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Histoire de l'évasion de Chen Guangcheng

À travers l'histoire de Chen Guancheng, c'est toute la barbarie du régime communiste chinois qui est rappelée au monde, la barbarie de la politique de l'enfant unique, que les Nations-Unies et les États-Unis ne veulent pas voir... Sur le site de La Presse du 18 mai 2012:

 

Chen Guangcheng, l'emblématique militant chinois des droits civiques, confie avoir risqué sa vie lorsqu'il s'est évadé de sa résidence surveillée, une épreuve de plus de 20 heures durant lesquelles il s'est terré dans une porcherie puis a rampé, le pied cassé.

Chen a relaté ces moments dramatiques dans un entretien par téléphone à l'AFP, depuis l'Hôpital de Pékin où il est soigné et où il ne peut recevoir ni ses amis ni la presse.

Les détails sur cette incroyable évasion remontant au 20 avril émergent peu à peu, au fur et à mesure que se desserre l'étau sur les personnes qui ont aidé l'avocat aveugle à parvenir à se réfugier à l'ambassade des États-Unis, à Pékin.

Mais au début, Chen, 40 ans, est seul quand il se lance dans sa folle tentative, malgré les dizaines de gardes déployés dans son village rural de la province du Shandong (est).

Ces vigiles, qui ont prouvé leur tempérament violent en repoussant à coups de briques des journalistes étrangers, sont chargés de le surveiller et d'empêcher qu'il communique avec l'extérieur.

«Il y avait au moins 60 personnes chargées de me surveiller dans le village. S'ils avaient découvert que je m'étais échappé, ils m'auraient probablement battu à mort. C'était vraiment très, très dangereux», a relaté Chen tard jeudi.

Après avoir durant plusieurs jours prétendu être malade, afin d'endormir la vigilance de ses gardiens, l'aveugle entreprend sa «belle» en plein jour, dans un village et ses environs qu'il connaît bien malgré sa cécité depuis l'enfance.

Le premier obstacle est de taille: un mur de deux mètres de haut, construit autour de son logis par ses geôliers. Il réussit à le franchir, mais au prix d'une fracture au pied.

De là, il parvient à se réfugier dans une porcherie toute proche, redoutant d'y être découvert.

«Je suis resté dans la porcherie pendant des heures... C'est à ce moment que j'ai été le plus inquiet», précise «l'avocat aux pieds nus».

À la tombée de la nuit, il entreprend de tenter de sortir du village, ce qui va lui prendre des heures. Trébuchant à chaque pas, voire rampant sur le sol, Chen Guangcheng progresse très lentement. À chaque bruit suspect, il s'immobilise.

Il lui faut notamment franchir une rivière. Heureusement, la géographie des lieux est gravée dans sa mémoire et l'aveugle parvient à se glisser sur le pont qui enjambe le cours d'eau. Un endroit où est théoriquement posté en permanence un garde, mais par miracle celui-ci ne remarque rien. Peut-être dormait-il, avance aujourd'hui Chen.

Au mépris de la douleur qui irradie de son pied -il ignore encore qu'il a une triple fracture- Chen Guangcheng progresse en plein champ, franchissant les clôtures les unes après les autres.

Une vingtaine d'heures après le début de sa fuite, il parvient à rallier Xishiguzhuang, village distant de seulement un kilomètre. Il retrouve la porte du logis d'un ami, dont l'AFP taira le nom par sécurité. Ce dernier envoie discrètement un message à Chen Guangfu, le frère de l'évadé.

«Personne ne croyait que j'arriverais à m'échapper, ils ont été choqués quand ils m'ont vu», se souvient Chen.

Le frère réussit à informer quelques militants des droits de l'homme, par ces mots immédiatement compris: «L'aveugle s'est échappé». En même temps, Chen Guangfu organise un trajet en voiture pour conduire Chen à Xintai, la ville la plus proche en dehors de la juridiction locale.

Il y retrouve, le 22 avril, les militants venus de Pékin qui vont se charger de la suite, au péril d'une lourde peine de prison: contacter l'ambassade des États-Unis et amener Chen dans la capitale.

Heureusement, les vigiles mettront plusieurs jours à se rendre compte de l'évasion. Un temps qui permet à Chen d'arriver à Pékin, où les autorités redoutent qu'il trouve refuge dans une chancellerie occidentale.

Le «contact» final a lieu le 26. Même si toutes les voitures de l'ambassade des États-Unis sont suivies, l'une d'entre elles arrive à prendre en charge l'aveugle et à semer les poursuivants, dans un scénario de guerre froide.

Après un imbroglio diplomatique entre Pékin et Washington et des négociations secrètes, Chen Guangcheng est transféré en milieu hospitalier. Il a annoncé jeudi espérer quitter la Chine pour les États-Unis dans les deux semaines.

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