Alain Dubuc soulève le véritable problème québécois: la démographie
Sur le site du journal La Presse du 6 juin 2012:
(Alain Dubuc, éditorialiste au journal La Presse)
La crise sociale qui nous occupe est bien des choses. Elle est politique, idéologique, économique, sociale. Mais dans ce conflit, on l'oublie trop, il y a aussi beaucoup de démographie.
Au plan démographique, la génération Y, la cohorte de ceux qui sont nés entre 1980 et 2000, celle des étudiants en grève, est véritablement le dindon de la farce intergénérationnelle. C'est un élément dont il faut tenir compte dans la crise actuelle. Un élément qui contribue certainement au sentiment d'indignation des jeunes.
Il y a, au départ, un élément d'injustice évident dans la hausse des droits de scolarité. Cette hausse, malgré les assouplissements apportés par le gouvernement Charest, est raide. Pourquoi n'est-elle pas plus graduelle? Parce qu'on voulait rattraper le temps perdu. La note que les jeunes d'aujourd'hui doivent défrayer est relativement salée parce que ceux qui les précèdent ont été épargnés.
Mais cette hausse, malgré tout acceptable, est loin d'être ce qui arrive de pire aux étudiants. Les données du recensement publiées la semaine dernière par Statistique Canada nous révèlent à quel point le vieillissement de la population canadienne est bien établi. Une proportion croissante de vieux à un bout, et moins de jeunes à l'autre bout pour prendre la relève. Ce choc démographique aura des effets en cascade dont les jeunes seront les principales victimes.
On dit en substance aux jeunes que si on leur demande cet effort supplémentaire, c'est que les choses ont changé, que la prospérité est moins grande, que nous avons moins de moyens, ce qui force l'État à repenser la façon dont il finance les services publics. Les règles du jeu sont en train de changer. Dommage que ce soient les jeunes qui en fassent les frais.
Non seulement l'État sera moins généreux envers cette génération, il lui demandera davantage pour payer les dépenses liées au vieillissement, comme la santé ou les pensions fédérales, et surtout pour rembourser la dette qui nous étrangle. Cet effort sera d'autant plus grand que les travailleurs plus âgés, les baby-boomers, ne seront pas là pour les appuyer, puisqu'ils partent vite à la retraite, grâce à toutes les mesures qui facilitent la retraite anticipée. L'âge moyen de la retraite, au Québec, est de 60,9 ans. Dommage, encore une fois, que les jeunes n'auront pas droit à ces privilèges.
On assiste en effet à un prolongement de la vie active. Les pensions fédérales seront versées à 67 ans plutôt qu'à 65. Le secteur privé abandonne ses régimes de pension à prestations determinées, et quand il les garde, c'est souvent pour ses travailleurs plus âgés. Et tôt ou tard, les régimes publics devront suivre le courant.
C'est pour cela que les jeunes doivent étudier, avoir des diplômes, pour obtenir de bons emplois. Ils en auront besoin, parce que le monde dans lequel ils entreront ne sera pas aussi facile. Une croissance moins forte, notamment à cause des effets démographiques, un accès à la propriété difficile, un fardeau fiscal alourdi, et la perspective, peut-être, d'avoir un niveau de vie inférieur à celui de leurs parents.
Il y a toutefois une chose qui va s'améliorer, et c'est le taux de chômage. Parce qu'il y a plus de gens qui partent à la retraite que de jeunes qui arrivent sur le marché du travail, la population active va baisser. On va manquer de monde, on risque des pénuries. On a donc besoin des jeunes.
Et c'est là le grand atout de la génération Y. Les baby-boomers ont dominé les sociétés occidentales grâce au poids du nombre. L'atout des jeunes, c'est plutôt leur rareté, qui fait pencher le rapport de force en leur faveur.
Il manque des centaines de milliers de personnes au Québec, victimes de l'avortement. Chacune avait son rôle à jouer dans notre société. L'avortement est l'un des premier vecteur de crise et de troubles sociaux.
Le dépérissement de la Chine est prévisible...
Sur le site de onestopnewsstand.com du 9 mai 2012, cette nouvelle sur les graves difficultés qu'engendre l'avortement pour le pays:
Demain, la Chine ne sera plus
C’est ce que clame la publicité des Éditions Fayard entourant l’essai d’Isabelle Attané, Au pays des enfants rares: la Chine vers une catastrophe démographique. C’est ce qui m’a incité à lire cet ouvrage qui décrit comment un tel scénario, contraire à toutes les prévisions, repose sur une seule et unique raison: une démographie trop lourde à porter, qui coupera les ailes du phénix chinois.
