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Liens et articles spécialement pertinents:

Discussions entre une pro-choix et un pro-vie

Nous reproduisons ici l'échange sur le sujet d'une petite vidéo sur PowerPoint (cliquez pour télécharger le fichier) pour le droit des enfants à naître.

D'abord le discours de notre amie pro-choix:

Tu trouves que c'est la vérité toi ?

Moi je le trouve enfantin, menteur et manipulateur.

Enfantin, parce qu'un embryon n'est pas assez constitué pour avoir cet état de conscience.

Menteur parce qu'un enfant n'est pas toujours constitué dans l'amour.

Manipulateur parce qu'ils utilisent des mots et images choquants pour venir chercher la sensibilité des gens.

L'avortement est un acte horrible que des femmes choisissent parce que c'est le dernier recours.Il marque sans doute la vie d'une femme, comme un traumatisme (je crois que ces femmes là ont plus besoin de support que d'entendre dire à tout va, qu'elles ont tué leur bébé, en plus par des personnes qui n'ont AUCUNE idée de ce qu'elles ont vécu et qui ne vivent pas dans la même réalité)

Aussi, je crois sincèrement que c'est une sage décision lorsqu'on ne va pas être prêt (émotionnellement, financièrement.... etc) ou capable de s'occuper d'un nouvel être vivant.

(D'ailleurs, c'est ce que font les animaux.) 

Je suis pour l'avortement légal, je considère que c'est une immense avancée dans les pays qui l'autorisent. De toute façon, si l'on y va dans votre point de vue, qu'il soit légal ou pas, ce sera fait pareil. Sauf que si le pays l'autorise, ce n'est pas fait dans de terribles conditions.

ET, je crois qu'un homme n'a pas à se positionner contre. Cela concerne les femmes. C'est leur corps, et leur âme qui sont touchés. La majorité du temps, les femmes qui y ont recours sont seules.

Et la réponse de notre ami pro-vie: 

  Je vais reprendre tes arguments. Je commence par le dernier argument parce que selon celui-ci, je n’ai pas le droit de parler du sujet, en tant qu’homme!

 Tu écris : « Et, je crois qu’un homme n’a pas à se positionner contre. Cela concerne les femmes. C’est leur corps, et leur âme qui sont touchés. La majorité du temps, les femmes qui y ont recours sont seules. » Cela est vrai si personne d’autre n’est en jeu, si l’embryon n’est qu’une crevette ou un amas de cellules. Mais s’il est une personne, un être humain, la moitié du temps de sexe féminin, nous avons deux femmes en présence, avec les mêmes droits, chacune n’ayant pas le droit d’intervenir sur le corps de l’autre! 

 Si l’embryon est une personne humaine, que l’on soit femme ou homme n’y change rien, personne n’a le droit de vie ou de mort sur cette personne. Moi et ma femme prenons soin et portons littéralement nuit et jour notre bébé et cela ne nous donne aucun droit de décider s’il doit vivre ou mourir, pas plus que nos parents n’avaient le droit de vie ou de mort sur nous parce qu’ils prenaient soin de nous, pas plus que nos enfants n’auront ce droit sur nous, lorsque nous serons invalides et mourants et qu’ils s’occuperont de nous. L’argument selon lequel seule une femme peut discourir sur le sujet n’a aucune valeur parce le droit de décider de la vie et de la mort d’un enfant n’appartient pas plus aux hommes qu’aux femmes.

(Mais si je comprends bien cet argument, seule une femme peut avoir à dire un mot sur le sujet. Cela tombe bien, puisque plus de 50 % des avortements fait dans des pays comme l’Inde et la Chine, sont faits sur des embryons de sexe féminin, on élimine les femmes pour avoir des garçons. Elles doivent se sentir concernées…)

Encore une fois, toute la question est de savoir si ce petit être humain doit être considéré comme une personne ou pas.

Tu affirme également que l’avortement légal est une immense avancée pour les pays qui l’autorisent. « De toute façon, si l’on y va dans votre point de vue, qu’il soit légal ou pas, ce sera fait pareil » (ce qui est faux dans la majorité des cas) « Sauf que si le pays l’autorise, ce n’est pas fait dans de terribles conditions. »

Il est prouvé que la légalisation de l’avortement produit une multiplication des avortements. Les chiffres avancés par des particuliers (Simone Veil en France, Bernard Nathanson aux États-Unis) sur l’avortement clandestin se sont avérés faux, de l’ordre de 10 pour 1! La loi, tout en empêchant la multiplication des avortements, a également un effet éducatif sur les populations. Pour beaucoup, ce qui est illégal est immoral, et inversement. Il y a donc beaucoup moins d’avortement lorsque celui-ci est illégal.

