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L'apocalypse démographique n'aura pas lieu...

« La puissance de la population est infiniment supérieure à la capacité dont dispose la terre pour produire ce dont l’homme a besoin pour survivre. » Cette phrase, on pourrait la lire dans n’importe quel traité écologiste actuel. Elle a été prononcée par Malthus, au 18e siècle, et concernait son pays, la Grande-Bretagne. Depuis, « Les Britanniques sont aujourd’hui deux fois plus nombreux qu’à la mort de Malthus. Ils sont plus riches, plus en santé et jouissent d’une plus grande espérance de vie. Et sa théorie, erronée pour la Grande-Bretagne, l’est aussi pour le reste du monde. » De qui est cette deuxième affirmation?  Du journaliste écologiste Fred Pearce, collaborateur régulier des magazines New Scientist, The Guardian et The Ecologist.

Fred Pearce vient d’écrire un livre déboulonnant le mythe de la surpopulation : « L’Apocalypse démographique n’aura pas lieu ».

Étudiants les principes fondateurs de Malthus et de ses fidèles adeptes eugénistes, puis écologistes et planificateurs familiaux, il démontre, chiffre en mains, l’irrationalité de la peur d’un éclatement démographique. « … il y a fort à parier que les personnes qui ont moins de 45 ans assisteront au premier déclin démographique depuis la peste noire, il y a presque sept cents ans, et que ce déclin va survenir rapidement. » (p.18)

Les origines des organismes de planification familliale

Fred Pearce révèle également les racines peu glorieuses d’organismes de planification familiale comme planned parenthood. La fondatrice Margaret Sanger, par exemple, est une eugéniste raciste, contestant les œuvres d’aide aux populations les plus démunies. 

« Combinant les pensées de Malthus et de Galton, elle s’oppose à la charité organisée, qui représente selon elle « le symptôme d’une société gravement malade ». C’est pour elle « l’indice le plus révélateur d’une civilisation qui produit des êtres mauvais, délinquants et dépendants, qui en produit toujours et perpétue leur prolifération. » Plutôt que d’« assumer la charge découlant de la fécondité incontrôlée des autres », la société doit les empêcher de se reproduire. « Davantage d’enfants de responsables et moins d’enfants d’irresponsables. C’est l’objectif essentiel de la régulation des naissances. » (p.63-64)

Ce discours, on le retrouve modernisé dans la bouche des plus grands théoriciens de l’avortement libre et gratuit. Combien de fois n’avons-nous pas entendu le Dr Morgentaler, par exemple, justifier l’avortement par la misère et la pauvreté que connaîtront les enfants issus de milieux familiaux difficiles, ce qui ferait en sorte qu’une grande part de ces enfants seraient de la graine de criminels et de mésadaptés sociaux.

Aussi « Margaret Sanger persuade l’un des plus grands adeptes américains de l’eugénisme d’accepter le poste de directeur de la Ligue pour le contrôle des naissances. Lothrop Stoddard, professeur d’histoire à Harvard, pacifiste et collectionneur de timbres, a aussi commis quelques livres aux titres éloquents, comme Le Flot montant des peuples de couleur contre la suprématie mondiale des blancs et La Révolte contre la civilisation : la menace du sous-homme. » (p.64)

Il est intéressant de noter que si ce discours est passé sous silence aujourd’hui, c’est la population noire qui est la plus touchée par l’utilisation de l’avortement aux États-Unis, tout comme au Canada, ce sont les Québécois, ceux qu’on appelait les « nègres blancs d’Amérique ». Malgré tout, La Fédération internationale pour le planning familial se réclame de ces « femmes révoltées », fondatrices de ces œuvres de contrôle des populations. Leurs idées feront leurs chemins et deviendront politiques gouvernementales. En voici quelques exemples.

Les politiques gouvernementales de contrôle des populations

Dès 1968 le président américain Lyndon Johnson nomme comme président de la Banque Mondiale Robert McNamara. « McNamara déclare bientôt qu’à l’avenir l’aide aux soins de santé sera subordonnée à un contrôle démographique, »… (p.99) C’est une politique inhumaine et toujours actuelle. 

