Campagne de financement -- Printemps 2014

La campagne de financement pour le printemps 2014 est maintenant en cours (tout sur cette campagne).

 

Campagne Québec-Vie est une présence, un rappel incessant aux médias et aux politiciens qu’ils ne peuvent se laver les mains impunément des enfants à naître avortés ou des vieillards visés par l'euthanasie. 

Notre but : 5000 $ -- Votre don est essentiel, donnez aujourd'hui.


 

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Quelques distinctions éternelles entre les bêtes et nous...

(Photo : Jackhynes sur wikimedia.org, licence creative commons)

Il y aurait beaucoup à dire sur les différences entre les bêtes et les humains! Mais voici quelques rappels tirés du livre déjà cité du philosophe Jean-Marie Meyer et du journaliste Patrice de Plunkett :

La différence entre les animaux et nous

"Être « capable de concepts » : c’est le propre de l’esprit humain. Le concept ne se réduit pas au mot. Il n’en dépend pas entièrement. Le bébé humain n’a pas encore « les mots pour le dire », mais il est déjà capable – intérieurement – de passer d’une impression à une idée. Ensuite il la communiquera, quand il aura les mots.

Et l’animal ?

Les chercheurs sont unanimes là-dessus. Il n’y a aucun doute : l’animal communique.

Mais que contient sa communication ?

C’est tout le problème. Ce que nous nommons « communication » n’a aucun rappport avec les situations que vivent les animaux. Donc nous sommes mal placés pour les comprendre. Quand l’animal communique, veut-il « dire quelque chose » ? Nous n’en savons absolument rien. Et nous n’avons aucun moyen de le savoir, quoi que puissent affirmer les partisans des « droits de l’animal ». Le chercheur est réduit aux constatations … Que constate-t-il? Deux choses :

-          L’animal réagit à des signaux : il est guidé par des messages, des informations, des impulsions extérieures.

-          Certains animaux – pas tous (loin de là) – font eux-mêmes des signaux : ils prennent des postures, ils poussent des cris.

Mais est-ce qu’ils  « savent » qu’ils émettent des signaux? En ont-ils conscience? Quand un humain veut nous parler, nous le savons avant qu’il ouvre la bouche. Son intention est évidente.

Avec l’animal, c’est obscur : non seulement nous nous demandons ce qu’il veut dire, mais nous ne sommes pas sûrs qu’il veuille « dire ». (p. 49-50)

Il y a plus. On ne doit surtout pas confondre signal et langage : les deux choses sont différentes.  (…) un « signal » n’est pas un « mot ». Le mot, lui, ne déclenche pas forcément l’action. Ce n’est pas sa fonction première. Cette fonction est de nommer, de faire connaître une chose : le mot est un signe, habité par un sens, il oriente vers la transmission d’une connaissance.

Pour déclencher une action, le mot n’est pas nécessaire, il suffit d’un signal. (p. 53)

L’« animal », c’est l’être « animé » : c’est-à-dire doté d’une « âme »  (anima).  Ce mot ne désigne pas tous les êtres : Aristote exclut les minéraux et réserve le mot « animal » aux vivants qui montrent « une capacité de connaissance sensible ». Parmi ceux-ci, il fait un tri : d’un côté les animaux doués de la parole (le logos) et, par ailleurs, tous les autres.  Ce sont ces derniers qui porteront le nom de « bêtes ».

Les hommes étant aussi  des animaux, autant employer le mot « bêtes » pour désigner les animaux non humains ! Ça aura le mérite d’être clair. (p. 147)

Si l’on admet la différence que nous propose Aristote entre « l’animal » et  la « bête », on voit apparaître une première nuance : nous les humains, nous sommes des animaux. Comme les bêtes. Mais la bête a une autre manière d’être « animal » que nous ! Elle ne s’interroge pas sur l’être des choses. Elle n’a pas la parole ni la raison. Son identité est ailleurs : chaque espèce de bête a ses propres capacités de connaissance, de réaction à l’environnement.

