L'extrémisme du féminisme québécois et canadien exaspère de plus en plus la population

Sur le site du Journal de Montréal du 21 avril 2013, cet article de Lise Ravary:

 

(Au Québec, les droits de la famille semblent être monopolisés par les groupes extrémistes féministes)

 

 

Un gros merci à ‘Jackwood’ qui participe à ce blogue depuis peu et qui a porté mon attention sur une nouvelle émanant du gouvernement québécois que j’avais ratée. Vendredi dernier, en fin de journée, le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a annoncé la composition du comité consultatif qui, à la suite du jugement Lola c. Eric, étudiera l’ensemble des dispositions du droit familial au Québec. Et proposera une réforme, s’il le juge nécessaire.

(...)
Soyons positifs: en mars, le ministre avait promis la tenue d’une consultation à ce sujet. En avril, il livre la marchandise. Le droit familial n’a pas été revu depuis 1980, la société a évolué depuis, réévaluer tout cela me semble judicieux. Jusque là, bravo.
 
Mais en regardant de près la composition du comité, j’ai déchanté. Je crains que ses conclusions ne s’imposent d’elles-mêmes: À la tête, un notaire, Me Alain Roy. Du côté des membres, on retrouve sept femmes pour deux hommes, plus une coordonnatrice.
 
Si j’ai bien compris, pour le ministre de la Justice, la famille, c’est une affaire de femmes. Si j’ai mal compris, qu’on m’explique.
 
Comment aurions-nous réagi si le comité avait été composé presqu’exclusivement d’hommes ? Les féministes d’État auraient poussé les haut cris. ‘Cela ne représente pas la société ! Le point de vue des femmes ne sera pas entendu. Les mères ne sont pas représentées.’
 
La féministe que je suis est atterrée par l’absence d’équilibre dans la composition d’un groupe de travail dont le mandat est d’examiner le droit familial au Québec. Une affaire d’hommes et femmes, s’il en est une, n’en déplaise aux couples gais.
 
C’est pas un comité sur le cancer des ovaires, bordel.
 
Il y a longtemps que les organismes de défense des droits des pères réclament une révision du droit de la famille.
 
Je mettrais un gros cinq qu’on va les entendre hurler cette semaine. Avec raison.

 

Être contre l'avortement et féministe est-il possible au Québec?

Sur le site du Journal de Montréal du 12 février 2013, une chronique de Sophie Durocher:

(La censure du lobby féministe contre les femmes pro-vie et pro-famille)

 

Le Châtelaine de mars présente un grand reportage intitulé L’ultime tabou. Le sujet: l’avortement tardif, passé 21 semaines. Un dossier sur l’avortement dans un magazine féminin ?
(...)
Louise Gendron, dans son éditorial, explique très bien les faits: comme féministe pro-choix, pourquoi n’a-t-on pas le droit de poser des questions sur les avortements tardifs ? Pourquoi certaines féministes refusent-elles toute discussion à ce sujet, de peur que ça mène à une re-criminalisation de l’avortement ?

Je sais, je sais, comme féministe pro-choix, je n’ai pas le droit de poser ces questions. Et ça aussi, ça me trouble. Qu’on dise d’un côté que l’avortement est légal jusqu’à la naissance mais qu’on pellette le problème chez le voisin américain parce qu’on ne veut pas l’assumer. Qu’on refuse même d’en parler.
 
On serait mûrs, il me semble, pour une commission Naître dans la dignité.
 

 La journaliste Mylène Tremblay parle aussi du tabou autour du sujet:

«Au ministère de la Santé et des Services sociaux, dans les CLSC, les cliniques privées et les centres de santé des femmes, l’information est protégée « pour des raisons de sécurité ». Comme si le simple fait d’en parler menaçait le droit des femmes et mettait des médecins en péril… » 

 
Un témoignage en particulier m’a interpelée:
  

Annie Janvier, néonatologiste et éthi­cienne clinique au CHU Sainte­Justine, abonde dans son sens. « On pourrait au moins lui reconnaître une légitimité morale. »

 

Le fœtus est consi­déré comme un organe de la mère. À sa naissance, il passe de non­personne à per­sonne à part entière.

