Pour Julie Miville-Dechesne, présidente du conseil du statut de la femme, le choix est entre la contraception et l'avortement...

Sur le site de genethique.org du 2 avril 2013:

 

(Julie Miville-Dechêne, présidente du "Conseil du statut de la femme")

 

 

 Depuis le 31 mars 2013, les modes de contraception sont gratuits pour les mineures: "les jeunes filles de 15 à 18 ans peuvent désormais obtenir gratuitement en pharmacie une pilule de première ou deuxième génération, un stérilet ou un implant hormonal", sous deux conditions: "obtenir une ordonnance chez un médecin puis, à la pharmacie, présenter la carte Vitale de leurs parents ou une attestation d'affiliation à un régime de Sécurité sociale". Jusqu'à cette date, ces moyens de contraception étaient remboursés à hauteur de 65%. En revanche, cette gratuité ne concerne pas les pilules de 3è et 4è génération, déremboursées depuis le 31 mars, en raison des risques sanitaires. Il en est de même pour l'anneau vaginal, le préservatif ou le patch contraceptif, qui ne font pas l'objet de remboursement.

Si l'avortement est également remboursé en totalité depuis le 31 mars dernier, sa gratuité ne fait pas l'unanimité au sein du corps médical. Ainsi, contactée par le quotidien Metro, une gynécologue exerçant en hôpital public estime que rendre l'avortement gratuit présente un risque de « banalisation de cet acte médical ». Elle ajoute : « de nombreuses femmes sont tentées de croire que l'IVG est une solution contraceptive en soi, et reviennent régulièrement dans nos services pour subir un avortement ».

Ce qu’elle pourrait ajouter, c’est que la majorité des avortements en France sont effectués sur des personnes qui utilisaient une forme ou une autre de contraception. L’avortement est la contraception de dernier recours, celle qui est utilisée lorsque toutes les autres ont échoué. Le journal de Montréal du 2 avril rapporte ces commentaires:

« Si la France rend gratuit l’accès à la contraception pour les jeunes femmes, c’est surtout dans l’espoir d’éviter le recours à l’avortement.

Pas de doute pour plusieurs, il s’agit de la voie à suivre pour y arriver. “On considère que la meilleure façon de prévenir l’avortement, c’est d’augmenter l’accès à la contraception”, résume Julie Miville-Dechesne, présidente du Conseil du statut de la femme. »

Pas un mot sur la possibilité de l'adoption, ni sur les morts et les accidents dus à la pilule contraceptive de 3e, 4e, mais aussi 2e génération. Encore une fois, Mme Miville-Dechêne préfère quelques décès sans importance au choix de prendre des mesures qui entraveraient une sexualité vécue sans cet engagement né d'un amour pour la vie. Elle avait relativisé de la même façon la gravité de l’avortement sélectif au Canada. Peu importe que quelques enfants soient éliminés parce qu’elles sont des filles. Il faut absolument qu’il n’y ait aucune restriction sur l’avortement, car un avortement est toujours exécuté pour une raison valable puisque la décision ultime est prise par une femme.  

Le marxisme-féminisme québécois est l’une de ces folles idéologies qui coûtent la vie à des, on peut le dire après 40 années d’avortements, des millions d’enfants. Celui qui est une entrave à l’idéologie obscurantiste marxiste-féministe ne peut posséder le titre d’être humain. Surtout, pas de motion Woodworth sur l’apport de la science sur cette problématique, n’est-ce pas Mme Miville-Dechêne?

Un recours collectif contre les fabricants de contraceptifs?

Sur le site du journal La Presse du 27 mars 2013:

 

(Tri-Cyclen, l'une des pilules contraceptives aux effets secondaires dévastateurs.)

Il y a trois ans, Marie-Claude Lemieux a fait son entrée dans le tableau 6, à la page 18 de la monographie de la pilule contraceptive Tri-Cyclen - le tableau des effets indésirables. Le 16 février 2010, Marie-Claude Lemieux a fait un accident vasculaire cérébral (AVC) qui l'a laissée totalement paralysée, sauf les muscles de la paupière gauche. Cause la plus probable: le contraceptif de troisième génération qu'elle prenait depuis quelques mois.

Depuis trois ans, la femme de 32 ans est prisonnière de son propre corps. Diagnostic médical: syndrome de verrouillage. La Presse l'avait rencontrée quelques mois à peine après son accident. Depuis, à force de volonté, elle a rééduqué certains muscles. Elle peut bouger les deux paupières. Un doigt. Certains muscles du cou. Elle a retrouvé une partie du réflexe de déglutition, ce qui lui permet de manger des purées. Mais elle demeure lourdement handicapée, pour la vie. Vraisemblablement à cause d'un contraceptif qu'elle croyait inoffensif.

