Portrait de Flora, participante des "40 jours pour la vie"
« Seigneur, si mon heure est arrivée, sauve mon âme, mais si mon heure n’est pas encore arrivée, sauve mon âme et mon corps, car mon mari a toujours besoin de moi. »
C’est avec ces mots que pria Flora (le nom est fictif), alors que le camion de récupération l’avait frappée à 3 reprises, la laissant étendue sur le sol. Son époux est dans une résidence en perte d’autonomie depuis un an, le médecin le déclarant inapte à un retour à la maison. Son mari qui lui a dit qu’elle lui a sauvé la vie pas seulement une fois, mais plusieurs fois.
C’était le 1er novembre 2005. Flora voulait demeurer en prière à l’église, mais une amie insistait pour qu’elle revienne à la maison. Faisant un détour pour aller à la pharmacie, chercher des bonbons en vente après l’Halloween pour les apporter aux personnes âgées, au carrefour, alors qu’elle traversait la rue, elle vit très bien arriver le camion qui la renversa. Le premier coup la frappa au bassin et en chutant, elle pria avec son chapelet qui lui tomba dans la main. Flora pria que le Seigneur lui protège la tête, où elle reçut aussitôt le deuxième choc. Par terre, la silhouette de Jean-Paul II agenouillée lui apparaît, son bras pointant vers le chapelet de Flora. Elle le verra tout le temps qu’elle sera sous le camion, priant, malgré les bleus et les douleurs épouvantables qui l’assaillent. Miraculeusement, elle n’a aucun os brisé. Avant l’arrivée des ambulanciers, elle a le temps de parler avec le chauffeur, de lui pardonner. Il viendra la visiter à l’hôpital, elle lui donnera son chapelet. Et la conversation s’étendra sur maints sujets, dont Jean-Paul II. Le chauffeur, homosexuel, en voulait au Pape pour ses positions « contre les homosexuels ». – « Non, le Pape n’est contre personne », lui répond Flora…
— « Il ne veut pas que l’on se marie » reprend le chauffeur. Et Flora de lui expliquer l’amour du Pape pour chacun…
Cet amour du prochain, Flora le vit depuis qu’elle est toute petite. Auprès des religieuses, elle sera d’abord choisie pour être infirmière, mais elle est trop affectée par les souffrances des autres et ce n’est pas sa véritable vocation. Lorsqu’elle était enfant, elle reçut une claque d’un instituteur et elle se promit alors que si jamais elle enseignait, jamais elle ne toucherait à un enfant, seulement pour les embrasser et leur donner de l’affection. Elle sera une institutrice dévouée pendant 48 ans.
« Seigneur, pourquoi tu m’as sauvée, qu’est-ce que tu veux de moi? » se dit Flora de la clinique de réadaptation ou elle réside pendant un mois après son accident. Pendant ce temps de prière, elle prend mieux conscience de sa mission. « Aider les gens à bien vivre, les aider à bien mourir », dit-elle. Parce qu’elle aide également les personnes vivant dans le même établissement que son mari. Elle a accompagné beaucoup de gens vers la fin de leur vie. Après le décès de son mari, une préposée l’appelle pour lui dire : « Vous et votre mari avez été merveilleux et cela se voit que vous n’êtes plus là. » Son mari est maintenant décédé, le Seigneur lui a confié une nouvelle mission.
Dans un groupe de prières, Flora a rencontré Michel Cacchione, participant des premières heures aux 40 jours pour la vie à Montréal, et il lui a parlé des « 40 jours » qu’elle ne connaissait pas. « Sans rien savoir, j’ai embarqué dans le mouvement », dit-elle. « J’irai tous les jours si Dieu me donne la force, j’ai compris que la présence était nécessaire, pas seulement la prière que j’aurais pu faire chez moi. » Personne ne pouvait lui dire que c’était du temps perdu.
Le 27 septembre 2011 est le premier des 40 jours pour la vie. Arrivée dans le parc en face de la clinique d’avortement, elle rencontre quelques jeunes attroupées. « Êtes vous le groupe venu pour prier leur demande-t-elle? » « Non madame, nous avons d’autres objectifs ». Elle vient de faire connaissance avec le groupe « pro-choix » présent pour contre-manifester.
Au cours des jours qui viendront, Flora se sentira vraiment comme en présence de Jésus Christ et du diable. « — Je l’ai vu là, réellement » dit-elle.
