En France, une course contre la montre d'une famille combattant des médecins voulant faire mourir de faim leur enfant
Sur le blog de Jeanne Smits du 9 mai 2013:
(L'avocat Jérôme Triomphe)
Le jeune homme qui se meurt lentement dans un hôpital, « quelque part en France », affamé par décision du corps médical, s’affaiblit de jour en jour. Mais une lueur d’espoir existe désormais. La famille de celui que nous avons appelé « Hervé », horrifiée de voir ses souffrances physiques et morales, a décidé de ne pas en rester là. Elle veut se battre jusqu’au bout.
(...)Il y a donc du nouveau depuis l'article de la semaine dernière : la famille d’Hervé vient de trouver un avocat prêt à se battre pour défendre les droits du jeune homme et des siens et l'a saisi le 7 mai au soir. Me Jérôme Triomphe sait que l’affaire est dure. Il s’agit de faire annuler une décision médicale qui est dans l’air du temps ; de contrer la puissance de mort dont tant de médecins se sentent désormais investis ; de prôner une logique de respect de la vie la plus fragile et non de raisonner en termes économiques – et il est impossible de croire que la logique économique n’intervient pas dans cette affaire, sous couleur de mettre fin aux souffrances d’un accidenté dans le coma.Bref rappel des faits. Il y a quatre ans et demi, Hervé, alors âgé de quelque 33 ans, était victime d’un accident de la route. On le plongea dans un coma artificiel dont il allait sortir, pour se trouver dans un coma végétatif. Il y restera pendant deux ans – mais peu à peu, son état s’améliore et il se trouve aujourd’hui dans un « coma pauci-relationnel », c’est-à-dire un état de conscience minimale où le patient est sensible aux émotions, aux stimuli extérieurs ; Hervé a une activité visuelle, et il réagit aux propos de ses proches.Il se trouve, je suis désormais en mesure de vous le dire, au CHU Sébastopol de Reims.Hervé ne souffre d’aucune maladie particulière, et à plus forte raison d’aucune affection en stade terminale, il ne se trouve nullement dans un état de souffrance insupportable – ou en tout cas, il ne s’y trouvait pas avant qu’on prît la décision, le 10 avril, de cesser totalement de le nourrir et de ne plus lui donner que 500 ml d’eau contre les 3 litres de liquide par 24 heures que lui apportaient l’alimentation et l’hydratation par sonde dont il bénéficiait depuis 4 ans et demi.Sans eau, un homme meurt assez vite : en une quinzaine de jours… Avec un peu d’eau, le processus est bien plus long. Mais cela ne change rien à l’intention de tuer qui est celle des médecins qui décident de ne plus apporter les soins ordinaires – c’est-à-dire ce qui est dû, dans la mesure du possible, à tout être humain, nourrisson ou vieillard, malade ou bien-portant, prisonnier ou libre. Et les médecins ont une obligation spécifique à cet égard : protéger et soigner, tout faire qui ne constitue pas une obstination déraisonnable qui aurait pour seul effet de prolonger artificiellement la vie.Ce jeune homme qui souffre et qui se voit mourir n’a aucun moyen de parler pour lui-même. Alors c’est sa famille qui est sa voix.Une famille qui aurait dû être écoutée, aux termes de la loi Leonetti, et qui ne l’a pas été. Le 5 avril dernier, des responsables de l'équipe médicale de l’hôpital demandait à la mère d’Hervé d'entamer un « cheminement » personnel par rapport à un processus dont il était simplement suggéré qu'il était envisagé : priver Hervé de nourriture pour le conduire vers la mort. Aucune « décision collégiale ». Aucune consultation formelle à cette fin. A ces suggestions, la mère d'Hervé opposa des protestations fermes. On lui fixa un rendez-vous au 15 mai pour qu’elle puisse revenir avec son mari, qui était alors lui-même hospitalisé pour une intervention.Mais fin avril, elle découvrit, par deux de ses autres enfants qui rendant visite à Hervé, constatèrent qu’il n’était plus alimenté, que ce processus avait été mis en place dès le 10 avril. Autrement dit, sans que la famille et les proches du jeune homme n’eussent été informés, comme l’exige pourtant la loi, de la mise en œuvre de la « procédure collégiale » de décision d’arrêt des « traitements », auxquels sont ici assimilés les soins ordinaires que sont la nourriture et l’hydratation. Décision « manifestement illégale », comme le souligne l’avocat.Le 8 mai, Me Jérôme Triomphe a saisi le procureur de Reims sous l’intitulé : « Urgent, danger de mort ». Démarche prise très au sérieux : elle a abouti à l’envoi de policiers à l’hôpital. On sait que par ailleurs ils ont appelé l'épouse d'Hervé, et sont finalement allés chez elle pour l'entendre. Quoi qu'il en soit les médecins qui « soignent » Hervé refusent toujours de rétablir l’alimentation, malgré la demande expresse