 

La Fédération des femmes du Québec préfère l'élimination de filles plutôt que des restrictions sur l'avortement

Sur le site du journal Le Devoir du 31 janvier 2013, cette prise de position de la présidente de la Fédération des femmes du Québec :

(Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec)

 

Nous affirmons que la préférence sociale pour les garçons et l’avortement sexo-sélectif sont inacceptables, car ils témoignent d’une inégalité profonde entre les femmes et les hommes. L’État doit-il pour autant intervenir dans le choix de femmes de disposer de leur corps et de décider de poursuivre ou non une grossesse ? À cela, la FFQ répond non, car une telle interdiction risque d’être inefficace et contre-productive alors que des solutions non sexistes existent.(...)

Ah bon? Et s'il y avait une égalité de traitement, soit des cultures qui éliminent les filles et d'autres les garçons, tout le monde serait content parce que le massacre serait partagé?

Retenir de l’information sur le sexe du foetus pourrait-il s’avérer une solution ? Non. Il a fallu des années de luttes pour que les femmes aient le droit de maîtriser leur propre vie. Nous sommes mal à l’aise avec l’idée que le personnel médical puisse être en possession d’informations auxquelles les femmes n’ont pas accès. Posséder l’information sur soi est indissociable à l’exercice de son droit à la liberté.

Donc pour sauver une vie, il n'est pas permis de cacher une information à une femme, si cette information la concerne... Et pour un homme? Les mots manquent pour exprimer notre incrédulité devant l'exposition d'une idéologie aussi extrémiste et ... stupide.

Il n’existe pas d’étude, autre qu’anecdotique, pour déterminer avec assurance que la pratique existe au Canada. Ce qui n’a pas empêché les anti-choix de se lancer en campagne. Toutes les stratégies semblent bonnes pour réduire l’accès et le choix des femmes en la matière. D’ailleurs, les plus importantes voix pour un encadrement de l’avortement sexo-sélectif sont contre le droit à l’avortement et pour l’introduction de plus de restrictions. C’est le cas de Margaret Somerville, de REAL women, et de Rona Ambrose, ministre de la Condition féminine. C’est à se demander plutôt s’il s’agit d’abord et avant tout d’un phénomène médiatique.
 

Va pour l'anecdote  et phénomène médiatique que nous reproduisons ici, tirée du journal Le Soleil du 16 avril 2012 :

  Menée par l'épidémiologiste Joel G. Ray, de l'Hôpital St. Michael's, à Toronto, l'étude a consisté à examiner toutes les naissances uniques vivantes survenues en Ontario de 2002 à 2007, puis à calculer le ratio des sexes - le nombre de garçons sur le nombre de filles - selon le pays d'origine de la mère. Les résultats, basés sur pas moins de 766 000 naissances (dont 32 000 de familles indiennes et 3600 de familles coréennes), ont été publiés lundi midi par le Canadian Medical Association Journal.

 

 En général, ce ratio est d'environ 1,05, ce qui signifie qu'il naît naturellement 105 garçons pour 100 filles. Le Dr Ray et son équipe ont trouvé des ratios égaux ou très proches pour tous les endroits de naissance des mères - Canada, Europe, Chine, Philippines, «reste de l'Asie de l'Est», Pakistan, «reste de l'Asie du Sud» et «autres» -, sauf pour deux endroits. En effet, chez les mères qui donnaient naissance à leur premier enfant, ce ratio favorisait significativement les garçons lorsque la mère était née en Corée du Sud (1,20) et en Inde (1,11).

 En outre, ce ratio était particulièrement élevé chez les femmes nées en Inde qui accouchaient de leur deuxième enfant ou plus, atteignant pas moins de 1,36.

 «Nos résultats soulèvent la possibilité que les couples originaires de l'Inde utilisent plus souvent que les autres des méthodes de détermination prénatale du sexe et choisissent l'avortement lors d'une deuxième grossesse ou plus si le foetus est une fille», avancent les auteurs. Ceux-ci avertissent toutefois en conclusion qu'il faudra des études plus «directes» des pratiques de sélection sexuelle chez les immigrants pour savoir s'il s'agit d'avortements sélectifs ou d'implantation de foetus-garçons.

