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Il est probable que votre adolescent visionne de la pornographie. Mais c'est pire que cela.

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Beaucoup de parents m'accusent d'être «alarmiste», mais les chiffres ne mentent pas. Ce que vos enfants regardent est bien pire que vous le pensez.

Par Jonathon Van Maren de LifeSiteNews - traduit par Campagne Québec-Vie

Je vis dans une calme subdivision de l’Ontario rurale. Je veux dire, très calme – tout au long de l’été, j’ai rarement vu des enfants dehors faisant du vélo, jouant au hockey de rue, tenant un stand pour vendre de la limonade, ou simplement se baladant dans les environs. Et puis, lors du premier jour d’école, en quittant la maison le matin, j’étais bouleversé de voir tant d’enfants partout qui avaient leurs sacs à dos et se dirigeaient vers les arrêts d’autobus ou qui marchaient vers l’école voisine. ‘Tous ces enfants vivent dans mon quartier?’ ai-je pensé en moi-même. Où étaient-ils pendant tout l’été?

Il y a un certain nombre de réponses possibles, bien sûr. Certains étaient probablement en vacances. Certains ont probablement été envoyés dans des camps de vacances par leurs parents. Mais beaucoup d’entre eux étaient probablement à l’intérieur de la maison, collés à leurs écrans. Un récent bulletin canadien a révélé que « les 10 à 16 ans, au Canada, passent en moyenne 6 heures et 37 minutes par jour devant un écran. La principale source de temps d’écran est la télévision (2 heures et 39 minutes), suivie par les ordinateurs (2 heures et 7 minutes) et les jeux vidéo (1 heure et 51 minutes).

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J’ai rencontré plus d’adolescents que je peux compter, dont la première exposition à la pornographie – et non seulement à la pornographie ‘normale’ – mais à celle qui est sombre, violente (qui, en 2014, est maintenant généralisée, de grand public) – était à l’âge de 10 ou 11 ans.

Les problèmes apparents que révèlent ces chiffres vont bien au-delà d’une créativité rabougrie, de l’obésité infantile, et, j’oserai dire, même au-delà du fait que ces enfants, en s’enfermant sur eux-mêmes devant un écran, sont privés d’une enfance. Le problème est que beaucoup, beaucoup de ces enfants finiront par trouver et regarder de la pornographie. Cette pornographie façonnera la façon dont ils perçoivent le sexe à mesure qu’ils croissent. Ces points de vue vont influencer, voire déterminer, la manière dont ils traitent les autres, et se traitent eux-mêmes. Gardez à l’esprit que le garçon moyen, par exemple, est exposé à la pornographie pour la première fois à l’âge de onze ans.

Je parle à propos du sexe et de la pornographie dans les écoles secondaires assez souvent, et à chaque fois que je le fais, je suis confronté à un dilemme : il est très probable que les adultes dans la salle soient choqués, voire horrifiés, et bouleversés lorsque je confronte les élèves à la réalité de la pornographie en ligne, et pourquoi elle est si dangereuse. Cependant la plupart des adolescents ne sont pas choqués, absolument pas. La plupart d’entre eux ont déjà vu les choses dont je parle. Et, de plus en plus, et cela donne des frissons dans le dos, ils ont même été forcés ou poussés à essayer les sombres perversions qu’ils voient se dérouler sur leurs écrans d’iPad, d’ordinateur, et de Smartphones. Nous en sommes venus au point où je suis soulagé lorsque les adolescents sont choqués par une de mes présentations – cela veut dire qu’ils ont entendu l’information à temps pour éviter qu’ils ne tombent dans les filets de l’industrie de la pornographie en ligne.

Je suis souvent accusé d’être alarmiste par les adultes et les dirigeants de l’église, lesquels ne peuvent pas complètement croire à quel point l’exposition à la pornographie et son utilisation sont généralisées. On me dit souvent que c’est la raison pour laquelle une présentation sur la pornographie serait « trop controversée ». Franchement, j’aimerais qu’ils aient raison. Mais, considérez quelques-unes de ces statistiques :

-          35% des garçons adolescents disent qu’ils ont vu des vidéos pornographiques « plus de fois qu’ils peuvent compter ».

-          15% des garçons et 9% des filles ont vu de la pornographie juvénile.