Puis on aperçoit une deuxième nuance : selon son espèce, la bête (« animal non rationnel ») a diverses capacités de s’adapter à son environnement. On appelle cela des instincts. Instinct est un mot simple pour dire : « une manière non conceptuelle d’utiliser l’inné et l’acquis ».

Mais ce mot - « instinct » - n’est pas suffisant. Les scientifiques ne s’en contentent pas. Ils cherchent à savoir comment se structurent les comportements instinctifs. Ils trouvent des réponses multiples. Or ces réponses – si on les analyse sans parti pris – ne montrent pas que les bêtes et les hommes soient de la même famille.

En effet, les instinct (animaux) ne sont pas l’équivalent de la raison (humaine) :

-la raison est une unité de conduite, fondée sur des processus logiques et une libre capacité de réflexion ;

-on ne voit pas cela dans les instincts : la bête est sous  l’emprise de ses tendances et de ses réponses à l'environnement. "(p. 148-149)

Ce texte est tiré de : MEYER, Jean-Marie, PLUNKETT, Patrice de. Nous sommes des animaux, mais on n’est pas des bêtes, éd. Presses de la Renaissance, Paris, 2007, 237 pages.

La Culture de Vie au Québec a besoin de vous

Aujourd'hui débute une nouvelle campagne de financement en-ligne pour Campagne Québec-Vie.

L'auditoire de notre site Web a doublé à chaque année depuis 2010, avec 26 000 visites cet avril.

Maintenant, nous préparons un nouveau site Web (aperçu ci-dessous) qui nous permettra de faire rayonner encore plus la culture de Vie au Québec et partout dans le monde où nous sommes lu. Mais ce site Web, développé à coût réduit par un programmeur pro-vie, nous coûtera quand même $5 000.

Nous avons environ 500 lecteurs réguliers (au moins une fois par semaine). Si vous êtes parmi eux, nous comptons sur vous pour nous donner au moins 10$, ce qui nous permettrait de facilement d'atteindre notre objectif de 5000$.

N'attendez pas, donnez dès aujourd'hui à Campagne Québec-Vie

Cher fidèle lecteur, nous comptons sur vous! Ce n'est pas "quelqu'un d'autre" qui s'occupera à donner à CQV, mais bien vous. Si vous visitez régulièrement notre site, c'est que nous fournissons des informations que vous ne retrouvez pas facilement ailleurs. 

Mais ce travail engendre des coûts: à CQV nous sommes 6 salariés, dont un à temps plein sur le site Web. 

Merci de donner dès aujourd'hui à CQV

C'est vous qui nous permettez de servir le Québec par des nouvelles et des textes qui aident à bâtir une Culture de Vie là où il n'y a, pour le moment, qu'une vigne dévastée par la révolution culturelle des années 60.

Pour l'amour de la Vie, de la famille, de la foi, aidez-nous à atteindre notre objectif de $5000 pour créer un site Web qui pourra davantage faire connaître notre message du respect de la vie et de la famille, à ce moment crucial de l'histoire du Québec.

Je vous remercie de tout coeur pour tout don que vous pouvez nous offrir aujourd'hui !


Georges Buscemi

Pourquoi nous ne faisons plus la distinction entre l’animal et nous

(Photo : charlotte 365 sur deviantart.com, licence creative commons)

De plus en plus de nos contemporains tombent dans une nouvelle adoration des animaux. Ceux-ci seraient les égaux des humains, nous ne serions que des animaux, comme les autres... Voici quelques pistes sur l'origine de cette confusion, tirée du livre d'entretien entre le philosophe Jean-Marie Meyer et le journaliste Patrice de Plunkett :

"Dans ce phénomène de confusion entre l’animal et l’homme, les médias ne sont qu’une chambre d’échos. Le culte de l’émotion, en revanche, joue un rôle central. Le climat de notre société est dominé par le marketing, qui nous répète que « nous  sommes nos émotions » - il n’est plus question d’idées ni d’idéaux. (…)

Or tous les reportages qui demandent des droits « humains » pour les animaux, prennent l’émotionnel comme point de départ. Ils nous disent que les grands singes sont « troublants », et que les chercheurs ont avec les animaux « une relation chargée émotionnellement »… (Vinciane Despret, psychologue à l’université de Liège) Ce n’est pas le registre de la science, c’est celui de la psychologie commerciale.

