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« La loi 52 va entraîner la mort de patients qui ne devraient pas être euthanasiés »

Sur le site de lelezard.com du 29 octobre 2013 (source CNW Telbec):

(Photo sur flickr.com par fedfil, licence Creative Commons)

 

 

MONTRÉAL, le 29 oct. 2013 /CNW Telbec/ - La Coalition des médecins pour la justice sociale dénonce l'adoption en principe du projet de loi 52 du Québec qui est une loi faisant la promotion de l'euthanasie et de la mort. La loi va entrainer la mort des personnes qui ne devraient pas être euthanasiées. L'expérience mondiale démontre que les balises et les contrôles ne fonctionnent nulle part. Les personnes qui n'ont pas leur consentement, les déprimés, les personnes qui sont fatiguées de la vie, les personnes abusées par la vie sont euthanasiées en Europe. En Oregon des personnes qui sont déprimées décèdent avec le suicide assisté.

Au Québec, le gouvernement a déjà commencé à réduire l'accès et l'acceptation des nouveaux médicaments contre le cancer tels que le cancer du sein, du poumon, de l'intestin et le lymphome. Le taux d'acceptation est diminué de 77% en 2012 à 31% en 2013. S'agit-il d'un hasard? Beaucoup de citoyens - même les jeunes de vingt, trente ou quarante ans - qui n'ont pas de bonnes raisons de mourir vont perdre leur vie en acceptant une dose létale si la loi est acceptée.

(...)

Une loi autorisant  l'euthanasie est indéfendable. Nous avons besoin d'une loi assurant un accès aux soins de santé par des rendez-vous ponctuels avec nos médecins et dans les services hospitaliers, des soins palliatifs si nécessaire et non un accès rapide à l'euthanasie.

(...)

SOURCE Coalition des médecins pour la justice sociale
 

 

La liste complète des députés qui ont voté contre et pour le projet de loi 52 (euthanasie)

(Photo : Hôtel du parlement, ville de Québec, sur wikimedia.org, par Christophe Finot, licence Creative Commons)

Source de l'information :

http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/40-1/journal-debats/20131029/99489.html
• à droite cliquez à droite sur  Procès-verbal de l'Assemblée (PDF)

ANNEXE P. 1124
Votes par appel nominal
Sur la motion de Mme Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse :
(Vote n° 64) 
 
POUR - 84 Beaudoin (PQ)  de Santis (PLQ)  Leclair (PQ)  Rousselle (PLQ)
Bédard (PQ)  Deltell (CAQ)  Legault (CAQ)  Roy (PQ)
Bergeron (PQ)  Drainville (PQ)  Léger (PQ)  (Bonaventure)
Blanchet (PQ)  Drolet (PLQ)  Lelièvre (PQ)  Roy (CAQ)
Bolduc (PLQ)  Dubé (CAQ)  Lévesque (CAQ)  (Montarville)
(Mégantic)  Duchesne (PQ)  Lisée (PQ)  Roy (CAQ)
Bolduc (PLQ)  Duchesneau (CAQ)  Malavoy (PQ)  (Arthabaska)
(Jean-Talon)  Dufour (PQ)  Maltais (PQ)  Schneeberger (CAQ)
Bonnardel (CAQ)  Ferland (PQ)  Marois (PQ)  Spénard (CAQ)
Bouillé (PQ)  Fournier (PLQ)  Martel (CAQ)  St-Arnaud (PQ)
Boulet (PLQ)  Gaudreault (PLQ)  McKay (PQ)  Tanguay (PLQ)
Breton (PQ)  (Hull)  Moreau (PLQ)  Therrien (PQ)
Bureau-Blouin (PQ)  Gaudreault (PQ)  Ouellet (PQ)  Traversy (PQ)
Caire (CAQ)  (Jonquière)  Ouimet (PLQ)  Trottier (PQ)
Cardin (PQ)  Gendron (PQ)  (Fabre)  Trudel (PQ)
Carrière (PLQ)  Goyer (PQ)  Pagé (PQ)  (Saint-Maurice)
Champagne (PQ)  Hébert (PQ)  Pelletier (PQ)  Trudel (CAQ)
Chapadeau (PQ)  Hivon (PQ)  (Saint-Hyacinthe)  (Charlesbourg)
Charbonneau (PLQ)  Iracà (PLQ)  Proulx (PQ)  Turcotte (PQ)
Claveau (PQ)  Kelley (PLQ)  Ratthé (IND)  Vallée (PLQ)
Cloutier (PQ)  Khadir (IND)  Reid (PLQ)  Vallières (PLQ)
Daneault (CAQ)  Kotto (PQ)  Richard (PQ)  Vien (PLQ)
David (IND)  Larouche (PQ)  (Îles-de-la-Madeleine)  Villeneuve (PQ)
De Courcy (PQ)  Le Bouyonnec (CAQ)  Richer (PQ)  Zakaïb (PQ)
 

