Commentaire de Roch Cholette et réponse sur le départ de la ministre Véronique Hivon pour cause de maternité

Un animateur radio du 104,7 FM a déploré le départ de Véronique Hivon pour s'occuper de l'arrivée de son enfant. Voici une lettre répondant à l'attitude de l'animateur radio:

(Roch Cholette)

 

M. Cholette contre le choix des femmes
 
M. Roch Cholette, animateur à 104,7 FM, déplore, dans La Revue de Gatineau du 24 octobre, qu’une ministre du gouvernement québécois ait choisi de vivre sa grossesse (et peut-être même les jeunes années de son enfant) au foyer. M. Cholette considère qu’aucune femme ne devrait avoir ou même désirer ce choix. Pourtant, les femmes se battent pour celui-ci depuis des décennies, car chacun de ces deux rôles exige un plein dévouement ; vouloir jongler les deux sans devenir la proie de l’épuisement, c’est héroïque, quelles que soient les mesures d’accommodement mises en place. M. Cholette va même jusqu’à comparer la grossesse à une maladie. Souhaitons-nous, comme société, un meilleur accueil de la maternité et de la famille, plus de respect et de soutien pour le choix des femmes. Comme d’autres l’ont déjà proposé (p. ex., M. Mario Dumont), pourquoi pas un salaire à la femme au foyer ? La société subventionne bien les garderies pour que des femmes gardent les enfants d’autres femmes ? La mère elle fait bien plus que garder : elle forme le cœur et l’esprit de l’enfant, elle donne l’amour maternel. N’est-ce pas là une valeur incomparable et inestimable pour l’enfant et pour la société ?
 
Isabelle O’Connor
Gatineau

Le conseil du patronat s'attaque au retrait préventif des femmes enceintes

Un article paru dans le journal Le Devoir du 17 avril 2012:

(Yves-Thomas Dorval)

 

Bien qu'elle ne figure nulle part dans le projet de loi, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) entend revenir sur la question du retrait préventif des femmes enceintes lors de la commission parlementaire qui étudiera la réforme du régime de santé et sécurité au travail, a indiqué hier le président de l'organisme.

Le CPQ plaide depuis longtemps pour un resserrement des balises en fonction desquelles une femme peut réclamer un retrait préventif de son travail, estimant que le programme ratisse large et que des règles uniformes sont devenues nécessaires. Le projet de loi 60, déposé au début du mois d'avril par la ministre du Travail, Lise Thériault, ne contient rien à ce sujet.

«Tout ce qu'on demandait, c'est que la CSST reprenne le contrôle, définisse les dangers pour faire une réglementation autour des conditions, pour que ce soit équitable pour tout le monde, que ce soit uniforme», a dit hier le dirigeant du CPQ, Yves-Thomas Dorval, en marge d'un colloque organisé par l'organisme portant sur la refonte du régime.

«Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas que les femmes soient en retrait préventif, c'est qu'on ne veut pas que ça devienne un bénéfice social. En ce moment, le mot "précaution" est entré en ligne de compte, ça fait en sorte que tu ne peux plus dire non, a-t-il ajouté. Peut-être qu'il faut réexpliquer [en commission parlementaire] qu'on avait un consensus avec les syndicats.»

En décembre 2010, un groupe de travail nommé par le conseil de la CSST — auquel siégeaient des représentants patronaux et syndicaux de la CSN, de la FTQ et de la CSD — avait écrit dans ses recommandations que le programme «Pour une maternité sans danger» devait revenir à ses origines, car il s'éloignait des intentions fondatrices. La présidente de la CSN avait très mal digéré cette idée.

«Il est ainsi proposé de revenir au fondement même du programme, soit l'élimination du danger pour la travailleuse enceinte, et de centrer les sommes et les efforts investis sur son affectation plutôt que son retrait, en mettant à contribution l'expertise scientifique de l'IRSST et le leadership de la CSST comme gestionnaire de ce programme», pouvait-on lire dans le sommaire du rapport.

«La CSST a progressivement abdiqué son pouvoir de gestion du programme au profit des avis des médecins traitants et des médecins du réseau de la santé publique. Ainsi, bon an mal an, 95 % des réclamations sont acceptées», ajoutait le document. De 1146 réclamations en 1981, ce chiffre est passé à 19 371 une décennie plus tard, à 32 532 en 2008 alors que les débours totalisaient 208 millions.

Cette critique formulée dans le rapport du groupe de travail avait fait sursauter la présidente de la CSN à l'époque, Claudette Carbonneau. «On ne met pas suffisamment l'accent sur la prévention et, après ça, on se plaint de coûts astronomiques de santé-sécurité ou du retrait préventif», avait-elle affirmé lors d'une entrevue à La Presse canadienne.

«C'est complètement indécent de prendre le problème par ce bout-là. Au contraire, ce qu'il faut intensifier, c'est la prévention. Réglons le problème à la source; nettoyons nos usines», avait ajouté Mme Carbonneau en assurant qu'elle allait personnellement presser la ministre Thériault de ne pas inclure cette recommandation dans le projet de loi.

Centre pour les femmes enceintes à Chateauguay: Évènement spécial le 14 avril 2012

Ceci est un message pour toutes les mères de familles et femmes enceintes à Chateauguay, Québec.

Le centre pour les femmes enceintes « Options » va distribuer gratuitement des vêtements pour enfants (de 0-3 ans), des fournitures pour bébé, des jouets, et des vêtements de maternité à toutes les femmes enceintes et mamans le 14 avril 2012, entre 10h00 et 13h00.

Leur adresse est le 25, Boulevard Anjou, Chateauguay. La première qui arrive sera la première servie! Il y aura aussi du café et des biscuits. Pour plus d’informations veuillez appeler le 450-699-4357.

L’enfant au Québec est-il une priorité?

Je vous invite à lire cet article concernant le rapport sur la périnatalité que Robert Salois (commissaire à la santé et au bien-être) a déposé hier à l’Assemblée nationale. Robert Salois affirme que le gouvernement doit « s’assurer que l’enfant au Québec devienne une priorité. »

Enfin, les ministères de la Santé font face à la réalité : insuffisance de services offerts aux femmes enceintes, une pénurie de soins périnataux et postnataux… en général, un manque d’attention envers les futures mamans du Québec. Notez bien que dans cet article, il est très clair que ce qui existe dans le corps d’une femme enceinte est un enfant- il est évident que c’est un être humain. Ce rapport parle de la création d’un site internet qui offrirait aux parents « une information validée, facilement accessible et couvrant toute la période de la périnatalité et de la petite enfance »  -- Eh oui, il y a, en effet, une progression continuelle du développement de l’être humain, de la conception jusqu’à l’adolescence!

Peut-être, avec des petits gestes de bienveillance envers les femmes enceintes, nous pouvons commencer à construire une société plus humaine, qui protège et encourage la vie de l’enfant à naître. Prions que plus d’informations sur l’enfantement et le crime de l’avortement soient distribuées au public- il faut montrer la réalité pour comprendre ce qui se passe "derrière la scène" des services (ou du manque de service!) périnatale.

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