Ce qui ne l’empêche nullement d’aimer, de sourire et de converser avec les jeunes contre-manifestants étonnés par son sourire. Un jeune vient lui demander si le Bon Dieu aime les personnes qui ont avorté; elle les étonnera par sa réponse positive. Et elle les quitte en leur serrant la main. Même certains rébarbatifs viendront également serrer la main de cette personne qui dégage autant de bonté. Elle prie pour eux, pour qu’ils deviennent à leur tour des missionnaires de la vie. Flora se promet bien de revenir pour les 40 jours pour la vie, c’est sa nouvelle mission, prier tous les jours pour sauver les enfants à naître, leur mère, les contre-manifestants et le personnel médical. Par sa présence, elle transmet le message le plus important : Dieu nous aime trop pour nous laisser seuls !
Un article dans le journal Métro que vous pouvez commenter...
Un article à sens unique dans le journal Métro du 7 novembre sur les 40 jours pour la vie. Si vous cliquez sur "Claudine manifestante pro-choix" Vous pouvez laisser votre commentaire au bas de l'interview.
Au minimum, 508 enfants sauvés par vos prières et les 40 jours pour la vie!
Les 40 jours pour la vie sont terminés et 508 enfants furent sauvés grâce à vos prières. 508 cas répertoriés, mais combien furent sauvés sans que nous en prenions connaissance ? Nous tenons à remercier toutes les communautés contemplatives et les instituts de vie séculiers qui se sont joints à nous pour la prière.Le numéro sans frais est en fonction !
Ce matin nous avons installé une affiche au site des 40 jours pour la vie à Montréal (en face de la clinique Morgentaler) présentant le numéro sans frais pour les femmes enceintes en difficulté. Les gens qui appelront ce numéro seront dirigés vers des organismes et des personnes fiables qui sauront les aider.

Pour le moment, nous sommes en mesure de répondre de 9h00 à 17h00, après quoi une boîte vocale prendra les messages. À mesure que nous avancerons, nous comptons rajouter des heures de service. Merci de faire circuler ce nouveau numéro, qui peut être rejoint sans frais des 4 coins du Québec !
1-855-871-4442
(sans frais partout en amérique du nord)
40 jours pour la vie à Québec -- Première réunion organisationnelle
Une première réunion organisationnelle pour les 40 jours pour la vie à Québec se tiendra ce jeudi, 25 août à 18h00. Si vous habitez la région de la Capitale nationale vous êtes les bienvenus à cette réunion où nous discuterons, entre autres:
- de l'emplacement de la vigile
- de l'horaire de la vigile
- de la campagne de sensibilisation à mener pour recruter des priants pour la vigile.
QUOI: première réunion organisationnelle des 40 jours pour la vie à Québec
QUAND: ce jeudi, 25 août à 18h00
OÙ: Au bureaux du concessionaire "Lévis Mazda", 5095 Louis H. Lafontaine à Lévis.
À bientôt !
Réunions 40 jours pour la vie: Québec et Montréal
40 jours à Montréal
Ce soir -- soit mercredi le 17 août à 18h00 -- se tiendra la première réunion organisationnelle pour les 40 jours pour la vie à Montréal. Cette réunion se tiendra à l'arrière de l'église Saint-Émile, soit au 3330 rue Rivier, à 5 minutes de marche de la bouche de métro Joliette. Vous êtes tous et toutes invités à cette réunion, où nous discuterons du recrutement pour la vigile, l'emplacement de la vigile (il se peut que la clinique Morgentaler déménage en début septembre) et de plusieurs autres sujets. Tous et toutes intéressés à participer d'une façon ou d'une autre aux 40 jours cet automne sont invités à venir !
Quoi: première réunion / soirée d'information pour les 40 jours pour la vie à Montréal
Quand: le mercredi 17 août à 18h00
Où: au 3330 rue Rivier, à l'arrière de l'église Saint-Émile.
Merci de me répondre si vous pensez venir !
40 jours à Québec
Tous ceux et celles qui sont intéressés à participer d'une manière ou d'une autre à la vigile des 40 jours pour la vie à Québec sont priés d'envoyer leur coordonnées à Christina, l'organisatrice des 40 jours à Québec, à l'adresse suivante: 40jourspourlaviequebec@hotmail.ca
Une réunion / session d'information sera organisée sous peu !
Bulletin CQV pour le mois de juillet 2011 : 40 jours pour la vie à Québec !
J’aimerais commencer en annonçant une très bonne nouvelle que j’ai reçue la semaine dernière : à la suite d’une discussion que nous avions eue lors du Congrès 2011 de Campagne Québec-Vie à Québec, une dame de Lévis s’est engagée à organiser une vigile des 40 jours pour la vie dans son milieu, dans la ville de Québec.