 Des études précédentes ont toutefois trouvé qu'en Inde, le ratio garçon-fille est nettement plus élevé pour les deuxièmes naissances lorsque l'aîné de la famille est une fille. Au Canada, d'après les données du recensement, lorsque les deux premiers enfants d'une famille d'origine indienne sont des filles, le ratio garçon-fille est de 1,90 pour les naissances subséquentes.
 

Effectivement, on peut parler d'anecdote puisque le doute repose sur la méthode pour arriver à la sélection : l'avortement ou l'implantation de foetus garçon. Devant un tel doute, il est bien compréhensible que la Fédération des Femmes du Québec récuse toute restriction. Que l'on ne connaisse pas avec exactitude la teneur de l'intervention sexiste et la proportion d'avortement sélectif par rapport à l'implantation de foetus-garçon permet, dans la logique de la Fédération, de s'en laver les mains... Au fait, qui a déjà entendu parler de l'existence d'un phénomène répandu d'implantations avec sélection du sexe, à part la conscience de l'honnête auteur de cette étude scientifique?

Avec sa motion, M. Warawa dit vouloir « protéger les filles » contre la discrimination en demandant au Parlement de condamner les avortements sexo-sélectifs. Cette motion est un écran de fumée au service de l’obsession conservatrice et religieuse de contrôler le corps des femmes. Les filles et les femmes n’ont pas besoin de protection, elles ont besoin d’une société égalitaire qui leur fournit les moyens de s’épanouir. C’est là où les conservateurs laissent tomber les femmes avec des politiques faisant reculer le financement des groupes féministes, l’accès à l’avortement à l’étranger, le droit à l’équité salariale, la sécurité des réfugiées victimes de violence conjugale et encore.
 

En conclusion, nous constatons que les conservateurs cherchent à provoquer des débats basés sur des éléments non probants pour prendre le contrôle du corps des femmes. L’avortement sexo-sélectif en est un. Nous sommes contre l’avortement sexo-sélectif. Cependant, le moyen d’éviter que cela devienne un problème est de changer la société sexiste et d’assurer une vie égalitaire pour toutes et tous, mais pas de légiférer. Il demeure cependant encore et toujours que c’est aux femmes de décider.

Et pas n'importe quelles femmes, mais bel et bien les femmes du groupuscule dénommée Fédération des Femmes du Québec, oui monsieur!

Devant un féminisme délirant, il faut relire les sages propos de Normand Lester sur la question des avortements sélectifs :

(Le journaliste et chroniqueur Normand Lester)

 

La réalité sociale et scientifique canadienne place maintenant les militantes proavortement devant un épouvantable dilemme.  Doit-on intervenir pour interdire légalement l’avortement sélectif des fœtus féminins? C’est une pratique rependue dans des pays comme la Chine, la Corée et l’Inde, où chaque année des millions de fillettes sont éliminées parce que leurs parents préfèrent avoir des garçons. 

L’immigration de ces pays a amené cette pratique au Canada. Abbotsford en Colombie-Britannique abrite l'une des plus grandes communautés indiennes au pays. Elle possède également l'un des ratios entre les sexes les plus asymétriques. Parmi les enfants de moins de 15, il y a 121 garçons pour 100 filles.

Pour satisfaire cette clientèle, et aussi celle des autres Canadiens qui veulent choisir le sexe de leur enfant, des cliniques privées offrant des examens échographies 3D permettent de le déterminer avant 20 semaines de grossesse. On peut ainsi le faire facilement avorter s’il n’est pas du sexe désiré.

Une enquête de la CBC dans 22 centres échographiques à travers le pays a révélé que la majorité était disposée à déterminer le sexe du fœtus, peu importe l’avancée de la grossesse. Il n'existe actuellement aucune loi au Canada qui interdit de révéler le sexe d'un fœtus ou de le faire avorter simplement à cause de son sexe.

La CBC a demandé aux cinq partis politiques fédéraux leur position sur l'avortement sélectif basé sur le sexe du fœtus et sur les centres privés d’échographie. Sauf le Bloc, qui a carrément refusé de commenter, les quatre autres partis ont donné une réponse politiquement correcte prônant l’éducation pour enrayer la pratique. En clair, aucun d’entre eux ne veut rouvrir le débat sur la question de l’avortement.