de ses parents, et même sous la menace de poursuites et la mise en évidence de ce qui se trame réellement au CHU de Reims : une tentative d’assassinat.Devant l'obstination des médecins, c’est désormais le juge administratif qui est saisi dans le cadre d’un référé-liberté qui se plaidera à Châlons-en-Champagne, dès que possible et on espère dès ce vendredi malgré le pont, afin que toutes mesures soient prises pour sauver la vie d’Hervé, faire cesser la grave maltraitance dont il est victime, sauvegarder les droits de sa famille et donner à celle-ci la possibilité de transférer Hervé dans une structure respectueuse de son droit de vivre qu’affirment aussi bien la loi Leonetti que le droit européen.Me Triomphe a rappelé en effet le droit fondamental à la vie qu'affirme solennellement l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). Droit réaffirmé et renforcé par une résolution de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, le 25 janvier 2012, qui affirme :• L’euthanasie, dans le sens de l'usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite.• Il ne peut être toléré que des décisions soient prises par une personne subrogée qui se fonde sur des jugements de valeur généraux ; en cas de doute, la décision doit toujours viser à préserver la vie de l’intéressé et à en prolonger la vie.C'est une très grosse bataille qui se joue actuellement autour de la personne d'Hervé. Il y faut beaucoup de courage et de constance dans des circonstances particulièrement douloureuses et choquantes pour la famille. Il faut que la France en parle.
950 jeunes pour la Vie entendent le discours de Mgr Lacroix, archevêque de Québec

(Sur la photo, David Bereit, directeur nationale des 40 Jours pour la Vie, en compagnie de Mme Alveida King, nièce de Martin Luther King et fervente provie)
OTTAWA, Ontario, le 10 mai 2013 (LifeSiteNews.com (traduction CQV)) — Après avoir défiler dans les rues d'Ottawa hier après-midi pour réclamer justice pour l'enfant à naître, 950 jeunes se sont rendus au banquet de la jeunesse à l'hôtel Hampton Inn où ils ont pu apprécier la musique, des restaurants, des conférenciers motivateurs, et un film.
Pendant que les convives dégustaient la soupe, la salade et les lasagnes, Alissa Golob de campagne Coalition Jeunesse, qui a organisé l'événement, a présenté David Bereit, directeur national des 40 jours pour la vie, pour donner le discours d'ouverture.
« Les jeunes ne sont pas l'avenir du mouvement pro-vie », a déclaré Bereit. « Vous êtes le mouvement pro-vie, aujourd'hui, ici et maintenant. »
« Vous êtes la génération qui s'est engagée à mettre fin à cette injustice [l'avortement] une fois pour toutes. »
Bereit a décrit six étapes que les pro-vie ont besoin de comprendre et de « mettre en action » selon lui pour mettre fin à l'avortement.
1. Mettre fin à l'avortement est nécessaire. « Les enfants sont en train de mourir. Les femmes sont blessées. Les familles sont déchirées », a-t-il dit.
2. Mettre fin à l'avortement est possible. « Il est possible pour vous, où vous en êtes dans la vie, avec vos dons et vos talents, de changer les cœurs et les esprits. Vous pouvez sauver des vies. Il est possible de mettre fin à l'avortement dans votre communauté, dans votre province et partout au Canada. »
3. Seulement vous pouvez mettre fin à l'avortement. « Vous êtes la personne que Dieu appelle. Vous êtes ici parce que vous avez un but unique et spécial : cette cause pour un temps comme celui que nous vivons. »
4. Il est difficile de mettre fin à l'avortement. « La lutte contre l'injustice n'est jamais facile. Vous allez être persécutés. Vous allez avoir des problèmes. Vous allez avoir des revers ».
5. Il vaut la peine de mettre fin à l'avortement. « Ça vaut le coup quand on sait que les enfants sont en vie à cause de vous. Ça vaut le coup quand on sait que des femmes et des hommes sont épargnés d’une vie de regret à cause de vous. Ça vaut le coup quand une clinique d’avortement ferme à cause de vous. Ça vaut le coup quand les manchettes partout au Canada diront un jour que “l'avortement est terminé une fois pour toutes” et vous saurez que vous étiez un élément clé de cet événement ».
6. Il est temps de mettre fin à l'avortement. « Assez de quarante-quatre années d'enfants qui meurent, de femmes qui ont été blessées pendant ces 44 années. Il est temps de renverser la vapeur. Nous allons sortir d'ici avec un engagement qu'il est temps d’agir. La ligne est tracée dans le sable. L'avortement finit à partir de maintenant. »
Les jeunes ont applaudi et acclamé alors que Bereit les inspirait par des histoires de personnes qui ont décidé que c'était à eux de faire quelque chose pour l'enfant à naître et que c’est ce qui fait la différence.