-          32% des garçons et 18% des filles ont vu de la bestialité en ligne.

-          39% des garçons et 23% des filles ont vu de la servitude sexuelle en ligne.

-          83% des garçons et 57% des filles ont vu du sexe de groupe en ligne.

J’ai rencontré plus d’adolescents que je peux compter, dont la première exposition à la pornographie – et non seulement à la pornographie ‘normale’ – mais à celle qui est sombre, violente (qui, en 2014, est maintenant généralisée, de grand public) – était à l’âge de 10 ou 11 ans. J’ai rencontré des parents qui me disaient comment ils sont soulagés de savoir que leurs enfants n’aient jamais eu de problèmes avec la pornographie, alors que lorsque j’ai parlé avec leurs enfants, j’ai pu savoir qu’en effet, ils luttaient contre la pornographie. Après une présentation, j’ai même reçu une lettre anonyme qui m’avait été envoyée par une épouse et mère, laquelle me racontait, comment pendant la présentation elle s’était sentie soulagée que son mari ne regarde pas de telles choses. Elle a découvert peu de temps après que son mari avait regardé de la pornographie pendant une longue période.

Il n’est pas alarmiste de dire que ce problème est partout. C’est une triste réalité.

La semaine dernière, j’ai parlé dans une école secondaire lors d’une conférence pour des écoles chrétiennes. Une des choses que j’aime faire, pour montrer aux enseignants et aux autres adultes à quel point il est essentiel d’offrir aux adolescents la vérité au sujet de la pornographie, c’est de tenir un forum ouvert – laisser les étudiants écrire toutes les questions qu’ils ont sur le sujet et les soumettre afin qu’elles soient répondues. À chaque fois, les enseignants sont choqués par ce que les étudiants demandent; ils réalisent à quel point cette menace s’est propagée et comment elle a infecté nos écoles.

Lors de la dernière conférence, par exemple, une fille de quatorze ans m’a demandé ce que les filles devraient faire quand leurs petits amis exercent des pressions sur elles pour qu’elles aient des relations anales (très populaire dans la pornographie de masse). J’ai eu des garçons qui me demandaient comment faire face à leurs problèmes de masturbation. On m’a demandé pourquoi les sites pornos étaient tellement addictifs. Une fille m’a demandé pourquoi tant de garçons exigeaient du sexe oral.  On m’a même posé des questions à propos de la bestialité dans la pornographie…j’ai vraiment eu du mal à croire que des adolescents de cet âge puissent poser de telles questions.

Avec un accès à Internet partout, il ne suffit pas simplement de filtrer l’Internet dans nos maisons et installer des logiciels de contrôle sur nos appareils électroniques, bien que toutes ces mesures soient absolument essentielles. En cette époque où nous vivons, où les enfants et les adolescents vont trouver de la pornographie s’ils le veulent, ou s’ils sont curieux, on doit parler honnêtement de ce qu’est la pornographie et de pourquoi elle va détruire leurs esprits, leurs relations, et leurs âmes. Ils ont besoin de savoir pourquoi tant de ce qu’ils voient dans la pornographie est sombre et mal, et pourquoi ces choses n’ont aucune place dans le contexte d’une saine et amoureuse relation.

J’ai lu, il y a quelques années, une rubrique d’Anthony Esolen appelée « Ce qu’ils ne connaîtront jamais », et il souligne magnifiquement ce dont les adolescents d’aujourd’hui sont dépouillés, privés : « Nos adolescents, qui savent tant de choses sur les mécanismes de la copulation, manquent la douceur de la simple humanité. Les gens avaient l’habitude de chanter joyeusement le fait de tenir la main à une jeune fille tout en retournant à la maison après une soirée de danse – tenir une main. Avec ce contact, ils sentaient l’excitation, peut-être pour la première fois, d’être jugés digne d’amour. Qu’est-ce d’être un garçon ou une fille qui peut être rendu incroyablement heureux par un si simple contact? Nous ne le saurons jamais ».

La plaie de la pornographie s’est vertigineusement propagée. Mais si nous parlons ouvertement aux adolescents, et leur montrons non seulement pourquoi la pornographie est si dangereuse, mais aussi pourquoi l’alternative de la saine sexualité humaine est si belle, cette génération aura encore une chance. C’est à nous de leur donner cette chance.

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