L'importance du père pour les jeunes enfants
Sur le site du journal La Presse du 19 juillet 2012:
Des interactions positives père-bébé dès l'âge de trois mois permettent de réduire les problèmes de comportement du nourrisson à l'âge d'un an, et a fortiori par la suite, selon une étude britannique publiée jeudi.
C'est la première fois qu'un tel impact est démontré chez des enfants aussi jeunes, relève l'étude réalisée par des chercheurs de l'Université d'Oxford et publiée par la revue Journal of Child Psychology and Psychiatry.
«Nous avons découvert que les enfants dont les pères avaient davantage de contacts avaient de meilleurs résultats, avec par la suite moins de problèmes de comportement chez leurs enfants. À l'inverse les troubles du comportement étaient plus nombreux lorsque les pères étaient plus distants, perdus dans leurs pensées ou avaient moins de contacts», explique le Dr Paul Ramchandani qui a dirigé l'étude.(...)
Réflexion sur la paternité – Bulletin CQV pour juillet 2012
Toute paternité vient de Dieu (Baptême de Joseph Benoît Karol Buscemi)
Ces derniers temps je réfléchis davantage sur le thème de la paternité; d'abord, parce que nous venons, mon épouse Natalia et moi, d'accueillir dans notre famille un deuxième garçon – Joseph Benoît Karol (je vous laisse deviner comment nous avons choisis ces prénoms !) –, né le 9 avril (voir sa photo de baptême ci-dessus).
Mais la parternité « physique » n'épuise pas le concept de paternité : Je réfléchis aussi, je dirais même surtout, à ce qu'on pourrait appeler la paternité spirituelle.
Je crois que plusieurs des maux que nous voyons se multiplier dans notre société (dont certains font l'objet d'une chronique dans le bulletin ci-joint) ont pour cause l'abdication d'un père spirituel, d'une personne qui aurait dû prendre en main ses responsabilités, d'une personne qui aurait dû exercer son autorité mais qui ne l'a pas fait.
Il me semble qu'aujourd'hui, plus que jamais, c'est très mal vu de voir quelqu'un se présenter comme chef ou comme autorité, et s'affirmer responsable de l'agir de ses subordonnés.
Pourtant un père spirituel, c'est cela : une personne qui, comme un père physique, prend l'initiative, informe, structure, récompense, punit, organise, donne un germe de vie et, par ce fait même, devient responsable de ce qu'il a mis au monde.
Spirituel ou physique, un père ne domine pas et n'impose point sa façon de faire à ses enfants ; au contraire, il pose les balises qui rendent possible l'épanouissement de l'enfant. Sans ces balises, l'enfant se sentirait désemparé, désorienté, déprimé… Et par le fait que ce soit lui, le père, qui ait posé ces balises, le père devient responsable de l'agir de l'enfant, il a désormais le devoir de s'en occuper.
Assumer son rôle de père n'est pas facile, surtout de nos jours. Il est très tentant, au nom de la collaboration, de « l'égalité » ou d'un prétexte quelconque de céder une autorité que nul autre ne peut assumer. Or, si la paternité spirituelle – l'autorité – disparaît, on voit apparaître l'anarchie morale, la confusion et le manque d'unité.
Comment, en fait, un peuple, un groupe, les membres d'une famille peuvent-ils croire que leur vie et leur détresse ont un sens si les pères spirituels – signes de l'autorité et de la paternité de Dieu – ne prennent pas leurs responsabilités de guide, d'auteur, de pasteur ?
Prions pour que tous les pères reçoivent les grâces nécessaires pour être de vrais pères. Qu'ils aient le courage d'aller jusqu'au bout de leur engagement, jusqu'au sacrifice même de leur vie.
Pour les pères !
Georges Buscemi , président
"Les gens qui appuyent
Campagne Québec-Vie," c'est vous !
Merci de nous aider.
Un père de famille pour aujourd'hui
Un texte amusant sur le père de Jésus, tiré du site benoit-et-moi.fr du 19 mars 2012:
Aujourd'hui, c'est la fête la plus politiquement incorrecte de l'année.
C'est la fête de Saint Joseph, le père de Jésus, l'époux de Marie.C'est une fête politiquement incorrecte, parce qu'elle célèbre un père au moment où on a finalement réalisé la «société sans pères» de soixante-huitarde mémoire; quand pour élever les enfants, il faut un endroit fixe, mais pas un papa fixe, et même parfois deux mamans, les enfants sont plus heureux; quand le bien-être a rendu inutile la présence du père à la maison; quand les mères deviennent enceintes sans avoir connu d'homme (et sans aucune sorte d'intervention divine).
