LifeSiteNews.com lance le Projet Charité dans la Vérité pour la réforme des organismes de bienfaisance

(Développement et Paix, des problèmes toujours présents sur l'aide à des organismes pro-avortement)

Communiqué de presse de LifeSiteNews

4 mars 2013 –  LifeSiteNews.com, une agence de nouvelles internationale axée sur la vie, la famille et les enjeux culturels, lance aujourd’hui le Projet Charité dans la Vérité pour promouvoir l’appel du pape Benoit XVI pour une réforme des organismes catholiques de bienfaisance.

 «Nous croyons qu’il ne pourrait y avoir un hommage plus approprié à notre pape émérite que de bien répondre à son appel pour une identité catholique rigoureuse dans les œuvres caritatives de notre Église» a déclaré Patrick Craine, le chef de bureau canadien de LifeSiteNews.com.

Situé à CharityinTruth.ca, le projet envisage de mener une série de campagnes appelant à la réforme de certaines organisations caritatives dirigées par l’Église, car il a été découvert qu’elles ont financé des groupes faisant la promotion de l’avortement, de la contraception et des «droits» des homosexuels.

La première campagne de ce projet est de demander instamment une réforme sérieuse et transparente de l’Organisation catholique canadienne Développement et Paix, l’agence officielle de développement des évêques canadiens. La campagne est lancée avant la collecte nationale de Carême de partage de D&P qui aura lieu le 17 mars.

Par une vidéo, une pétition et d’autres ressources, la campagne appelle les catholiques à offrir aux évêques canadiens le support de leurs prières pour leurs efforts à mettre fin au scandale de D&P.  La campagne exhorte aussi les catholiques à ne pas faire de don à l’organisme pendant que la réforme est en voie de réalisation.

D&P a été impliqué dans une controverse depuis 2009 lorsque LifeSiteNews a commencé une série de rapports révélant que l’agence a envoyé l’argent des catholiques à plus de deux douzaines de groupes qui militent pour la légalisation de l’avortement dans les pays en voie de développement.

La campagne du Projet Charité dans la Vérité répond au thème de D&P pour la collecte de Carême de partage : «Dignité humaine». Le matériel de la campagne de D&P ne mentionne même pas le droit à la vie et se concentre exclusivement sur des sujets comme l’option préférentielle pour les pauvres, la protection de la création et la justice économique. Ceci, malgré le fait que le Compendium de la doctrine sociale de l’Église déclare que «la promotion de la dignité humaine implique avant tout l’inviolabilité du droit à la vie, de la conception jusqu’à la mort naturelle».

Les partenaires de LifeSiteNews.com dans cette campagne sont : Campaign Life Coalition, Campagne Québec-Vie, Human Life International, et Real Women of Canada. Toute autre organisation qui désire s’associer avec nous peut nous contacter à editor@lifesitenews.com.

Le Projet Charité dans la Vérité s’inspire de la réforme des organismes catholiques de bienfaisance tracée par le pape Benoit XVI en 2009 dans son encyclique Caritas in Veritate et codifiée dans un Motu Proprio le 2 décembre 2012. Dans ce dernier document législatif, il a exposé clairement les statuts canoniques exigeant que dans leurs octrois de financement, les agences catholiques doivent rester fidèles à l’enseignement de l’Église.

Dans Caritas in Veritate, le pape émérite a affirmé avec emphase que «l’ouverture à la vie est le centre du vrai développement» et il a dénoncé les efforts des peuples occidentaux à exporter l’avortement au Tiers-Monde.  «Le respect de la vie… ne peut être détaché d’aucune manière des questions touchant le développement des peuples» a-t-il écrit.

Après le Motu Proprio, dans une déclaration au Conseil pontifical Cor Unum le 19 janvier 2013, le pape a insisté sur le fait que les agences catholiques «doivent exercer une vigilance critique et parfois refuser le financement et la collaboration qui, directement ou indirectement, favorisent des actions ou des projets qui sont en contradiction avec l’anthropologie chrétienne».

«Nous nous engageons sans réserve au service de notre Église à l’égard des pauvres et des démunis, mais c’est à cause de cet engagement profond que nous croyons que ce service doit être réalisé en accord avec l’enseignement moral catholique authentique», dit Patrick Craine. « Le pape Benoit a établi clairement que la vraie charité ne peut ignorer le cadre spirituel et moral de la personne».

Pour plus d’information, incluant la vidéo, la pétition et d’autres ressources, visitez
CharityinTruth.ca.

Nous joindre :

John-Henry Westen, Éditeur en chef,
LifeSiteNews.com, editor@lifesitenews.com, 613-756-9029

Patrick Craine, Chef de bureau canadien, LifeSiteNews.com, pcraine@lifesitenews.com, 902-281-2135

À propos de LifeSiteNews.com

LifeSiteNews.com est le leader mondial des agences de nouvelles pro-vie et pro-famille. Depuis sa fondation en 1997, LifeSiteNews.com est devenu le plus populaire site internet pro-vie, selon Alexa.com, avec environ 2.5 millions de visiteurs par mois. Reconnus pour leur précision et professionnalisme, les rapports quotidiens de l’agence sont utilisés par des éducateurs, professionnels, politiciens et par les leaders pro-vie et pro-famille à travers l’Amérique du Nord et le monde.
 

Comment construire la paix, le développement intégral des peuples sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie?

Sur le site de Vatican.va (viale Salon Beige), ce message du pape Benoît XVI pour la journée mondiale de la paix, ce 1er janvier 2013:

 

(Benoît XVI)

 

 

4. Le chemin de réalisation du bien commun et de la paix est avant tout le respect pour la vie humaine, considérée dans la variété de ses aspects, à commencer par sa conception, dans son développement, et jusqu’à son terme naturel. Les vrais artisans de paix sont alors ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine en toutes ses dimensions : personnelle, communautaire et transcendante. La vie en plénitude est le sommet de la paix. Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes ou des crimes contre la vie.

Ceux qui n’apprécient pas suffisamment la valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la libéralisation de l’avortement par exemple, ne se rendent peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche d’une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la personne humaine et, encore davantage, le meurtre d’un être sans défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix. Comment peut-on penser en effet construire la paix, le développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de l’environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie, à commencer par les enfants à naître ? Toute atteinte à la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour l’environnement. Il n’est pas juste non plus de codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie.