Bien sûr, il y aura toujours des avortements clandestins, comme il y aura toujours des suicides, deux gestes désespérés faits en cachette. Mais, on ne crée pas des cliniques de suicides assistés pour la raison que ces suicides seront effectués de façon plus propre et hygiénique que s’ils sont clandestins. De même pour le geste tragique d’avorter. On ne justifie pas l’existence de cliniques d’avortement parce que l’acte d’élimination sera plus propre que celui fait à la maison. L’argument des terribles conditions ne tient pas.

Il faut travailler à faire en sorte que les conditions de soutien de la femme enceinte soient telles que jamais elle ne puisse penser de tuer son enfant.

Je passe sur l’argument selon lequel les animaux éliminent bien leurs progénitures (en la bouffant!). Je me contenterai de dire que je ne trouve pas cela humain!

Tu affirme: « L’avortement est un acte horrible que des femmes choisissent parce que c’est le dernier recours. » Non, parce qu’elles croient plutôt qu’il n’y a pas d’autre recours. D’ailleurs, elles diront souvent « qu’elles n’avaient pas le choix… »

Tu ajoute : « je crois que ces femmes-là ont plus besoin de support que d’entendre dire à tout va, qu’elles ont tué leur bébé, en plus par des personnes qui n’ont aucune idée de ce qu’elles ont vécu et qui ne vivent pas dans la même réalité ». Malheureusement, je crois que tu ne vois pas la réalité. Les centres d’aide aux femmes enceintes en difficultés secourent aussi les femmes ayant avorté et leur procurent les ressources psychologiques pour les aider à se sortir de la culpabilité de leur geste. La plupart des personnes aidantes dans ces centres sont des femmes et plusieurs ont passé par ces moments douloureux et sont à même de comprendre ce que vivent ces femmes enceintes ou ayant avorté.

 Sur les trois thèmes qu’e tu ulilises: « enfantin, menteur et manipulateur ».

 Je commence par le dernier « manipulateur ». Cela serais manipulateur de montrer des sacs noirs remplis de corps d’enfants avortés. Est-ce que c’était manipulateur de montrer des photos de camps nazis pour faire prendre conscience aux gens qu’ils n’avaient pas le droit de jouer à l’autruche?

 « Menteur ». « Un enfant n’est pas toujours constitué dans l’amour ». Il l’est parfois, mais s’il fallait éliminer tous les enfants qui n’ont pas été constitués dans l’amour, je ne sais pas quelle menue portion de la population serait toujours vivante… De plus, pour un croyant, il y a certainement l'amour de Dieu derrière chaque nouvelle vie.

 « Enfantin ». « Parce qu’un embryon n’est pas assez constitué pour avoir cet état de conscience. » Ah? Et que connais-tu de son état de conscience? Ce que nous savons par contre, c’est qu’il est prouvé que dès la 20e semaine de grossesse l’enfant peut éprouver de la douleur. Et que dans tous les avortements, le cœur qui est formé très tôt, bat la chamade, que l’enfant se débat pour échapper aux instruments de l’avorteur et que tous ses signes vitaux indiquent qu’il est en état de panique…

 De plus, comme il s’agit d’un être humain, le principe de précaution s’applique. Un chasseur voyant bouger les fourrés ne tire pas avant de s’être assuré que ce n’est pas une personne qui fait bouger les feuillages. De même, pour l’embryon dans ses premiers instants de sa conception, le doute seul est suffisant pour protéger cet être humain de toute attaque de l’extérieur.

Je joins trois adresses de texte qui pourront  t'intéresser: 

 http://www.cqv.qc.ca/fr/%C2%AB-dommage-que-je-n%E2%80%99aie-pas-connu-votre-organisme-avant-%C2%BB

 http://www.cqv.qc.ca/fr/lettre-une-femme-enceinte-en-difficulte

 http://www.cqv.qc.ca/fr/la-reponse-lavortement-clandestin-est-elle-lavortement-sanitaire

  Voilà, n’hésite pas à me recontacter pour tes commentaires ou contre-argumentation!

 Amitiés,

Une organisation américaine de lutte contre le cancer cesse de financer Planned Parenthood.

Le New York Times du 31 janvier 2012 nous apporte cette excellente nouvelle:

Dans une décision controversée dans l'opinion publique, la plus grande organisation contre le cancer du sein, la "Suzan G. Komen for the cure", retire son financement des programmes offerts par les partenaires de Planned Parenthood.

C'est 700 000$ en moins que recevront ces groupes pro-avortements.

