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Je ne suis pas gay … je suis David

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Par David Prosen (CUF.org) - traduit par Campagne Québec-Vie

Sommes-nous gay de naissance ou le sommes-nous par choix ? La réponse à ces deux questions est NON … bien que les débats qui portent sur ce sujet soient souvent passionnés et peu objectifs. De fait, ces questions cachent un autre problème beaucoup plus important qui se retrouve dans notre société notamment dans les secteurs politiques, religieux et médicaux : la notion que l’homosexualité est une identité !

Le Catéchisme de l’Église Catholique affirme que «Il revient à chacun, homme et femme, de reconnaître et d’accepter son identité sexuelle» (no. 2333), ce qui fait référence à «la différence et à la complémentarité physiques, morales et spirituelles» des deux sexes qui sont «orientés vers les biens du mariage et l’épanouissement de la vie familiale» (ibidem). Finalement, notre identité est enracinée dans le fait que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu - «Homme et femme il les créa» (Genèse 1,27).

J’ai toujours cru que j’étais une personne « gay ». En autant que je peux me rappeler, j’ai toujours été attiré par les personnes de mon sexe et comme cette attirance existait en moi sans que je l’aie choisie, j’en ai déduit qu’il devait en être ainsi depuis ma naissance. Conclusion logique, non ?

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Mon attirance pour les autres garçons, lorsque j’étais jeune, n’avait rien d’anormal et se confondait avec ce que beaucoup de jeunes ressentent, à savoir le besoin d’avoir un modèle à imiter. En ce qui me concerne, cette attirance débuta avec une admiration tout à fait normale pour ensuite prendre un tournant dysfonctionnel. Durant ma jeunesse, il arrivait que mes amis se moquent  de moi  en me disant que je n’étais pas comme eux. Me questionnant moi-même sur ce qui pouvait faire la différence, j’en arrivai à désirer ressembler à tel ou tel garçon en pensant que je serais peut-être alors mieux accepté de cette façon.

Avec la puberté, cette attirance ou admiration devint érotique. L’étiquette d’homosexuel me fut alors dévolue de façon désobligeante par mes compagnons et je finis par m’habituer à l’idée, conscient d’être effectivement attiré sexuellement par mes semblables. C’est alors que j’acceptai d’être appelé «gay». 

Bien que je n’aie pas choisi délibérément cette attirance homosexuelle, j’ai quand même accepté de m’y livrer volontairement. Une telle décision fut pour moi une source de souffrances, de solitude et, qui plus est, de séparation d’avec Dieu ! La Congrégation romaine pour la Doctrine de la Foi a traité de cette réalité en affirmant ceci : «Comme dans tout désordre moral, l’activité homosexuelle entrave la réalisation et la satisfaction personnelle, parce qu’elle est contraire à la Sagesse créatrice de Dieu. En rejetant des opinions erronées concernant l’homosexualité, l’Église ne limite pas mais défend plutôt la liberté et la dignité de la personne, liberté et dignité entendues de façon réaliste et authentique.» [1]

Par la suite, dans ma déchéance, je répondis à l’appel du Seigneur qui pardonne et guérit. Il a fait luire sur moi sa Lumière véritable en me retirant de cette vallée de honte et de noirceur et en me faisant prendre conscience des mensonges sur lesquels je m’appuyais, notamment celui de croire que j’étais une «personne gay».

Définir les expressions

En me disant «homme gay», je revêtais une fausse identité. Toute étiquette comme «lesbienne», «bisexuel» ou même «homosexuel» insinue un genre de personne tout comme  mâle et femelle. Or, ceci est absolument faux car on n’est pas une attirance en soi mais une personne qui possède  une attirance.

Dans son livre Growth into Manhood, Alan Medinger rappelle que les tendances et les comportements homosexuels existaient depuis des millénaires mais que la notion d’identité homosexuelle n’a commencé à être utilisée qu’il y a à peine 150 ans alors que fit son apparition le substantif «homosexuel». [2]

Dans une recherche ultérieure, Medinger explique davantage  ses conclusions en dévoilant une liste de fausses assertions qui ont tendance à faire surface chez celui qui accepte l’homosexualité comme sa propre identité :

  • Je suis venu au monde comme ça.
  • Si c’est le cas, c’est dire que Dieu m’a voulu comme ça.
  • Si Dieu m’a voulu comme ça, cela ne peut pas être moralement mauvais pour moi.
  • C’est dans ma nature, donc je dois y être fidèle.
  • Si c’est dans ma nature, inutile de vouloir la changer.
  • Si je m’efforce de changer, j’agis contre ma nature et je risque d’en souffrir.
  • Lorsque je m’accepte tel que je suis (gay), je me sens tellement bien (c’est comme si on m’avait enlevé un poids énorme sur les épaules); donc, m’accepter tel que je suis doit être O.K.
  • Si les gens ne m’acceptent pas comme gay, c’est eux qui ont un problème.
  • Si les gens ne m’acceptent pas comme gay, c’est dire qu’ils refusent de m’accepter moi car c’est ce que je suis. [3]

Après avoir lu cette liste, j’étais complètement démoli car j’avais fait miennes toutes ces assertions. Ayant adopté un comportement homosexuel, il était logique d’obéir à ce qui me paraissait naturel. Cependant, cette logique n’était telle que parce qu’elle était basée sur des assertions fausses, mensonges appuyés sur mensonges, qui finalement me donnaient le change.