La structure naturelle du mariage doit être aussi reconnue et promue, c’est-à-dire l’union entre un homme et une femme, face aux tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes radicalement différentes d’union qui, en réalité, la dénaturent et contribuent à la déstabiliser, éclipsant son caractère particulier et son rôle social irremplaçable.

Ces principes ne sont pas des vérités de foi ; ils ne sont pas non plus seulement une conséquence du droit à la liberté religieuse. Ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même, identifiables par la raison, et donc communs à toute l’humanité. L’action de l’Église en faveur de leur promotion ne revêt donc pas un caractère confessionnel mais s’adresse à toutes les personnes, quelle que soit leur appartenance religieuse. Cette action est d’autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, car cela constitue une offense faite à la vérité de la personne humaine, une grave blessure infligée à la justice et à la paix.

 (...)

Développement et Paix : des nouvelles de la rencontre du Conseil national

Sur le site de radio Ville-Marie du 10 décembre 2012:

 

(Robert Walley, fondateur et directeur de Matercare international, soignant le poignet brisé d'une femme haïtienne, après le tremblement de terre)

La rencontre du Conseil national de Développement et Paix (D&P) qui avait lieu du 30 novembre au 2 décembre a donné lieu à la première visite d’un président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) en plus de quarante ans. Le Conseil national et Mgr Richard Smith ont eu « un échange constructif » sur « des questions d’intérêt commun ». Une heure et demi était prévue pour le passage de Mgr Smith.
(...)
Outre la confirmation du choix de Pat Kennedy en tant que nouveau président, la lettre de M. Breau en dit peu sur la teneur des discussions, se contentant de préciser que « de l'information a été fournie par le personnel et un certain nombre de débats importants ont eu lieu sur des sujets différents ». En revanche, elle confirme dès les premières phrases que « l’organisation reste fidèle à sa mission », et que « ses plans pour l'avenir sont conformes à la justice sociale dans notre monde ».
 
Les internautes qui espéraient en apprendre davantage via les réseaux sociaux au cours de la rencontre de trois jours n’ont pu que constater un silence radio de ce côté.
Suite à une autre rencontre – celle du Comité permanent de la CECC sur D&P et du Comité de liaison de D&P – qui a eu lieu le 22 novembre, un communiqué de presse conjoint publié le 4 décembre confirme la révision de deux politiques de l’organisme qui seront soumises au vote du Conseil national au printemps 2013. Les deux comités appuient ces révisions. La première de ces politiques concerne les « critères éthiques qui serviront à guider Développement et Paix dans son travail avec ses partenaires » ; la seconde concerne le « processus que Développement et Paix désire appliquer comme procédure opératoire normative dans sa collaboration avec ses partenaires, avec les évêques et avec la CECC elle-même ». Ce deuxième document servira notamment à mieux gérer d’éventuels conflits.
 
En parlant de conflit, ce même communiqué précise que le Comité permanent de la CECC se réjoui de « constater que Développement et Paix compte subventionner un nouveau projet au Kenya, en collaboration avec le Vicariat d’Isiolo dans lequel MaterCare Internationalis est l’un des partenaires ». MaterCare International est une organisation qui regroupe des professionnels de la santé catholiques et qui se spécialise en santé des mères et des enfants nés ou à naître.
(...)

Souhaitons que Développement et Paix suive une éthique rigoureuse, respectant le droit des enfants à naître. Les catholiques du pays pourront alors de nouveau faire confiance à l'organisme et le financer.

Développement et Paix : lettre d'un membre contre une réforme positive de l'organisme, vers un respect de l'enfant à naître

Sur le site de soutenonsdeveloppementetpaix.org du 5 décembre 2012:

 

 

(Matercare international)

 

UN VIRAGE SURPRENANT – Nicolas Gilbert
 
C’est avec surprise et inquiétude que j’ai lu le dernier communiqué de D&P: Comité permanent de la CECC sur Développement et Paix et Comité de liaison de Développement et Paix : rencontre conjointe du 22 novembre 201.

(http://www.devp.org/fr/pressroom/2012/comm2012-12-04). On y lit entre autres que:
 
« Le Comité permanent s’est également dit satisfait de constater que Développement et Paix compte subventionner un nouveau projet au Kenya, en collaboration avec le Vicariat d’Isiolo dans lequel  MaterCare Internationalis est l’un des partenaires« .
 
Le communiqué ne précise évidemment pas ce qu’est MaterCare: une ONG qui se dit vouée à la santé maternelle et infantile, mais qui se distingue des organisations sérieuses oeuvrant dans ce domaine par son opposition à la contraception. En plus de dénigrer fréquemment l’UNICEF et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le directeur général de MaterCare Robert Walley a repris à son compte les accusations des conservateurs contre Développement et Paix (http://matercare-international.blogspot.ca/2012_09_01_archive.html). Le financement de MaterCare par Développement et Paix ressemble donc à s’y méprendre à une capitulation.
 
Tant que D&P n’était pas vraiment active dans le domaine des soins de santé, elle évitait d’être coincée entre les positions de l’Église et la réalité de la santé dans les pays en voie de développement où la planification familiale est un service absolument essentiel pour, entre autres, réduire la mortalité maternelle. Notre organisation s’engageait dans des domaines connexes (sécurité alimentaire, environnement, éducation) et laissait la santé à d’autres qui avaient les mains libres. Mais cette fois, Développement et Paix a choisi de s’engager sur le terrain sanitaire… en empruntant une voie qui n’a aucun sens du point de vue de la santé publique!
 
LifeSiteNews et Campagne Québec Vie peuvent être fiers de nous. Pour ma part, j’ai plutôt honte.
 
Nicolas Gilbert, Biologiste, épidémiologiste et membre de Développement et Paix
 

Une capitulation d'être aussi au service des enfants à naître? Vraiment, il était temps qu'il y ait un bon ménage à Développement et Paix. Que des partisans d'une culture de mort puissent s'y sentir à l'aise dépasse l'entendement. Matercare est l'une des organisations qui, contrairement à l'Unicef, aident vraiment les femmes enceintes, les enfants, tous les enfants y compris ceux qui naîtront dans quelques mois...  Pour voir le projet de Matercare (un hôpital) décrié dans cette lettre, cliquez ici.

