Excellente réflexion sur la Marche printanière...

Sur le site ethiquepolitique.blogspot.ca du 21 mai 2013:

 

(Le symbole médical deviendra-t-il celui de la ciguë?)

 

 

 Je vous offre mon compte-rendu perso de la marche printanière, manifestation de samedi dernier à Québec du Rassemblement québécois contre l'euthanasie (RQCE).

1700 personnes réunies dans une atmosphère bon enfant sont venues dire au gouvernement que ce projet de loi, on en veut pas. On dira que c'est peu, ou plutôt pas autant que ce qu'on aurait espéré, je répondrai que j'attends de voir la manif qui en réunira autant pour exiger l'euthanasie. On sait tous que ça n'arrivera pas...
 
Comme disait mon évêque Noël Simard du diocèse de Valleyfield, qui avait en passant un très fort contingent d'une centaine de personnes, on est en train de se faire enfirouaper là.
 
On nous a en effet rappelé que 69% des mémoires présentés devant la commission parlementaire étaient contre l'euthanasie, mais qu'on les a comptés comme un seul parce qu'il provenaient de groupes défendant des idées semblables...
Que 90% des intervenants en soins palliatifs étaient contre aussi.
Que les médecins en bénéficieront financièrement lorsqu'on libérera ainsi un lit qui ne demande que peu ou pas d'intervention médicale (affreuse vérité dévoilée par un courageux Dr Patrick Vinay)
Et Amy Hasbrouk du groupe Toujours vivant- Not dead yet a démontré de manière magistrale que ce sont ceux qui se sentent le moins accueillis dans notre société, ceux qui souffrent déjà d'un handicap qui seront ainsi tentés de mettre à exécution cette sentence auto-administrée parce qu'ils croiront ainsi ils nous rendront service...Est-ce de ce type de société qu'on veut? Nous on dit non!
 
On s'est évidemment un peu payé la tête de Pauline Marois, mais qui ne le fait pas ces jours-ci. Personne n'est évidemment venu nous rencontrer mais le minimum de décence exige maintenant de mesdames Hivon et Marois qu'elles répondent à un tel mouvement, organisé je vous le rappelle au cours du premier long weekend de l'été. Les participants ont laissé là leur potagers, piscines et maisons de campagne pour investir une journée à défendre des valeurs et c'est remarquable.
 
Aussi, le Dr Couillard qui s'était prononcé publiquement contre l'euthanasie lorsqu'il était ministre de la santé est maintenant bien coincé entre un caucus qui a appuyé unanimement le rapport de la commission (incroyable, quelle gang de totons, pas un qui exprime l'once d'un désaccord) et ses propres convictions. On aimerait bien qu'il exprime quelque chose justement... un sentiment à défaut d'une consigne, une invitation à réfléchir, un retrait du chèque en blanc accordé au gouvernement sur ce sujet... Est-ce trop demander?
(...)
 
Jérémie
À voir à la suite de cet article, une très belle comptine amusante qui pourrait devenir un chant populaire, à répéter souvent! À ne pas oublier lors de la prochaine manifestation.

 

Des dizaines de milliers de cartes postales dénonçant Stephen Harper distribuées dans une seconde circonscription

Sur le site de Radio-Canada du 22 mai 2013 qui censure toujours la carte postale de peur que la population ne voit la réalité:

Une campagne d'envoi massif de cartes postales anti-avortement vise maintenant une deuxième circonscription fédérale de Calgary, une semaine après avoir ciblé celle du premier ministre du Canada.

Environ 50 000 cartes postales montrant des foetus avortés seront envoyées à des résidences de la circonscription de Calgary Centre-Nord, représentée par la députée Michelle Rempel.
 
Un groupe appelé le Centre canadien pour des réformes bioéthiques (Canadian Centre for Bio-ethical Reform) affirme que la députée Rempel est l'une de cinq élus fédéraux dont les circonscriptions seront ciblées au cours de l'été, avec des cartes postales au contenu visuel explicite.
 
Une porte-parole du groupe, Stephanie Gray, a expliqué que la campagne s'en prenait aux députés qui avaient voté contre une motion pour étudier le moment où commence la vie humaine.
 
« La députée Rempel est une dirigeante de ce pays », a dit Mme Gray. « En fait, elle a récemment été nommée une des 100 femmes les plus puissantes du Canada. Alors, que fait une femme puissante à manquer à son devoir envers les enfants les plus démunis au pays? »
 
(...)
 

 

« Il a peur que je mette fin à ses jours » Témoignage d'un médecin dans le journal Le Soleil

Sur le site du journal Le Soleil du 22 mai 2013:

 

 

 

 

«Allo Doc! Vous me donnez encore combien de temps à vivre?» me demande un de mes patients, inquiet, lors d'une visite médicale à l'Institut Universitaire en Santé Mentale de Québec (IUSMQ). Monsieur est un patient âgé, schizophrène, avec de multiples pathologies. Il fait partie de ma clientèle régulière. Il a parfois peur de mourir. Ou plutôt, il a peur que je mette fin à ses jours. Je lui ai confirmé que jamais je n'agirai ainsi et que j'allais plutôt m'efforcer de lui prodiguer des soins de qualité. Jusqu'à maintenant, le patient semble me faire confiance, mais il me revient parfois avec sa question. C'est un patient tributaire d'autrui pour l'assurance de son bien-être, de ses droits, de ses soins... et éventuellement de la poursuite de sa vie?

