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J’étais une femme transgenre...et voici comment ceci m’a quasiment tué

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Par Walt Heyer (ThePublicDiscourse.com) - traduit par Campagne Québec-Vie

Campagne Québec-Vie s'intéresse aux questions reliées à la sexualité humaine car nous croyons que sans la restauration d'une sexualité responsable et de la famille traditionnelle, l'avortement ne sera jamais enrayé.

8 avril, 2015 – C’était une scène marquante. Une maman brossait la longue chevelure d’un garçon, le garçon tourna lentement sa tête pour la regarder. D’une voix hésitante, il demanda, “M’aimerais-tu si j’étais un garçon?” La maman élevait son garçon pour qu’il devienne une fille transgenre. 

Je suis hantée par ce garçon et sa question. Que seront les enfants transgenres de 2015 dans soixante ans? Des documentaires et des reportages ne nous en donnent qu’un portrait dans le temps. Ils sont édités pour romancer et normaliser la notion du changement de genre et nous convaincre que des parents éclairés devraient aider leurs enfants à réaliser leurs rêves d’être du genre opposé.

Je veux vous raconter mon histoire. Je veux que vous ayez l'opportunité de voir la vie d’un enfant transgenre, pas dans un spécial-télé raffiné, mais en travers sept décades de vie, avec sa confusion, ses douleurs et sa rédemption.

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L’enfant transgenre

Ce ne fut pas ma mère mais ma grand-mère qui m’habilla d’une robe violette en chiffon qu’elle avait faite pour moi. Cette robe mit en branle une vie remplie de dysphorie du genre, d’abus sexuel, d’alcool et d'abus de drogues, et finalement, d’inutile chirurgie de réassignation sexuelle. Ma vie fut déchirée par un adulte digne de confiance qui s’amusait à m’habiller en fille.

Ma mère et mon père n’avaient aucune idée que lorsqu’ils laissaient leur fils chez grand-maman, elle habillait leur garçon en vêtements de fille. Grand-maman me disait que c’était notre petit secret. Ma grand-mère retenait les affirmations de moi comme garçon, mais me comblait d’appréciation quand j’étais habillée comme une fille. Des sentiments d’euphorie m’envahissaient sous son approbation, plus tard suivi de déprime et d’insécurité d’être un garçon. Ses actions semaient en moi l’idée que j’étais né dans le mauvais corps. Elle nourrissait et encourageait cette idée, et avec le temps ceci prenait vie en moi.

Je devins si habitué de porter cette robe violette chez grand-maman que, sans le lui dire, je l’apportai à la maison pour la revêtir en secret là aussi. Je la cachai au fond d’un tiroir de ma commode. Quand ma mère l’a trouvée, une explosion de hauts cris s’en suivit entre ma mère et mon père. Mon père était terrifié que son garçon ne se développe pas en homme, de sorte qu’il augmenta sa discipline. Je me senti pointé car, selon moi, mon frère aîné ne recevait pas des traitements aussi sévères que moi. L’injustice blessait plus que n’importe quoi.

Heureusement, mes parents décidèrent que je n’irais plus jamais chez grand-maman sans eux. Ils ne pouvaient pas savoir comment j’étais effrayé de voir grand-maman parce ce que j’avais exposé son secret.

Influence de l’oncle Fred

Mon pire cauchemar se réalisa quand le jeune frère adopté de mon père , oncle Fred, découvrit le secret et commença à me taquiner. Il baissa mes pantalons, me taquinant et riant de moi. Agé de neuf ans, je ne pouvais pas répliquer, alors je me suis tourné vers la bouffe pour combattre mon anxiété. Les taquinements de Fred firent en sorte qu’un repas de six sandwiches au thon et d’une pinte de lait devienne ma façon de vaincre ma douleur.