Dans les années 1970, la ministre indienne Indira Gandhi proclame : « Le temps presse et la croissance de la population est telle que nous devons sortir de ce cercle vicieux en prenant le problème à bras le corps… Si le pouvoir législatif, dans l’exercice de ses fonctions décide que C’EST LE MOMENT ET QU’IL EST IMPÉRATIF DE PROMULGUER DES LOIS EN FAVEUR D’UNE STÉRILISATION OBLIGATOIRE, NOUS DEVONS LE FAIRE. » (P.119)

« Et la réponse des agences internationales ne tarde pas à venir. Le Fonds des Nations Unies pour les activités en matière de population, la Fédération internationale pour le planning familial, établie à Londres, l’Agence suédoise de coopération au développement international et bien d’autres encore augmentent leur financement de la planification familiale en Inde. Les officiels de la Banque mondiale à Delhi demandent des fonds pour soutenir la “nouvelle campagne, plus vigoureuse, pour la planification familiale”. Robert McNamara, alors à sa tête, écrit que “L’Inde prend enfin en main de façon efficace son problème de population”. »(p.119)

On parle ici de stérilisation forcée, approuvée par les instances internationales de planification familiale. 19 millions d’Indiens seront stérilisés contre leur volonté « des milliers et des milliers de personnes, pour la plupart pauvres et illettrées, étaient parquées comme du bétail et redoutaient le couteau du boucher, que la personne subissant l’opération ait 18 ou 60 ans, qu’elle soit ou non mariée, qu’elle ait eu six enfants ou qu’elle n’en ait eu aucun importait peu. » (p.121) Indira Gandhi perdra les prochaines élections et sa défaite sera analysée comme étant la réponse du peuple à sa campagne de stérilisation forcée… Des campagnes de stérilisation avec prix à gagner sont toujours en vigueur en Inde.

Après l’Inde, la Chine. Combien de femmes subiront un avortement forcé… On imagine les scènes de violence et de barbarie venant d’un autre âge, tolérées par les pays occidentaux, nous rappelant le silence des intellectuels sur les goulags soviétiques... « L’historien Matthew Connelly a retrouvé une note datant de 1980 à la Fédération internationale pour le planning familial. Il y est question du personnel chinois en charge du contrôle des naissances, alors en formation. Il y est stipulé que, de retour en Chine, le personnel travaillerait sur une “planification familiale forcée et le meurtre de fœtus viables” ». La note indique en outre que quand le scandale éclatera, « la position sera bien difficile à défendre ». (p.149)

Scandale?  Le Fond des Nations Unies (FNUAP) pour les activités en matière de population décernera son prix de la population à Qian Xinzhong, le ministre chinois en charge de la planification familiale, en 1983. Elle partage le prix avec Indira Gandhi(p.150). La Corée du Sud, la Malaisie, le Bangladesh adopteront des politiques semblables, toujours avec les encouragements de la Banque Mondiale et de la FNUAP. Mais le «crash» démographique à venir commence à influencer les dirigeants de ces pays et les incitera certainement à revoir leurs politiques dictatoriales.

Les changements dans les moeurs

Bien que des politiques semblables existent toujours, à partir des années 90, les mœurs ont tellement changé qu’elles rendent obsolète la volonté de contrôler les populations. Pays pauvres comme pays riches sont maintenant influencés par ces personnages de télévision dont la carrière et les amis laissent loin derrière eux les préoccupations familiales, où la famille de plus de deux enfants n’existe pas. Et ce changement des mentalités est plus profond que tout le reste. C’est peut-être la première fois dans l’histoire de l’humanité que la majorité des couples de la terre ne veulent plus avoir une famille nombreuse parce qu’elles ne se sentent pas capables de s’en occuper. Les structures sociales et l’image imprégnée en chacun de ce que doit être une famille et une personne épanouie, ne permet plus d’imaginer la vie avec trois, quatre enfants ou plus… Il y a une intoxication majeure, selon le titre d’une excellente vidéoclip anglophone, de nos mentalités, et il est très difficile à l’heure actuelle de la voir et de s’en défaire.

Où allons-nous?