CONTRE - 26 Arcand (PLQ)  Dutil (PLQ)  Ménard (PLQ)  St-Amand (PLQ)
Bergman (PLQ)  Gautrin (PLQ)  Morin (PLQ)  St-Laurent (CAQ)
Billette (PLQ)  Hamad (PLQ)  Ouellette (PLQ)  St-Pierre (PLQ)
Blais (PLQ)  Houda-Pepin (PLQ)  Paradis (PLQ)  Thériault (PLQ)
Charlebois (PLQ)  Lessard (PLQ)  Poëti (PLQ)  Weil (PLQ)
D'Amour (PLQ)  Marcoux (PLQ)  Rotiroti (PLQ)
Diamond (PLQ)  Marsan (PLQ)  Sklavounos (PLQ)

 

À quand un vrai débat sur la laïcité ?

Comme nous le savons, la Charte des valeurs québécoises annoncée par le gouvernement Marois a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Ce qui me déçoit profondément relativement à ce débat est de constater que le concept valeurs a éclipsé celui de laïcité. Le débat sur la laïcité, longtemps attendu, s’avérait pourtant essentiel à notre société pour lui redonner son âme, bien avant la question du patrimoine, des valeurs et des accommodements religieux. Je me pose donc cette question cruciale : pourquoi a-t-on sauté une étape aussi fondamentale à l’heure où notre société québécoise a besoin d’une importante réforme ?

  • Serait-ce parce que le gouvernement Marois n’a pas d’intérêt à considérer deux types de laïcité, l’une ouverte et l’autre fermée et que dans son esprit, le choix de la laïcité fermée (négation de Dieu dans la vie publique) est déjà fait et qu’il est un « acquis » non négociable ?
  • Serait-ce pour plaire aux athées déterminés à prendre tous les moyens d’obtenir leur fin : créer dans notre Québec un monde sans Dieu ?
  • Serait-ce parce que notre gouvernement entrevoyait que les chrétiens de souche ne feraient pas de grande vague face à la charte des valeurs proposée ? À l’exception, peut-être, de certains parents catholiques et protestants et de quelques éducateurs qui, encore aujourd’hui, réclament la liberté pédagogique, hélas méprisée depuis un long moment sous le règne de nos gouvernements successifs.

Le 18 septembre 2013, grâce à un sondage CROP-La Presse, nous constatons — avec joie — que les croyants du Québec sont toujours vivants et qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot. Ces derniers — auxquels je suis fière de m’associer — continuent de croire que la religion catholique devrait avoir un « statut spécial ».

Pourquoi donc ce statut spécial pour les catholiques ? En voici quelques raisons :

  1. Ils croient au Dieu de Jésus-Christ comme valeur suprême qu’aucune autre religion ne peut égaler.
  2. Ils reconnaissent que le message évangélique est un message de vérité et d’amour qui a traversé le temps.
  3. Ils tiennent à l’histoire et aux racines chrétiennes du Québec et ils refusent de les abandonner, sachant bien que d’autres religions ne sauraient en combler la disparition.
  4. Ils voient l’importance du partenariat famille-église-école pour la formation humaine et spirituelle de l’être humain ainsi que pour le préparer au bien- vivre ensemble.
  5. Ils savent par expérience que la neutralité n’existe pas ; elle est et sera partout et toujours un leurre. Et pour l’État et pour ses citoyens.

Plusieurs immigrants croyants ayant choisi le Québec comme terre de liberté pour échapper aux régimes de terreur de leurs terres natales, nous incitent à ouvrir les yeux et à nous solidariser pour défendre le droit qu’a la liberté chrétienne d’exprimer au grand jour sa conception de la personne et de la liberté religieuse. Nous ne devons pas les décevoir.

