Les maisons de prostitutions sont autorisées en Ontario!

Le Journal de Québec du 27 mars 2012 donne la parole à Mme Rose Dufour, présidente de la maison de Marthe qui vient en aide aux personnes prostituées:

 

 

QUÉBEC - La décriminalisation des maisons de débauche, décrétée lundi par la Cour d’appel de l’Ontario, est un appui au crime organisé, croit Rose Dufour.

La directrice générale de la Maison de Marthe, qui vient en aide aux prostituées, qualifie d’étonnante la décision du tribunal ontarien. « Ce jugement donne raison aux proxénètes d’agir comme ils le font envers les femmes. Il fait des proxénètes des hommes d’affaires, déplore Mme Dufour. Derrière les portes closes d’une maison de débauche, il n’y a aucune protection possible pour les femmes. Lorsque de la violence est échangée, le proxénète défend toujours le client, pas la fille. »

Des maisons de débauche, ça existe à Québec, dit Mme Dufour. Mais ce n’est pas le seul mode de prostitution qui existe. « D’après l’étude que j’en fais, il y a une compétition très forte entre les salons de massage et les agences d’escortes, affirme Rose Dufour. Beaucoup de femmes travaillent librement via Internet. Et il y a celles de la rue. »

L’interdiction, seule solution

La fondatrice de la Maison de Marthe est catégorique. Pour éliminer la prostitution, « il est essentiel que le gouvernement intervienne en l’interdisant, clame-t-elle. Les lois ne sont pas appliquées. Si elles l’étaient, il n’y en aurait pas de prostitution. »

Mme Dufour donne l’exemple de la Suède, où la prostitution est interdite depuis 1999. « C’est là que le taux de prostitution est le plus bas », insiste-t-elle.

Celle qui étudie le phénomène de la prostitution depuis plus d’une décennie considère que « l’outrage sexuel est la pire chose qui soit. Ne croyez pas que c’est un choix. Les femmes ne choisissent pas; elles basculent dans la prostitution, observe-t-elle. La grande majorité de celles qui se prostituent ont été victimes de pédophilie. Et 40 % des filles commencent alors qu’elles sont mineures. La prostitution, c’est la révélation d’une grande pauvreté sociale. »

On ne peut se fermer les yeux sur ces drames et légaliser l'esclavage féminin. C'est un grand sujet d'étonnement de constater le manque de jugement de ces juges qui permettent ce système d'exploitation des femmes.

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