(...) 
L'euthanasie, c'est donner la mort, directement, volontairement, intentionnellement... à la suite d'une demande. Ce n'est pas une pratique médicale que je désire vivre. Face à mes patients, je veux continuer à utiliser mes qualités de médecin pour exercer selon les niveaux de soins actuellement établis, soit le traitement optimal, le traitement proportionnel ou encore, les soins palliatifs.
 
Dr Réal Bertrand
 
IUSMQ

 

Diane 35 : l'antiacnéique utilisé comme contraceptif est retiré de la vente en France

Sur le site de genethique.org du 22 mai 2013:

 

 

 

 

A la suite de la décision de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en janvier dernier (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 31/01/2013), Diane 35 et ses génériques ne sont plus disponibles en pharmacie, en France, à compter de ce mardi 21 mai. En effet, l'ANSM a estimé défavorable le rapport bénéfice/risque de cet antiacnéique, largement prescrit en tant que contraceptif. (...)

Par contre, l'agence Européenne Médicament, qui semble moins préoccupée par la sécurité, a estimé favorable le rapport bénéfice/risque... pour le traitement de l' acné seulement.

Le mépris des professeurs d'université pour les mères...

Un témoignage sur la bêtise qui afflige beaucoup d'universitaires qui  ont malheureusement appris à déraisonner... Sur le site du journal La Presse du 22 mai 2013:

 

(Où est la priorité?)

 

 

 ANNE-MARIE GAGNÉ

L'auteure est professeure et maman monoparentale d'un bambin de deux ans.
 
(...) le regard des collègues demeure sévère à l'égard de ces jeunes professeures qui tombent enceintes, souvent après de longues années d'études, et donc forcément « sur le tard », et qui, hélas, sont aussi en début de carrière.
 
Le milieu universitaire ne fait pas de quartiers : une jeune professeure, peu importe sa situation personnelle, ne saura triompher sans publier un maximum d'articles scientifiques dans des revues reconnues, donner un maximum de conférences (idéalement à l'étranger), concevoir une pléthore de nouveaux cours pour le plus grand nombre d'étudiants possible et, bien sûr, se donner à fond pour servir la collectivité, tant à l'interne qu'à l'externe.
 
La jeune mère ou celle sur le point de l'être en sort forcément perdante. Elle ne saura, pour un certain temps du moins, honorer dignement ou du moins autant que ses collègues masculins, une telle charge de travail. Mais si ce n'était que cela...
 
Les commentaires des collègues se font acerbes à l'endroit de la future mère : « Une grossesse, ça se planifie! » Or, une grossesse ardemment désirée qui survient à la fin de la trentaine ou à l'aube de la quarantaine peut difficilement être repoussée plus longtemps.
 
« Être enceinte, ce n'est pas une maladie ». Non, bien sûr que non. Mais peut-on au moins s'entendre sur le fait que d'avoir un petit être humain qui grandit dans son ventre implique souvent de réprimer toute la journée ses envies de vomir (ou alors, de prendre des médicaments antinauséeux qui ont malheureusement comme effet secondaire de créer la somnolence), de voir son agenda bousculé par de nombreuses visites médicales, de mal dormir, d'avoir mal au dos, d'avoir des brûlements d'estomac et j'en passe... (...)
 
« Tu es certaine que tu veux un enfant? Il n'y a pas beaucoup de femmes dans ce milieu qui en ont... » Ce commentaire, entendu à maintes reprises de la part de collègues féminines me laisse encore songeuse. S'agissait-il d'une maladroite mise en garde? Parce qu'avoir un enfant, lorsqu'on débute une carrière de professeure-chercheure, est un sujet hautement tabou. Devoir quitter une réunion pour des raisons médicales liées à la grossesse ou pour aller chercher fiston à la garderie, ça ne passe pas. Certes, on ne le dira pas tout haut. Les collègues sont des gens civilisés et polis. Or, les yeux levés au ciel trahissent ce qu'on pense tout bas. Un « vrai » chercheur, un « vrai scientifique », un « vrai » professeur devrait faire passer le Savoir et la Connaissance avant des raisons aussi terre à terre qu'un... enfant!
 
Et la permanence? N'y pensez pas! Et la promotion? Vous vous moquez de moi, sans doute! Quand, à la naissance de l'enfant, vos collègues ne se donnent même pas la peine de vous faire parvenir une petite carte de félicitations (et un cadeau? Non, sérieusement, vous me faites marrer!), cela laisse paraître assez clairement ce qu'on pense de cet « heureux événement ».
 
J'aimerais dire aux jeunes professeures qu'elles pourront vivre une grossesse sereine et prendre un congé de maternité sans en subir trop de conséquences néfastes sur leur carrière, mais cela m'est impossible. J'aimerais ne pas avoir à les mettre en garde.
 
Certains diront que la grossesse est un choix. Qu'on ne peut pas tout avoir. Serait-ce à dire que la carrière universitaire est totalement irréconciliable avec la volonté de fonder une famille? Plutôt que de vous mettre en garde, doctorantes, je vous enjoins à vous battre. Battez-vous pour vous, pour vos enfants (actuels ou en devenir), pour toutes les jeunes mamans ou pour celles qui rêvent de le devenir.  (...)

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