Devant ce phénomène social grandissant de la sélection de sexe par avortement, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada a lancé un appel pour une interdiction totale des «examens» par ultrasons ailleurs que dans des services hospitaliers qui ne révéleraient le sexe du fœtus que dans les derniers mois de grossesse.

Cela n’aura aucun effet. On va simplement pousser ces «cliniques privées» vers la clandestinité comme l’étaient jadis les cliniques d’avortement, et accroître le prix du service. On ne réussira jamais à interdire les fournisseurs de service de détermination de sexe du fœtus. D’autant plus qu’avec le progrès technologique, des appareils échographiques seront bientôt disponibles à des prix dérisoires dans le commerce.

Comment considérer que l’avortement est une question purement personnelle relevant de l’unique choix de la mère ou des parents, sauf quand le fœtus est féminin où, là, on devrait imposer un contrôle sociétal? Avorter des garçons ne poserait aucun problème. Seule la motivation des parents qui ne veulent pas de filles serait scandaleuse et criminelle. S’ils ne veulent simplement pas d’enfants, leur choix d’avorter le fœtus serait socialement et moralement acceptable?

Pour la Fédération des femmes du Québec, il n'est pas acceptable d'avorter une fille parce que c'est une fille, mais il est acceptable d'avorter parce que l'on ne veut pas de l'enfant. Qui peut encore prendre au sérieux la très médiatisée Fédération des femmes du Québec?

Le Canada, un modèle pour la ministre socialiste française des droits des femmes...

Sur le site du journal La Presse du 17 décembre 2012:

 

(Najat Vallaud-Belkacem)

 

Après 26 ans d'absence, la France a réinstitué un ministère des Droits des femmes. «On considérait que ce sujet ne méritait plus d'avoir un ministère à part entière», déplore celle qui a hérité du dossier, Najat Vallaud-Belkacem. La Presse l'a interviewée lors de son passage rapide à Québec, lundi, durant lequel elle a échangé avec ses homologues.
(...)
Nous lui apprenons que la ministre canadienne de la Condition féminine, Rona Ambrose, a voté pour une motion qui visait à tenir une commission parlementaire sur les droits du foetus, et ce, dans l'espoir de rouvrir le débat sur l'avortement. «J'ai une réaction assez vive, lance-t-elle. Je suis très préoccupée de voir à quel point le droit à l'avortement est petit à petit remis en cause, y compris dans les pays plus avancés comme le Canada. Pour nous, le Canada fait figure de pays des lumières en matière d'égalité homme-femme. Il faut constamment être vigilant. Les lobbys conservateurs sont toujours à l'affût de la moindre faiblesse pour revenir à la charge.»

 Mariage gai, laïcité et religion

 La ministre a échangé avec ses homologues québécois au sujet de leurs politiques respectives - et très semblables - de lutte contre l'homophobie. Elle s'est aussi intéressée au mariage gai. Le sujet est moins consensuel en France. Dans l'attente de son projet de loi, les deux camps organisent d'importantes manifestations. «Ce serait injuste de taxer d'homophobes tous ceux qui sont contre le mariage gai. Ils peuvent avoir des inquiétudes et des angoisses quant à la structure de la société et au rôle, déterminant pour beaucoup de Français, de la cellule familiale.»

 Mme Vallaud-Belkacem n'est pas familière avec le projet de charte de la laïcité du Parti québécois, qui semble relégué aux oubliettes dans un contexte de gouvernement minoritaire. On lui en décrit les grandes lignes: l'égalité homme-femme doit primer la liberté de religion, et le port de signes religieux ostensibles est interdit dans la fonction publique et parapublique. «Ça m'a l'air d'aller plutôt dans le bon sens», dit-elle prudemment, sans vouloir s'avancer davantage.

