De la dynamite – La loi 34

Au début du mois d’août 2009, la controverse entourant la loi 34 a éclaté au grand jour au Québec, quand la très populaire clinique l'Alternative a menacé de ne plus faire d’avortements jugeant les nouvelles normes trop sévères. Un véritable tollé s’est fait entendre à la grandeur de la province. Pourtant la méchante loi 34 a simplement pour but de forcer les cliniques privées qui pratiquent des opérations à se soumettre aux mêmes normes de qualité et de sécurité des soins que les hôpitaux du réseau public.

Jugeant excessives les nouvelles directives, les cliniques d’avortements privées ont déclaré une guerre à finir au gouvernement et au Ministre de la Santé Yves Bolduc en menaçant de fermer boutique.

L’ineffable DR. Gaétan Barette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, a piqué dans tous les médias une autre « sainte » colère pour défendre le droit des femmes d’avorter en clinique privée dans les conditions actuelles qui sont acceptables aux yeux de ce grand promoteur de l’avortement. Maintenant que le gouvernement rembourse à 100% les avortements pratiqués en clinique privée, ces industries de la mort font fortune et le Dr. Barette défend les millionnaires du système privé. Dans ce dossier, nous avons été témoin d’un véritable tremblement de terre. L’unanimité de la mort s’est faite entendre : féministes, éditorialistes, centrales syndicales, cliniques privées, fédérations de médecins, associations de ceci et de cela, etc… tous ont accusé Québec de vouloir réduire l’accès à l’avortement.

Devant cette crise majeure montée de toute pièce par une industrie qui rêve de faire encore plus d’avortements payés par nos impôts, le premier  ministre Jean Charest s’est écrasé de tout son long en jurant  « de ne jamais rouvrir le débat sur l’avortement ». (La Presse, 13 août 2009). Il a donné ordre au Ministre Bolduc de « revoir à la baisse les critères définis par la loi 34 » selon les désirs de nos avorteurs. Devant les menaces et les hurlements des charlatans de la mort, le gouvernement en panique a fait volte-face. Une véritable honte!

Ce sont maintenant les grands ténors pro-avortements qui dictent au gouvernement leurs ordres diaboliques. La folie furieuse qui a frappé le Québec dans ce dossier controversé nous montre jusqu’à quel point les fanatiques de l’avortement sont puissants. Ils sont prêts à faire n’importe quoi pour envoyer à la poubelle le plus d’enfants possibles non encore nés.

Le gouvernement Charest est un pleutre. Il n’a aucune colonne vertébrale face à une culture de la mort qui n’a plus aucune retenue et qui fait la pluie et le beau temps dans notre société en pleine décadence morale.

Le ministre Yves Bolduc peut-il recevoir la communion à l'Église catholique ?

Le ministre de la Santé et des Services sociaux M. Yves Bolduc serait semble-t-il un catholique. Mais un catholique conséquent ? On peut en douter. Natif d’Alma au Lac St-Jean, Yves Bolduc a même étudié la bioéthique il y a plusieurs années…

 

À la lumière des récents évènements, pourrait-il toujours recevoir la communion eucharistique à l’Église catholique  ? Sans un pincement au cœur ?  Peut-il vraiment recevoir la communion sans problème de conscience ?

 

Le Cardinal Alfonso López Trujillo, Président du Conseil Pontifical pour la Famille disait ceci en 2005 :

 L'introduction de législations injustes place souvent les hommes moralement droits en face de difficiles problèmes de conscience en ce qui concerne les collaborations, en raison du devoir d'affirmer leur droit à n'être pas contraints de participer à des actions moralement mauvaises. Les choix qui s'imposent sont parfois douloureux et peuvent demander de sacrifier des positions professionnelles confirmées ou de renoncer à des perspectives légitimes d'avancement de carrière.

« Ceux qui sont engagés directement dans les instances législatives ont «une obligation précise de s’opposer» à toute loi qui s’avère un attentat contre la vie humaine » (Congrégation pour la doctrine de la Foi, Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, 16 janvier 2003).

Un premier ministre red tory à Québec: le totalitarisme pro-mort

Dans toute la controverse et la confusion autour du projet de loi 34, présenté en juillet 2009 par le ministre québécois de la Santé Yves Bolduc, le premier ministre Jean Charest s'est encore prononcé de façon non équivoque sur ses convictions pro-mort. Le projet de loi 34 visait à resserrer les règles de sécurité dans les cliniques privées, y compris dans les cliniques d'avortement.

Les nouvelles règles ont été jugées trop onéreuses et strictes par les pontifes mercenaires de l'avortement et plusieurs directeurs de ces cliniques ont même menacé de les fermer. Quel crime de lèse-avortement et de lèse-féminisme! Il n'en fallait pas plus pour que le ministricule recule au plus vite alors que le ventripotent président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec demandait rien de moins que la démission du ministre. Les féministes prétendaient que les listes d'attente dans le couloir de la mort par avortement allaient s'accroître et que ces nouvelles règles mettaient en danger le «droit» d'accès à l'avortement.

Le premier ministre Charest a rapidement tout fait pour «avorter» le débat en affirmant péremptoirement: «On l'a fait, ce débat. C'est réglé. On ne reviendra pas là-dessus. Les femmes doivent avoir accès à ce service» (Le Devoir, 13 août 2009, p. A3). Il n'y a donc plus de débat légitime sur ce sujet. Que fait-on des millions de Canadiens, catholiques ou non, qui considèrent que l'avortement est un «crime abominable» (comme l'a déclaré solennellement le Concile Vatican II)? Que fait-on de ces foetus viables québécois de plus de 20 semaines de gestation que l'on assassine au centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke et dans les « cliniques » «spécialisées» des États-Unis? Le premier ministre ne considère pas qu'ils méritent un débat? Les citoyens pro-vie doivent être définitivement muselés pour l'éternité?

