Pourquoi le très bon film Christiada, sur l'histoire des Christeros, n'est-il pas paru dans nos salles de cinéma?
Les Français donnent une réponse. Sur le site de Nouvelles de France du 3 mai 2013 (via le Salon Beige):
(Jacquette du DVD paru au Canada)
Vous ne verrez pas en France le film américano-mexicain Cristiada sorti en 2012. C’est pourtant une production à succès aux États-Unis, au Mexique et dans les pays où la censure socialiste franc-maçonne ne s’exerce pas ou s’exerce avec moins de rigueur qu’en France. Son metteur en scène Dean Wright et des acteurs renommés, comme Andy Garcia qui joue le rôle principal, ainsi que la manière « américaine » dont il a été tourné, avec des simplifications, des libertés prises pour les besoins du film par rapport à la véritable histoire des Cristeros et des scènes de bataille très bien faites, en font un succès commercial garanti pour les salles de cinéma. Le problème, c’est que le film Cristiada raconte l’histoire vraie du Mexique des années 1920 dirigé après la révolution mexicaine par un président et un gouvernement socialistes et franc-maçons, élus démocratiquement mais dont le laïcisme forcené a plongé le pays dans la guerre civile et a fait du Mexique un pays où les libertés religieuses étaient jusqu’à récemment encore très restreintes.La révolte de ces Cristeros mexicains dont le cri de guerre était Viva Cristo Rey ! (« Vive Christ Roi ! ») a duré de 1926 à 1929. La constitution mexicaine issue de la révolution de 1910-17 interdisait à l’Église catholique de gérer des écoles primaires et de dispenser des cours de catéchisme. Elle délégalisait tous les ordres religieux et interdisait toute cérémonie en dehors des édifices religieux. Elle a également imposé la nationalisation de tous les biens de l’Église. En 1934, elle a encore été amendée pour imposer dans les écoles une éducation socialiste libre de toute référence à la religion. Dans les années 1920, le pays était dirigé par le président Plutarco Elías Calles, fondateur du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui a régné sur le pays sans interruption de 1929 à 2000. Le président Calles, socialiste et franc-maçon, était connu pour son athéisme et son anticatholicisme virulents. Après avoir remporté les élections de 1924, il a mis à exécution de manière très stricte la constitution de 1917 et notamment son point qui prévoyait la suppression de la personnalité morale de l’Église catholique mexicaine, l’interdiction aux prêtres et religieux de voter et d’exprimer des opinions critiques contre les décisions du gouvernement et des tribunaux, la réduction du nombre de prêtres par décision administrative des gouverneurs des États de la fédération mexicaine, l’expulsion de tous les prêtres étrangers et la fermeture des dernières écoles catholiques.Après une période d’opposition démocratique et pacifique, avec notamment une pétition en faveur d’une réforme de la constitution qui a réuni deux millions de signature mais qui a été traitée par le mépris, puis le refus par les catholiques de payer leurs impôts et le boycott des produits et services gérés par l’État, et devant la violence croissante des répressions, les catholiques mexicains ont fini par prendre les armes. La révolte s’est rapidement étendue à l’ensemble du pays et le gouvernement mexicain a réagi par l’assassinat de nombreux prêtres et par des exécutions publiques d’opposants. Si un accord a été trouvé en 1929, les restrictions contre l’exercice de la religion sont restées telles que les catholiques ont à nouveau pris les armes dans les années 30 pour défendre leurs libertés fondamentales. Ces restrictions sont en grande partie restées en vigueur jusqu’à la fin du XXe siècle et aujourd’hui, alors que les libertés religieuses sont de plus en plus attaquées en Europe, il n’est pas étonnant que, comme au Mexique où le sujet de la révolte des Cristeros était passé sous silence, ce film fasse l’objet d’une censure qui ne dit pas son nom.Alors que le gouvernement français, dans lequel les loges franc-maçonnes exercent un pouvoir parallèle qui échappe au peuple, affiche son mépris pour les valeurs traditionnelles et pour les catholiques et que le ministre de l’Éducation ne cache pas son projet de transformer la République en instrumentalisant l’école au profit d’une idéologie, alors que la Grande-Bretagne a de fait interdit à l’Église catholique de gérer des centres d’adoption et pourrait bientôt engager des répressions contre les institutions religieuses qui refuseront de célébrer les « mariages » homosexuels, alors que l’Allemagne met en prison des parents qui refusent que leurs enfants assistent à des cours d’éducation sexuelle teintés d’idéologie du genre, l’histoire de la révolte des Cristeros au Mexique nous rappelle qu’il existe aussi un intégrisme laïque, un socialisme théoriquement démocratique qui s’inspire à la fois de la Révolution française et du socialisme bolchevique et qui n’a pas renoncé à transformer la société en faisant violence à la nature humaine, une idéologie somme toute réactionnaire puisqu’elle nous est resservie de manière récurrente à différentes sauces depuis la fin du XVIIIe siècle. (...)
Il est par contre possible maintenant de se procurer le film en DVD chez votre club vidéo le plus près.