La voie prise par MaterCare est la seule efficace d'un point de vue de santé publique, comme on l'a vu également en Ouganda. Le condom ne protège pas à 100% des MTS (ne protège pas contre le virus du Papillome Humain) et contribue à laisser croire à une protection illusoire, contribuant à développer des comportements à risques.  MaterCare soutient concrètement les familles et apporte un soutien dans l'apprentissage de l'amour que les familles vivent avec la régulation naturelle des naissances, dans un esprit opposé à la contraception qui voit l'enfant comme un désagrément et un obstacle à la jouissance.

Si Développement et Paix prend la voie d'une véritable aide pour tous les pauvres, y compris les enfants à naître, dans son combat pour une plus grande justice, il pourra compter sur notre vigoureux soutien.

Le Pape Benoit XVI apporte des éclaircissements sur la Caritas dans l'Église : des instructions pour Développement et Paix

Sur le site de zenit.org du 1er décembre 2012, voici quelques extraits importants qui seront des outils utiles pour éclairer la situation de crise vécue à Développement et Paix:

ROME, samedi 1er décembre 2012 (Zenit.org) – « Un organisme caritatif ne peut utiliser la dénomination "catholique "qu’avec le consentement écrit de l’autorité compétente », déclare Benoît XVI qui établit les normes juridiques pour les associations et fondations caritatives catholiques, dans sa lettre en forme de « motu proprio » intitulée : « Le service de la charité », publiée, ce samedi 1er décembre 2012.

« Je désire donner un cadre juridique organique, par le présent Motu Proprio, qui soit plus apte à ordonner, dans leurs lignes générales, les différentes formes ecclésiales organisées du service de la charité, qui sont étroitement liées à la nature diaconale de l’Église et du ministère épiscopal », explique le pape, qui renforce l'autorité des évêques diocésains dans ce domaine.

Ce document s’inscrit dans la ligne de l’encyclique « Deus Caritas est » : « Le service de la charité est, lui aussi, une dimension constitutive de la mission de l’Église et il constitue une expression de son essence-même, à laquelle elle ne peut renoncer », rappelle Benoît XVI qui cite son encyclique : « L’action concrète demeure insuffisante si, en elle, l’amour pour l’homme n’est pas perceptible, un amour qui se nourrit de la rencontre avec le Christ » (n. 34).

(...)

Par conséquent, sur proposition du Cardinal Président du Conseil Pontifical Cor Unum, et ayant entendu le Conseil Pontifical pour les Textes Legislatifs, j’établis et décrète ce qui suit:
 
Art. 1.
§ 1. Les fidèles ont le droit de s’associer et de fonder des organismes qui réalisent des services de charité spécifiques, surtout en faveur des pauvres et de ceux qui souffrent. Dans la mesure où ils révèlent liés au service de la charité des Pasteurs de l’Église et/ou, en tant que tels, veulent employer la contribution des fidèles, ils doivent soumettre leur statuts à l’approbation de l’autorité ecclésiastique compétente et observer les normes suivantes.
 
(...)

 
§ 3. Outre l’observation de l’ensemble de la législation canonique, les initiatives collectives de charité auxquelles se réfère ce Motu Proprio, sont également tenues d’observer, dans le cadre de leurs activités, les principes de la doctrine catholique et ne peuvent accepter des engagements qui d’une façon ou d’une autre puissent conditionner l’observance de ces-dits principes.
 

(...)

§ 4. Les organismes et les fondations promues à des fins caritatives par des Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique, sont tenus d’observer ces normes ainsi que ce qui est prévu par les canons 312 §2 CIC et 575 §2 CCEO.
 
Art. 2.
§ 1. Dans les statuts de chaque organisme caritatif auquel se réfère l’article précédent, outre les charges institutionnelles, et les structures de gouvernement selon le canon 95 §1 CIC, devront aussi être exprimés les principes inspirateurs et les finalités de l’initiative, les modes de gestion des fonds, le profil de ses propres collaborateurs, ainsi que les rapports et les informations devant être présentés à l’autorité ecclésiastique compétente.
 
§ 2. Un organisme caritatif ne peut utiliser la dénomination "catholique "qu’avec le consentement écrit de l’autorité compétente, comme indiqué par le canon 300 CIC.
(...)
§ 3. Il revient à l’Évêque diocésain de veiller à ce que l’activité et la gestion de ces organismes, respectent toujours les normes de droit universel et particulier de l’Église, aussi bien que l’intention des fidèles qui auraient fait des dons ou des legs pour ces finalités spécifiques (cf can 1300 CIC et 1044 CCEO).

§ 3. En particulier, l’Évêque diocésain doit éviter que des organismes de charité qui sont sous son autorité, soient financés par des entités ou des institutions qui poursuivent des buts contraires à la doctrine de l’Église. De même, afin d’éviter de scandaliser les fidèles, l’Évêque diocésain doit éviter que ces-dits organismes caritatifs acceptent des contributions en faveur d’initiatives qui, dans la finalité ou les moyens pour l’atteindre, ne sont pas en accord avec la doctrine de l’Église.
 
§ 4. Particulièrement, l’Evêque doit veiller à ce que la gestion des initiatives qui lui sont soumises donnent un témoignage de sobriété chrétienne. Pour cela, il veillera à ce que les salaires et les frais de gestion, bien que correspondant aux exigences de la justice et aux profils professionnels nécessaires, soient dûment en rapport avec des frais analogues de sa propre Curie diocésaine.
(...)
Art. 11.
L’Évêque diocésain est tenu, si nécessaire, de porter à la connaissance de ses propres fidèles que l’activité d’un organisme de charité déterminé ne répond plus aux exigences du magistère de l’Église, en interdisant en conséquence l’usage du mot « catholique » et en adoptant les mesures nécessaires dans les cas de responsabilités personnelles

 

Développement et Paix : la fin ou le renouveau?

