Pour un débat public éclairé sur l’euthanasie (Au fil des événements, Université Laval)

Danielle Blondeau rappelle qu’il est important que le système de santé donne à tous l’accès à des soins palliatifs de qualité

Par Pascale Guéricolas

«L’euthanasie n’est pas une solution humaine»: une lettre publiée la semaine dernière dans les journaux par André Bourque, chef du Département de médecine générale du CHUM, relance le débat sur l’euthanasie. Cette prise de position interpelle Danielle Blondeau, professeure à la Faculté des sciences infirmières, présidente du comité d’éthique du Réseau de soins palliatifs du Québec et de celui de la Maison Michel-Sarrazin, qui réfléchit aux enjeux autour de la fin de vie depuis longtemps. À ses yeux, l’euthanasie est incompatible avec les soins palliatifs et peut conduire à certains dérapages, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. «Je crains qu’on ne vende aux personnes âgées l’idée héroïque de soulager le système de santé, car ils coûtent cher et que notre époque, basée sur la performance, les voie souvent comme un fardeau», affirme Danielle Blondeau. Selon elle, même diminué, même en perte d’autonomie, un être humain demeure toujours un être humain et la société a le devoir de préserver son message d’altérité en assurant aux plus démunis qu’on leur tiendra la main au moment où ils en auront le plus besoin.
   

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