Après deux ans d’enquête, Isabelle Attané livre une radiographie décapante du «pays aux enfants rares».
Le titre réfère, bien entendu, à l’obsession des fils uniques, mais il y a aussi l’infanticide des filles, les ravages démographiques de la pauvreté, de la malnutrition et du sida. Autant de bombes à retardement.
En Chine, comme ailleurs, les parents souhaitent donner à leur enfant les meilleures qualités possibles; cela comprend des bons soins de santé et une bonne éducation.
«Mais la plus grande qualité que l’on souhaite à son enfant, c’est incontestablement d’être un garçon.»
Les jeunes parents ne deviennent respectables que s’ils donnent un héritier à leurs ancêtres. «En donnant naissance à un fils, ils accomplissent le premier devoir du confucianisme: celui de piété filiale.»
Héritier d’une lignée familiale, ce fils unique est «investi d’une charge affective démesurée».
En Chine, on trouve, à un extrême de l’échelle sociale, des enfants uniques formés à l’excellence dès le plus jeune âge et, à l’autre extrême, des millions d’enfants dépourvus de tout ou presque. «La santé, la possibilité de s’instruire, le droit à la parole, le respect de ses droits, le logement, le mariage… tout s’achète, tout se consomme; rien ne coule de source, rien ne revient de droit.»
Sinologue et démographe, Isabelle Attané note sans équivoque que l’avortement s’impose comme une solution largement acceptable quand le sexe n’est pas celui désiré.
«Chaque année, au bas mot, un demi-million de fillettes sont éliminées de la sorte.»
Il faut savoir que, dans la tradition chinoise, ce sont les fils qui sont tenus de prendre en charge leurs parents âgés. «Ce devoir d’assistance est d’ailleurs une obligation légale stipulée par loi sur le mariage de 1980 et par la Constitution de 1982.» On dit que l’enfant unique chinois a bien mauvaise réputation. Il serait égocentrique, capricieux et incapable d’accepter la moindre critique.
Mais il peut se permettre de se comporter en «petit empereur» car, depuis quelques années, «la Chine est devenue le pays du monde comptant la plus forte proportion d’hommes dans sa population, c’est-à-dire celui dans lequel, d’un point de vue strictement démographique, la situation des femmes est la plus mauvaise.»
En 2050, la main-d’œuvre de la Chine, celle qui fait aujourd’hui toute la force de son économie, aura été amputée de 160 millions d’actifs. Les fils uniques très/trop qualifiés auront de plus en plus de mal à s’intégrer sur le marché du travail.
Sans compter que les personnes âgées, auxquelles l’État n’est toujours pas en mesure d’accorder des conditions de vie décentes, deviendront un fardeau insoutenable pour les jeunes générations.
La Chine sera «vieille» avant d’être riche et, sur ses enfants devenus rares, pèseront des attentes démesurées.
Isabelle Attané, Au pays des enfants rares: la Chine vers une catastrophe démographique, essai, Paris, Éditions Fayard, 2011, 276 pages, 34,95 $ .
Fin de Cycle ou fin d'un peuple?
Mathieu Bock-Côté vient d’écrire un livre qui possiblement, marquera l’histoire du Québec. Ce livre est l’analyse la plus perspicace et intelligente que nous aurions dû avoir de la situation actuelle du Québec.
