Mathieu Bock-Côté : la souveraineté avant la vie ?

Notre sociologue et penseur québécois nous apporte la réflexion et la liberté de penser qui manquait tant dans les débats sur l’avenir du Québec. Il a certainement une hauteur de vue qui permet cette réflexion. Il identifie à merveille les causes d’une débâcle et les solutions pour… permettre au Parti Québécois de faire la souveraineté du Québec.
 
Mathieu Bock-Côté invite au ralliement des souverainistes de gauche-centre-droite dans la construction de notre pays. C’est un peu la position qu’avait le chrétien François-Albert Angers : reprenons notre pays, nous discuterons des modalités ensuite, entre nous…
 
À première vue, pour des souverainistes cela paraît des plus alléchants. Et cela le serait si les accommodements et les modalités à discuter n’étaient que des discussions économiques. Notre sociologue préfère vivre dans un Québec "progressiste" que dans un Canada "conservateur", même s’il a plus d’affinités avec plusieurs points de vue dits "conservateurs". Mais nous ne pouvons endosser ce point de vue.
 
Parce que la question primordiale n’est pas de savoir comment sauver un peuple français, mais d’abord comment sauver des hommes et des femmes d’une mort imminente. Il y a une priorité à laquelle la question du fédéralisme et du souverainisme sont subordonnés.
 
Le jeune Trudeau l’a bien compris, lui qui préfère vivre dans un Québec indépendant plutôt que dans un Canada qui protège les enfants à naître et respecte l’essence même du mariage, entre un homme et une femme. Il ne serait pas étonnant que voulant suivre les traces de son père qui ouvrit la porte à l’avortement, le fils permette l’élimination des personnes âgées par l’euthanasie.
 
Nous l’imiterons, à l’inverse, en affirmant que plutôt que de vivre dans un Québec où l’on avorte les enfants, permet l’adoption des enfants par des partenaires de même sexe et bientôt peut-être, élimine les vieillards par mesure d’économie, pardon, par compassion et souci de la dignité des trop nombreux occupants de nos hôpitaux qui se sentent tellement un poids que l’on ne peut supporter de les voir souffrir moralement ainsi… (Vite, une injection létale pour les soulager…), plutôt que de vivre dans ce Québec Français qui élimine les plus faibles, il vaut mieux demeurer dans un Canada qui nous méprise, mais laisserait en vie les enfants à naître et respecterait nos parents et grands-parents en ne mettant pas de pression pour les voir disparaître.
 
Pauline Marois qui défend l’avortement, qui a travaillé intensément à la déchristianisation de notre système scolaire, qui a instauré un système de garderie en coupant les allocations parentales, qui veut imposer une charte de la laïcité fermée portant atteinte à la liberté de conscience et de religion, qui se prononcera certainement pour l’euthanasie, est actuellement un danger plus grand que celui de demeurer encore dans une fédération qui attend notre lente assimilation.
 
Le gouvernement canadien actuel refuse l’euthanasie et les députés canadiens comptent en leur sein nombre de défenseurs de la vie à naître. On ne trouve pas l’équivalent chez nos deux grands partis québécois. Ce n’est pas le moment de parler de sortir de la fédération…
 
Désolé Mathieu, avant de vouloir vivre dans notre État français, nous voulons nous assurer que tous pourront, simplement, y vivre…
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