Resituer le Dieu de Jésus-Christ dans notre Québec jadis terre de chrétienté m’apparaît être le grand défi actuel du Québec. Mais pour que vienne ce jour, il est capital que cessent des réponses comme celle-ci faites aux croyants par des employés de leur gouvernement : « Votre affaire, c’est chrétien ! Je perdrais mon travail si je vous l’accordais. »

Un défi de taille que nous pouvons relever ensemble au Québec, avec l’aide d’un gouvernement responsable et équitable. Pouvons-nous compter sur Monsieur le Ministre Bernard Drainville pour assurer à ceux qui le désirent la laïcité ouverte à Dieu ? De tout cœur, je le souhaite !

--Solange Lefebvre-Pageau

Condamné à mourir par un médecin québécois, il est toujours en vie. Heureusement que le projet de loi 52 n'est pas en vigueur...

Sur le site du Journal de Montréal du 30 octobre 2013 :

(Si le projet de loi 52 (euthanasie) devient réalité, les conséquences d'un faux diagnostic pourraient être mortelles.)

(Photo : wikimedia.org sans copyright)

 

Un médecin de Gatineau est accusé d’avoir annoncé à un patient qu’il lui restait trois mois à vivre en raison d’un cancer du poumon, alors que ce dernier est aujourd’hui en rémission d’un cancer des ganglions.

«Il m’avait dit que c’était fini, que c’était incurable», a témoigné Fernand Charbonneau, devant le conseil de discipline du Collège des médecins, hier (CMQ).

Âgé de 73 ans, l’homme est aujourd’hui en rémission d’un cancer des ganglions, diagnostiqué en mai 2011.

(...)

Maximum trois mois

«Il m’a dit que je risquais d’être malade (avec la chimio) et que ça ne donnerait rien, a-t-il raconté. C’était fini, c’était clair.»

Selon M. Charbonneau, la rencontre a duré environ 15 minutes. Il était accompagné de sa femme.

Le syndic du CMQ reproche au Dr Starra «d’avoir fait défaut d’élaborer avec la plus grande attention son diagnostic, de conduite répréhensible envers un patient et de défaut d’assurer la prise en charge et le suivi adéquats».

Entre autres, le Collège déplore que le spécialiste n’ait pas procédé à d’autres examens le 11 mars 2011, pour ainsi éliminer d’autres diagnostics possibles.

Malgré la nouvelle fatale, la femme de M. Charbonneau a poursuivi les démarches.

«Je croyais que c’était fini, mais ma conjointe ne voulait pas accepter ça, rapporte le patient. Elle voulait une deuxième opinion pour voir si c’était guérissable.»

Ganglions enflés

Le 31 mars 2011, le patient a rencontré une oncologue à l’hôpital Notre-Dame, à Montréal.

«Elle a tâté mes ganglions, et ils étaient enflés. Elle était presque sûre que ce n’était pas un cancer du poumon», a expliqué M. Charbonneau, qui ne fume plus depuis 40 ans.

Effectivement, les examens subséquents ont confirmé un lymphome non hodgkinien (cancer des ganglions).

Le patient a suivi des traitements de chimiothérapie de mai à décembre 2011, et il est aujourd’hui en rémission.

«J’étais en phase 4, il fallait que je sois traité très vite, dit M. Charbonneau. C’est un miracle si je suis en vie, je le dois à ma femme. Et je me sens très bien.»

(...)

Les noms de députés ayant voté contre le projet de loi 52 sur «l'euthanasie» selon le terme utilisé par Philippe Couillard

Sur le site du Journal de Québec du 29 octobre 2013 :

(Photo : Françoise David et Amir Kadhir, par Asclépias et Noname 224 sir wikimedia.org, licence Creative Commons)

(Les députés de Québec Solidaire ont voté pour le projet de loi 52 qualifié par le chef libéral d'euphémisme cachant l'euthanasie. M. Kadhir a mentionné que le projet de loi proposait un « encadrement excessivement rigoureux ». Visiblement, Québec Solidaire est déjà à la prochaine étape que proposera par la suite la ministre Véronique Hivon... Pour eux, tout comme « l'aide à mourir dans la dignité » n'est surtout pas de l'euthanasie, une étape ne peut être une dérive...)

(...)

Exceptionnellement, ils n’étaient pas soumis à la ligne de parti et pouvaient voter en leur âme et conscience sur cet enjeu. Le chef libéral avait permis le vote libre. C’est un «vote personnel», a-t-il insisté.