Voici certaines conclusions qu’avaient apportées les conférenciers en 2003. Notons que si les chiffres ont quelque peu changé, l’analyse demeure toujours valide. Écoutons d’abord Lucien Bouchard, à une époque où sa parole était écoutée par tous les Québécois, puis le démographe Georges Mathews et la mère de famille et auteure Pascale Pontoreau :« Depuis 1990, le nombre de naissances n’a pas cessé de décliner au Québec. Notre indice de fécondité est de 1,45 par rapport à 1,51 au Canada et 2,1 aux États-Unis. Nous avons moins d’enfants et vivons plus longtemps. Il ne faut pas être Einstein pour en déduire que, si rien ne change, nous nous trouverons, à terme, dans une situation critique. Dès 2021, une personne sur cinq aura 65 ans et plus. À compter de 2026, notre population globale commencera à décroître, c’est-à-dire que les décès prendront le pas sur les naissances. Une personne sur cinq prévoit ne pas avoir d’enfants, ce qui fait dire au sondeur de la maison CROP, M. Alain Giguère, que “l’hédonisme est l’apanage de la société actuelle”. Faut-il rappeler que Le Robert définit l’hédonisme comme “la doctrine qui prend comme principe de la morale la recherche du plaisir, de la satisfaction.”(…)“On dira que nous ne sommes pas les seuls à subir un déclin de natalité. Sans doute, mais le phénomène a frappé ici plus fort qu’ailleurs. Dès qu’il se met en branle, le balancier s’en donne à cœur joie chez nous : à l’époque où tout le monde avait beaucoup d’enfants, nous en avions encore plus que les autres. Maintenant que les autres en ont moins, nous poussons la trajectoire plus loin et en faisons encore moins que la plupart d’entre eux. L’une des révélations les plus déprimantes du sondage CROP est qu’une majorité de Québécois se préoccupent peu de la dénatalité. On pousse l’inconscience jusqu’à ne pas s’inquiéter de l’hémorragie des fonds de retraite que menace d’entraîner le renversement de la pyramide d’âge et à écarter le recours à des solutions comme l’immigration et le report de l’âge légal de la retraite.”Des prédictions qui se réalisentPessimiste monsieur Bouchard, non. Tout simplement réaliste. Ce que plusieurs démographes ont dénoncé depuis une vingtaine d’années, au prix d’une réputation de prophètes de malheur, se réalise tranquillement. Une population indifférente s’éveille par crainte d’une vieillesse dans la pauvreté, sans filet social pour la protéger. Le démographe George Mathews pose la question et donne une réponse claire :“D’où une question simple et directe : les paramètres actuels des programmes de prestations et de services sociaux et médicaux offerts aux personnes âgées pourront-ils être maintenus? Il n’y a là rien de nouveau. Personne ne pourra prétendre que le Québec aura été pris par surprise. Cela fait au moins quinze ans que la réponse à cette question est à peu près connue. Et quelle que soit la manière dont on retourne cette question, la réponse est NON!”, affirme sans détour George Mathews.(…)Pourquoi faire des enfants?On ne procrée pas pour sauver un peuple. La disparition d’un peuple est le signe et la conséquence d’une perte généralisée du goût de la vie. Si l’on déplore la disparition d’une espèce animale ou végétale, l’amenuisement des cultures exotiques, amérindiennes, nous n’avons pas la même réaction face à l’érosion de notre propre culture, de notre propre peuple. Les Québécois ne feront pas d’enfants parce que le peuple québécois risque une lente assimilation. »(…)Une mère de famille partage son rêvePascale Pontoreau, mère de quatre enfants et auteure de « Des enfants, en avoir ou pas? » témoignaient ainsi lors de ces conférences :« Et oui, aujourd’hui, on existe surtout en fonction de notre emploi. Tiens essayez pour voir : — “Qu’est-ce que tu faits toi?” — “Oh moi, je reste à la maison, je m’occupe des enfants.” — “Oui d'accord, mais qu’est ce que tu vas faire… après? ‘C’est inconcevable de s’occuper de ses enfants et d’être heureux là-dedans.’Mme Pontoreau exprime son rêve, un rêve qui reflète celui de milliers de couples et jeunes familles :‘À quand une société où les gens auront le choix d’avoir ou de ne pas avoir d’enfants sans s’arrêter à des considérations économiques de tout ordre (argent, places en garderie, santé, etc.) J’aimerais que les femmes et les hommes puissent décider de rester chez eux, le temps qu’ils le désirent, pour s’occuper de leurs enfants sans culpabilité de ne pas être professionnellement productifs et sans angoisse de manquer d’argent; j’aimerais que celles et ceux qui désirent retourner sur les bancs d’école ou au travail puissent le faire sans passer leur temps à le gagner; j’aimerais qu’il existe une véritable valorisation de ce rôle incroyable et parfaitement ingrat qu’est l’éducation de nos propres enfants, non pas pour ramener les femmes à la maison, mais parce que ce rôle est le seul, à la portée de tous, qui a une incidence à l’échelle du pays.’ (tiré du Magazine Le JMJiste, vol.2 no1, mars-avril 2004)
D’abord sauver, encourager les familles et leur redonner le goût de la vie, faire disparaître l’avortement, ce qui aura pour effet secondaire de permettre l’établissement d’une famille de familles, avec une histoire et une culture commune, ce qu’est un peuple. Pourra-t-on faire sauter le ‘politically correct’ qui empêche de faire les vrais débats?Voir le problème démographique au Québec sans en reconnaître les causes
Le journal le Devoir du 10 février 2012 publie un article de l'éditorialiste Jean-Robert Sansfaçon sur le problème criant de la démographie québécoise. Mais pas un mot sur les 30 000 avortements annuels... Il ne semble pas y avoir de lien! Le journaliste écrit:
Les résultats du recensement de 2011 confirment ce que nous savions déjà: la population du Québec croît moins vite que celle de toute autre province à l'Ouest, et notre place dans la fédération rétrécie chaque année un peu plus. Cela comporte son lot de conséquences au sein de la fédération, mais surtout à l'intérieur même du Québec, où il faut compenser cette lente croissance par des gains de productivité qu'on ne voit pas poindre.