(…)

Le consommateur est invité à ne pas suivre sa raison, mais ses réactions affectives. Ce  qui bouge dans l’homme sous la pression publicitaire et  médiatique, ce sont exclusivement des émotions. Et l’émotionnel consiste à réagir à des stimulations extérieures

Or ce schéma rudimentaire : stimulation-réaction, c’est celui qui gouverne le  comportement animal! Voilà donc une question de plus : en réduisant l’être humain à des«  émotions », notre société de consommation ne fait-elle pas de lui un animal (de médias) ? (p.24-25)

Le marketing fabrique un  monde où l’homme n’ a  plus à partager que des « émotions ». Il doit les partager, lui dit-on, non seulement avec les autres humains, mais avec l’animal. Comme si l’animal ressentait les mêmes choses que l’homme ! Le cinéma joue là-dessus. (…)

Mais les années 1980-1990 marquent une rupture « culturelle », et même philosophique, à l’intérieur du règne de Disney.

À partir de cette époque, qui est celle du Roi Lion, les nouveaux films d’animaux ne feront plus appel à la même façon de voir. Disney (qui régente l’imaginaire « animalesque » dans le  monde entier) change de regard : le cinéma et le dessin animé ne vont plus se servir des animaux comme d’allégories pour parler des choses humaines à la manière des anciens fabulistes. Ils vont se mettre à vénérer la nature, que l’on croit désormais « meilleure » que l’humanité.

C’est réellement une rupture. Quelque chose d’essentiel est chassé de nos esprits : on ne veut plus que l’homme soit important, unique, exceptionnel. On ne veut plus qu’il soit le centre de ses propres préoccupations.,

Et ça, c’est sans précédent! Du vieil Ésope jusqu’à Lafontaine, les fabulistes avaient dit au contraire : « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes. » (…)

La nature, dans ses fables, est un réservoir d’allégories. Ce n’est pas une source de vérités. Parce que le domaine du vrai et du faux ne concerne que l’homme…

Et dans Le Roi Lion ?

Là, on change d’univers mental. On se met à admirer les animaux pour eux-mêmes ! Le film reste une fable, un apologue ; mais le héros n’est plus l’animal en tant qu’allégorie de l’homme : maintenant, c’est l’animal en tant qu’animal ! Non seulement on s’attendrit sur la bête, mais celle elle qui devient le modèle à suivre – en tant que bête…

Désormais, l’admirable est l’animal. Ce n’est plus l’homme. Nous sommes ainsi dans le contraire de La Fontaine : c’est-à-dire dans l’idéologie du New Age.

Selon celle-ci, la vérité n’est pas dans l’homme mais dans la nature : Gaïa, la Terre, la Grande Déesse Mère. Et qui est le « prêtre » de cette déesse ? L’animal ! Voilà une espèce de religion, un culte inédit, un retournement total par rapport à la civilisation. Peut-être même une rupture avec  la civililsation. (p. 24-27) "

Ce texte est tiré de : MEYER, Jean-Marie, PLUNKETT, Patrice de. Nous sommes des animaux, mais on n’est pas des bêtes, éd. Presses de la Renaissance, Paris, 2007, 237 pages.

Les droits des chrétiens diplômés de l'Université Trinity Western reconnus par le Barreau Provincial

Sur le site de Radio-Canada du 11 avril 2014 :

(Photo : maverick 2003 sur wikimédia.org, licence creatie commons)

 

 

La Société du Barreau de la Colombie-Britannique reconnaîtra les diplômés en droit de l'Université Trinity Western. La Société a chaudement débattu la question, car cette université interdit les rapports sexuels entre partenaires du même sexe.

