Manifestation contre l'euthanasie sur la Colline Parlementaire / Say No to Euthanasia: Protest on Parliament Hill
- ÉVÉNEMENT : MANIFESTATION CONTRE L’EUTHANASIE
- DATE : MARDI, 1ER DÉCEMBRE,. HEURE : DE 16 H À 17 H30
- ENDROIT : COLLINE PARLEMENTAIRE À OTTAWA
- ORGANISATEUR : COALITION POUR LA PRÉVENTION DE L’EUTHANASIE
Ce jour-là, le 1er décembre, les députés de la Chambre des communes passeront à la deuxième heure de débat concernant le projet de loi C-384 intitulé « Projet de loi pour amender le Code criminel (le droit de mourir dans la dignité) », puis, deux jours plus tard, le 2 décembre, au vote final en Chambre à ce sujet.
Le projet de loi C-384 propose d’amender l’article 222 du Code criminel pour que celui-ci prévoie « qu’un intervenant médical ne commet pas un homicide s’il aide une personne à mourir, si la personne est âgée d’au moins 18 ans et, soit qu’elle continue, après avoir essayé ou expressément refusé les traitements appropriés disponibles, à éprouver de la douleur physique ou mentale grave sans aucune perspective de soulagement, soit qu’elle souffre d’une maladie terminale. » En d’autres mots, si une personne de 18 ans ou plus est suicidaire parce qu’elle souffre psychologiquement et elle demande qu’un médecin l’aide à s’enlever la vie, le médecin doit accéder à sa demande. Ainsi se résume jusqu’où peut aller le projet de loi en question. Le projet de loi est donc des plus honnêtes parce qu’il reconnaît qu’il est impossible de réserver l’euthanasie et le suicide assisté aux personnes qui souffrent physiquement, car cela serait discriminatoire. Il prévoit aussi qu’il serait impossible de réserver l’euthanasie aux personnes aptes à se suicider elles-mêmes avec juste un peu d’assistance (informations, prescription), car il serait discriminatoire que les personnes qui seraient inaptes à se suicider elles-mêmes ne puissent y recourir. Très bientôt, même la limite d’âge de 18 ans serait rapidement jugée discriminatoire et serait, elle aussi, abolie.
Le Collège des médecins du Québec énonce des vœux pieux que l’euthanasie soit légalisée pour les cas qu’ils qualifient eux-mêmes d’ « exceptionnels » où la souffrance aux tout derniers jours d’une maladie terminale s’avère prolongée ou difficile à traiter. Or, les médecins doivent comprendre qu’il serait discriminatoire, et donc impossible, de limiter l’euthanasie à ce groupe de personnes. Par ailleurs, pour ces rares cas, il existe l’option de la « sédation palliative », soit le sommeil provoqué : l’euthanasie n’est nullement nécessaire pour que la douleur soit traitée en fin de vie de façon « appropriée ». Par ailleurs, le fait de prodiguer de la morphine en dose suffisante pour atténuer la douleur, ne constitue pas, non plus, un acte d’euthanasie. Bien que ces doses avancées puissent parfois hâter la mort de quelques heures, si le but recherché n’est que d’atténuer la souffrance et non de mettre fin à la vie, il ne s’agit là que d’un acte humanitaire fort souhaitable et louable.
Un sondage Environics publié le 2 novembre montre que les Québécois, bien qu’ils soient les plus en faveur de l’euthanasie au Canada, sont également les plus préoccupés par les risques et conséquences possibles de la légalisation de l’euthanasie.
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- EVENT: PROTEST AGAINST EUTHANASIA
- DATE: TUESDAY, DECEMBER 1, TIME: FROM 4 P.M. TO 5:30 P.M
- PLACE: COLLINE PARLEMENTAIRE À OTTAWA
- ORGANISORS: EUTHANASIA PREVENTION COALITION
On December 1, the federal MPS in the House of Commons will go on to the second hour of debate concerning bill C-384 entitled An Act to Amend the Criminal Code (the right to die with dignity), and then, two days later, on December 2, to the final vote on the subject.
Bill C-384 aims to amend section 222 of the Criminal Code so that “a medical practitioner does not commit a homicide if they help a person to die, if that person is at least 18 years of age, and either they continue, after having tried or expressly refused appropriate, available treatments, to experience physical or mental pain without any prospect of relief, or they suffer from a terminal illness.” In other words, if a person of 18 years or more is suicidal, suffering psychologically, and asks a doctor to help them end their life, the doctor will have to heed their request. So can be summarised the extent of the bill. The latter is therefore very honest as it recognizes that it is impossible to reserve euthanasia and assisted suicide to persons who suffer physically, as that would be discriminatory. It also recognizes that it would be impossible to reserve euthanasia to persons who are able to take their own lives with just a little assistance (information or prescription, for assisted suicide), as it would be discriminatory that persons who would be unable to commit suicide not have access to the “right to have help to end one’s life”. Even the age limit would rapidly be deemed discriminatory, and be abolished.
The Quebec College of Physicians has recently enounced well-intended but pious wishes that euthanasia be legalised for the cases they qualify as “exceptional”, where in the very last days of a terminal illness, suffering may be prolonged or difficult to treat. However, physicians must understand that it would be discriminatory, and therefore impossible, to limit euthanasia to these rare cases. Also, for such cases, there exists the option of palliative sedation, or induced sleep: euthanasia is in no way necessary for pain to be treated appropriately at the end of life. Furthermore, to give morphine in doses sufficient to alleviate pain in no way constitutes en act of euthanasia. Even if terminal illness may sometimes require doses of morphine that may hasten death by a few hours, if the aim is solely to alleviate pain and not to end the life of the person, this merely constitutes a humanitarian act that is highly desirable and commendable.
An Environics poll published on November 2 shows that Quebecers, although most in favour of euthanasia in Canada, are also the most concerned by the possible risks and consequences of the legalisation of euthanasia.
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