Les "gains de productivité"! Voilà la solution miracle pour beaucoup de québécois. Est-ce que ces québécois aimeraient également remplacer notre harfand des neiges, symbole du Québec, par l'autruche?
Une explosion de bébés dans la région Montréalaise?
On le souhaite, mais est-ce bien la réalité? Une nouvelle réjouissante du Journal de Montréal du 30 janvier 2012, mais qui ne tient pas compte du taux de natalité qui est sensiblement toujours le même au Québec:
"La famille a définitivement la cote au Québec. Les bébés se multiplient dans la province, mais pas de façon uniforme. Les poussettes se pressent davantage sur les trottoirs de certaines municipalités aux taux de natalité impressionnants."
Mise-à-jour:
Suzanne du blogue Le Ciel est bleu n'est pas du tout impressionnée !
Sur la crise économique au Québec
La crise économique qui frappe l’occident n’épargne pas le Québec. Dans les milieux de « droite » comme de « gauche », les réflexions s’accumulent sur le sujet… et ne se ressemblent pas. Deux livres viennent de paraître, l’un du « gauchiste » Jean-François Lisée, l’autre du "droitiste" Éric Duhaime.« Pour la première fois depuis que nos ancêtres ont foulé le sol du continent nord-américain, une génération s’apprête à laisser moins à ses enfants que ce dont elle a hérité. Les 40 ans et moins sont maintenant assurés de vivre collectivement plus pauvres que leurs parents » (p.17)(…)« Cet appauvrissement relatif de la jeune génération n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’une planification étatique centralisée à l’œuvre depuis la Révolution tranquille et qui, érigée en système tout au long des cinquante dernières années, est encore vénérée dans les milieux où on l’appelle pompeusement le “modèle québécois”. Depuis cette belle époque, le Québec s’est en partie construit et développé à crédit, et son avenir ressemble de plus en plus à la gestion de ce que Christian Dufour appelle son “déclin tranquille”. » (p.18)
« Le choc démographique se produit lorsque les baby-boomers parviennent nombreux à l’âge de la retraite en laissant place à des générations moins nombreuses. Le nombre de travailleurs par retraité, qui était de sept pour un en 1986, est passé à trois en 2010 et devrait chuter à deux en 2020. L’intervention de l’État, telle qu’on la connaît depuis 1960 au Québec, devra forcément changer. La population vieillissante réclamera toujours plus de services publics alors que les travailleurs seront de moins en moins nombreux à contribuer aux coffres de l’État : le pourcentage de citoyens qui paient de l’impôt diminue constamment. » (p.34)
Ensemble, combattons le mythe de la surpopulation
Un des combats que nous menons à Campagne Québec-Vie est de faire connaître les faits sur le mythe de la surpopulation. L'ONU et son programme de développement des populations est la première à entretenir cette peur d'une démographie galopante. Bien qu'elle ait constitué trois scénarios sur l'évolution démographique, seuls les deux plus inquiétants furent retenus, alors que le scénario d'un « crash » démographique, le plus probable, n'a pas retenu l'attention des médias.
Le taux mondial de fécondité a chuté dans les dernières années, jusqu'à atteindre le niveau actuel de 2,5 enfants par couple. Nous savons que le taux nécessaire au remplacement des populations est de 2,3 enfants par couple. La chute se continuant, nous devrions atteindre le seuil de la décroissance dès les années 2020.
Malgré ces faits, les acteurs d'une volonté de contrôle des populations, surtout les populations pauvres et les pays en développement, ne cessent de crier la nécessité de noyer ces peuples sous une montagne de préservatifs, de stérilisations et d'avortements forcés ou pas. Nous ne cesserons pas non plus de dénoncer les faussetés, les mensonges, les campagnes de peur de ces dignes successeurs des eugénistes racistes, fondateurs des organes mondiaux de planification familiale, vénérant Margaret Sanger, fondatrice voulant éliminer les populations noires de la planète.