C'est une fête politiquement incorrecte parce que Saint Joseph n'était pas un «mammo» (ndt: forme féminisée de mamma) : il n'a pas abandonné son travail pour s'occuper de couches et de tétées, mais il a continué à travailler pour entretenir sa famille. Pour dire les choses, il devait vraiment être un père à l'ancienne, parce qu'il a éduqué Jésus, selon la devise «Apprends l'art et mets-le de côté»: apprends un métier, ensuite peut-être tu seras le Messie et tu n'en auras pas besoin, mais en attendant .. .
C'est une fête politiquement incorrecte parce que Joseph est silencieux. Nous ne connaissons pas un discours, pas une phrase, pas un mot de Saint Joseph, même pas un "Bah ...".
Des années et des années de plaintes féminines («Mon mari n'a pas prononcé un mot ...») de psychologie de pacotille dans les magazines féminins («Les hommes doivent apprendre à exprimer leurs sentiments ... leurs émotions ...» ) et on célèbre un homme qui est l'apothéose du silence masculin. Bah.
C'est une fête politiquement incorrecte, parce que le père de Jésus est un homme «juste» (Mt 1,19). Cela signifie qu'il se moque du légalisme, du politiquement correct, du respect humain, des sentiments des autres et ainsi de suite. Comme un quelconque inspecteur Callaghan (ndt allusion à l'inspecteur Harry interprété au cinéma par Clint Eastwood, http://fr.wikipedia.org/wiki/ L'Inspecteur_Harry ), il fait ce qui est juste, en dépit des règles et des opinions des autres.C'est une fête politiquement incorrecte parce que Saint Joseph, non seulement n'a jamais pensé à se débarrasser d'une grossesse «incommode»; non seulement a refusé l'adultère; non seulement n'est pas parti avec une fille de vingt ans abandonnant femme et fils, mais il a vécu chastement toute sa vie, à la face de l'excuse classique (utilisée de façon interchangeable par les deux hommes et les femmes) des fameuses, légendaires «exigences masculines».
C'est une fête politiquement incorrecte parce que Joseph a protégé la Sainte Famille des méchants (et n'a pas tenté de converser avec eux, à la recherche de ce qui unit plutôt que ce qui divise).
C'est une fête politiquement incorrecte parce que Joseph était un homme pieux. Non seulement il a fait aveuglément confiance à Dieu, mais il a imposé au Fils tous les rites religieux de l'initiation (circoncision, imposition du nom, présentation au Temple ...) et n'a pas songé un seul instant à dire: «Quand il sera grand lui , c'est lui qui décidera... ».
En conclusion, pour toutes ces raisons politiquement incorrectes, bonne fête des papas.
Avec le souhait à tous les pères d'imiter Saint Joseph, à toutes les épouses d'avoir un mari comme l'eut Marie, et à tous les enfants un père terrestre comme le père adoptif de Jésus.
Témoignage de l'amour d'une mère pour son enfant décédé à la naissance
Un très beau témoignage, paru dans la Presse du 22 octobre 2011, d'une mère sur la naissance de son enfant. Il arrive malheureusement souvent que le personnel hospitalier ou de la fonction publique n'ait aucune considération pour l'enfant à naître et cela se ressent dans la façon de traiter cet enfant. Ma femme et moi avons eu l'occasion de vivre cette absence de considération pour notre enfant à naître.
Que ce soit en Chine ou ici, les effets de la contraception et de l'avortement sont les mêmes, la dépréciation de la valeur de l'enfant, simple objet de contentement des parents. Dans nos pays occidentaux aussi, l'indifférence peut aller jusqu'à absoudre une mère ayant tuée son enfant, comme cela s'est produit dans l'ouest canadien, sous prétexte que nous acceptons l'avortement.
Enfin, on peut remarquer l'absence totale et inhumaine de considération pour le père de l'enfant. Le fait qu'il vient de perdre son enfant à la naissance devrait lui être indifférent. Il n'a qu'à reprendre son travail le lendemain...
Le deuil périnatal des pères : il existe, il peut durer longtemps...
Enfin,des études sur le deuil périnatal des pères. Il existe peu d'intérêt pour ce que vit le père après l'avortement ou une fausse couche. Cet article paru dans la Presse du 13 octobre 2011 traite d'une étude sur ces problèmes peu connus chez l'homme. Des signes de dépression surgissent deux ans après l'événement douloureux...
On peut lire également le blog de de Sylvia Galipeau sur le sujet.
Un film sur la paternité : Courageous
Il faut parfois attendre des mois pour avoir la joie d'aller voir un film de qualité au cinéma. Ou alors aller loin! Au cinéma Kirkland, à Montréal, est présenté le film Courageous, malheureusement uniquement en anglais. Un film sur la paternité par les auteurs du film Fireproof. Je ne l'ai pas vu encore, mais les films précédents de cette compagnie baptiste sont vraiment excellents. Alors je vous donne cette information pendant qu'il est toujours en salle!