 Même si elle reconnaît la menace de l'islamisme pour les femmes, elle dit «en avoir assez de la stigmatisation des religions». «Je veux remettre les choses à leur juste niveau. La religion est un des éléments qui, parfois, bloquent le processus homme-femme, mais ce n'est qu'un élément parmi d'autres.» Elle parle de la diffusion de stéréotypes sexistes comme les rôles sexués dans les émissions de télévision, où «on montre systématiquement maman qui fait la cuisine et qui ne travaille pas». «Ça peut sembler anodin. On se dit que c'est beaucoup moins grave que le prosélytisme religieux. Mais ça a presque plus d'impact sur le quotidien des gens, car ils se font une idée dès le plus jeune âge de ce que doit être la société.»
 

Bien sûr, Mme Vallaud-Belkacem n'a pas une idée de ce que doit être la société, ni du rôle de la femme... Et elle ne pense pas non plus qu'il est inacceptable qu'une femme choisisse de demeurer à la maison parce qu'elle éprouve la joie de travailler près de ses enfants et qu'elle aime cette fonction de mère, première éducatrice de ses enfants...

Les féministes contre les femmes : 66% des femmes veulent une loi contre l'avortement sélectif, s'opposant ainsi aux féministes

Les féministes prétendent parler au nom des femmes, mais si les positions de leurs groupuscules financés par le gouvernement étaient votés par les femmes du Québec, combien seraient battues?

L'exemple de l'avortement sélectif démontre à quel point la revendication du mouvement féministe de parler au nom des femmes est absurde. Selon un sondage paru au mois de janvier 2012, 66 % des femmes veulent une loi pour interdire les avortements sélectifs. Malgré cela,les mouvements féministes osent dire que les femmes ne veulent pas de législation..À lire, la courte et intéressante réflexion sur le site Le ciel est bleu du 7 décembre 2012, d'où provient en majeure partie cet article.

 

Une femme, Nathalie Roussy du site centpapiers.com, parle du féminisme et de l'avortement

De plus en plus de femmes remettent en cause l'extrémisme de l'idéologie féministe. Sur le site centpapiers.com du 3 octobre 2012:

De nos jours, il semble que ce n’est pas très populaire de dire que le fœtus devrait être considéré un être vivant. On risque de se faire lancer des roches. Et si on est une femme, on risque quasiment d’être accusée de mutinerie, une mutinerie à l’intérieur du monde sacré des femmes.

Je ne me reconnais pas dans le discours féministe, supposé représenter mes droits de femme. Je le trouve extrémiste, plus souvent qu’autrement. Bien entendu, ça dépend des féministes, et des combats. En ce qui concerne l’avortement, l’extrémisme semble au rendez-vous, pour la majorité des hommes et des femmes, en 2012, si on en croit le vote qui a eu lieu récemment au sein du gouvernement fédéral, et les réactions du public. Pourtant, le gouvernement Harper est conservateur majoritaire. Le gouvernement conservateur est davantage enclin à être pro-vie que la moyenne des députés libéraux, bloquistes ou néodémocrates.

Le plus controversé qui risque de nous faire recevoir des roches à la pleine figure et de se faire traiter de « fausse femme », est d’OSER affirmer que, selon nous, le fœtus est un être humain qui devrait avoir des droits reconnus. Quel sacrilège, OSER reconnaitre des droits à un être vivant, qui est de plus en plus conscient et sensible au fur et à mesure que la grossesse avance.(...)

Au Québec, une grossesse sur trois se termine par un avortement. C’est beaucoup trop, 1 grossesse sur trois. Pour moi, cela signifie que la majorité des avortements auraient pu être prévenus, par des conduites sexuelles responsables. Voilà le problème, justement. À cause des conduites sexuelles irresponsables, des millions de fœtus dans le monde entier, des êtres vivants sensibles, souffrent sans même avoir le droit qu’on puisse avoir de la compassion pour eux.