Parmi les opposants au projet de loi, on retrouve les députés Pierre Paradis, Robert Dutil, Sam Hamad, Christine St-Pierre, Kathleen Weil, Marguerite Blais, Fatima Houda-Pepin, Lise Thériault, Robert Poëti et Laurent Lessard. À la Coalition Avenir Québec, seule la députée de Beauport Michelyne St-Laurent a voté contre. Le résultat final au Salon bleu : 84 pour, 26 contre.

Un vote libre au PQ ?

La première ministre Pauline Marois avait également soutenu un peu plus tôt qu’elle permettait le vote libre au sein de ses troupes mais aucun député péquiste n’a manifesté sa dissension au projet de loi de la ministre des Services sociaux Véronique Hivon. Philippe Couillard ne croit pas à une telle unanimité.

«Un groupe parlementaire qui me dirait que c’est un vote personnel sur cette question-là et dont le résultat du vote serait unanime m’amènerait à me poser de sérieuses questions sur la réalité du vote personnel. On doit s’attendre à ce que les désaccords dans la société se reflètent dans la députation», avait-t-il déclaré lors d’un point de presse en début d’après-midi.

Khadir appuie le PQ

Québec solidaire a également appuyé le projet de loi du PQ. Le corps médical et la société québécoise «sont rendus là», a déclaré Amir Khadir, qui est également médecin. «Il faut être capable donner une réponse, je dirais, humaine et digne à la question de souffrance en fin de vie, dans les maladies graves, pour lesquelles il n’y a aucune cure, aucune guérison d’envisageable. Et c’est exactement ce que le rapport suggère, avec un encadrement excessivement rigoureux», a-t-il fait valoir.

(...)

M. Khadir trouve déjà qu'un encadrement qui ne protègera personne est déjà trop rigoureux...

N'hésitez pas à téléphoner et à écrire à votre député, à lui transmettre un courriel, a le rencontrer. Chaque geste compte... Et bien sûr, un merci sera apprécié, s'il a voté pour protéger ces personnes en danger que nous serons tous un jour, si ce projet de loi est voté.

La liste: 

POUR - 84 Beaudoin (PQ)  de Santis (PLQ)  Leclair (PQ)  Rousselle (PLQ)
Bédard (PQ)  Deltell (CAQ)  Legault (CAQ)  Roy (PQ)
Bergeron (PQ)  Drainville (PQ)  Léger (PQ)  (Bonaventure)
Blanchet (PQ)  Drolet (PLQ)  Lelièvre (PQ)  Roy (CAQ)
Bolduc (PLQ)  Dubé (CAQ)  Lévesque (CAQ)  (Montarville)
(Mégantic)  Duchesne (PQ)  Lisée (PQ)  Roy (CAQ)
Bolduc (PLQ)  Duchesneau (CAQ)  Malavoy (PQ)  (Arthabaska)
(Jean-Talon)  Dufour (PQ)  Maltais (PQ)  Schneeberger (CAQ)
Bonnardel (CAQ)  Ferland (PQ)  Marois (PQ)  Spénard (CAQ)
Bouillé (PQ)  Fournier (PLQ)  Martel (CAQ)  St-Arnaud (PQ)
Boulet (PLQ)  Gaudreault (PLQ)  McKay (PQ)  Tanguay (PLQ)
Breton (PQ)  (Hull)  Moreau (PLQ)  Therrien (PQ)
Bureau-Blouin (PQ)  Gaudreault (PQ)  Ouellet (PQ)  Traversy (PQ)
Caire (CAQ)  (Jonquière)  Ouimet (PLQ)  Trottier (PQ)
Cardin (PQ)  Gendron (PQ)  (Fabre)  Trudel (PQ)
Carrière (PLQ)  Goyer (PQ)  Pagé (PQ)  (Saint-Maurice)
Champagne (PQ)  Hébert (PQ)  Pelletier (PQ)  Trudel (CAQ)
Chapadeau (PQ)  Hivon (PQ)  (Saint-Hyacinthe)  (Charlesbourg)
Charbonneau (PLQ)  Iracà (PLQ)  Proulx (PQ)  Turcotte (PQ)
Claveau (PQ)  Kelley (PLQ)  Ratthé (IND)  Vallée (PLQ)
Cloutier (PQ)  Khadir (IND)  Reid (PLQ)  Vallières (PLQ)
Daneault (CAQ)  Kotto (PQ)  Richard (PQ)  Vien (PLQ)
David (IND)  Larouche (PQ)  (Îles-de-la-Madeleine)  Villeneuve (PQ)
De Courcy (PQ)  Le Bouyonnec (CAQ)  Richer (PQ)  Zakaïb (PQ)
 

