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L'incinération pour cacher la mort?

Une réflexion de Mathieu Bock-Côté paru sur son blog du 11 juin 2013:

 

(Que veut-on brûler exactement avec l'incinération?)

 

(...) 
Mais c’est une autre information, qui m’a fait sursauter: le choix massif des Québécois pour la crémation. Elle s’impose désormais à 90% d’entre eux. Parce qu’elle coute moins cher, évidemment, surtout au prix des terrains dans les cimetières. Et on veut épargner à ses proches une dépense de trop. À quoi bon se ruiner pour un mort?
 
Mais est-ce que cette préférence pour la crémation ne nous dit pas autre chose? La question des rituels funéraires traverse l’histoire des civilisations. En toute époque, en tous lieux, on a cherché à donner aux morts une dernière demeure. On cherchait aussi à ritualiser le «grand départ», comme si le fait de quitter ce monde n’était pas qu’un détail biologique à traiter comme un problème technique.
 
À travers les rituels funéraires, on apprivoise évidemment la mort, mais on joue aussi la fondamentale question de la mémoire. Les rituels funéraires sont indispensables à la mémoire collective. N’est-ce pas une manière de visiter un village, d’ailleurs, que de visiter son cimetière? En y marchant, on comprend immédiatement quelle représentation du sacré habitait les générations qui y ont vécu.
 
Une nation comme une civilisation doivent faire une place à leurs morts et de leurs sépultures. Il y avait quelque chose de sacré dans un cimetière. L’homme qui se recueillait devant la tombe de ses parents et qui allait la fleurir pratiquait ainsi un rite venant du fond des âges: honorer ses ancêtres, marquer sa piété devant ses aïeux.
 
Dans une société éclatée, il est probablement inévitable que les rituels funéraires s’individualisent. L’homme ne vient plus de nulle part. L’idée de se faire enterrer avec les siens suppose que nous nous sentons encore unis par des liens intimes. Sans famille, pourquoi l’homme tiendrait-il à les retrouver pour sa dernière demeure?
 
Il y avait dans l’enterrement chrétien l’idéal paradoxal d’un retour à l’origine. Mais ceux qui naissent dans l’anonymat des grandes villes, et qui migrent au fil de leur vie d’un quartier à l’autre, sans disposer d’un point de repère véritable, d’où viennent-ils vraiment? L’origine n’étant plus identifiable, ni même valorisée, comment serait-il possible d’y revenir? Le moderne ne se voit plus comme un héritier.
 
Faut-il s’en surprendre? Les liens sociaux sont distendus, aujourd’hui, au point souvent de se rompre. L’éclatement de la famille n’a-t-il pas correspondu, dans les faits, à un déracinement de l’homme qui ne dispose plus d’une structure d’accueil anthropologiquement confirmée pour entrer dans l’existence, la traverser et la quitter?
 
N’est-ce pas ce que l’on constate avec l’entassement morbide des vieillards dans des centres qui leur sont destinés, comme si la société voulait se débarrasser de ceux qui ne peuvent ou ne veulent plus jouer le jeu de l’extrême-jeunesse? Certains âges de l’existence, ceux qui ne cadrent pas avec l’idéal de l’autonomie des modernes, ne trouvent plus grâce dans notre société.
 
Derrière la généralisation de la crémation, ne peut-on voir un révélateur de l’anomie qui prédomine dans la société hypermoderne? Et n’y a-t-il pas aussi une étrange agressivité devant la mort, qui vient remplacer la sérénité que nous apprenait péniblement le christianisme? Je ne suis plus vivant donc je veux disparaître intégralement, ne pas laisser de trace, partir en fumée.
 
L’individualisme radical qui caractérise notre temps donne à l’individu la responsabilité ultime du sens de l’existence. De là, l’épuisement des grands rituels qui dans la société traditionnelle, permettaient à l’homme de traverser la vie avec quelques repères. De là le fait qu’il appartient même à l’homme de choisir sa manière de mourir, à la manière d’un dernier caprice, évidemment désacralisé.
 
L’effondrement culturel du catholicisme est indéniable. Et on assiste, sans grande surprise, à une étrange réapparition du paganisme, non pas dans ses croyances, mais bien dans ses rites. Mais cette déchristianisation des rites funéraires n’est pas sans nous ramener à une certaine barbarie, qui fait peur et qui fait pleurer.
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