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L'histoire de Katie: Comment j’ai trouvé le pardon pour mes avortements

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Texte original tiré de IAmUntold, publié dans LifeActionNews, 22 janvier 2016, par un contributeur invité, traduit de l’anglais par Dominic Larkin, pour Campagne Québec-Vie.

Après deux avortements et une fausse couche, je ne savais pas si je serais à même d’avoir un jour ma propre famille. Parfois, trouver le pardon en soi-même, ça peut être l'endroit le plus difficile à regarder. 

J’avais 16 ans quand mes parents assis chacun de mon côté, me donnèrent la réponse aux questions que je me posais, à savoir pourquoi depuis peu j’étais si malade. J’avais des nausées matinales, j’étais enceinte. Je leur ai dit qu'ils avaient tort et que ça ne pouvait pas m’arriver à moi. J’ai vécu les deux jours suivants dans la confusion; tout le monde me disait tant de choses et voulaient me convaincre que je n’étais pas prête pour quelque chose comme ça, et que ça ne serait pas bon pour moi.

Deux jours plus tard, j’avais un rendez-vous et ma mère m'a emmenée pour avoir un avortement. J’étais abasourdie sachant ce que je m’étais fait à moi-même à ce moment-là et pour les années suivantes. J’ai chuté en spirale vers le bas, loin de Dieu, duquel j’avais toujours été proche durant mon enfance.

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Je suis allée au collège et réussis à vivre une relation avec deux copains plus sérieux et passer au travers de la perte de mon père. Je n’ai jamais eu à lui parler de ma grossesse et savoir s’il en était mécontent, déçu, ou ce qu'il en pensait. Ça me hantait sur une base quotidienne – l’idée de voir des signes et des personnes qui protestaient contre ce que j’avais fait, et c’était tabou de parler de ma vie.

Je continuais à chercher quelqu'un qui m’aimerait et m'aiderait à passer au travers des épreuves de la vie. Au collège, j’ai rencontré un gars avec deux enfants et j’ai pensé qu'il serait ma réponse et qu'il comprendrait. Puis soudain, j’ai été balayée par quelqu'un pour qui je ne comptais pas vraiment autant que je pensais, et bientôt je me suis retrouvée perdue et seule et de nouveau enceinte.

Une semaine plus tard, j’ai fait une fausse couche. Je pensais que Dieu me disait que peut-être je n’étais pas digne d'avoir un autre enfant et cette pensée m'a tuée intérieurement.

Je me suis alors retrouvée enceinte une troisième fois et je me suis dit, « je vais tout faire par moi-même et je vais trouver un moyen de terminer le collège et faire que ça marche. » Des personnes m’ont dit que je ne pouvais pas le faire, que la vie serait terrible, et que le père de l'enfant ne serait jamais là ou ne m’aiderait pas. Ma famille m'a dit que c’était une mauvaise idée et finalement le mec lui-même m'a même dit qu'il ne voulait pas vraiment s’impliquer lui non plus. J’étais brisée et suffoquée par des pensées terribles sur moi-même et un bébé qui serait mal aimé et oublié par les autres. J’ai commencé à sentir à nouveau des douleurs physiques, et ça m'a seulement convaincue que je ne pourrais plus le faire.

J’ai pris rendez-vous et perdis encore mon bébé.

Je suis maintenant une diplômée titulaire d'un baccalauréat, une mère de deux filles et mariée à un homme qui ferait n’importe quoi pour nous. Après avoir traversé toutes ces choses, j’ai prié pour avoir de l'aide, et je dus vraiment m’éloigner de tout le mal du monde qui m'a influencée à faire des choses que je ne pourrais jamais faire à nouveau.

J’aime mes enfants pleinement et de tout mon cœur et je ne laisserai  personne les emmener loin de moi. Dieu sait que j’ai cinq bébés et qu’ils sont tous les miens. Il m'a fallu une longue période -plus de 10 ans-, pour être en mesure d'en parler et d’accepter qui je suis et ce que j’avais fait. J’ai demandé pardon à Dieu et il m'a pardonné, mais cela n'a pas suffi.

J’ai blessé mes bébés et me suis blessée moi-même et, comme dans toute relation, je devais demander à mes enfants de me pardonner comme leur mère et me permettre de les aimer encore et de prier pour eux. J’ai dit à Dieu qu’il manquait quelque chose, et comme j’écoutais de la musique, priais et louais Dieu, Il m'a donné en plein ce dont j’avais de besoin: je devais me pardonner.

Je travaille toujours là-dessus, mais je suis une mère fière de cinq enfants et j’ai une famille merveilleuse pour laquelle je me donne encore parce que Dieu m'a donné la grâce de le faire.

"Mais il m'a dit:« Ma grâce te suffit, car ma puissance se déploie dans la faiblesse ". 2 Corinthiens 12: 9

Note de l'éditeur: histoire originale partagée sur IAMUNTOLD.ORG  - s.v.p. visitez le site pour voir la vidéo d’UNTOLD, par Matthew West, ainsi que d'autres témoignages et ressources.

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