Verra-t-on enfin la régénération de Développement et Paix?
Une crise secoue Développement et Paix. De nombreux laïcs et religieux quittent l’organisme. D’abord parce que le gouvernement fédéral a coupé généreusement dans les subventions. Aussi, parce que nombreux sont les membres de Développement et Paix qui ne peuvent supporter que l’organisme soit catholique et que les évêques aient leur mot à dire dans le choix des causes à supporter. Dont le choix de ne pas financer des organismes qui entre autres, font la promotion de l’avortement.
Pourtant, cela aurait été très simple de publier la liste des organismes et un relevé clair de l’utilisation des dons des fidèles. Faire preuve de transparence. Non, les fidèles devraient leur faire une confiance aveugle…
Et surtout, ne pas se préoccuper des enfants à naître, « une préoccupation sectaire, de droite ». Il est frappant de constater qu’aucun des « défenseurs » d’un Développement et Paix indépendant n’ait jamais proposé une solution au scandale du financement d’organismes douteux. De là à croire qu’ils partagent les idéologies pro-avortements devient une hypothèse plausible. Pourtant, s’ils avaient accepté de rassurer les catholiques, Développement et Paix n’en serait pas là aujourd’hui…
Si les membres de Développement et Paix n’ont pas d’autres opinions que celles présentées par Jean-Claude Leclerc, journaliste au journal Le Devoir, alors oui, il vaudrait mieux aider d’autres organismes plus efficaces et plus respectueux de la défense des droits de tous les êtres humains, sans exception. Voici un extrait de l’article du 26 novembre 2012, du journaliste spécialiste au Devoir des questions religieuses, même s’il n’y comprend rien :
Ainsi, à Valleyfield, le conseil diocésain de D & P a publié un communiqué dénonçant les « modifications » et l’intervention de la CECC. « Nous ne reconnaissons plus notre organisme », écrivent-ils. « Cet organisme laïc est pris en otage par un petit nombre d’évêques liés au pouvoir politique et à la droite religieuse. » Ils estiment ne plus pouvoir « garder silence et être complices du sabordage de Développement et Paix » et de « sa mission prophétique ».
Cette mission doit être une mission, disent-ils, « de transformation sociale et de signe d’espérance pour les femmes et les hommes les plus vulnérables ». Toujours solidaires de D & P, ils croient que l’organisme peut rester « un agent de dénonciation des structures de l’appauvrissement des pays du sud et une conscience sociale pour les gens d’ici ». Entre-temps la déchirure semble s’agrandir au sein de l’Église catholique.
Ainsi, au moment où les Communes allaient débattre de la motion d’un conservateur pro-vie, les évêques invitaient tous les députés à « prendre en compte le caractère sacré de l’enfant à naître et de chaque vie humaine ». Ils encourageaient les catholiques du pays à prier pour que les parlementaires aient « la sagesse et le courage » de promouvoir le bien commun, « qui se fonde sur le respect de la dignité humaine de tous et de chacun ». Mais, auront noté des gens de D & P, ils restent cois sur le détournement de l’aide fédérale jusqu’ici réservée aux populations du tiers-monde. (…)
Dès lors, le rôle ambigu d’un épiscopat devenu plus proche d’une mouvance sectaire que de ses propres fidèles risque d’en blesser plus d’un.
Sectaire d’être catholique. Voilà ce que pensent nombre de militants de Développement et Paix, qui semblent n'avoir besoin du titre de catholique que pour soutirer l’argent des fidèles dans les paroisses. Mais ce titre de catholique ne doit être qu’une coquille vide. Ne parlons surtout pas de protection des plus pauvres, des enfants à naître, ni d’évangélisation! Les militants ne veulent pas en entendre parler et cela donnerait mauvaise presse à l’organisation.
La crise de Développement et Paix semble venir du refus de ses membres que cette organisation soit catholique. Ils veulent bien d’un Jésus, coéquipier de Che Gueverra, une mascotte rassurante, mais certainement pas de l’homme-Dieu qui a institué une Église pour guider les fidèles en matière de foi et de mœurs!
Et les fidèles catholiques en ont marre d’être pris pour des valises par des laïcs qui s’affirment peuple de Dieu, mais ne croient pas deux mots, ni des textes très clairs de Vatican II (ils préfèrent leurs fantasmes sur ce concile) ni du catéchisme de l’Église Catholique.
 « De quelques problèmes plus urgents » disait la 2e partie de la constitution Gaudium et Spes du Concile Vatican II. Parmi ces problèmes, au numéro 51, il est mentionné : « La vie doit donc être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables. »
Il est normal de s’attendre à ce que des catholiques soient préoccupés par ce « problème plus urgent », ou du moins, si leur conscience n’est pas encore assez développée pour saisir toute l’importance de cette question, du moins, qu’ils ne favorisent pas une culture de mort en finançant des organismes qui ont parmi leurs nombreux objectifs, le « droit » de tuer les enfants à naître dans leurs pays!
On dit que Développement et Paix est en agonie; c'est peut-être vrai. Mais c'est justement grâce à cette crise qu'il y aura renouveau : "Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit." Espérons que la crise à Développement et Paix sera des plus salutaires et que parmi des organismes comme Amnistie Internationale ou l’Unicef qui ont trahi leur mission de défendre les plus faibles, Développement et Paix sera un modèle d’aide au développement et à la justice pour TOUS !

Reportage à Second Regard sur Développement et Paix : un modèle de manipulation par les semi-vérités et omissions…