Les étudiants de l'université chrétienne doivent signer un code de conduite où ils reconnaissent le caractère sacré du mariage entre un homme et une femme. (...)

Un procès qui n'avait aucune raison d'être...

Le droit des enfants d'avoir un père et une mère et une éducation morale et religieuse qui ne soit pas une « expérimentation »

(Photo : Clio sur wikimédia.org, licence creative commons)

Pour certains au Québec, il fallait accepter le cours ECR et voir après quelques années quel serait le résultat sur les enfants. Il n'y a pas de mots pour décrire la lâcheté d'une telle attitude. Le pape François a des paroles fortes sur la défense des enfants. Sur le site de VIS du 11 avril 2014  (via le Salon Beige):

L'EDUCATION NE PEUT SUIVRE LA PENSEE UNIQUE

Cité du Vatican, 11 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu une délégation du Bureau catholique international de l'enfance, institué par Pie XII après la guerre: "Né de la maternité de l'Eglise", a dit le Pape, cet organisme "n'a cessé de diffuser les droits des mineurs en contribuant notamment à l'élaboration de la convention des Nations-Unies de 1989 et en collaborant constamment avec les délégations du Saint-Siège à New York, Strasbourg et Genève: Dans une société bien constituée, une attention particulière doit être apportée aux enfants et aux anciens. Et à propos des premiers il a déclaré se sentir "interpellé par tout le mal que nombre de prêtres, une minorité, ont fait en agressant sexuellement des mineurs. L'Eglise est consciente de ce drame.

Ces prêtres ont également blessé l'Eglise et il faut agir pour traiter ce problème et prendre les sanctions qui s'imposent. Il faut agir avec force car on ne doit pas plaisanter avec l'enfance... De même est-il de première importance de développer des projets de lutte contre l'esclavage du travail, le recrutement des enfants soldats, la violence contre mineurs. Il faut donc rappeler le droit de l'enfant à grandir dans une famille, avec des parents capables de créer un climat favorable à leur développement et à leur croissance affective. Et il faut être très attentifs en cela a bien insister sur le caractère masculin et féminin des parents. Parallèlement il convient de défendre le droit des parents à choisir le type d'éducation, y compris morale et religieuse, qu'ils veulent pour leurs enfants. Pas plus que sur les adolescents on ne peut soumettre les enfants à des expérimentations éducatives. Ils ne peuvent pas être des cobayes!

Les horreurs qu'elles ont produites en particulier lors des dictatures génocidaires conservent leur actualité sous des présentations plus modernes pour pousser enfants et jeunes vers la dictature de la pensée unique. Récemment un grand expert en éducation m'a confié que certaines fois on a l'impression d'envoyer les enfants dans des écoles qui ressemblent à des camps de redressement. Oeuvrer en faveur des droits de l'homme signifie avoir une claire formation anthropologique, être bien préparés à appréhender la nature humaine et à répondre aux défis d'une culture et d'une mentalité que diffusent les mass media. Il ne s'agit pas de se réfugier dans un système de protection dépassé et incapable de faire fleurir la vie... C'est avec toutes les valeurs de la personnes qu'il faut faire face aux défis culturels.

Offrez donc à vos cadres une formation permanente en matière d'anthropologie de l'enfant car c'est là que se trouvent les fondements des droits et des devoirs, de là que dépendent tous les projets éducatifs. Ces projets doivent aller de l'avant et s'adapter dans le respect de l'identité humaine et de la liberté de conscience". Pensant au logo de la commission pour la protection de l'enfance et de l'adolescence de Buenos Aires, qui représente la Fuite en Egypte, le Pape a dit qu'il faut parfois fuir pour se défendre, parfois s'arrêter et combattre". 

L'application du canon 915

Nos politiciens catholiques sont touchés directement par ce canon.

