou médecin membre d'une même équipe ayant comme but de promouvoir l'euthanasie. Il a dénoncé les ressemblances de la loi belge et celle proposée au Québec. Il soutient que les mêmes dérapages verront le jour si la loi est passée au Québec. De plus, il s'étonne que le mot euthanasie ne soit pas utilisé dans le projet de loi 52. Cependant il y a une différence de taille : la loi belge est une loi fédérale contrairement au projet de loi québécoise.
 
(...)

 
Dr Paul Saba, un médecin de famille et co-président de la Coalition des médecins pour la justice sociale, a démontré les risques mortels de l'euthanasie dans le monde actuel et la perte de l'autonomie individuelle si le projet de la loi 52 voit le jour. Le droit d'accéder à l'euthanasie crée des risques non négligeables tels que les décès prématurés chez ceux qui souffrent de conditions potentiellement réversibles. En Orégon, le traitement pour un cancer doit obtenir un taux de réussite de plus de 50% pendant  24 mois, même pour les personnes de jeune âge, pour que le gouvernement accepte de supporter le coût des soins médicaux.
 

En légalisant l'euthanasie, les citoyens du Québec deviennent des citoyens de seconde zone en comparaison avec les criminels.« Nous avons aboli la peine capitale pour éviter la mort d'innocents suite à des erreurs judiciaires alors que l'euthanasie prive les patients de protection malgré les risques rattachés aux vices de procédure. De plus, les gouvernements investissent des sommes astronomiques pour les services de réclusion pendant que 80% des patients ayant besoin de soins palliatifs n'ont pas accès à ces services sous-financés.
 
(...)

Finalement, le Dr Saba se demande : « si neuf millions de médecins de l'Association Médicale Mondiale condamnent l'euthanasie, si plus de 200 pays rejettent cette procédure, et si finalement la sécurité des balises et des contrôles ne fonctionne nulle part dans le monde, quelle est la justification pour le Québec de naviguer ainsi à contre-courant? »
 

 

 

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