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L'Archevêque d'Ottawa appuie les lignes directrices des évêques d'Alberta: Les prêtres devront peut-être refuser les sacrements

Archeveque_Terrence_Prendergast.jpgMonseigneur Terrence Prendergast

Par Lianne Laurence traduit par Campagne Québec-Vie

Ottawa, 2 juin 2017 (LifeSiteNews)  ̶  L'archevêque d'Ottawa a donné son appui aux normes des évêques d'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest, qui précisent quand les prêtres peuvent accorder ou refuser les sacrements et les rites funéraires de l'Église aux catholiques recherchant ou ayant été tués par euthanasie.

L'archevêque Terrence Prendergast a loué les mérites des normes albertaines, dans sa lettre du 12 mai dernier, en tant « qu'outil efficace nous aidant à être à la fois compatissants et fidèles, dans la lutte contre cette grave menace pour la dignité et pour la valeur de la vie humaine »

La réponse pastorale catholique au programme d'euthanasie du Canada s'est fragmentée à travers le pays, depuis que le gouvernement libéral de Justin Trudeau a légalisé l'euthanasie et le suicide assisté en juin 2016 avec la loi C-14.

 

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Cette loi a été la réponse libérale à la décision Carter, en 2015, de la Cour Suprême qui rejetait la loi bannissant l'euthanasie comme inconstitutionnelle, tout en donnant un certain temps au Parlement pour écrire une nouvelle loi.

Monseigneur Prendergast a soutenu la réponse conservatrice des évêques albertains, laquelle se dresse contre la position libérale des évêques des [provinces de] l'Atlantique et dans une certaine mesure contre celle des évêques du Québec.

Le document albertain « Nous aide à répondre avec un soin pastoral qui exprime le souci profond de l'Église pour le salut des âmes, la sauvegarde de la dignité des sacrements et la nature de ses rites funéraires, » a écrit Mgr. Prendergast.

Le 14 septembre 2016, les évêques d'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest ont publié leur Vademecum pour les prêtres et les paroisses (34 pages).

Ce document souligne « l'accompagnement pastoral » mais insiste pour que les prêtres soient dans l'obligation, en vertu de la justice et de la miséricorde, d'être clairs pour les personnes en quête d'euthanasie, qu'ils commettraient objectivement un péché mortel.

Le document a provoqué une tempête médiatique sur son assertion que dans le but d’éviter le scandale, les prêtres auront à refuser un enterrement catholique aux personnes qui seraient publiquement connues pour avoir réclamé l'euthanasie.

Face à cette tempête médiatique, le Cardinal Gérald Lacroix de Québec exprima clairement qu'il n'avait pas l'intention de suivre la direction des évêques albertains.

« Je ne planifie pas de directives spécifiques visant à refuser ce soutien ou à refuser l'accès à l'onction des malades et à la célébration des funérailles, » a écrit Monseigneur Lacroix sur un ''post Facebook'' du 29 septembre (2016).

« L'Église Catholique accompagne les gens à toutes les étapes de leur vie. Nous faisons cela en dialogue avec chaque personne et chaque famille qui désire être accompagnée », a ajouté le cardinal.

L'Archevêque Christian Lépine de Montréal a également affirmé qu'il ne demanderait pas aux prêtres de refuser les funérailles aux catholiques connus comme ayant commis un suicide assisté ou ayant demandé l'euthanasie, selon un reportage du Crux.

Ceci a été suivi par une lettre de trois pages, en décembre 2016, de dix évêques de l'Atlantique citant l'exhortation Evangelii Gaudium du Pape François et soulignant l'accompagnement, mais survolant la discipline sacramentelle et la gravité morale de l'euthanasie.

« Notre souci demeure l'accompagnement pastoral. Le pape François est notre modèle, » a dit l'Évêque Claude Champagne d'Edmunston, Nouveau-Brunswick, au Catholic Register à ce moment-là.

Les directives albertaines « n'expriment pas la vision de tous les évêques du Canada, » a ajouté Champagne.

« En tant que gens de foi, et ministres de la grâce de Dieu, nous sommes appelés à confier toute personne à la pitié de Dieu, peu importe ses décisions, » écrivaient les évêques dans « Une réflexion pastorale sur l'assistance médicale à mourir »

 « A tous et chacun, nous souhaitons dire que le soin pastoral des âmes ne peut se réduire à des normes pour la réception des sacrements ou la célébration de funérailles. »

La lettre des évêques de l'Atlantique a été criblée de critiques, dont une accusant les prélats de devenir des « aumôniers de la culture de la mort. »

Au contraire, le Vademecum des évêques d’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest demande un accompagnement pastoral de ces catholiques qui prennent des dispositions en vue d’un suicide assisté ou d’une euthanasie, mais cependant il prévient contre « la passivité devant une telle décision, même face à un semblant de sérénité. »

L'euthanasie et le suicide assisté sont des fautes graves, et ceux qui choisissent volontairement de mourir euthanasiés, meurent « dans un état objectif de péché, lequel est gravement désordonné », ont écrit les évêques albertains.

Le « péril spirituel » auquel font face ces catholiques « oblige les pasteurs d'âmes à les accompagner de tous leurs efforts et de leur prière fervente, » ont-ils noté.

« Le prêtre doit d'abord approcher ces personnes avec compassion, en prenant soin de les écouter attentivement et respectueusement ».

Mais les prêtres ont le devoir de leur expliquer les enseignements de l'Église et d'appeler la personne au repentir.

« Évidemment, il est de mise que le prêtre informe le pénitent qu'il priera constamment pour qu'il s'éloigne d'une telle faute, » ont écrit les évêques albertains.

Le Vademecum recommande à plusieurs reprises la prière et le jeûne, aux prêtres et aux laïques, de sorte que « même la personne la plus intransigeante soit portée au repentir et à la conversion. »

Le document note que peut-être certains catholiques « ne sont pas au courant que l'euthanasie est un péché mortel » et que leur liberté puisse être « diminuée » par « la dépression, les drogues ou la pression des autres. »

Il presse les prêtres d'accorder le Sacrement de Réconciliation lorsque cela est possible.

« Si le pénitent, ayant été averti de la gravité de la situation, est ouvert à apprendre l'enseignement de l'Église à ce sujet, et ouvert à reconsidérer sa décision, le prêtre peut l'absoudre, » écrivent les évêques albertains.

« Il y a au moins un début de contrition, une volonté de reconsidérer et ainsi possiblement rectifier la situation. »

 L'absolution aurait cependant à être reportée si le pénitent a officiellement demandé « le suicide assisté par un médecin, ou l'euthanasie » et est « dans un état objectif de péché, » ayant « incité et pris des arrangements pour que quelqu'un le tue. »

Similairement, le prêtre pourrait être obligé de refuser le Sacrement des Malades, si la personne demeure « obstinée » dans sa décision d'être euthanasiée.

De plus, il pourrait y avoir des cas où le prêtre serait obligé de refuser des funérailles catholiques, ont-ils écrit.

« Si l'Église devait refuser des funérailles à quelqu'un ce n'est pas pour punir la personne mais pour reconnaître sa décision ̶ une décision qui l'a amenée à une action qui est contraire à la foi chrétienne, qui est en quelque sorte notoire et publique, et qui causerait du dommage à la communauté chrétienne et à la société. »

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