Canon 915 : Les excommuniés et les interdits, après l'infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion. 

Aucune autorité ecclésiastique ne peut être dispensée de ce canon. Voici  un  texte des plus éclairants sur le sujet : 

Déclaration du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs

(24 juin 2000)

Le Code de Droit canonique établit que «Les excommuniés et les interdits, après l’infliction ou la déclaration de la peine, et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion» (can. 915). Ces dernières années, quelques auteurs ont soutenu, s’appuyant sur divers raisonnements, que ce canon ne concernait pas les divorcés remariés. On sait que l’Exhortation Apostolique Familiaris consortio de 1981 avait rappelé cet interdit en des termes sans équivoque, au n. 84, et qu’il a été plusieurs fois réaffirmé de manière expresse, spécialement en 1992 par le Catéchisme de l’Eglise catholique n. 1650, et en 1994 par la Lettre Annus internationalis Familiae de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Malgré cela, ces auteurs présentent différentes interprétations de ce canon qui concordent dans le fait d’en exclure en pratique la situation des divorcés remariés. Par exemple, puisque le texte parle de «péché grave», il faudrait réunir toutes les conditions, y compris subjectives, nécessaires pour qu’il y ait péché mortel, ce qui fait que le ministre de la Communion ne pourrait pas proférer ab externo un tel jugement; de plus, puisqu’on parle de persévérer «avec obstination» en ce péché, il faudrait se trouver face à une attitude de défi de la part du fidèle, après une monition légitime faite par le pasteur.

Face à ce prétendu contraste entre la discipline du Code de 1983 et les enseignements constants de l’Église en la matière, ce Conseil Pontifical, d’accord avec la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et avec la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, déclare ce qui suit:

1. La prohibition que fait ledit canon, par nature, dérive de la loi divine et transcende le contexte des lois ecclésiastiques positives: celles-ci ne peuvent introduire de changements législatifs qui s’opposent à la doctrine de l’Église. Le texte de l’Écriture auquel se réfère sans cesse la tradition ecclésiale est celui de Saint Paul: «C’est pourquoi quiconque mange le pain ou boit le calice du Seigneur indignement, se rend coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun s’examine donc soi-même et mange ensuite de ce pain et boive de ce calice; car celui qui mange et boit sans reconnaître le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation » (1 Cor 11, 27-29).

Ce texte concerne avant tout le fidèle lui-même et sa conscience morale, et c’est ce que formule le Code au canon suivant, le can. 916. Mais être indigne parce que l’on est en état de péché pose aussi un grave problème juridique dans l’Église: c’est précisément la parole «indigne » que cite le canon du Code des Canons des Églises Orientales parallèle au canon 915 latin: «les personnes publiquement indignes doivent être écartées de la réception de la divine eucharistie » (canon 712). En effet, recevoir le corps du Christ en étant publiquement indigne constitue un dommage objectif pour la communion ecclésiale; c’est un comportement qui attente aux droits de l’Église et de tous les fidèles à vivre en cohérence avec les exigences de cette communion. Dans le cas concret de l’admission à la sainte communion des fidèles divorcés remariés, le scandale, entendu comme une action qui pousse les autres vers le mal, concerne à la fois le sacrement de l’eucharistie et l’indissolubilité du mariage. Ce scandale subsiste même si, malheureusement, un tel comportement n’étonne plus: au contraire c’est précisément face à la déformation des consciences, qu’il est davantage nécessaire que les pasteurs aient une action patiente autant que ferme, pour protéger la sainteté des sacrements, pour défendre la moralité chrétienne et pour former droitement les fidèles.