Radio-Canada à son émission Second Regard du 4 novembre 2012, a fait paraître un reportage sur la crise qui secoue l’organisme Développement et Paix.
Les critiques face à Développement et Paix sont minimisées, voire caricaturées :
  • Aucune mention des salaires scandaleux de dirigeants de Développement et Paix : entre 120 000 et 160 000 $ par année, soit 5 fois le salaire des nombreux ouvriers et simples salariés qui contribuent par leur geste de partage pris à même leur modeste salaire à entretenir les bonzes d’un organisme supposé s’occuper de « justice sociale »!
  • Une présentation caricaturale des raisons pour lesquelles Mgr Pendergast a refusé le conférencier jésuite à intervenir dans son diocèse pour Développement et Paix complètement caricaturale. Non, ce n’était pas une accusation par association due à une quelconque photo. Mgr Pendergast s’est entretenu personnellement avec ce père Jésuite et c’est à la suite de cet entretien qu’il a jugé qu’il ne pouvait l’accepter comme conférencier. Ce que ne dit surtout pas M. Gloutnay dans l’interview.
  • Une tentative de minimiser l’énorme responsabilité de ne pas contribuer à financer des organismes, qui, d’une façon ou d’une autre, travaillent pour l’élimination d’enfants à naître par avortement.
  • L’omission de mentionner que François Gloutnay, travailleur ayant pris une retraite anticipée de Développement et Paix, écrivait déjà des articles à la pige pour différentes revues, laissant croire qu’il a dû se trouver des boulots précaires pour subvenir maintenant à ses besoins.
  • Une présentation encore une fois caricaturale des groupes catholiques critiquant l’œuvre de Développement et Paix par François Gloutnay, à 1 min 26 s de l’enregistrement.
  • L’omission de mentionner les critiques maintes fois manifestées du manque de transparence de Développement et Paix sur sa façon de distribuer l’argent des fidèles.
  • L’interview d’un pauvre inconscient, de l’organisme Culture et Foi, de l’importance d’empêcher les 55 millions d’avortements annuels à travers le monde, première cause de mortalité mondiale, premier vecteur de haine sur la planète (Comme le disait mère Térésa, « Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'enfant à naître »). Non, les reproches faits à Développement et Paix ne sont pas de travailler avec des gens qui ne partagent pas les « idées » des catholiques sur l’avortement, mais de financer des groupes qui travaillent à faire modifier les lois pour permettre l’avortement légal par exemple, où qui vont même publier des livres sur l’autoavortement!
La réponse de Mgr Fournier dans l’entrevue est très claire. « On n’encouragera pas un groupe qui travaille pour la corruption par exemple ». À plus forte raison, qui encourage l’avortement… Les associés de Développement et Paix, doivent respecter la doctrine sociale de l’Église s’ils veulent bénéficier de l’aide financière des fidèles… Ce n’est pas du chantage, les fidèles catholiques ne sont tout simplement pas des vaches à lait devant payer aveuglément le salaire faramineux des dirigeants de Développement et Paix, ni endosser ces campagnes politiques qui n’ont rien à voir avec l’aide aux plus pauvres, ni avec la justice sociale d’ailleurs. Ce n’est pas parce que l’on choisit d’aider un organisme plus rigoureux et efficace que Développement et Paix que cela constitue une « injustice sociale »…
Il faut le mentionner aussi, plusieurs membres de Développement et Paix s’inspirent de Jésus-Christ de la même façon qu’ils s’inspirent de Che Guevarra. Un grand personnage de l’histoire qui a parlé pour les plus pauvres (ce qui n’est pas le cas du Che, loin de là…). Ce sont eux qui menacent de quitter l’organisme. Si le Christ n’est plus un simple drapeau pour pouvoir aller chercher l’argent des fidèles, mais un homme-Dieu avec des exigences morales que l’Église Catholique transmet, par exemple, l’interdiction de tuer les enfants par avortements, alors plusieurs quitteront ce Christ trop réel pour continuer de fantasmer sur le personnage de leur rêve, comme ils le font déjà avec le tortionnaire Che Guevarra. Déçus, ils invoquent le Concile Vatican II qu’ils n’ont visiblement jamais lu et encore moins compris… (voir l'article 51 de Gaudiem et Spes) Ils préfèrent s’en tenir là aussi au fantasme du Concile qu’ils aiment appeler « l’esprit du Concile », c’est-à-dire ce qu’ils croient eux, même si cela n’a jamais été voté par les pères conciliaires et encore moins transcrit dans les documents conciliaires! L’Église serait une démocratie qui auraient l’obligation d’écouter sa base, pas n’importe quelle base de laïcs, mais bel et bien eux, les purs qui seuls défendent la « justice sociale » et savent ce qui doit être fait pour aider les pauvres dans les pays en développement.
Un bel exemple est cette lettre écrite par des membres de Développement et Paix. Un bijou résumant « l’esprit » de plusieurs membres du mouvement, de la base à la lucrative direction :
LE GRAND SACCAGE DE DÉVELOPPEMENT ET PAIX – Sous la direction de Michael Casey
— À l’été 2012, quelques évêques conservateurs ont manifesté leur opposition au message politique des campagnes de DP. Le président de la CECC, Mgr Smith s’est empressé de transmettre cet inconfort à la direction de DP qui s’est empressé d’annuler la campagne d’automne 2012 pourtant acceptée par le Conseil National. Mgr Smith a même cité le nom de Mgr Lacroix de Québec comme un de ceux qui sont mal à l’aise avec cette campagne; ce que ce dernier a démenti publiquement. D’autres évêques auraient fait comprendre que cette campagne compromettrait leur adhésion à la campagne carême de partage $$… Du chantage à peine voilé.
— La plupart des évêques québécois ont manifesté leur intention de faire quand même la campagne dans leur diocèse. Le DG de DP s’est empressé d’en appeler quelques-uns pour les dissuader de faire cette campagne. Mais ils y tiennent. Le matériel (40 000 cartes postales et les documents d’accompagnement) est-il disponible ou a-t-il été détruit?
— Qu’est-ce qui se passe donc à DP pour changer son orientation aussi radicalement?
— Depuis plusieurs années DP se retrouve avec un DG autocratique, et un cercle rapproché de direction qui ne tient compte d’aucune opinion divergente. Ceux-ci ne défendent nullement l’autonomie (vs la CECC), le fonctionnement démocratique et les orientations de base de DP; ils gardent les informations importantes pour eux et utilisent à profusion la langue de bois; ils ne tiennent compte de personne dans les structures de l’organisme : ni de la volonté exprimée dans 6 assemblées régionales d’avoir une campagne forte cet automne, ni des représentations du personnel permanent de DP concernant la gestion et l’avenir de l’ONG après les coupures drastiques des subventions de l’ACDI, ni des pressions des membres et d’organismes catholiques de justice sociale qui veulent maintenir l’identité et les objectifs de départ de DP – pétition du printemps 2012 et lettres publiques.
— Le personnel et bon nombre de membres se retrouvent avec des orientations et priorités – affirmer d’abord l’identité et l’enseignement catholique – qui n’ont plus rien à voir avec la mission originale de solidarité internationale de DP. Une douzaine d’employés ont déjà quitté et plusieurs membres dont des présidents de Conseils diocésains ont démissionné.
— Le mécontentement envers la direction et ses manœuvres est si grand qu’une demande de démission a failli passer lors de l’assemblée régionale Québec-Nouveau-Brunswick. Le président du Conseil National, Ronald Breau, a tenté sur place d’empêcher ce vote qui a recueilli plus ou moins 1/3 des votes… à mains levés… Sans parler de la lettre « crève-cœur » des jeunes militants francophones de trois provinces (Québec, Nouveau-Brunswick et Manitoba) envoyée récemment au DG.
— Le Conseil national, comme bien d’autres que l’on connaît, disent agir « par respect pour les préoccupations de nos évêques » (en fait quelques conservateurs), ou « dans l’intérêt supérieur de l’ensemble de notre organisation ». Intérêt de qui? De quoi? De l’Église? De la CECC? Du virage conservateur imposé? Il y a de quoi s’inquiéter grandement quand on entend cette phrase lors d’un Conseil national : « L’identité catholique ce sont les évêques et on doit leur obéir ». Au centre de la foi chrétienne c’est Jésus Christ et son Évangile. N’ont-ils jamais entendu parler d’un certain Jésus et de ses critiques des autorités religieuses et civiles et de son action politique radicale au Temple de Jérusalem?
— Si la direction de DP poursuit son putsch, DP va devenir un autre Vision Mondiale et perdra son âme. Des partenaires du Sud vont en souffrir et beaucoup de militants vont aller militer ailleurs. Avant d’en arriver là, un changement majeur doit survenir à DP… « dans l’intérêt supérieur de l’ensemble de notre organisme ».
Lucille Plourde, Gérard Laverdure, Constance Vaudrin et Marcelle Sinclair.