« Lorsque vous dessinez cette ligne dans le sable et dites “il est temps, il est maintenant temps”, sans regarder en arrière, alors vraiment il sera écrit dans l'histoire du Canada qu’on se souviendra toujours de la Marche pour la Vie 2013 comme étant le début de la fin de l'avortement ».
« Et vous êtes les personnes pour y parvenir », a-t-il dit.
Avant le discours de Bereit, l’archevêque Gérald Lacroix, primat du Canada et archevêque de Québec, s'est adressé à la jeunesse.
« Nous avons eu une absolument merveilleuse marche cet après-midi, n’est-ce pas? », a déclaré Mgr Lacroix.
Il a encouragé les jeunes à « se lever et à faire tout votre possible pour respecter la vie, toute vie, tout être humain. » Il a dit que le souci de l'environnement, la conservation et la qualité de l'air doivent venir après le souci du « plus précieux cadeau de l'ensemble du monde créé : la vie humaine ».
Lacroix a mis en garde les jeunes d'autres dangers qui menacent de dévaloriser la vie humaine en plus de l'avortement, en désignant la pression de faire légaliser l'euthanasie au Québec, une « grave menace à l'horizon. » Il a fait la promotion de la Marche Printanière du 18 mai contre l'euthanasie à Québec comme une façon de dire « non merci » à cette pratique mortelle.
Mgr Lacroix a encouragé les jeunes : « Faites une différence ». « Mes amis, continuons à marcher pour la vie tous les jours de l'année. »
Après le discours de Bereit, la soirée s'est terminée avec la musique exaltante du Youth Band Gethsémani.
Maintenant, les faits sur la Marche pour la Vie 2013...
OTTAWA, le 9 mai 2013 (LifeSiteNews.com, traduction CQV) — Jusqu'à 25.000 pro-vie enthousiastes ont défilé aujourd’hui sur la Colline du Parlement sous la menace d'orages. Le mauvais temps, cependant, ne fut pas de la partie, des conditions ensoleillées plutôt, pour la 16e Marche pour la Vie.
Cette année a été une autre année record dans une série continue de nombres record pour le plus grand rassemblement annuel du Parlement fédéral. Les organisateurs ont estimé la foule à près de 25.000 personnes (…).
Cette année, la Marche était obstruée par des travaux de construction à la base de la colline du Parlement, ce qui rendait la sortie de la Colline beaucoup plus lente à cause d'un goulot d'étranglement à la sortie. (…)
L'événement, qui marque le passage du tristement célèbre « bill omnibus » de Pierre Trudeau en 1969, qui a annulé l'interdiction de l’avortement au Canada et ouvert la voie à l'avortement sur demande, a porté cette année sur un appel à la fin de l’avortement sélectif du foeticide féminin. La pratique, qu'on croit être commune dans certaines populations immigrées du Sud-Est asiatique vers le Canada, a été dans les nouvelles cette année en raison de la motion 408 du député conservateur Mark Warawa.
(…)
John-Henry Westen, rédacteur en chef de LifeSiteNews.com, a déclaré : la Marche est la « démonstration publique la plus importante dans notre nation. » « Regardez autour de vous et rappelez-vous cet événement parce que vous pourrez dire à vos enfants et vos petits-enfants que quand la vie était attaquée dans notre grande nation, vous vous êtes levés pour la vie ».
Carl Anderson, Chevalier Suprême des Chevaliers de Colomb, a commenté la croissance du nombre de participants à la marche. « Les médias canadiens ne peuvent pas vous ignorer. Bientôt, le gouvernement ne sera pas en mesure de vous ignorer », at-il dit.
Vingt et un députés et deux sénateurs ont participé et parlé à la foule. (Voir la liste en bas du texte.)
Bev Shipley, député conservateur de Lambton-Kent-Middlesex, a déclaré que la Marche pour la vie est le plus important événement sur la Colline du Parlement chaque année. « Il n'y a rien, il n'en est pas d’aussi important que celui-ci, pour soutenir la dignité et la durabilité de la vie ».
David Anderson, député conservateur de Cypress Hills — Grasslands, a déclaré que les députés « se tiendront avec vous et iront de l'avant sur cette question. »
Le député conservateur Mark Warawa a promis de continuer son combat contre l'avortement sélectif selon le sexe. « Ensemble, nous allons continuer la lutte et nous allons gagner », a-t-il dit.