Québec Solidaire, un choix possible?

On le sait, Françoise David est une grande militante du "droit" de tuer les enfants à naître. Mais les ramifications extrémistes du parti d'Amir Khadir sont encore peu connues. Lysianne Gagnon, dans la Presse du 28 janvier 2012, met un peu de lumière sur l'organigramme de QS:

Saviez-vous que Québec solidaire est organiquement lié au Parti communiste du Québec? Qu'au moins une dizaine de militants de groupuscules marxistes ont été candidats de QS aux élections de 2007 et de 2008? Que cinq des 16 membres de l'exécutif de QS militent dans des formations d'extrême gauche?

(...)

Tous les membres du Parti communiste sont donc ipso facto membres de QS. Le PCQ y forme un «collectif», de même que cinq autres groupuscules d'extrême gauche, dont les membres peuvent promouvoir leurs idées au sein de QS.

Selon Wikipédia, il s'agit de la «Gauche socialiste», une organisation qui milite pour la lutte des classes, et dont l'un des membres compte parmi les 16 membres de l'exécutif de QS; de «Masse critique», qui milite dans «les urnes et la rue», qui compte trois membres à l'exécutif de QS et dont trois militants ont été candidats de QS aux élections de 2008; de «Socialisme international», une organisation trotskyste à laquelle appartient le secrétaire général de QS; de «Tendance marxiste internationale» et enfin d'un groupuscule appelé «Décroissance conviviale».

Le rôle du PCQ est loin d'être négligeable: trois de ses dirigeants ont été candidats de QS aux élections de 2007, dans L'Acadie, Blainville et Mirabel, et en 2008, quatre de ses militants ont porté les couleurs de QS dans L'Acadie, Blainville, Terrebonne et Bellechasse.

Le Parti Québécois choisira-t-il vraiment de faire alliance avec Québec-Solidaire?

Les référendums d'initiatives populaires et l'avortement

Une journaliste lui a posé la question de l'avortement:

"Elle n'a pas voulu dire si un gouvernement péquiste serait obligé d'accepter un référendum réclamé par la population ou s'il se réserverait un droit de veto, par exemple dans le cas où on demanderait de limiter le droit à l'avortement. Elle a refusé de préciser si les référendums seraient exécutoires. Elle semble ne pas craindre les dérapages. «Écouter le peuple, ça ne risque pas de se retourner contre nous», a-t-elle dit."

Pour avoir écouté l'entrevue, j'ai pu saisir qu'àprès cette question et non pas seulement avant, comme le laisse croire l'article de La Presse du 30 janvier 2011, Pauline Marois a mentionné qu'il devrait y avoir des balises...

60 % de la population canadienne demande une législation sur l'avortement sélectif

Un sondage Angus Reid indique que la population canadienne désire une loi restreignant l'avortement fait en fonction du sexe de l'enfant. Plus encore, 51% des canadiens désirent que le vide juridique actuel sur la question de l'avortement en général prenne fin et qu'une loi indiquant quand une femme ne peut avorter soit mise en place, contre 37 % n'en voulant pas.

En Alberta, 59 % de la population est favorable à ces lois alors que 40 % des québécois ne veulent aucun changement.

Quelque soit l'opinion de la population sur l'avortement en général, une large majorité demande une loi restreignant les avortements sélectifs.

Le bon sens revient!

Se battre à coup d'études!

Une nouvelle étude tend à démontrer un lien entre un taux plus élevé de problèmes de santé mentale et l'avortement. Via le Salon Beige et C-fam.org, on peut obtenir ces informations:

"WASHINGTON, DC, 9 décembre (C-FAM) Il n’aura pas fallu longtemps pour qu’une nouvelle étude, ainsi que son auteur, ayant découvert un lien entre l’avortement et des problèmes de santé mentale, deviennent les cibles d’attaques infondées.

Le prestigieux British Journal of Psychiatry (BJP) a récemment publié un article intitulé « Avortement et santé mentale : Synthèse et analyse quantitative de la recherche publiée entre 1995 et 2009 » (“Abortion and Mental Health: Quantitative Synthesis and Analysis of Research Published 1995-2009.”). L’article, peut-être sommet de la carrière de la très  expérimentée du docteur Priscilla Coleman, qui travaille dans le domaine de l’avortement et de la santé mentale, conclue que les femme qui ont subi un avortement ont 81% plus de risques d’avoir des problème mentaux, et plus encore de risque d’abuser de drogues ou d’avoir des comportements suicidaires (230% et 155% respectivement). Elle a prouvé que presque 10% des incidences sur tous types de problèmes de santé mentale étaient directement imputables à l’avortement.