 

Crise à Développement et Paix : le centre "Justice et Foi" fait la leçon aux évêques!

Le centre Justice et Foi, groupe se croyant interprète autorisé de Vatican II et de la tradition sociale de l'Église, fait la leçon aux évêques. Sur le site de Radio Ville-Marie du 2 novembre 2012:

(Élisabeth Garant)

Dans une lettre adressée au président de la CECC, Mgr Richard Smith, la directrice générale du Centre Justice et foi s’inquiète également du « silence » des évêques dans plusieurs dossiers et évoque de « graves reculs » en matière de promotion de l’enseignement social de l’Église.

« Au fond, ce sont les principes de l’ecclésiologie insufflée par le concile Vatican II qui nous semblent mis en péril par les orientations actuelles de la CECC. Dans les faits, cela se traduit par de graves reculs à l’égard de la riche tradition de l’enseignement social de l’Église, et par un conservatisme politique qui n’a rien à voir avec l’Évangile », détaille Élisabeth Garant dans sa lettre.

« Ces nouvelles orientations, poursuit le document, démontrent également une perte de volonté, au sein de l’épiscopat canadien, d’assumer sa responsabilité de dénoncer les choix politiques nuisant à la dignité et aux droits des personnes, ainsi qu’à la réalisation d’une société plus juste et solidaire – et ce, quelque soit le parti politique au pouvoir. Elles révèlent, enfin, une Église officielle de moins en moins intéressée à travailler de concert avec les organisations et les mouvements sociaux préoccupés par la justice sociale. »

Mme Garant reproche en outre à la CECC son « absence répétée » lors de la signature de textes collectifs, notamment sur les changements climatiques et sur les coupures drastiques dans les postes d’aumôniers de prison annoncées par Ottawa.

Elle avance même que le refus de dénoncer les politiques du gouvernement fédéral a « amené l’exécutif de la CECC à court-circuiter le processus démocratique de Développement et Paix ».

« En réorientant sa campagne d’automne et en supprimant unilatéralement le geste proposé aux citoyens croyants (les cartes postales) pour qu’ils interpellent le gouvernement fédéral sur les nouvelles orientations inacceptables de l’aide internationale canadienne, vous semblez placer la préservation de vos « bonnes relations » avec le gouvernement conservateur au-dessus de toute considération », dénonce Mme Garant.

(...)

Le président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) juge cette lecture de la situation sur le silence des évêques en matière de justice sociale « trop sévère ».

Mgr Pierre-André Fournier souligne par exemple que les interventions épiscopales sont moins médiatisées qu’auparavant. Les messages du 1er mai de l’AECQ ne sont effectivement pratiquement plus publiés dans les journaux, alors qu’ils occupaient une bonne place auparavant. « C’est la même situation avec le conflit étudiant. Ça peut donner l’impression qu’on n’écrit pas, mais ce n’est pas le cas », relève-t-il.

À cet égard, il salue les évêques qui ont abordé de front la question du lien entre la nouvelle évangélisation et l’enseignement social de l’Église lors du synode qui vient de se terminer à Rome, dont ceux de Mgr François Lapierre, évêque de Saint-Hyacinthe. « Bien entendu, ajoute-t-il humblement, je suis d’accord qu’on a des choses à améliorer. »

Développement et Paix financerait toujours des groupes proavortements...