Un jour oncle Fred me conduisit dans sa voiture par un chemin de terre sur la colline derrière chez moi et tenta d’enlever tous mes vêtements. Terrifié de ce qui pourrait arriver, je m’enfuis et courus à la maison le dire à ma mère. Elle me culpabilisa en disant: “Tu es un menteur. Fred ne ferait jamais cela.” Quand mon père arriva à la maison, elle lui dit ce que j’avais dit, et il alla parler à Fred.  Mais Fred écarta mes dires comme étant du racontage, et mon père le crut plutôt que moi. J’ai pu voir qu’il était inutile de dire aux autres ce que Fred faisait, par la suite je me suis tu au sujet de ses abus continuels.

J’allais à l’école habillé en garçon, mais la robe violette demeurait dans mes pensées. Je me voyais la porter, debout devant le miroir chez ma grand-mère. J’étais petit de taille, mais je participais et excellais au football, en piste et autres sports. Ma façon d’endurer ma confusion des genres était de travailler fort en tout ce que je faisais. Je tondais des pelouses, livrais des journaux, et servais de la gazoline. Après la graduation au high school, je travaillai dans un atelier automobile, puis je pris des leçons de dessin afin de me qualifier pour du travail en aéronautique. Après un court temps, je méritais un poste sur la mission Apollo comme associé ingénieur en conception. Toujours prêt pour de nouveaux défis, je me tournai vers une position de débutant dans l’industrie automobile et, rapidement gravit les échelons d’une compagnie majeure américaine. Je me suis même marié. J’avais tout—une carrière prometteuse avec un potentiel sans limite et une belle famille.

Mais j’avais aussi un secret. Trente-six ans plus tard, je demeurais incapable d’outrepasser le sentiment tenace que j’étais réellement une femme. Les graines semées par grand-maman avaient développé de profondes racines. Sans que ma femme le sache, je commençai à agir sur mes désirs d’être une femme. Je me travestissais en public et cela m’amusait. Je commençai même à prendre des hormones pour féminiser mon apparence. Qui savait que le désir de grand-maman pour une fille dans les années quarante conduirait à cela?

Ajouter de l’alcool fut comme mettre de la gazoline sur le feu; boire augmenta le désir. Ma femme, se sentant trahie par les secrets que je lui avais cachés et exaspérée par mes habitudes de saoulard incontrôlable, demanda le divorce.

La vie en femme

Je cherchai un réputé psychologue des genres pour une évaluation, et il m’assura rapidement que je souffrais d’un désordre d’identité de genre. Un changement de genre, m’avait-il dit, était le remède. Sentant que je n’avais rien à perdre et excité de pouvoir enfin réaliser le rêve de ma vie, je subis le changement chirurgical à l’âge de quarante-deux ans. Ma nouvelle identité en tant que Laura Jensen, femelle, était légalement affirmée sur mon certificat de naissance, ma carte de sécurité sociale et mon permis de conduire. J’étais maintenant une femme aux yeux de tous.

Le conflit des genres sembla disparaître, et je fus généralement heureux pour un certain temps.

C’est difficile pour moi de décrire ce qui arriva ensuite. Le sursis obtenu par la chirurgie et ma vie de femme ne fut que temporaire. Caché loin sous le maquillage et le vêtement de femme se pointait le petit garçon transportant les blessures d’évènements traumatisants de son enfance, et il se faisait connaître. Être femme s’avéra n’être qu’un masque, non pas une guérison.

Je savais que je n’étais pas une vraie femme, peu importe ce que mes documents d’identification disaient. J’avais pris des pas extrêmes pour résoudre mon conflit de genre, mais changer de genre n’avait pas fonctionné. C’était évidemment une mascarade. Je sentais qu’on m’avait menti. Comment diable avais-je pu me rendre à ce point? Comment étais-je devenu une fausse femme? Je me rendis chez une autre psychologue des genres et elle m’assura que je serais correct; je n’avais qu’à donner plus de temps à ma nouvelle identité de Laura. J’avais un passé, une vie meurtrie et brisée que vivre en tant que Laura ne fit rien pour éliminer ou résoudre. Me sentant perdu et déprimé, je bus davantage et pensa à me suicider.