Donc, avec Montréal, cela fera 2 villes québécoises qui seront hôtes de la vigile des 40 jours pour la vie, vigile internationale qui se déroulera du 28 septembre au 6 novembre ! Le mouvement prend de l’ampleur, pour le plus grand bien des enfants à naître et de leurs familles.
Par contre, j’entends ici et là des sons discordants… Certains d’entre nous seraient fatigués de faire la vigile, sans grand résultats observables. D’autres se plaignent parce que faire la vigile à Montréal est devenu pénible, maintenant qu’il y a des contre-manifestants. La fatigue, le manque de résultats concrets rongent les esprits et les corps...
C’est vrai, en regardant les choses d’un œil froid et lucide, nous voyons bien que le mouvement pour le respect de la vie est attaqué de toutes parts, bafoué, roué de coups, et laissé pour mort sur la place publique.
Il peut sembler que pour chaque pas en avant pour la défense de la vie, la société québécoise recule de deux pas : fécondation in vitro, avortements par pilule abortive, désagrégation de la famille, euthanasie, etc., etc.
Mais sommes-nous vraiment surpris que la porte du Salut du Québec soit si étroite, que le chemin Royal – le chemin de la Croix – soit si pénible?
Laissez-moi vous révéler le fond de ma pensée : La culture de vie au Québec n’a pas beaucoup progressé ces dernières années par manque de martyrs. Le mot martyr signifie « témoin ». Il nous faut des témoins qui sont habités par l’espérance à un tel point qu’ils sont prêts à obéir à la volonté de Dieu jusqu’à la persécution, jusqu’à la calomnie, jusqu’aux doigts d’honneur des passants, jusqu’aux engueulades avec les contre-manifestants, jusqu’aux chicanes entres amis, jusqu’au rejet de sa famille et de ses proches. Sommes-nous prêts à faire notre devoir, coûte que coûte ? Sommes-nous prêts à être obéissants jusqu’au bout ?
Car c’est uniquement au fin fond de la Vallée de la Mort, à l’endroit où les ténèbres extrêmes emplissent nos cœurs, que la lueur du Salut se pointe. Comme le dit si éloquemment le bienheureux Cardinal Newman : « Lorsqu’Il était le plus près de son éternel triomphe, Jésus semblait en être le plus éloigné ». Et le Cardinal continue ainsi :
Lorsqu’Il était le plus près d’entrer dans son royaume et d’exercer toute puissance au ciel et sur la terre, il gisait mort dans une caverne du rocher. Il était enveloppé de linceuls et renfermé dans un sépulcre de pierre quand Il était sur le point d’en sortir avec un corps spirituel et glorifié […]. Ô Jésus, donnez-nous la confiance d’attendre de Vous une providence semblable ! Assurez-nous bien, Seigneur, que plus grande est notre détresse, plus nous sommes rapprochés de Vous. Plus les hommes nous méprisent, plus vous nous honorez. Plus les hommes triomphent de nous, plus haut Vous nous exaltez. Plus ils nous oublient, plus Vous pensez à nous. Plus ils nous abandonnent, plus Vous nous attirez intimement à Vous ! (Tiré du chemin de croix du Cardinal Newman, 14e station)
Certains me demanderont : à quoi sert ce sacrifice, à quoi bon rester debout dans la pluie devant un avortoir pendant des heures, pour ne recevoir comme remerciement que des doigts d’honneur des automobilistes ou même des attaques physiques de la part des piétons ? Je laisserai répondre un homme qui, en matière de sacrifice, a plus d’autorité que moi : c’est un Japonais du nom de Takashi Nagai.
Nous sommes en novembre 1945, et cet homme, un médecin père de famille converti au christianisme, prononce un discours à une assemblée de citoyens de la ville de Nagasaki, la même qui fût détruite par une bombe nucléaire le 9 août 1945, bombe qui mit terme aux combats de la deuxième guerre mondiale. Tous dans l’auditoire ont perdu des proches dans l’explosion. Plusieurs sont brulés par la radioactivité, défigurés, estropiés, manchots, etc. En plus d’avoir perdu un enfant et son épouse, Nagai lui-même était gravement atteint de leucémie. Et voici qu’il dit la vérité à cette assemblée qui recherchait un certain réconfort : « C’est la providence de Dieu qui choisit [notre ville] et amena la bombe au-dessus de nos maisons. N’y a-t-il pas un rapport profond entre l’anéantissement de Nagasaki et la fin de la guerre ? Nagasaki n’était-elle pas la victime choisie, l’agneau sans taches, holocauste offert sur l’autel du sacrifice, tuée pour les péchés de toutes les nations pendant la deuxième guerre mondiale ? »
Oh que c’est dur – mais combien cette parole est sublime. On rapporte que certains dans l’assemblée ont questionné le manque de tact de notre docteur Nagai pour avoir parlé si sèchement et sans détour ! Mais c’est l’Esprit qui l’habitait qui lui donna cet autorité, et c’est dans le même Esprit que je vous répète (à vous et à moi-même) : le bain de sang qu’est l’avortement au Québec ne cessera qu’à la suite du martyr de Québécois qui auront suivi notre Maître jusqu’au Calvaire !