Le député conservateur Stephen Woodworth a déclaré : « Nous sommes ici aujourd'hui pour convaincre le Parlement que l'égalité et la dignité humaines sont plus importantes que n'importe quel intérêt politique. Et je compte sur vous pour transmettre ce message partout au Canada ».
Il y avait également sept évêques catholiques qui ont été invités aux marches par Mgr Terrence Prendergast.
Mgr Gerald Lacroix, primat du Canada et archevêque de Québec, a déclaré que les manifestants étaient là « pour raconter à l'ensemble du Canada et aux gens d'ici que nous avons choisi de servir le grand peuple du Canada, que nous voulons que la vie soit respectée, que nous voulons que la vie soit célébrée ».
Un groupe dirigé par Chris Bray a séduit la foule juvénile avec une musique entraînante qui retentissait dans les rues du centre-ville d'Ottawa.
Liste des parlementaires sur la Colline :
Le sénateur Tobias Enverga Ontario
Guy Lauzon, de Stormont Dundas et Glengarry Sud
Rod Bruinooge, Winnipeg
Harold Albrecht, Kitchener Conestoga
Kyle Seeback, Brampton-Ouest
David Anderson, de Cypress Hills — Grasslands
Wlad Lizon, Mississauga-Est-Cooksville
Bev Shipley, Lambton Kent Middlesex
Rob Anders, Calgary-Ouest
Jeff Watson, Essex
Mark Warawa, Langley
Norm Doyle, NFL Labrador
Dean Del Mastro, Peterborough
Maurice Vellacott, Saskatoon Wanuskewin
Leon Benoit Vagreville-Wainwright
Stella Ambler, Mississauga-Sud
Kevin Sorensen, Crowfoot
Royal Galipeau, Ottawa-Orléans
Lawrence Toet, Elmwood Transcona
Stephen Woodworth, Kitchener-Centre
James Lunney, Nanaimo-Alberny
Kelly Block, Saskatoon-Rosetown-Biggar
Dave Van Kesteren, Chatham-Kent-Essex
Brad Trost, de Saskatoon-Humboldt
Désinformation naturelle chez Radio-Canada sur la Marche pour la Vie
Si vous allez sur le site de Radio-Canada du 9 mai 2013, vous trouverez sur neuf photos, trois représentant les contres-manifestants. On ne mentionne pas leur nombre, quelques dizaines, contre des dizaines de milliers de manifestants provie. Vraiment, il est proportionnel d'accorder le tiers des photos aux quelques promort présents, sans mentionner leur nombre... Le reportage vidéo est tout de même intéressant. À voir sur le site.
Couverture médiatique du journal Le Devoir de la Marche pour la Vie
Le journal Le Devoir du 10 mai 2013 met l'accent sur l'aspect politique de la marche:
(Fais ce que dois autrefois, Libre de penser aujourd'hui, l'évolution du Devoir...)
Les députés qui militent contre l’accès inconditionnel à l’avortement sont susceptibles de faire l’objet de tentatives de putsch et, pour cette raison, les militants pro-vie devraient les aider à se faire réélire. C’est du moins ce que pense le député conservateur albertain Rob Anders, qui a lui-même goûté à la médecine plusieurs fois.
(...)« Vous êtes 20 000 personnes, ce qui équivaut à 65 personnes pour chacune des 308 circonscriptions qu’il y a au pays », a lancé Rob Anders à la foule. « J’aimerais que vous considériez sérieusement de recruter chacun 10 de vos amis pour appuyer les nominations en 2015. Les hommes qui sont derrière moi [il n’y avait que deux femmes députés conservatrices présentes] ont pris des positions fermes et se sont fait des ennemis ce faisant. Ils auront besoin d’aide pour continuer leur travail. »Lorsque les élections pointent à l’horizon, les députés sortants voient parfois leur candidature contestée par d’autres militants. M. Anders, qui fait figure de mouton noir au sein du Parti conservateur, dit avoir subi sept courses à l’investiture pour conserver son droit de représenter sa circonscription de Calgary.Selon M. Anders, la participation des militants pro-vie aux nominations permettrait de protéger les députés pro-vie, mais aussi d’en faire élire davantage. « Plus il y a de députés pro-vie, mieux c’est. » Le caucus informel pro-vie sur la colline parlementaire compte une trentaine de membres.Sexo-sélectionMark Warawa, le député conservateur qui a tenté en vain de faire voter une motion condamnant les avortements de foetus féminins, était aussi présent à la manifestation. (...)La manifestation devait d’ailleurs insister sur les avortements sexo-sélectifs, avec pour thème «“C’est une fille !” ne devrait pas être une condamnation à mort. » Finalement, d’autres thèmes ont été entendus, notamment celui d’un groupe de 25 femmes ayant marché de Montréal à Ottawa pour raconter comment elles avaient été harcelées pour se faire avorter. (...)
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