Après trois années de vie en tant que Laura, boire à l’excès me conduisit au plus bas. Au lieu de me suicider, je cherchai de l’aide dans des rencontres d’alcooliques anonymes. Mon parrain, un soutien vital, me dirigea dans la façon de vivre une vie sans alcool.

La sobriété a été le premier de plusieurs points tournants dans ma vie de transgenre.

En tant que Laura, j’entrai dans un programme universitaire de deux ans pour étudier la psychologie de l’abus de substances et d’alcool. J’obtins des résultats meilleurs que mes compagnons de classe, dont plusieurs étaient des PhD. Toutefois, je me battais avec mon identité de genre. C’était tellement mêlant. Quelle était l’idée de changer de genre, si ce n’était pour résoudre le conflit? Après huit ans de vie comme femme, je n’avais aucune paix durable. Ma confusion des genres ne semblait qu’empirer.

Lors d’un internat dans un hôpital psychiatrique, je travaillai auprès d’un médecin dans une unité de confinement. Après une observation, il me prit à part et me dit que je démontrais des signes de désordre dissociatif. Avait-il raison? Avait-il trouvé la clef qui libérerait une enfance perdue? Plutôt que de rechercher des psychologues de genre, activistes comme celui qui m’avait conseillé la chirurgie, je recherchai l’opinion de plusieurs psychologues  et psychiatres  “réguliers” qui ne voyaient pas tous les désordres de genres comme des transgenres. Ils étaient d’accord: je rassemblais les critères du désordre dissociatif.

C’était enrageant. Maintenant, il était apparent que j’avais développé un désordre dissociatif dans mon enfance pour échapper au trauma de travestis répétés chez ma grand-mère et de l’abus sexuel par mon oncle. Ceci aurait dû être diagnostiqué et traité en psychothérapie. A la place, le spécialiste de genres ne considéra jamais mon enfance difficile ou même mon alcoolisme et ne vit que mon identité transgendre. Ce fut un saut rapide que de prescrire des hormones et une chirurgie irréversible. Des années plus tard, lorsque je confrontai ce psychologue, il admit qu’il n’aurait pas dû m’approuver pour une chirurgie.

Redevenir sain

Redevenir sain après avoir subi une chirurgie de genre inutile et après avoir vécu socialement et légalement en tant que femme pendant des années n’allait pas être facile. Je dus admettre que d’être allé chez un spécialiste de genres au début de mon questionnement avait été une grave erreur. Je dus vivre avec la réalité que des pièces de mon corps n’étaient plus là. Mes organes génitaux ne pouvaient être restaurés—une triste conséquence de l’usage de la chirurgie pour traiter une maladie psychologique. Une psychothérapie intense serait requise pour résoudre un désordre dissociatif ayant débuté durant l’enfance.

Mais j’avais une fondation solide pour effectuer ce voyage de restauration. Je vivais libre de stupéfiants et d’alcool, et j’étais prêt à devenir l’homme que je devais être.

A cinquante-six ans, j’expérimentai quelque chose au-delà de mes rêves les plus fous. Je tombai amoureux, me mariai, et commençai à revivre complètement la vie en tant qu’homme. Il me fallut cinquante ans, mais je fus capable de désamorcer tout ce dommage que la robe de chiffon violette avait fait. Aujourd’hui, j’ai soixante-quinze ans, marié depuis dix-huit ans et je vis sobre depuis vingt-neuf ans.

Changer de genre est une gain à court terme avec douleur à long terme. Les conséquences incluent  mortalité précoce, regret, maladie mentale, et suicide. Au lieu de les encourager à subir des chirurgies inutiles et destructives, il vaut mieux encourager et aimer les jeunes comme ils sont.

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