Pour la Vie !
La clôture des 40 jours pour la vie à Montréal fut chaotique, voire carnavalesque
Dimanche le 17 avril était la dernière journée de la 5e édition des 40 jours pour la Vie à Montréal. Ce fut une journée carnavalesque, à cause des contestataires qui venaient régulièrement de midi jusqu’à 15 hre et qui se sont présentés en grand nombre pour la clôture. Pendant les deux dernières semaines, nous avions vu qu’ils transmettaient par l’hebdomadaire local (The Montreal Mirror) et par d’autres médias d’information sur internet des appels invitant leurs adeptes à venir au parc Lahaie pour une démonstration de force contre nous, les pro-vies.
Au début de la journée, la pluie et des rafales de vents promettaient de réduire les festivités prévues, mais autour de 13 hre le temps s’est éclairci et le soleil s’est mis à briller. Nos opposants, au nombre d’environ 60 au début, ont commencé par dérouler une banderole à partir du toit d’un édifice de l’autre côté de la rue. Mais le tube métallique inséré au bas de la banderole pour qu’elle résiste aux rafales de vents s’est détaché et a fracassé une fenêtre avant de s’écraser sur le trottoir (heureusement, personne n’a été blessé). Un des protestataires s’est alors approché de notre banderole et en mettant sa main dans une ouverture pour laisser passer l’air, il a commencé à tirer la banderole pour la déchirer.
Durant tout ce temps, des discussions animées s’engageaient entre nos gens et les manifestants pro-avortement : le statut de fœtus, son développement dans l’utérus, sa sensibilité à la douleur, tout y a passé. Plusieurs contestataires étaient végétaliens et ils n’arrivaient pas à voir la contradiction entre leur amour de toute vie animale d’une part et leur mépris pour le petit (animal) humain d’autre part.
Plusieurs se sont montrés incrédules lorsqu’on leur a présenté des modèles de fœtus de 10 à 12 semaines. Quelques femmes présentes juraient que le fœtus ne ressemblait pas à ça lorsqu’elles avaient subi l’avortement. Quelques unes affirmaient résolument qu’elles avaient demandé elles-mêmes au médecin de leur montrer les restes de leur enfant et qu’elles n’avaient vu rien qui ressemblait au fœtus en plastique qu’on leur montrait. En vain essayions-nous de leur faire comprendre que ce que nous avions dans la main était une figurine de fœtus avant qu’il ne soit démembré et changé en pâte par l’aspirateur de l’avorteur. Ce qu’elles ont vu elles, c’était le résultat de ce démembrement et déchiquètement… Mais cela ne semblait pas les convaincre. Elles continuaient d’affirmer que nous répandions une fausse propagande.
Quelques prêtres sont venus pendant la journée, dont un de la Fraternité de St-Pierre qui s’est présenté en soutane. Immédiatement, un groupe de manifestants pro- avortement s’est mis à le traquer dans le parc pendant qu’il récitait son chapelet.
Finalement, un jeune couple a décidé de prier à genoux. Cela était particulièrement scandaleux pour les gens du pro-choix. En se rapprochant du couple, ils s’efforçaient de noyer leurs prières par des hurlements et par la musique criarde d’une grande radiocassette portative. Un groupe de priants est alors venu soutenir le couple à genoux en entonnant des chants polyphoniques en latin. À entendre ces chants flotter au dessus du vacarme de la musique stridente mêlée de cris blasphématoires, on avait l’impression de se trouver dans un monde surréel. Un des contestataires s’est ensuite mis à déchirer un chapelet, il a écrasé le crucifix et lancé les morceaux sur la tête des personnes à genoux. Puis il faisait tournoyer le chapelet mutilé au dessus de sa tête comme une fronde, confirmant ainsi sans le savoir l’idée que la fronde par laquelle David a vaincu Goliath est une préfiguration du rosaire. (Les démons connaissent souvent les plans de Dieu mieux que les hommes, comme l’attestent clairement les Évangiles). En effet, comme le Nouveau Testament confirme l’Ancien, on peut voir le chapelet comme la nouvelle fronde qui vaincra le nouveau Goliath de la culture de mort avec des prières comme des petits cailloux qui feront chanceler le géant au moment où il s’y attendra le moins.