On voit clairement que M. Charest n'est pas un vrai conservateur, mais un vieux red tory fatigué qui ne fait que renforcer le consensus libéral mou. Il va continuer à gérer ses déficits, ses festivals et ses dizaines de milliers d'avortement avec la conscience parfaitement en paix. Vive la réaction conservatrice pro-vie qui seul remet en question le statu quo libéral qui nous mène depuis quarante ans vers l'abîme de la mort: réveillons-nous et jetons Jean Charest dans les limbes auxquels il appartient déjà spirituellement.

Le ministre du gouvernement Charest M.Yves Bolduc serait plutôt en faveur du suicide assisté

Suicide assisté: Bolduc en appelle à un débat

Jean-Frédéric Légaré
Le Soleil

(Québec) Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, s'est dit compatissant à l'égard d'André Dion, un citoyen de Québec atteint d'un cancer incurable qui sollicitait son aide par le truchement d'une lettre parue hier dans Le Soleil, «pour mieux terminer (sa) vie». Même si le ministre juge impossible de donner suite à la requête, il estime que le débat de société devra se faire.

«Le ministre est très compatissant et très sensible à la question», a déclaré son attachée de presse, Marie-Ève Bédard, en réponse à la lettre de M. Dion, qui demande une assistance pour pouvoir mettre fin à ses jours «dans la dignité». Dans sa missive, l'homme atteint d'un cancer de la prostate et des os affirme qu'il ne veut pas devoir partir à Zurich, en Suisse, pour recevoir une assistance en toute légalité. Il demande donc au ministre d'intervenir à Ottawa pour que «l'aide médicale de compassion ne soit plus un crime».

«Le suicide assisté est une question très complexe et très délicate qui comporte une dimension tant personnelle que religieuse, éthi­que et médicale. C'est un débat de société qui va devoir se faire», a ajouté l'attachée de presse.

Le ministre a déjà démontré son ouverture à l'égard du suicide assisté. Dans un ouvrage collectif intitulé Mourir dans la dignité?, paru peu avant son entrée au Conseil des ministres, en juin, le Dr Bolduc signe un chapitre dans lequel il écrit en toutes lettres que, selon lui, «il faudrait laisser la porte entrouverte pour certains cas particuliers qui peuvent justifier de répondre positivement à (une) demande» de suicide assisté.

Malgré cette opinion personnelle, le ministre a indiqué qu'il était pour l'heure impossible de répondre favorablement à la demande de M. Dion, le suicide assisté étant illégal en vertu du Code criminel, qui relève de la justice fédérale. Le gouvernement du Québec n'a pas non plus de position ferme sur le sujet controversé et ne compte pas l'aborder dans un avenir rapproché, d'ajouter Marie-Ève Bédard.

Le ministre Bolduc compte néanmoins en discuter avec sa collègue à la Justice, Kathleen Weil. Le cabinet de la ministre a d'ailleurs confirmé que des discussions allaient avoir lieu entre les deux personnes. «(Le suicide assisté) est un sujet très préoccupant et très important. C'est un débat de société très important et on est très sensible à ça», a déclaré l'attaché de presse de la ministre, Philippe Archambault, qui n'a pu donner davantage de précisions en raison d'un cas de suicide assisté présentement saisi par la justice. Dans ces circonstances, la procureure générale doit observer son devoir de réserve.

Collège des médecins

André Dion interpellait également le Collège des médecins du Québec dans sa lettre. Il dit en effet espérer que les médecins qui aident activement les mourants à mettre fin à leurs jours ou qui veulent le faire puissent être soutenus par le Collège.

Une porte-parole a cependant indiqué au Soleil que la corporation professionnelle n'avait pas de position officielle sur le suicide assisté, mais que son groupe de travail en éthique clinique avait récemment réfléchi à la question. Il déposera les résultats de sa réflexion à l'automne dans un document de référence qui sera intitulé Les soins appropriés au début, tout au long et en fin de vie. Aucune position ferme à l'égard du suicide assisté ne devrait cependant transpirer de ce document, assure-t-on.

Une lettre pour la cause

L'auteur de la missive au ministre Bolduc n'a pas fait cavalier seul. Il a en effet profité du conseil d'Yvon Bureau, un travailleur social et consultant pour un mourir (sic) digne et libre, qui milite pour la cause du suicide assisté.

«André Dion m'a appelé il y a un mois et demi, et m'a demandé : ?Comment puis-je aider à la cause pendant que je suis encore debout et fier??» Les deux complices ont alors planché sur une lettre au ministre dans «l'espoir que le ministère de la Santé du Québec et ceux des autres provinces fassent pression auprès du gouvernement fédéral pour un débat aux Communes le plus vite possible afin de décriminaliser l'aide médicale en fin de vie», explique M. Bureau.

Pourquoi ne pas avoir adressé la lettre directement à Ottawa? «On aurait pu, mais le gouvernement actuel ne semble pas vouloir bouger. Par contre, si ça bouge dans notre province, ce qui est possible, puisque nous sommes forts dans la compassion et le libre choix, peut-être qu'Ottawa bougera», répond le militant, qui demande avec insistance de laisser M. Dion en paix en raison de sa santé plus que chancelante. L'auteur de la lettre préfère en effet ne pas en rajouter pour le moment.

Source: Cyberpresse

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