Je croyais être gay mais j’étais également certain que, n’ayant pas choisi ce genre de vie volontairement, Dieu m’avait probablement fait ainsi. Or, cela était contredit par des textes bibliques comme celui-ci : «L’homme qui couche avec un homme comme on couche avec une femme : c’est une abomination qu’ils ont tous deux commise, ils devront mourir, leur sang retombera sur eux.» (Lévitique 20,13) 

Comment alors ce Dieu d’amour pouvait-il m’avoir créé ainsi pour ensuite me condamner à l’Enfer? Comme bon nombre de croyants dans ma situation, je m’étais mis à  la recherche de théologiens pro-gay pour obtenir des éclaircissements. Néanmoins, si d’une part je sentais le besoin vital d’une relation amoureuse avec un autre homme, de l’autre je pressentais également que cela n’était pas dans l’ordre normal des choses. 

L’heure de la Vérité

Rétrospectivement, je me rends maintenant compte que tant ma recherche de vérité que mon refus d’accepter mon comportement sexuel étaient finalement l’œuvre de l’Esprit Saint. Il n’en reste pas moins que la réconciliation de mon attirance sexuelle avec le Plan de Dieu sur moi ne fut pas chose facile car je croyais que mon identité reposait uniquement sur ma sexualité. 

L’ignorance de cette distinction (orientation sexuelle et identité) est dangereuse. Dans mon cas, ma façon de mal comprendre mon identité m’empêchait de répondre aux inspirations de l’Esprit Saint. Saint Paul fait allusion à cette difficulté lorsqu’il affirme de certains païens: 

«Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, adoré et servi la créature au lieu du Créateur … C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions avilissantes : leurs femmes ont échangés les rapports naturels pour des rapports contre nature; les hommes de même, abandonnant les rapports naturels avec la femme, se sont enflammés de désir les uns pour les autres, commettant l’infamie d’homme à homme et recevant en leur personne le juste salaire de leur égarement.» (Romains 1,25-27) 

J’ai recommencé à prier le jour où je me suis rendu compte que donner libre cours à mes pulsions homosexuelles était un péché; je demandai alors la force de porter cette croix qui m’était imposée et je fus amplement exaucé, au-delà de mes attentes. Beaucoup plus tard, Dieu devait me faire comprendre que l’homosexualité était une fausse identité que j’avais allègrement embrassée. Mais au point où j’en étais rendu, ma guérison commença avec la recherche de ma véritable identité. J’en arrivai à découvrir que, tout en sachant que je n’étais pas une femme, je ne croyais pas être véritablement un homme. Je me suis alors rendu compte que je ne m’identifiais avec aucun de ces deux genres. 

Grâce aux sacrements, spécialement l’Eucharistie, au counseling, à des retraites de guérison et surtout grâce à la prière, Jésus m’a fait comprendre que j’étais bien un homme. De fait, je découvris en moi plusieurs caractéristiques masculines que j’ignorais comme le courage et la force. Il m’est difficile d’exprimer ici la joie qui m’envahit lorsque je me rendis compte que j’étais bien un homme. À ce moment, mon attirance pour les autres hommes commença à diminuer et mon attirance pour les femmes à augmenter. 

Identité et Église 

Au début de cet article, j’ai fait allusion au débat sur la tendance homosexuelle qui serait de naissance ou de choix. Aucune de ces deux hypothèses n’est vraie car l’attirance homosexuelle est une expérience et non une identité ou genre de personne. L’accepter comme identité, et c’est bien le cas dans notre société, devient alors source de confusion. Tout chrétien ou chrétienne qui désire justifier ce genre d’attirance est obligé(e)  de modifier les Saintes Écritures! 

Plusieurs personnes dans l’Église catholique militent pour un changement d’attitude envers l’homosexualité parce que la position formelle du Magistère semble être une discrimination envers des personnes qui  «ne font qu’être elles-mêmes». Mais il n’y a pas de discrimination là où l’on ne cherche qu’à corriger de fausses assertions. 

Et le problème ne fait pas qu’affecter les contestataires de l’Église, il s’insinue également chez plusieurs bons catholiques et même chez certains prêtres qui affirment faussement qu’on ne  peut modifier son orientation sexuelle. Malgré leurs bonnes intentions, ces personnes sont tombées dans l’erreur qui affirme que l’homosexualité est une identité, un  type de personne. 