Sur le site de Campage Québec-Vie, nous avons fait la recension d'un ouvrage important, « L'apocalypse démographique n'aura pas lieu », expliquant la genèse, les développements et la situation actuelle de la démographie planétaire, démontrant que le véritable problème est un problème de surconsommation.
Nous avons également suivi le débat, vous rapportant les articles plus ou moins fondés paraissant dans les médias québécois et internationaux. Nous continuerons de le faire et de vous tenir au courant, vous invitant à prendre la parole sur les sites internet.
Pour continuer ce combat, nous avons besoin de vous. Vous joindrez-vous à nous ?
Pour une Culture de Vie !
P.S. Nous sommes à la troisième journée de notre campagne de financement de l'Avent. Merci de donner ce que vous pouvez.
Le lourd déclin espagnol est-il un scénario futur pour le Québec?
L'Espagne, comme la plupart des pays occidentaux, a un taux de fécondité largement inférieur au seuil de remplacement de sa population. Comme la plupart de ces pays également, la solution choisie est celle d'une immigration jeune et dynamique venant combler les poste et les besoins du pays d'accueil. Or la situation économique de l'Espagne est peu prometteuse, ce qui cause l'exil des jeunes vers des pays qui leur permettront de réaliser leurs rêves et d'échapper au chômage. L'Espagne est-elle une figure prophétique de ce qui attend le Québec?
La surconsommation reconnue graduellement comme le véritable problème, plutôt que la "surpopulation"
Tranquillement, la raison revient face aux campagnes de peur menées par le Fonds des Nations Unies pour la population. Cet article du 31 octobre dans la Presse montre que plusieurs personnes prennent conscience du problème de surconsommation des pays riches, même s'ils ne sont pas conscients des conséquences d'une diminution de la population mondiale.
Cet autre article de la Presse intitulé "Trop de terriens?" donne la parole à des universitaires de différentes spécialités. À noter les propos de Robert Gagné, Directeur du Centre sur la productivité et la prospérité à HEC Montréal, ainsi que ceux de Pierre-Olivier Pineau.
Il y a un choix de notre coeur aussi face à l'avenir: celui de l'espérance qui se retrousse les mains pour corriger les problèmes de surconsommation et construire un monde accueillant pour tous, ou celui de l'égoïsme qui veut conserver un mode de vie destructeur pour la planète, tout en éliminant les populations pauvres, les "autres" qui ne font pas partie de notre vie.
Le Fond des Nations-Unies pour la population s'inquiète toujours...
Hier, dans un article résumant le livre du journaliste écologiste Fred Pearce, j'ai repris quelques-uns des nombreux points qu'il développe pour montrer la fausseté de la thèse d'une surpopulation, d'une bombe démographique mettant en jeu l'avenir de la planète.
Dans ce livre, paru en 2010 en anglais, le journaliste explique la diminution du taux de fécondité mondiale, passant de plus de 5 enfants par couple à 2,6 en 2008. Il cite des démographes affirmants que le taux de fécondité de remplacement est de 2,3 enfants.
Dans l'article de La Presse du 26 octobre 2011, le Fond des Nations-Unies revient sur ses craintes de surpopulation... alors qu'elles ne sont pas fondées. On peut noter que depuis 2008, le taux de fécondité a encore perdu un dixième de point, en seulement 3 ans, s'établissant à 2,5 enfants. Et la tendance est vers une diminution de ce taux de fécondité...
Je reprends la conclusion beaucoup plus réaliste de Fred Pearce : «Au rythme actuel du déclin démographique, le taux mondial de fécondité devrait être en dessous du seuil de renouvellement des générations peu après 2020.» (p.222)
Ce n'est pas de surpopulation dont devrait s'inquiéter le FNUP, mais d'un réel «crash» démographique à venir. Mais ce n'est pas avec ce genre de crainte que le FNUP pourra continuer de faire la promotion de la mentalité contraceptive, de l'avortement, et de la stérilisation volontaire ou forcée...
Si l'article de la Presse soulève de réels problèmes, il établit faussement un lien entre une croissance démographique non contrôlée (alors qu'il s'agira bientôt d'une décroissance) et des ressources naturelles limitées(alors que l'inventivité humaine en permet une gestion toujours plus efficace et répondant aux besoins de chaque époque), et ne se préoccupe aucunement du véritable enjeu des décennies à venir: la surconsommation des pays riches. Je vous invite à lire l'article sur le livre de Fred Pearce, «L'apocalypse démographique n'aura pas lieu.»
Voir le graphique du taux de fécondité à travers le monde de 1960 à 2009