(Extraits tirés d'un article de Lifesitenews du 21 septembre 2012, traduction CQV.)
 Alors que les évêques du Canada se préparent pour leur rencontre annuelle la semaine prochaine, LifeSiteNews a découvert que leur organisation d’aide au développement international, Développement et Paix finance un autre groupe proavortement dans le monde en développement.
Le Forum des ONG sur le Cambodge, un consortium d'ONG de développement travaillant dans les pays d'Asie du Sud, a appelé à un plus grand accès à « l'avortement sans risque », a exigé la reconnaissance des « droits reproductifs » des femmes, et a rejoint une coalition qui favorise une interprétation proavortement de la Convention de l'ONU pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW).
Le président de la Conférence canadienne des évêques catholiques, Mgr Richard Smith, d'Edmonton, a déclaré en janvier que les évêques « ne sauraient pas faire preuve de patience pendant une minute pour soutenir un partenaire qui serait d’une façon ou d’une autre, proavortement ».
On ne sait pas combien d'argent l’agence de développement des évêques canadiens a envoyé au Forum des ONG. Développement et Paix n'a pas publié de liste complète de ses bénéficiaires d'aide depuis que LifeSiteNews a commencé en 2009 à révéler qu'ils finançaient environ deux douzaines de groupes sur trois continents qui prônent la dépénalisation de l'avortement, en plus d'autres activités contraires à la doctrine catholique.
D & P est répertorié en tant que donateur sur le site du Forum des ONG.
Comme cela a été le cas avec les partenaires de D & P que LifeSiteNews a mis en évidence, le Forum des ONG ne se spécialise pas dans l'activisme proavortement. Mais, comme les autres, une simple recherche d’internautes permet de trouver facilement de nombreuses déclarations et des rapports indiquant que la promotion de l'assassinat juridique de l'enfant à naître est une composante de l'approche globale du groupe en matière de droits de l'homme et de développement. (…)
Après que le scandale du financement initial de D & P ait éclaté en 2009, l'organisation et les partisans de Développement et Paix justifient les financements controversés en faisant valoir que, même si les partenaires peuvent préconiser l'avortement légal, les projets spécifiques financés par D & P ne sont pas liés à l'avortement.
Mais, comme Mgr Smith, le cardinal Thomas Collins, de Toronto insisté sur le fait que D & P ne doit financer des groupes en harmonie avec la foi catholique.
« Il ne suffit pas d'examiner la pertinence des projets individuels, » écrivait-il en 2009. « Les organisations qui exploitent les projets doivent également être en harmonie avec les principes de notre foi catholique. Si elles ne sont pas, alors il y a beaucoup d'autres projets valables qui sont gérés par des organisations que nous pouvons en toute conscience, appuyer, et le financement devrait aller pour eux. »
Les évêques canadiens ont lancé un appel au renouvellement de D & P en 2010, mais la direction de l'agence est restée intacte, et ils ont continué de confronter les critiques sur les choix de financement douteux. (...)
Mercredi dernier, le Catholic Register a signalé que la Conférence canadienne des évêques catholiques a pris l’initiative sans précédent de bloquer la campagne automnale de Développement et Paix après que plusieurs évêques aient refusé de laisser le matériel de la campagne dans leurs paroisses.

(...)

Pouvons-nous faire confiance à Développement et Paix?

La campagne de carême va débuter dans moins de trois semaines et chacun sera appelé à contribuer à financer l’organisme officiel de l’Église catholique du Canada pour ses œuvres de charité.
 
Nous rappelons avec tristesse les ratés de Développement et Paix : association et financement d’organismes faisant la promotion de l’avortement et de la contraception à travers le monde. Heureusement, la dernière controverse a produit la création d’un comité permanent de six évêques pour travailler en collaboration avec la direction de Développement et Paix et veiller à ce que leurs objectifs soient conformes à la doctrine sociale de l’Église.
 
Mgr Smith, président de la CECC, invitait les fidèles à faire confiance à leurs évêques pour leur supervision de l'organisme de charité. Sur le site de Développement et Paix, nous trouvons ces propos sur la visite conjointe de Développement et Paix et des évêques les accompagnant :
 
Du 14 au 21 décembre 2011, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton, et le vice-président, Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau, ont participé à une mission conjointe de solidarité en Haïti avec Développement et Paix. Dans leur rapport,  ils ont notamment déclaré que « Développement et Paix s’est mérité une excellente réputation en Haïti pour son sens du partenariat, pour sa façon de respecter les ressources des collectivités locales et pour l’importance qu’il accorde à une approche durable et à long terme ».  
Donc tout est pour le mieux depuis que le nouveau comité permanent est en place?
 
Pas exactement.
 
 
Parmi les photos de nos évêques à Haïti, nous les voyons visiter un musée, guidés par Mme Lody Auguste, fondatrice du mouvement Aprosifa, l’Association pour la promotion de la santé intégrale de la famille, financé par Développement et Paix
 
Toujours selon ce site, Aprosifa distribuerait des contraceptifs et a effectué la traduction d’un livre intitulé « Where there is no doctor » dont un chapitre explique comment s’autoavorter…
 
Ce sont des accusations graves que Campagne Québec-Vie a tenté de compléter. Nous avons fait des appels auprès de laïcs catholiques d'Haïti, impliqués dans la pastorale des soins de santé, pour recevoir ces réponses sur APROSIFA :
 
« APROSIFA est un organisme antifamilial. » « APROSIFA est un organisme ayant travaillé activement aux changements des lois pour permettre l’avortement en Haïti, ainsi que le mariage pour les personnes de même sexe. » « APROSIFA  est un organisme de féministes dures ».
 
Quelle conclusion tirer ? Qui croire ? En fait, il nous reste qu'à déclarer, avec regret, que nous ne pouvons, pour le moment, pleinement faire confiance à Développement et Paix.
 
Les nombreux doutes toujours sérieux sur le manque de volonté de l'organisme de cesser tout financement d'organismes aux objectifs incompatible avec l'amour de l'enfant à naître ou d'une saine sexualité, nous obligent à chercher des alternatives pour nos dons de charité.
 
D’autres organismes de charité plus rigoureux dans leur approche chrétienne aident vraiment les pauvres sans grand risque qu'ils financent des organismes travaillant à promouvoir l’avortement et la contraception comme « soins de santé reproductive » auprès des populations dans le besoin.
 
Vous connaissez certainement quelques organismes de charité dignes de confiance auxquels vous pourrez donner votre soutien.
 
Nous vous en suggérons également quelques-uns dont vous pourrez prendre connaissance sur leur site internet.
 
1-Fidesco : Fidesco est une organisation de solidarité internationale, l'une des plus importantes ONG françaises reconnues par le ministère des Affaires étrangères pour l'envoi de volontaires de solidarité internationale (VSI).
 
Organisation catholique créée en 1981, Fidesco est une association loi 1901 dite de bienfaisance et fiscalement assimilable à une association d'utilité publique.
 
Fidesco agit au service de projets de développement, d'aide aux populations locales ou d'actions humanitaires selon deux modes d'intervention :
 
— Le recrutement, la formation, l'envoi et le suivi de volontaires de solidarité internationale pendant un ou deux ans dans les pays du sud.
 
— La gestion et le pilotage de projets en direct. C'est le cas notamment du dispensaire Saint Gabriel à Conakry en Guinée, du centre de formation et d'insertion à Salvador de Bahia au Brésil et du centre des enfants des rues à Kigali au Rwanda.
 
Être volontaire Fidesco c'est :
 
— Partir pour mettre vos compétences professionnelles au service de populations locales qui en ont besoin,
 
— Vivre en témoin de la Foi,
 
— « Vivre avec » ceux vers qui vous serez envoyés.
 