CONTRE - 26 Arcand (PLQ)  Dutil (PLQ)  Ménard (PLQ)  St-Amand (PLQ)
Bergman (PLQ)  Gautrin (PLQ)  Morin (PLQ)  St-Laurent (CAQ)
Billette (PLQ)  Hamad (PLQ)  Ouellette (PLQ)  St-Pierre (PLQ)
Blais (PLQ)  Houda-Pepin (PLQ)  Paradis (PLQ)  Thériault (PLQ)
Charlebois (PLQ)  Lessard (PLQ)  Poëti (PLQ)  Weil (PLQ)
D'Amour (PLQ)  Marcoux (PLQ)  Rotiroti (PLQ)
Diamond (PLQ)  Marsan (PLQ)  Sklavounos (PLQ)

Source de l'information :

http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/assemblee-nationale/40-1/journal-debats/20131029/99489.html
• à droite cliquez à droite sur  Procès-verbal de l'Assemblée (PDF)

ANNEXE P. 1124
Votes par appel nominal
Sur la motion de Mme Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse :
(Vote n° 64)

Les dérives sont implicitement inscrites dans le projet de loi 52 sur l'euthanasie

Cette lettre du Dr Marc Beauchamp parue dans le journal Le Soleil du 29 octobre 2013 :

(Aucune loi n'a permis de protéger la Hollande et la Belgique des dérives actuelles qui sévissent sur leur territoire.)

(Photo sur flickr.com par Alerte Rose, licence Creative Commons)

 

 

 

En réponse à l'éditorial de Brigitte Breton en date du 26 octobre, concernant le projet de loi 52 qui vise à introduire l'aide médicale à mourir ou euthanasie dans le système de santé Québécois et intitulé «Se protéger des dérives», la véritable question se situe en amont et elle se pose comme suit: doit-on ouvrir ou ne pas ouvrir à l'aide médicale à mourir sous forme d'euthanasie, c'est-à-dire donner la mort intentionnellement par une injection létale, à la personne qui présente des douleurs incontrôlables et qui le demande formellement.

 Il est impossible de discriminer contre quelqu'un qui a une douleur causée par un cancer, contre tel autre qui a une perte progressive de ses facultés cognitives ou  une maladie neurologique débilitante ou encore une dépression grave ou encore  tel autre qui est d'âge mineur. Aucun encadrement législatif soit-il en «béton» initialement ne peut tenir la route à long terme. Tous «auront droit» de ne pas souffrir, quelque soit leur âge, leur maladie ou le temps qu'il leur reste à vivre.

(...)

Marc Bergeron,md.

Hémato-oncologue, CHU de Québec

 

Un vote qui est signe d'une forte opposition des libéraux de Philippe Couillard au projet de loi 52

Sur le site du Journal Le Soleil du 29 octobre 2013 :

(Philippe Couillard, chef d'un parti majoritairement contre l'euthanasie des personnes vulnérables.)

(Photo : François Thivierge sur flickr.com, licence Creative Commons)

 

 

(Québec) Plus de la moitié de l'aile parlementaire libérale s'est opposée au tout premier vote sur l'«aide médicale à mourir», tenu mardi après-midi à l'Assemblée nationale.

(...)

Vingt-cinq des 48 députés libéraux ont voté contre «l'adoption de principe» du projet de loi 52 sur l'aide médicale à mourir.

(...)

Il est très rare que des votes «contre» soient enregistrés à cette étape, dite de «l'adoption de principe». Elle n'est en général qu'une formalité, puisqu'il s'agit pour les élus de donner leur aval à ce qu'un projet de loi soit étudié «article par article», dans le détail, donc, en commission parlementaire. C'est lors du vote final, intervenant à l'issue de cette autre étape, que les opposants s'affichent en général -selon les amendements apportés ou non.

Si le chef libéral, Philippe Couillard, avait eu un siège au Salon bleu, mardi après-midi, il aurait voté en faveur «du principe» du projet de loi sur l'aide médicale à mourir afin qu'il poursuive son chemin à l'Assemblée nationale. Mais ses réserves sont si fortes, sur le fond, qu'il pourrait très bien voter contre au terme du processus -s'il siège au Parlement à ce moment-là.
 