Je me souviens, vers l’âge de 15 ans, à l’école secondaire, on demandait aux étudiants de préparer un exposé oral en groupe de deux, selon le sujet de notre choix. J’avais choisi, avec ma partenaire, le sujet de l’avortement. Je resterai toujours marquée par la photo, qui est gravée dans ma mémoire 27 ans plus tard, d’une poubelle de bébés. C’était une poubelle correspondant à une journée normale d’un médecin pratiquant l’avortement. Ces bébés n’avaient droit à aucune funéraille, et encore moins à un meilleur endroit qu’une poubelle, pour reposer en paix. Les amérindiens avaient un bien meilleur respect que nous avons pour les bébés avortés, lorsqu’ils tuaient les animaux pour se nourrir et se vêtir. Comme le peuple des Omaticayas dans le film Avatar, les amérindiens tuaient les animaux certes, mais avec respect, avec une prière pour les accompagner au moment de leur mort. Nous n’avons pas ça pour les bébés avortés, car nous ne reconnaissons même pas, encore en 2012, qu’ils peuvent souffrir et qu’ils ont droit à une dignité. C’est un accident de parcours, et nous préférons fermer les yeux, comme s’ils n’avaient jamais existé en tant qu’être vivant. Mais mettre sa tête dans le sable ne change pas la réalité, car cet être vivant, un humain en gestation, a existé.

Mon fils est né une semaine en retard. Ma meilleure amie est née prématurément, 2 mois à l’avance. C’est donc dire que mon fils, la veille de sa naissance à 9 livres et 13 onzes, n’avait aucun droit légal, et mon amie, à sa naissance, était considérée un être humain. Alors que mon fils, juste avant de naitre, était beaucoup plus avancé sur le chemin de la conscience humaine que mon amie. C’est absolument ridicule et arbitraire de déterminer que, seulement à la naissance, un être humain devient un être humain, et pas avant.

Dans un article publié le 25 septembre 2012 dans le journal La Presse, on peut lire :

« Le 23 décembre 1996, la Presse canadienne écrivait qu’en Ontario un tribunal avait décidé de ne pas porter d’accusation de tentative de meurtre contre une femme de Smith Falls qui avait tenté de tuer son foetus en se tirant un projectile dans l’utérus à l’aide d’un fusil, et cela, deux jours avant l’accouchement. La Cour a donné raison à l’avocat de Brenda Drummond, âgée de 28 ans, qui alléguait que sa cliente ne pouvait être accusée de tentative de meurtre puisque les lois canadiennes ne considèrent pas le foetus comme un être humain. Le foetus est considéré comme un être humain et a des droits, selon la loi, s’il est complètement sorti du ventre de la mère.

Le juge Inger Hansen, qui avait rendu ce verdict, a indiqué qu’il y avait un vide juridique au Canada. Il a spécifié que la tâche de modifier les lois appartient au Parlement fédéral, s’il le juge nécessaire. Le bébé (faut-il parler d’un foetus?) qui a été atteint d’un plomb à la tête lors de l’incident a survécu. Madame Drummond n’a jamais été poursuivie pour tentative de meurtre sur son enfant ».

Dans quel monde de fous je vis ? Je dois me pincer, en 2012, on a le droit de tuer un fœtus de 9 mois de gestation, et on se fait accuser de tous les maux de la terre (rétrograde, extrémiste religieux et j’en passe) si on veut remettre ça en question ?

Dans le passé, on croyait que les femmes n’avaient pas d’âme. On a cru aussi que les enfants étaient des adultes en miniatures, des adultes mal dressés. On était convaincu que les bébés ne souffraient pas, et qu’il n’était donc pas nécessaire de leur administrer aucune anasthésie lors des chirurgies. Les femmes peuvent voter au Québec seulement depuis une cinquantaine d’année. Mais en 2012, nous sommes assez barbares pour croire que seulement les extrémistes religieux veulent défendre le droit des fœtus. En vérité je vous le dis, un jour on dira : « avant on croyait que le fœtus n’était pas un être humain et qu’il ne méritait la reconnaissance d’aucun droit, incroyable non ? ».

Je m’excuse, je ne suis pas une religieuse, ni extrémiste, et je m’insurge contre ce monde de fous qui veut me faire sentir mal et coupable de défendre les fœtus, comme si ça faisait de moi une personne qui en a contre le droit des femmes. Jamais je ne défendrai les droits de x aux dépends des droits de Y. À cause de l’inter-être, si les autres souffrent, je souffre moi aussi. De même que, si j’ai un enfant à élever, pour le protéger, je vais lui apprendre à se soucier des autres. Parce que si je lui apprend qu’à se soucier de ses droits à lui, je sais qu’il ne sera pas heureux. Pour le protéger, je dois lui apprendre à protéger les autres. Le bonheur passe aussi par la reconnaissance des autres, par sa conscience. L’être humain est appelé à dépasser son propre petit confort personnel. Même les animaux, parfois, font preuve de compassion, et nous ne sommes pas capables, en 2012, d’avoir de la compassion pour les fœtus, même ceux qui ont été dans le ventre de leur mère durant 9 mois et demi ?