Finalement, vers 16 hre, la police est arrivée pour rétablir un semblant d’ordre. Mais c’était le moment où nous avions planifié de clore notre rassemblement pour nous retrouver dans un couvent à proximité. Nous y avons prié, collationné et rendu grâce à Dieu Tout-Puissant pour la faveur de nous avoir confié cette mission sacrée de défendre la Vie.
Au revoir à tous et à l’automne pour les prochains 40 jours !
Lettre à une citoyenne de Montréal qui a subi un avortement

Voici une note anonyme que nous avons trouvée dans notre coffre de vigile la semaine dernière. Et la réponse de deux priants des 40 jours pour la vie :
Bonjour,
Je respecte le droit de parole et votre moyen de manifester votre opinion. Avez-vous idée du nombre de femmes que vous faites souffrir à jour par contre? Combien de femmes ont pris la décision de ne pas mettre au monde un enfant qui aurait été battu ou négligé? Elles, certaines, dont moi, passent devant vous à chaque jour et se sentent tristes, coupables. Je me sens triste, même si j'ai chanté des berceuses à cet enfant alors que je savais qu'il était en train de mourir en moi. Je me suis fait avorter, mais je sais que je suis une bonne personne. Respectez-moi.
Je suis en colère contre vous et si je prends le temps d'écrire, c'est que je ne suis certainement pas seule dans ma situation.
- Citoyenne de Montréal
Chère Citoyenne de Montréal,
Chère Madame,
Merci pour votre petit mot, merci de nous avoir partagé votre peine. Et comme vous dites, vous n’êtes sûrement pas seule à la ressentir en nous voyant prier pour la fin de l’avortement. Je voudrais bien que vous lisiez ces lignes, mais sinon vous, peut-être que d’autres avec des sentiments semblables vont les lire.
Quel dommage que vous ne puissiez voir à l’intérieur de nos cœurs, vous verriez qu’il y a beaucoup plus que juste le respect . . .
Pensez-vous vraiment que nous passerions des heures dans le froid, sous la neige, sous la pluie pour manifester notre opinion ? Et pourquoi est-ce que notre opinion vous rendrait triste ou vous donnerait des sentiments de culpabilité ? Évidemment, si nous prions en public pour la fin de l’avortement, tout le monde sait que nous n’approuvons pas l’avortement. Mais si nous nous imposons tant de peine, ce n’est pas pour convaincre quelqu’un que l’avortement n’est pas une bonne idée, mais plutôt pour implorer Dieu, en qui nous croyons, de nous libérer de ce terrible mal qui fait souffrir tant de femmes comme vous et compromet l’avenir de notre société dans son ensemble.
C’est l’avortement lui-même, ce souvenir d’une vie qui était là et qui a été supprimée, qui est la cause de cette tristesse, de la colère et des sentiments de culpabilité que vous ressentez quand vous nous voyez. Il y a sûrement d’autres situations qui vous rappellent cet événement tragique et éveillent en vous des sentiments semblables. Tant de femmes souffrent terriblement après l’avortement !
Vous dites : «Combien de femmes ont pris la décision de ne pas mettre au monde un enfant qui aurait été battu ou négligé ?» La tristesse, le désarroi que tant de femmes éprouvent après, démontre le mal-fondé de cette logique.
Peut-on vraiment présumer de la vie d’un enfant pour justifier sa suppression ? Par respect pour sa vie, on n’oserait pas tuer un enfant même si on sait qu’il est battu et négligé. Est-ce qu’on ne cherchera pas plutôt à améliorer sa situation et espérera pour lui un meilleur avenir ?
Cette logique qui conduit tant de femmes à prendre une décision tragique dont elles souffrent tant, est le fruit d’un égarement sociétal et c’est aussi pour cette raison que nous sommes là, pour demander le pardon et la guérison pour notre société, jamais pour porter un jugement sur un individu.
Évidemment, nous sommes extrêmement heureux pour chaque bébé sauvé. Et avec chaque bébé sauvé, il y a une maman heureuse !
Chère madame, nous ne connaissons pas votre visage, mais vous nous êtes maintenant proche et nos prières vous accompagnent. Il y a une guérison pour les sentiments qui vous affligent. À la vigile nous prions tous les jours :
«Que tous ceux qui ont fait l’expérience de l’avortement puissent être consolés par le don de l’amour qui guérit !»
Avec amitié,
Deux priants des 40 jours pour la vie de Montréal
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