 

 

Un premier vote sur le projet de loi 52 : 25 députés libéraux et un caquiste votent contre

Sur le site de Radio-Canada du 29 octobre 2013 :

Les députés de l'Assemblée nationale du Québec ont adopté, mardi, le principe du projet de loi qui doit encadrer l'aide médicale à mourir. Il sera maintenant étudié en commission parlementaire, avant d'être à nouveau soumis au vote. 

Quelque 84 députés ont voté pour et 26 contre, dont 25 libéraux et une caquiste. (...)
 

Et ces informations supplémentaires dans le journal Le Devoir du 29 octobre 2013 :

(...) Tous les députés du Parti québécois ont appuyé le projet de loi de la ministre Véronique Hivon. À la CAQ, seule Mycheline St-Laurent a dit non. Les deux députés de Québec solidaire ont voté pour.

 Vingt-cinq députés libéraux ont utilisé ce vote libre pour exprimer leur désaccord.

 En point de presse peu avant le vote, le chef du Parti libéral Philippe Couillard lui-même s’est dit « profondément mal à l’aise » avec l’aide médicale à mourir. Il aurait tout de même, s’il avait eu un siège, voté pour l’adoption du principe. « L’aide médicale à mourir, c’est un euphémisme pour l’euthanasie. Si j’étais en chambre aujourd’hui, je demanderais à ce qu’on me prouve que ce serait exceptionnel », a dit M. Couillard. Il ajoute que, comme médecin, il n’a pas vu souvent des cas de mourant « dont la souffrance ne pouvait être soulagée », mais que son « attitude n’est pas complètement fermée. » Le projet de loi déposé par la ministre Hivon est trop « flou », soutient-il.

Marguerite Blais dit non

 Hésitante la semaine dernière, l’ancienne ministre responsable des aînés Marguerite Blais a finalement dit « non ». « Le libellé du projet de loi ne me convient pas et c’est pourquoi je vais voter contre », a-t-elle dit. Elle démontre une certaine ouverture, affirmant qu’une fois les soins palliatifs bien implantés et accessibles, « on pourra regarder cette question de l’euthanasie ». L’ancien ministre de la santé, Yves Bolduc, ainsi que la porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux Stéphanie Vallée, on dit oui à l’avancement du projet de loi vers l’étude détaillée.

(...)

 

 

Un nouveau sondage montre le peu de soutien que le public accorde au projet de loi 52, une loi visant à légaliser l'euthanasie

LifeCanada, le 28 octobre 2013 (traduction CQV)
Comme l'Assemblée nationale du Québec se prépare à voter demain sur le projet de loi 52 (Loi concernant les soins de fin de vie), un nouveau sondage d'opinion indique que la plupart des résidents du Québec ne favorisent pas les dispositions du projet de loi pour « l'aide médicale à mourir ».
Dans un sondage en ligne sur près de 500 habitants menée du 23 au 28 octobre par Abingdon Research , 47 % ont dit que le projet de loi 52 exige une étude plus approfondie, tandis que 14 % ont exprimé leur opposition. Seule une minorité — 35 % — était en faveur du projet de loi.
Le sondage a également mis en évidence des problèmes avec l'utilisation du terme vague, « aide médicale à mourir ». Avant d'être renseigné sur la définition, seulement 30 % ont répondu correctement que « l'aide médicale à mourir » tel que proposé par le projet de loi 52, implique « un médecin donnant au patient une injection mortelle. »
Natalie Sonnen , directrice exécutive de LifeCanada , qui a commandé le sondage, a déclaré que la confusion généralisée créée par des termes ambigus remet en question la fiabilité des sondages précédents aux résultats très favorables pour ce type de pratique. « Une fois que les gens comprennent et réfléchissent sur les implications de “l'aide médicale à mourir”, ils cessent de soutenir le projet de loi 52 », a déclaré Mme Sonnen.
Par exemple, lorsque les participants du sondage ont été informés que le projet de loi 52 est basé sur une loi belge, et qu'une étude a montré qu'un tiers des patients belges ayant reçu une injection létale ont été tués sans leur consentement, 83 % des répondants ont exprimé la crainte que cela puisse se produire au Québec.
« Ce sondage montre que la population du Québec n'a pas donné un consentement éclairé à une “aide médicale à mourir ‘», a déclaré Mme Sonnen. « Contrairement à ce qui a été prévu, les personnes n'ont pas donné au gouvernement le mandat de procéder à un tel changement monumental dans la pratique médicale. Les représentants du peuple doivent reconsidérer leur démarche avant d’entreprendre une nouvelle étape. »
Le Comité de l'Assemblée nationale sur la santé et les services sociaux a récemment tenu des audiences publiques sur le projet de loi 52. LifeCanada était l'un des sept organismes dont la demande de comparaître devant les audiences a été refusée. Porte-parole de l'opposition sur le projet de loi, madame Stéphanie Vallée a été citée dans la presse en disant qu'en raison de l'importance du projet de loi, tous les groupes doivent avoir été entendus avant tout vote de l'Assemblée nationale. « Le législateur n'a pas suffisamment entendu les gens », a déclaré Mme Sonnen , ce qui explique pourquoi son organisation a commandé le sondage.
La marge d'erreur pour le sondage en ligne est de +/-4,5 %, 19 fois sur 20.
Contact : Pour plus d'informations, s'il vous plaît communiquer avec Natalie Sonnen à director@lifecanada.org ou par téléphone au 1-866-780-5433.
LifeCanada /VieCanada est un organisme national, sans but lucratif qui travaille à assurer le respect et la dignité pour tous les Canadiens.

