Un premier ministre red tory à Québec: le totalitarisme pro-mort
Dans toute la controverse et la confusion autour du projet de loi 34, présenté en juillet 2009 par le ministre québécois de la Santé Yves Bolduc, le premier ministre Jean Charest s'est encore prononcé de façon non équivoque sur ses convictions pro-mort. Le projet de loi 34 visait à resserrer les règles de sécurité dans les cliniques privées, y compris dans les cliniques d'avortement.
Les nouvelles règles ont été jugées trop onéreuses et strictes par les pontifes mercenaires de l'avortement et plusieurs directeurs de ces cliniques ont même menacé de les fermer. Quel crime de lèse-avortement et de lèse-féminisme! Il n'en fallait pas plus pour que le ministricule recule au plus vite alors que le ventripotent président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec demandait rien de moins que la démission du ministre. Les féministes prétendaient que les listes d'attente dans le couloir de la mort par avortement allaient s'accroître et que ces nouvelles règles mettaient en danger le «droit» d'accès à l'avortement.
Le premier ministre Charest a rapidement tout fait pour «avorter» le débat en affirmant péremptoirement: «On l'a fait, ce débat. C'est réglé. On ne reviendra pas là-dessus. Les femmes doivent avoir accès à ce service» (Le Devoir, 13 août 2009, p. A3). Il n'y a donc plus de débat légitime sur ce sujet. Que fait-on des millions de Canadiens, catholiques ou non, qui considèrent que l'avortement est un «crime abominable» (comme l'a déclaré solennellement le Concile Vatican II)? Que fait-on de ces foetus viables québécois de plus de 20 semaines de gestation que l'on assassine au centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke et dans les « cliniques » «spécialisées» des États-Unis? Le premier ministre ne considère pas qu'ils méritent un débat? Les citoyens pro-vie doivent être définitivement muselés pour l'éternité?
On voit clairement que M. Charest n'est pas un vrai conservateur, mais un vieux red tory fatigué qui ne fait que renforcer le consensus libéral mou. Il va continuer à gérer ses déficits, ses festivals et ses dizaines de milliers d'avortement avec la conscience parfaitement en paix. Vive la réaction conservatrice pro-vie qui seul remet en question le statu quo libéral qui nous mène depuis quarante ans vers l'abîme de la mort: réveillons-nous et jetons Jean Charest dans les limbes auxquels il appartient déjà spirituellement.
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