Fidesco aujourd'hui c'est :
 
— Une expérience de bientôt 30 ans au service de la mission au loin.
 
— Plus de 1000 volontaires ayant déjà donné deux ans de leur vie pour servir les populations démunies.
 
— 35 pays qui accueillent actuellement 200 volontaires Fidesco en cours de mission.
 
Fidesco est membre de Coordination-Sud, du CLONG-Volontariat (Comité de Liaison des ONG de Volontariat), du Conseil National de Solidarité.
 
2-Les missionnaires de la Charité. Est-il besoin de présenter aujourd’hui les sœurs de mère Téresa? Les Missionnaires de la Charité, outre les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, prononcent un quatrième vœu : celui de se vouer au service des plus pauvres d’entre les pauvres, de ceux qui ne peuvent les dédommager de leur peine, dont on n’attend rien en retour. Mère Teresa limite volontairement le travail des sœurs à une catégorie de personnes, les plus méprisées, les plus défigurées. C'est dans une volonté d'identification à Jésus abandonné par les siens, celui qui « s’est anéanti lui-même, en prenant la condition d’esclave » (Ph 2, 7).
 
3-Aide à l’Église en Détresse : fondée en 1947, l’association catholique internationale a reçu pour mandat d’assister les catholiques là où l’Église souffre de pauvreté ou de persécution. L’organisme dispose de bureaux dans 17 pays, dont le Canada (Montréal). Il soutient des projets dans plus de 150 pays, et a aussi pour mandat de soutenir le travail d’information sur la situation des Églises dans le monde.
 
4-Franciscains de l’Emmanuel : Mission de l'Église
 
Voulant être les témoins de l'Amour qui n'est pas aimé, ou si peu, notre mission d'Église se partage principalement en deux pôles :
 
L'évangélisation, prioritairement auprès des jeunes :
 
•en accompagnant la jeunesse (surtout entre 18 et 30 ans) par des activités pastorales de partage d'Évangile, week-end jeunesse, les Ami(e)s de Jésus-Emmanuel, etc. où la créativité apostolique est développée,
•la prédication de retraites paroissiales et autres,
•l'accueil de jeunes pour vivre un temps avec nous (en Afrique, l'animation du Centre Saint-François, qui est un cadre de ressourcement spirituel, de prière et de formation, ouvert à tous).
 
Le service de compassion auprès des plus démunis :
 
•par la visite des prisonniers, des malades, des vieillards et des plus pauvres; par l'accueil, en aidant selon nos moyens et nos disponibilités,
•en étant disponibles aux personnes qui viennent à nous, ou vers qui nous allons, dans leurs différents besoins
 
5-La Fondation Raoul Follereau : En plus d’être l’organisme international de lutte contre la lèpre, bien présente encore dans de nombreux pays, l’organisme a étendu ses activités.
 
Aider les enfants à se mettre en marche
 
La construction d'un monde plus juste et plus humain passe obligatoirement par le recul de l'ignorance et de la pauvreté. Pour lutter contre ces lèpres déjà dénoncées par Raoul Follereau en son temps, la Fondation consacre une partie de ses efforts à l'aide aux enfants en détresse : enfants de la guerre, de la rue, de la misère.
 
Les enfants sont les premières victimes des errements et des démissions de notre temps. Dans les pays où la Fondation intervient, un trop grand nombre basculent dans l'exclusion dès leur plus jeune âge. Cellule familiale instable, conflits, précarité, scolarité discontinue, voire impossible... sont autant d'obstacles à surmonter avec eux pour les aider à devenir auteurs de leur propre vie.
 
Face à ce constat, la Fondation s'engage à donner les moyens aux enfants en détresse de poser les bases de leur avenir. Accueil, instruction et particulièrement éducation : elle soutient des projets qui apportent des solutions à la faim, la peur, la solitude et l'ignorance. Elle veut faire de l'enfance le temps des fondements pendant lequel les jeunes pousses d'aujourd'hui apprendront à devenir les tuteurs de demain.
 
6-Famille Myriam Bethléem : Cénacle Myriam Jérémie
 
Jérémie — Haïti
Fondation en septembre 1981
 
Depuis plusieurs années, à la demande de l’évêque du lieu, Monseigneur Willy Romélus, la Famille forme des « maîtres de chapelle » : formation à la Parole de Dieu, à la liturgie, aux sacrements, etc., afin qu’ils puissent aider les prêtres qui ont de grands territoires à desservir. Cette école se nomme : l'Institut Magnificat. Ce Foyer accueille aussi chaque été le projet du Souffle missionnaire Myriam : un groupe de jeunes entre 18 et 30 ans, en provenance principalement du Canada, pour vivre une expérience missionnaire.
 
7-L'Oeuvre d’Orient : fondée en 1856 par des laïcs, professeurs en Sorbonne, l’Œuvre d’Orient est la seule association française entièrement consacrée à l’aide aux chrétiens d’Orient. Œuvre d’Église, elle est placée sous la protection de l’Archevêque de Paris.
 
Grâce à ses 100 000 donateurs, elle soutient l’action des évêques et des prêtres d’une douzaine d’Églises orientales catholiques et de plus de 60 congrégations religieuses qui interviennent auprès de tous, sans considération d’appartenance religieuse.
 
L’Œuvre se concentre sur 3 missions — éducation, soins et aide sociale, action pastorale — dans 22 pays, notamment au Moyen-Orient. Son action s’inscrit dans la durée, mais son organisation et ses contacts sur le terrain lui permettent une très grande réactivité en cas d’événements dramatiques.
 
8-Centre Regina Pacis : Nos services s’adressent à tous ceux, jeunes et moins jeunes, qui désirent donner de leur temps pour favoriser le développement socio-économique des pays les plus pauvres des Caraïbes et de l’Amérique Latine.
 
Au projet Samana, nous avons besoin de 80 bénévoles et plus par année.
 
Si vous avez du temps à donner, pourquoi ne pas l'offrir à ceux qui en ont vraiment besoin? Et en plus d'aider, vous découvrez une autre culture et un pays riche en histoire!

Ce ne sont que quelques suggestions, à vous de trouver l'oeuvre que vous voulez soutenir!

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