4 mois, 3 semaines et 2 jours
Le film roumain « 4 mois, 3 semaines et 2 jours » de Cristian Mungiu a reçu la Palme d'or en 2007. Ce film n'est pas une histoire quelconque, car il touche un sujet de grande controverse, l'avortement.Ce film suit la vie de deux jeunes filles universitaire, Otilia (Anamaria Marinca) et Gabita (Laura Vasiliu). L'histoire prend place dans les années communistes de la Roumanie, quand l'avortement était encore illégal. Otilia est une étudiante amusante, pleine d'énergie et de générosité. Sa colocataire, Gabita, est beaucoup plus timide et incertaine de ses propres décisions. Dès le début, il est évident que Gabita dépend beaucoup de son amie Otilia pour se sortir de situations compliquées.
L'histoire prend mouvement lorsqu'on est mis au courant du fait que Gabita est enceinte d'un enfant de quatre mois et qu'elle veut absolument avorter. C'est Otilia qui s’occupe des détails... elle va chercher le fameux « Monsieur Bébé » (Vlad Ivanov), puis elle s'assure d'avoir trouvé une chambre d'hôtel secrète pour l'opération illégale. Mais les choses vont tourner très, très mal.
Monsieur Bébé arrive à la chambre d'hôtel et il voit immédiatement que Gabita lui a menti. Elle n'est pas enceinte d'un enfant de deux mois ou presque... elle en est déjà au moins au quatrième mois! Hélas, M. Bébé sait bien utiliser la peur pour faire tourner les choses en sa faveur... il finit par convaincre les deux filles que l'opération va leur coûter très, très cher, et que l'argent que les filles peuvent lui offrir ne suffira jamais. C'est là qu'on voit le problème du mal qui se manifeste en plusieurs étapes, de pire en pire. D'abord, M. Bébé va violer les deux filles... et ensuite ce monstre va tuer le bébé de Gabita sans lui parler d'autres options.
Alors... pourquoi est-ce que je vous suggère ce film? N'y a-t-il pas déjà suffisamment de cochonnerie à la télé qui détruisent notre sens de la moralité? Au contraire, je vous dis que ce film en vaut bien la peine, parce que malgré nos sentiments de tristesse et de dégoûts face aux horreurs du monde, il reste toujours l'espoir, la force, la vérité, et la bataille à faire contre le mal.
Par contre... je dois vous expliquer une petite chose. Ce film pourrait être interprété comme un message qui encourage la légalisation de l'avortement pour diminuer la souffrance de la mère. Mais que l'avortement soit légal ou illégal ne change pas le résultat de l'opération : un enfant est massacré, déchiré du ventre de sa mère et traité comme un déchet oublié. La légalité de l'avortement ne change pas la souffrance de l'enfant ni l'injustice qui est infligée quotidiennement à l'enfant à naître.
Face à l'avortement, nous avons à faire un choix très important : quelle attitude allons-nous prendre en ce qui concerne le meurtre de ces enfants? Il y a, dans ce film, une belle leçon à apprendre. Soit, nous pouvons être comme Gabita, une fille qui vide son cœur; après son avortement, elle ne ressent absolument rien, sauf la faim de ne pas avoir mangé pendant quelques heures. Gabita ne se laisse pas touché par sa décision... elle ne regarde même pas l'enfant qui est sortie de son corps — elle n'en parle pas, elle fait semblant de ne pas être affectée.
D'autre part, nous trouvons un exemple de vraie humanité dans les émotions de Otilia. Cette fille, qui était forte, stable, et innocente, se trouve tout à coup scandalisée, meurtrie, brisée en mille pièces par ses propres actions et celles de son amie. Quand elle retourne à la chambre d'hôtel après l'opération, elle trouve sur le parquet de la salle de bain un petit bébé ensanglanté, mort, sans une goutte de vie. Et là, elle s'abaisse et s'agenouille devant ce petit enfant — un moment inoubliable de sa vie. Puis elle a le courage de se relever, de soigneusement enrouler le corps de ce bébé dans un linge propre pour trouver un endroit où l'enterrer. Malheureusement, les autorités sont partout, et elle n'a pas le temps de trouver un endroit spécial. Avec beaucoup de difficulté, elle monte dans un immeuble et jette le bébé dans une poubelle. Sa figure reste blanche, choquée, et horrifiée.
Ce film nous force à prendre position... il est impossible de rester neutre face à l'avortement. Alors, c'est à vous de décider : allez-vous rester immobile, froide, et sans sentiments devant ce crime, comme Gabita? Où allez-vous, comme Otilia, permettre que la tristesse de l'avortement vous touche, vous ébranle, mais aussi, vous donne à la fois le courage et la confiance de défendre la vie? À vous le choix.
Un film sur la paternité : Courageous
Il faut parfois attendre des mois pour avoir la joie d'aller voir un film de qualité au cinéma. Ou alors aller loin! Au cinéma Kirkland, à Montréal, est présenté le film Courageous, malheureusement uniquement en anglais. Un film sur la paternité par les auteurs du film Fireproof. Je ne l'ai pas vu encore, mais les films précédents de cette compagnie baptiste sont vraiment excellents. Alors je vous donne cette information pendant qu'il est toujours en salle!