Le Parti Québécois et la CAQ refusent de respecter la liberté de conscience de leurs députés, tout comme celle des médecins...

(Photo : ZXZ 2006 sur wikimedia.org, licence Creative Commons)

Deux lettres dans La Presse du 29 octobre 2013 dénoncent la volonté du gouvernement d'imposer un acte d'une immense gravité. Cette volonté est déjà un signe de totalitarisme qui ne laisse présager rien de bon pour le personnel infirmier qui s'opposera au permis de tuer gouvernemental. Le Parti Québécois actuel ne permet pas à ses députés de voter selon leur conscience sur le « droit » de tuer les patients, une question beaucoup plus grave que la souveraineté d'un peuple que des démocrates d'une autre époque avaient soumis à un référendum... Le Parti Québécois dira-t-il de nouveau « oui » au respect de la conscience de son peuple?

Le vote doit être libre

Imaginez que vous êtes infirmière ou pharmacien et qu'on vous demande de préparer une seringue avec une quantité excessive de barbituriques et de substance paralysante (curare), clairement assez pour provoquer la mort de quelqu'un. Vous avez alors le choix: soit ne rien faire et vous en remettre au jugement de la personne qui a passé la commande, soit vous informer du bien-fondé de cette demande, car vous comprenez les conséquences de votre participation à ce geste. En somme, vous pouvez utiliser votre conscience ou bien non. Imaginez maintenant que vous êtes député québécois et qu'on vote aujourd'hui pour le projet de loi légalisant l'euthanasie, l'«aide médicale à mourir». Si vous n'avez pas le droit de vous exprimer selon votre conscience et devez vous soumettre à la ligne de parti, vous vous retrouvez dans la même situation que l'infirmière et le pharmacien mentionnés plus haut. Un tel abus de pouvoir de la part de votre formation politique détruit toute légitimité éthique de ce projet de loi. Pour cette raison, les partis politiques du Québec doivent permettre à leurs députés de voter librement, c'est-à-dire selon leur conscience.

Marc Beauchamp, Chirurgien orthopédiste

(...)

Une trop lourde responsabilité

Il est difficile de voir comment le projet de loi 52, donnant droit à l'aide médicale à mourir (AMAM), respectera la liberté de conscience des travailleurs de la santé. En effet, l'existence d'un droit suppose nécessairement celle d'une obligation. On ne s'en sort pas vraiment en spécifiant qu'aucun médecin ne sera pas forcé d'accéder à la demande d'un patient pour l'AMAM puisque, dans un tel cas, la Direction des services professionnels de l'établissement concerné sera chargée de trouver un autre médecin qui acceptera. Or, la Direction des services professionnels n'est pas une entité abstraite, elle est composée de personnes. C'est également une personne qui remplira la prescription du médecin et encore des personnes qui seront chargées d'acheminer vers le patient, et peut-être de lui administrer, une dose fatale. Est-ce moral de demander à tant de personnes de faire taire leur conscience au nom de l'obéissance aux ordres d'un supérieur?

Mario D'Angelo, Montréal
 

 

Non au financement de l'avortement


Suivre ce lien pour en savoir plus sur notre campagne de définancement de l'avortement au Québec.

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