2. Toute interprétation du canon 915 qui s’oppose à son contenu substantiel, déclaré sans interruption par le Magistère et par la discipline de l’Église au cours des siècles, est clairement déviante. On ne peut confondre le respect des mots de la loi (cf. canon 17) avec l’usage impropre de ces mêmes mots comme des instruments pour relativiser ou vider les préceptes de leur substance.
La formule «et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste» est claire et doit être comprise d’une façon qui n’en déforme pas le sens, en rendant la norme inapplicable. Les trois conditions suivantes sont requises:

a) le péché grave, compris objectivement, parce que de l’imputabilité subjective le ministre de la communion ne peut juger;

b) la persistance obstinée, ce qui signifie qu’il existe une situation objective de péché qui perdure au cours du temps, et à laquelle la volonté des fidèles ne met pas fin, tandis que d’autres conditions ne sont pas requises (attitude de défi, monition préalable, etc.) pour que la situation soit fondamentalement grave du point de vue ecclésial ;

c) le caractère manifeste de la situation de péché grave habituel.
Par contre ne sont pas en situation de péché grave habituel les fidèles divorcés remariés qui, pour des raisons sérieuses, comme par exemple l’éducation des enfants, ne peuvent «satisfaire à l’obligation de la séparation, et s’engagent à vivre en pleine continence, c’est-à-dire à s’abstenir des actes propres des conjoints» (Familiaris consortio, numéro 84), et qui sur la base d’une telle résolution ont reçu le sacrement de la pénitence. Puisque le fait que ces fidèles ne vivent pas more uxorio est en soi occulte, tandis que leur condition de divorcés remariés est en elle-même manifeste, ils ne pourront s’approcher de la communion eucharistique que remoto scandalo.

3. Naturellement, la prudence pastorale conseille vivement d’éviter que l’on en vienne à des cas de refus public de la sainte communion. Les pasteurs doivent s’employer pour expliquer aux fidèles concernés le vrai sens ecclésial de la norme, de sorte qu’ils puissent la comprendre ou au moins la respecter. Quand pourtant se présentent des situations dans laquelle ces précautions n’ont pas eu d’effet ou non pas été possibles, le ministre de la distribution de la communion doit se refuser de la donner à qui en est publiquement indigne. Il le fera avec une extrême charité, et il cherchera à expliquer au moment opportun les raisons qui l’y ont contraint. Pourtant il doit le faire aussi avec fermeté, conscient de la valeur que possèdent ces signes de force, pour le bien de l’Église et des âmes.

Le discernement des cas d’exclusion de la communion eucharistique des fidèles qui se trouvent dans les conditions décrites, revient au prêtre responsable de la communauté. Celui-ci donnera des instructions précises au diacre ou à l’éventuel ministre extraordinaire quant à la façon de se comporter dans les situations concrètes.

4. En tenant compte de la nature de la norme citée ci-dessus (cf. n. 1), aucune autorité ecclésiastique ne peut dispenser, en aucun cas, de cette obligation du ministre de la sainte communion, ni produire des directives qui la contredisent.

5. L’Église réaffirme sa sollicitude maternelle pour les fidèles qui se trouvent dans cette situation ou dans d’autres situations analogues qui empêchent d’être admis à la table eucharistique. Ce qui est exposé dans cette déclaration n’est pas en contradiction avec le grand désir de favoriser la participation de ces enfants à la vie ecclésiale, qui déjà peut s’exprimer en beaucoup de formes compatibles avec leur situation. Au contraire, le devoir de réaffirmer cette non-possibilité d’admettre à l’eucharistie est une condition de vraie pastoralité, d’authentique préoccupation pour le bien de ces fidèles et de toute l’Église, parce qu’il indique les conditions nécessaires pour la plénitude de cette conversion, à laquelle tous sont toujours invités par le Seigneur, et de façon particulière au cours de cette année sainte du grand jubilé.
Du Vatican, le 24 juin 2000 Solennité de la Nativité de Saint Jean Baptiste

Julián Herranz
Archevêque titulaire de Vertara
Président
Bruno Bertagna
Évêque titulaire de Drivasto
Secrétaire

Il écoute les médecins discuter du prélèvement de ses organes pour en faire des dons, sans pouvoir répliquer...