Voici la réponse de l’Église à ceux et celles qui souffrent de cette attirance homosexuelle : 

«Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présentent des tendances homosexuelles foncières. Ils ne choisissent pas leur condition homosexuelle; elle constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la Croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.» (Catéchisme de l’Église Catholique, no. 2358) 

Il y a donc espérance pour les personnes qui expérimentent cette attirance et on ne doit pas cesser de faire des efforts pour les aider à comprendre la vérité. Il ne faut pas s’attendre à ce que Dieu modifie la créature ayant cette inclination mais plutôt qu’Il lui fasse comprendre l’erreur qui est à la base de sa conscience. 

Une fois admise cette erreur, il est alors possible de s’occuper des blessures qui ont mené à une telle erreur comme les abus, les rejets et le manque d’affirmation de son identité sexuelle. Il arrive souvent qu’au cours de  ce processus de guérison l’attirance pour l’autre sexe se réveille. 

Tout comme plusieurs chrétiens, le groupe Courage (groupe catholique de support pour ceux et celles qui expérimentent une telle attirance) se refuse de faire usage des termes «gay», «lesbiennes», «bisexuels», «transgenre» et même «homosexuel». Les mots sont importants. 

Faire usage de ces termes (qui sont comme des étiquettes) équivaut à insinuer que l’homosexualité est une identité et ne fait qu’encourager des erreurs d’interprétation tant dans la société que dans l’Église. En tant que catholique, je conseille à chacun et chacune de s’abstenir d’utiliser de telles étiquettes et de privilégier le terme «attirance aux personnes de  même sexe», ce qui décrit plus correctement l’expérience que vivent ces hommes et ces femmes. 

Connaissance du cœur 

J’ai parlé tout à l’heure de l’importance pour moi d’avoir reconnu ma masculinité et de l’avoir sentie dans mon cœur. Le livre stimulant du père Larry Richards, Be a man! (Sois un homme!), m’a beaucoup aidé à guérir intérieurement. Intellectuellement, je savais que Dieu était mon Père, mais je n’y donnais pas trop d’importance. Puis, je trouvai ce passage dans le livre en question : 

Lorsque tu as été baptisé, le Ciel s’ouvrit tout comme il arriva au baptême de Jésus, et Dieu le Père, Créateur de l’univers, te dit spirituellement «Tu es mon fils bien-aimé». Tu as cessé d’être alors une simple créature pour devenir, par la puissance de l’Esprit, un fils du Père. [4]

Quels mots retentissants! En Jésus, nous sommes fils et filles de Dieu, Créateur de l’univers. Il nous aime vraiment beaucoup plus que nous ne pouvions l’imaginer. Voilà donc ce que nous sommes, voilà notre véritable identité. 

Le prophète Isaïe rapporte les paroles de Dieu qui s’exprime ainsi : «Tu as du prix à mes yeux, tu as de la valeur, et moi je t’aime …» (Isaïe 43,4). Le père Larry m’a fait comprendre ce verset d’une façon très personnelle en expliquant : 

Nous devons entrer dans une relation très intime avec Dieu à partir de cette réalité. Tout comme pour Jésus, notre mission commence en sachant que Dieu nous aime. Le Dieu de la création te regarde et te dit : «Je t’aime!». [5] 

Ceci m’a beaucoup touché. Bien avant mon processus de guérison, je savais que Dieu aimait tout le monde mais, en ce qui me concernait personnellement, je le comprenais plus par mon intelligence que par mon cœur. Le père Larry m’a aidé à faire le transfert. 

Je remercie Dieu de m’avoir fait comprendre ma véritable identité en Lui. Maintenant, j’accepte ma masculinité et le fait que je suis également fils de Dieu. En Jésus, je sais que je suis un fils bien-aimé, créé personnellement et de façon admirable, et qui s’appelle David. 

[1]  Congrégation pour la Doctrine de la Foi, «Observations au sujet des propositions de loi sur la non-discrimination des personnes homosexuelles». 22 juillet 1992, no.3. 

[2] Alan Medinger, Growth into Manhood (Colorado Springs, CO: Waterbrook Press, 2000). 

[3] Medinger, «Calling oneself ‘gay’ or ‘lesbian’ clouds one’s self-perception» de Same-Sex Attraction: A Parent’s Guide. Éditions  John F. Harvey, OSFS, et Gerard V. Bradley (South Bend, IN: St. Augustine’s Press, 2003) p. 173. 

[4] Fr. Larry Richards, Be a Man! (San Francisco, Ignatius Press, 2009), p.43. 

[5] Ibidem, p.37. 

David Prosen, thérapeute et chef d’un groupe de support de Courage, détient un MA en counseling de l’Université franciscaine de Steubenville. Il est également membre de l’American Association of Christian Counselors (AACC) et de la National Association for Research and Therapy of Homosexuality (NARTH). 

Pour obtenir plus d’information sur Courage, un groupe de support pour hommes et femmes ayant une attirance pour les personnes de même sexe et désirant suivre les enseignements de l’Église Catholique, veuillez consulter www.couragerc.net.

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