« Selon Tom Espenshade (démographe du bureau de recherche sur la population de l’Université de Princeton), le taux mondial de fécondité de remplacement, c’est-à-dire le nombre de bébés nécessaire pour maintenir le niveau actuel de population sur le long terme, est de 2,3 enfants. Où en sommes-nous par rapport à ce chiffre? Le taux mondial de fécondité a enregistré une rapide baisse. Situé entre 5 et 6 au début des années 1950, il est tombé à la fin des années 1970 à 3,9. En 2000, il était encore descendu pour atteindre 2,8 et, en 2008, il était de 2,6 enfants par femme. Ils sont plus de soixante pays à l’heure actuelle dans le monde à enregistrer d’ores et déjà un taux de fécondité insuffisant pour renouveler les générations. (…) Au rythme actuel du déclin démographique, le taux mondial de fécondité devrait être en dessous du seuil de renouvellement des générations peu après 2020. » (p.222-223) 

Quelles seront les conséquences de ce faible taux de fécondité : le vieillissement de la population. Et un phénomène tout nouveau aux répercussions déjà visibles : des enfants uniques devant s’occuper de deux parents, et des grands-parents! Ce n’est certainement pas une évolution de la conscience qui amène les pays occidentaux à s’interroger sur les bienfaits de l’euthanasie. La peur de vieillir seul et maltraité n’est pas la peur de ceux qui ont eu beaucoup d’enfants… Les coûts seront exponentiels au point que certains vont jusqu’à se poser la question suivante, par exemple, pour un état qui a imposé l’avortement et l’enfant unique à sa population : 

« Les Chinois vont-ils un jour se sentir obligés d’imposer l’euthanasie, tout comme leurs prédécesseurs ont en leur temps estimé qu’un contrôle obligatoire des naissances était indispensable? » (p.402)

Malgré toutes ces données, face aux « crash » démographiques prochains, certains crient toujours à la surpopulation et à l’incapacité de la nourrir. Totalement faux. Selon le démographe américain Joel Cohen : « Nous savons que nous pouvons nourrir 10 milliards d’individus qui seraient végétariens, car notre production est d’ores et déjà suffisante. » (p.361)

Autre statistique, du prospectiviste Jesse Ausubel de l’Université Rockefeller de New York : « Si, durant les cinquante prochaines années, les agriculteurs du monde entier parvenaient à atteindre le rendement moyen qu’un cultivateur de maïs obtient aujourd’hui aux États-Unis, on pourrait nourrir 10 milliards d’individus à partir de la moitié seulement des surfaces cultivées actuelles (…). » (p.362)

La surconsommation et l’empreinte écologique

Non, le problème principal de la planète n’est pas la surpopulation, mais bel et bien la surconsommation des populations les plus aisées de la planète. 

« Une femme vivant dans l’Éthiopie rurale aura beau avoir dix enfants, sa famille causera moins de dégâts et consommera moins de ressources qu’une famille de la classe moyenne au Minnesota, à Manchester ou à Munich. Et dans l’éventualité, peu probable, où ses dix enfants atteindraient l’âge adulte et où chacun d’eux aurait à son tour dix enfants, ces cent et quelques personnes émettraient chaque année à peu près la même quantité de dioxyde de carbone que vous et moi. » (p.347)

« Un États-Unien a une empreinte écologique moyenne de 9,5 hectares de planète : c’est la surface qu’il lui faut pour que la planète lui fournisse ce dont il a besoin et absorbe sa pollution. Les Australiens et les Canadiens ont une empreinte de 7 hectares, les Européens et les Japonais de 4-5 hectares, les Chinois de 2,1 hectares et les Indiens et la plupart des Africains d’un hectare ou moins. » (p.346)

Fred Pearce conclut cette démonstration par cette affirmation : « Mais toute analyse des dégâts causés par l’accroissement démographique et par l’augmentation de la consommation doit conclure à la responsabilité première de la consommation. »(p.347)

À tous les occidentaux malthusiens, si nombreux au Québec, qui espèrent régler les problèmes écologiques en s’attaquant à la « surpopulation », en noyant les populations africaines, latinos-américaines et asiatiques sous des flots de préservatifs, de moyens contraceptifs et d’avortements, nous les invitons à se regarder dans le miroir. Le premier problème est la surconsommation…

Et terminons notre survol rapide de ce livre considérable par cette phrase antimalthusienne, citée par Fred Pearce  et qui pourrait résumer tout son ouvrage, du mahatma Gandhi: 

« Il y a assez de tout pour satisfaire aux besoins de chacun, mais pas assez pour assouvir l’avidité de tous. » (p.354)

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