Le Dr Coleman utilise des critères méthodologiques stricts pour sélectionner les études. Les études sélectionnées sont au nombre de 22, 36 mesurent les effets sur la santé mentale sur 877 181 participants, dont 163 831 ont subi un avortement.

Son étude étant une des plus complètes disponibles sur le sujet, ses conclusions robustes garantissait que lui soit consacré tant d’attention.

Et de l’attention, elle en a eu. Le Irish Times, Washington Times et le Daily Telegraph en Grande Bretagne et aux Etats Unis, ainsi que les organisations pro vies étrangères ont toutes élaboré sur le sujet. L’article est paru au moment où la parlementaire conservatrice MP Nadine Dorries venait de transmettre une proposition de mettre fin au monopole des prestataires de services dans le domaine du conseil en matière d’avortement, tels que le British Pregnancy Advisory Service and Marie Stopes International."

Ses études sont contestées et le Dr Coleman accepte l'une des critiques qui lui a été faites. Une étude complémentaire faite par une autre équipe de chercheurs est donc venue confirmer ses résultats.

Sur la question de l'avortement il faut discerner à qui l'on peut faire confiance. Un médecin acceptant les critiques et mettant en oeuvre les procédures pour y remédier ne peut inspirer que le respect.

Le Dr Coleman vient de faire paraître un texte critiquant l'étude affirmant que l'avortement est plus sécuritaire que l'accouchement. À lire.

Une nouvelle tentative de désinformation: l'accouchement tuerait 14 fois plus que l'avortement

Sur le Blog de Riposte Catholique, on trouve cette analyse des sources et auteurs d'une étude sans crédibilité:

"Il ne faudra sans doute pas attendre longtemps avant que ne soit goulûment diffusés sur le web francophone les résultats d’une étude américaine qui présente le risque de mourir pendant l’accouchement ou de ses suites comme 14 fois plus élevé comme celui lié à l’avortement légal aux Etats-Unis. Il n’y a pas de hasard : l’information a été publiée aux Etats-Unis au lendemain de la Marche annuelle pour la vie à Washington DC. Histoire de ridiculiser une fois de plus les centaines de milliers de personnes qui rejoignent cette March for Life, en se gardant bien de rappeler que l’avortement tue 100 % du temps, et parfois deux fois lorsque la mère meurt aussi…"

Qui a contribué à cette étude?

"L’agence Reuters a appelé au secours de cette étude deux spécialistes indépendants : le Dr Anne Davis, de la Columbia University, « ravie » de voir que cette information « aidera à dissiper la désinformation et les mensonges » sur le lien entre avortement et cancer (on se demande bien où est le lien), et Dr Bryna Harwood de l’Université de l’Illinois, qui a redit son irritation de se voir « empêchée » par des règlements étatiques d’informer ses patientes comme elle l’entend.

C’est dire si ces deux « experts » sont elles-mêmes partisanes de l’avortement : Lifesitenews nous apprend qu’Anne Davis est une plume habituelle du blog pro-avortement RH Reality Check et ancien membre du bureau des Physicians for Reproductive Choice and Health (médecins pour la santé et le choix reproductifs) ; Bryna Harwood, quant à elle, faisait partie de la même association et pratique elle-même des avortements.

Les auteurs de l’étude ont un palmarès encore plus chargé. Le Media Research Institute – organisme de veille sur les partis-pris « libéraux » des grands médias américains – signale que David Grimes était en 1990, selon le Los Angeles Times, l’un des principaux collaborateurs américains aux recherches qui ont abouti à la fabrication du RU 486, le « pesticide humain », et qu’il a voté contre les restrictions imposées à la procédure particulièrement barbare d’« avortement par naissance partielle ». (...)

Il est difficile dès lors de parler d’une étude vraiment indépendante, ou d’une information d’agence donnée de manière équilibrée en présentant tous les points de vue…

LifeNews, de son côté, cite une très importante étude menée en 2010 sur des certificats de décès montre que parmi les femmes enceintes, le taux de mortalité est 2 à 4 fois plus élevé chez celles qui avortent que chez celles qui mettent leur enfant au monde. Une étude fondée sur la réalité et qui permet d’échapper dans une certaine mesure aux incertitudes liées à la sous-déclaration des avortements et aux manœuvres pour maquiller les décès maternels qui leur sont liés et dont les avorteurs seraient tenus pour responsables."