Non, non, non, je refuse de m’adapter à cette société malade, ce ne serait pas un signe de bonne santé mentale (citation de Jiddu Krishnamurti : « ce n’est pas un signe de santé que s’adapter à une société profondément malade »).

Comme a déjà déclaré Nelson Mandela, la véritable liberté n’est pas seulement apprendre à se libérer de ses chaînes (les chaînes des femmes, la liberté des femmes), c’est aussi aider les autres à se libérer des leurs (le droit des fœtus). Aussi, on oublie trop souvent que la liberté des uns se termine là où commence la liberté des autres.

(...)

Heureusement que, même minoritaire, ma pensée rejoint celle d’un nombre tout de même non négligeable de Canadiens. La fédération des femmes du Québec n’est pas là pour me représenter sur ce point. Je suis une femme, y’a pas de doute là-dessus. Avons-nous oublié qu’une femme, par défaut, ressent de la compassion pour les bébés ? Moi, je n’ai pas oublié, c’est inscrit dans mon cœur, dans mes gènes, et dans mon âme.

Un autre article de félicitations pour la ministre Ambrose, paru dans le Messager Lasalle

De plus en plus de gens prennent la parole, un peu partout, pour manifester leur désir de voir protéger l'enfant à naître. Dans le Messager Lasalle du 18 octobre 2012:

(Si le féminisme défend le "droit" à l'avortement comme l'une de ses causes chéries, elle peut alors être qualifiée d'idéologie la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité, avec 55 millions de morts annuellement à son compte.)

(...) Les découvertes de la médecine moderne (procréation assistée, échographies, soins de néonatalogie) rendent évident le fait que la vie humaine commence dès sa conception. Même pas besoin de tenir une commission parlementaire pour en arriver à cette conclusion. Toutefois, il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Les féministes devraient se remémorer qu’elles ont aussi eu l’âge d’un fœtus. Au début de leurs jeunes vies, au moment où elles nageaient avec vitalité dans le ventre de leurs mamans, si elles avaient eu connaissance que leurs mères avaient rendez-vous chez un avorteur, dans quel camp se seraient-elles alors rangées?

Facile de répondre à cette question: tout être vivant ressentant une menace pour sa survie va fuir ou se battre. Elles se seraient battues pour leurs survies.

Toutefois, au contraire des féministes pro-choix qui se font entendre sur toutes les tribunes, les cris des enfants à naître avortés demeurent silencieux. Quand on a reçu le privilège du don de la vie, comment peut-on militer pour que d’autres en soient privés?

La majorité de nos députés ont voté pour que le Canada demeure dans l’obscurantisme. Un des rares pays où l’avortement n’est pas balisé et où il est permis de tuer des enfants juste avant la naissance.

Nos députés devraient maintenant s’empresser de voter pour des programmes sociaux encourageant toutes les mères à donner la vie dans la sécurité et la dignité. Voilà les signes d’une société évoluée et aimante de sa progéniture et de leurs mamans.

Solange Viau, enseignante à la maternelle

Les ravages du féminisme dans l'esprit des Québécois

Plus insidieux que la fumée de cigarette, le féminisme québécois, dans toute sa radicalité extrémiste, imprègne nombre de nos concitoyens, idôlatrant la femme et l'excusant de toute faute. La journaliste Sophie Durocher blaguait dernìèrement sur les ondes de la radio sur des journalistes qui oseraient remettre en question le choix d'une femme, en particulier de l'avortement bien sûr. Sur le site du journal La Presse du 18 octobre 2012, cet extrait d'une lettre d'une avocate sur l'intervention de la policière Trudeau, nous offre un bel exemple de paranoïa féministe:

En outre, n'est-il pas extrêmement curieux que cette vague d'indignation ait été générée par les gestes posés par une policière? Un «Stéfane» aurait-il reçu autant d'attention médiatique, une suspension immédiate et des excuses de son chef? Demandons-nous combien, pour chaque Stéfanie Trudeau, il y a de policiers mâles dont la conduite est tout aussi indigne de la fonction qu'ils occupent, mais dont on n'entend pas parler?