Sur le site de yahoo.com du 7 avril 2014 :

(Photo :  cookipediachef sur flickr.com, licence creative commons)

 

 

 

Même s'il était paralysé, le patient entendait tout… mais ne pouvait pas réagir. Dans un hôpital suédois, il était prisonnier de son lit, victime d'une hémorragie cérébrale. (...)

 Il poursuit maintenant l'hôpital afin de recevoir un dédommagement pour la terrible détresse qu'il a subie. (...)

Heureusement qu'un médecin plus consciencieux est passé par là pour affirmer que l'état du patient s'améliorait. Mais les erreurs médicales existent...

Une pétition de 1,7 millions de signatures contre l'avortement remise au parlement européen

Sur le site de genethique.org du 11 avril 2014 :

(Grégor Puppinck)

(Photo :  Profesionales por la Ética sur flickr.com, licence creative commons)

 

Ce 10 avril 2014, Grégor Puppinck, représentant de l'initiative citoyenne européenne (ICE) UN DE NOUS  a été auditionné au Parlement européen à Bruxelles. Officiellement validée le 28 février dernier, l'ICE a rassemblé plus de 1,7 millions de signatures: "la plus grosse pétition dans l'histoire des institutions européennes", (...)

Les signataires de l'ICE font la demande suivante: "Aucun fond de l'Union européenne ne doit être attribué à des activités qui détruisent les embryons humains ou qui présupposent leur destruction". L'Europe doit renoncer à "pouvoir supprimer les enfants non désirés, [à] pouvoir exploiter les embryons humains à des fins industrielles, [à] pouvoir limiter la croissance démographique de pays pauvres et leur imposer nos styles de vie". Mais doit "s'engager dans une politique d'aide au développement qui soit respectueuse de ces sociétés et de la vie". 

Le pape François rappelle que l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables

Sur le site de 20minutes.fr du 11 avril 2014 :

(Photo : Abode of Chaos sur flickr.com, licence creative commons)

 

Le pape François s’est référé vendredi à Vatican II pour souligner que ce Concile (1962-1965) avait qualifié «l’avortement et l’infanticide de crimes abominables», et jugé que «tout droit civil doit s’appuyer» sur la reconnaissance du droit à la vie.

«Il convient de rappeler la plus ferme opposition à toute atteinte directe à la vie, spécialement innocente et sans défense: le bébé dans le ventre maternel est l’innocent par excellence», a affirmé le pape François devant une délégation du Mouvement catholique italien pour la vie.

Et sur le site de yahoo.fr du 11 avril 2014, on retrouve également ces mots :

«Rappelons les paroles du Concile: la vie, une fois conçue, doit être protégée avec le plus grand soin: l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables», a encore déclaré Jorge Mario Bergoglio, citant la constitution adoptée par les pères du Concile, «Gaudium and spes» («Joie et espérance»).

Celui qui a les clés du Royaume des Cieux ne pouvait dire autrement...

Pour le NPD, ce ne sont pas tous les humains qui ont même valeur et même dignité...

(Thomas Mulcair, chef du NPD)

(Photo : Asclepias sur wikimedia.org, licence creative commons)

Un gazouillis du député Mark Warawa nous informe que la motion de Stephen Woodworth selon laquelle les lois canadiennes devraient être interprétées de manière à reconnaître « la valeur égale et la dignité » de tout être humain, a été rejetée par des députés du Nouveau Parti démocratique :

 MP Stephen Woodworth just sought unanimous consent 4 all legislation to be based on equal worth and dignity of all humans. Sadly NDP said NO

Le NPD s'est prononcé à maintes reprises pour l'avortement et l'euthanasie. Sa position de refuser une valeur égale à tous les êtres humains est donc parfaitement cohérente et... inhumaine.

Venez à la Marche pour la vie

Non au financement de l'avortement


Suivre ce lien pour en savoir plus sur notre campagne de définancement de l'avortement au Québec.

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