 

L'Espagne veut exiger le consentement parental pour permettre l'avortement des moins de 17 ans

Le journal Le Devoir du 25 janvier 2011 nous apporte cette bonne nouvelle:

"MADRID - Le ministre espagnol de la Justice Alberto Ruiz Gallardon a annoncé mercredi une réforme de la législation sur l'avortement, afin de rendre obligatoire l'autorisation parentale pour les jeunes filles de 16 et 17 ans."

Pour un geste aussi grave, les parents, premiers responsables de leurs enfants, doivent être informés. C'est certainement un pas vers une plus grande prise de conscience de ce qu'est l'avortement...

Et Viva Espana!

Le Planning Familial déplore le nombre grandissant de défenseurs de l'enfant à naître

Les membres du Planning Familial reconnaissent avec rage des progrès faits par les défenseurs des droits de l'enfant à naître. Sous un langage idéologiquement délirant, Marie-Pierre Martinet et Christine Mauguet, secrétaire et membres du Planning Familial décrivent quelques améliorations, dans un article du journal le Monde du 20 septembre 2011:

Ainsi, le 31 août, alors que la Pologne succède à la Hongrie à la présidence de l'Union européenne, la chambre basse du Parlement polonais examinait un projet de loi interdisant complètement l'avortement. Ce projet déposé par les mouvements anti-choix, soutenu par les ultraconservateurs et une bonne partie de la droite libérale au pouvoir a été rejeté à une courte majorité.

Rejeté aussi celui d'une députée de gauche proposant la libéralisation de l'avortement jusqu'à 12 semaines de grossesse et son remboursement. Pourtant, la Pologne a été condamnée en mai dernier par la cour européenne des droits de l'homme pour "ses carences dans la mise en oeuvre de sa législation sur l'avortement" déjà fort restrictive. L'Irlande, elle, a été sommée fin 2010 par cette même cour, de revoir sa législation sur l'avortement.

Le 30 août 2011, la Suisse a jugé recevable l'initiative lancée par les milieux anti-avortement. Ce texte exige que l'interruption de grossesse et la réduction embryonnaire soient radiées des prestations de l'assurance maladie de base à de rares exceptions près. Les suisses devront donc voter.

En septembre 2011, la Douma (le parlement Russe) sous couvert d'économies, se prononcera sur un texte proposé avec l'active participation de l'église orthodoxe sur le paiement de l'acte d'avorter par les femmes et sur la personnalisation des embryons. Y sont aussi prévues de multiples contraintes : obligation pour les femmes mariées d'obtenir une autorisation écrite de leur mari, suivis psychologiques et autres visionnages ou lectures de documents anti-avortement…

Pendant sa présidence de l'Union européenne, la Hongrie a lancé en mai dernier une vaste campagne de communication contre l'avortement avec le soutien financier de fonds européens du programme de solidarité sociale "Progress". Celle-ci fait suite à l'adoption en avril de la nouvelle constitution qui, dans son article 2, s'engage à "protège(r) la vie du foetus depuis sa conception".

L'opposition espagnole a de son côté clairement annoncé vouloir revenir sur la loi sur l'avortement entrée en vigueur au printemps si elle accédait au pouvoir en novembre 2011 lors des élections législatives anticipées.

Devons-nous voir dans ces initiatives, l'influence de la mondialisation qui organise de fait la diffusion d'idées défendues en particulier aux Etats-Unis où les tentatives déterminées de s'attaquer au droit à l'avortement se multiplient ? Au cours du premier semestre 2011, pas moins de quatre-vingt lois ont été votées par les législatures d'Etats américains pour durcir les conditions d'accès à l'avortement. Conséquences des élections de novembre 2010 ou anticipation de la présidentielle de 2012 par les républicains et le mouvement conservateur "Tea Party" ? Retour à un ordre moral mondialisé ?

Comme dans le cas de l'esclavage, la vérité fait son chemin et tranquillement, de plus en plus de personnes prennent conscience des droits de l'enfant à naître.

Un exemple de désinformation sur le site Yahoo

Le site Yahoo relate la marche pour la vie à Washington, mais oublie un petit détail secondaire... Le site parle de la centaine de milliers de manifestants en oubliant le terme... milliers! Cela donne comme information qu'il y avait quelques centaines de manifestants contre une soixantaine de pro-choix!

"Des centaines de personnes "pro-life" (pour la vie) venues de tous les Etats-Unis devaient converger dans l'après-midi devant la Cour suprême pour dénoncer cet arrêt reconnaissant ce droit constitutionnel, toujours controversé aujourd'hui aux Etats-Unis."

Comme ils sont venus de "tous les États-Unis", il devait y avoir 4 ou 5 représentants par état!

Manque de professionalisme du site ou malhonnêteté intellectuelle? A vous d'en juger...

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