Le féminisme radical québécois est une maladie de l'intelligence qui atteint hommes et femmes. Il n'a pas grand chose à voir avec la défense des intérêts des femmes. Trop souvent, au contraire, il propose des solutions qui vont à l'encontre de la société, de la famille et de toute femme: avortement, contraception, divorce, préjugé de méfiance envers les hommes en général, climat de guerre et de combat dans des relations naturelles hommes-femmes qui devraient aller de soi. Et préjugé constant qu'une femme prise en défaut l'est parce qu'elle est une femme, pas parce qu'elle a commis une faute...

Rona Ambrose récipiendaire d'un prix de l'ONU pour son travail remarquable pour les droits des femmes

Dans le journal Le Devoir du 12 octobre 2012:

 

(Mme Rona Ambrose, ministre de la condition féminine)

 

Ottawa — Elle est peut-être répudiée par la communauté féministe canadienne pour avoir appuyé une motion anti-avortement, mais la ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose, a été honorée par un organe des Nations unies pour son travail.

Mme Ambrose a reçu le prix alors qu'elle se trouvait à New York, au siège de l'ONU. C'est le groupe ONU Femmes Canada qui le lui a décerné pour "son rôle de locomotive dans la campagne qui a conduit à la désignation du 11 octobre Journée internationale des filles".

(...) Mme Ambrose a dédié son prix à Malala Yousfzai, cette jeune fille fusillée au Pakistan pour avoir parlé du droit des jeunes filles. "Cette journée a été crée pour les filles comme Malala Yousufai qui, à 14 ans, a été la cible des fusils des talibans pour avoir osé affirmer le droit des filles à l'éducation. Je condamne la violence et l'oppression que Malala et d'autres filles et jeunes femmes courageuses subissent de par le monde" (...)

Rona Ambrose présente actuellement un modèle du féminisme dont nous oublions parfois l'existence devant la folie du féminisme outrancier occidental. 

Des catholiques argentins défendent l'entrée de leur cathédrale devant des féministes hystériques désirant la vandaliser

Sur le blog de Jeanne Smits du 8 octobre 2012:

(manifestants réclamant le droit à l'avortement... et la possibilité de vandaliser la cathédrale de Posadas, en  Argentine) 

 

Dignes, debout, pacifiques, priant. Un groupe d'Argentins – beaucoup de jeunes hommes, mais aussi des jeunes filles et des personnes moins jeunes, ont supporté pendant de longues minutes les assauts d'un « rassemblement de femmes » réclamant le droit à l'avortement et le reste devant la cathédrale de Posadas. Ils récitaient le chapelet. Sans réagir aux badigeons de peinture. Ni aux crachats. Ni aux hurlements des femmes qui s'approchaient en hurlant, certaines en se dénudant. Ni aux insultes aux prêtres, à l'Eglise, à Dieu. Ils priaient : les jeunes hommes protégeaient les jeunes femmes ; ensemble ils empêchaient l'accès à la cathédrale pendant que le « rassemblement des femmes » taggait les murs accessibles, les trottoirs, mais aussi, bien d'autres monuments de Posadas où des habitants se plaignent des dégradations qui ont touché toute la ville.

Elles réclamaient « l'avortement pour ne pas mourir, des contraceptifs pour ne pas avorter ».

 

Au Québec, la police est encore capable d'intervenir pour contenir les groupes de féministes anarchistes (hommes et femmes) qui aiment également vandaliser, saccager et agresser si possible les défenseurs des enfants à naître. Il est normal et habituel que des groupes réclamant la mise à mort des enfants soient violents dans tous leurs comportements. Ce qui est préoccupant, c'est le silence des groupes modérés de la société civile devant ces agressions répétées contre la liberté d'expression et la liberté d'association, comme ce fut le cas lors des congrès de Campagne Québec-Vie. 

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