 ...

 M. Boulianne déplore d'ailleurs le fait que les risques des contraceptifs demeurent largement méconnus. «C'est un jeu de roulette russe», dit-il. Mme Lemieux ajoute: «même s'il y a un faible pourcentage, il est présent, et ça peut faire toute la différence».

Campagne Québec-Vie a dénoncé depuis des années les graves effets secondaires des pilules contraceptives, qui, malgré tout, sont toujours prescrites par les médecins. Nous continuerons de dénoncer cette mentalité contraceptive qui préfère mettre en danger la santé des femmes du Québec plutôt que de les inciter à abandonner ces pilules extrêmement lucratives pour les compagnies pharmaceutiques.

Aidez nous à continuer de sensibiliser la population aux dangers de ces produits nocifs !

Campagne Québec-Vie est l'une des seules organisations québécoises à avoir dénoncé cette mentalité contraceptive. Nous croyons que la vérité sur la santé prime sur les considérations mercantiles et la défense d'un mode de vie dangereux.

Pour continuer à informer de plus en plus de gens sur les cachotteries gouvernementales sur les moyens de contraception, sur l'avortement, sur l'euthanasie, nous avons besoin de votre aide. Pour continuer cette mission qui peut éviter des drames immenses chez les individus par un mode de vie présenté «sans risque», ce qui constitue un mensonge criminel, nous avons besoin de votre soutien. Pour que ce qui ne doit pas demeurer secret soit révélé au grand jour, participez à notre campagne de financement.

Merci de ce que vous pourrez faire pour soutenir Campagne Québec-Vie

L'ancien politicien Gilles Duceppe n'appuiera plus Développement et Paix et parle à travers son... bonnet.

Sur le blog de Gilles Duceppe du 11 janvier  2013 :

 

 

(Le politicien Gilles Duceppe, ancien chef du Bloc Québécois, chroniqueur au Journal de Montréal)

 

J’appuie depuis des années le mouvement Développement et Paix. Je cesserai malheureusement de le faire cette année, car l’orientation imposée récemment à ce groupe par le gouvernement Harper et les évêques canadiens ne correspond plus aux besoins des populations des pays qui recevaient son aide jusqu’à maintenant.
 
C’est encore une fois l’obsession idéologique de ce gouvernement, inspiré par une certaine droite religieuse, qui en est la cause. La question du planning familial est au centre de ce changement d’orientation. Le droit à l’avortement ne peut pour ces intégristes être considéré comme un moyen ultime, bien sûr, faisant partie du planning familial.
 
La politique du Vatican va plus loin : tous les moyens de contraception sont inacceptables! Comment peut-on s’opposer au port du condom en Afrique, par exemple, où sévissent l’extrême pauvreté et la mortalité infantile? Comment peut-on prêcher des principes religieux qui n’ont rien à voir avec la foi dans des pays qui font face à des épidémies de sida?
 
Je trouve ces comportements non seulement inhumains, mais carrément criminels. Je n’appuierai donc plus un mouvement qui s’aligne sur de telles orientations.
 

Un bel exemple d'ignorance de la part de l'ancien chef bloquiste Duceppe. Mère Teresa enseignait la méthode Billings et l'enseignement de l'Église approuve les méthodes naturelles de régulation des naissances depuis maintes décennies. Contrairement aux méthodes contraceptives, elles sont vécues dans un esprit d'ouverture à la vie et non dans un esprit de refus de l'enfant à tout prix... Elles sont efficaces à 98%.

Alors que l'Ouganda, qui enseigne la chasteté et la fidélité en premier aux jeunes, avant de leur parler du condom, est le pays africain où l'épidémie de sida a le plus régressé, Duceppe parle encore du condom comme d'un moyen efficace pour combattre l'épidémie, ce que démentent les faits.

Pour paraphraser M. Duceppe : Je trouve l'ignorance de M. Duceppe non seulement abyssale, mais carrément dangereuse. Je n'écouterai donc plus un politicien qui s'aligne sur de telles aberrations.

Par quelle autorité le Père Thomas Rosica louange-t-il un promoteur du "mariage gai" sur les ondes de Sel + Lumière ?

J'ai été très déçu d'une récente interview du père Thomas Rosica, présentée sur le poste Sel et Lumière au début du mois d'octobre, qui a soulevé une polémique - et pour cause.

Lors de l'entretien, Thomas Rosica, prêtre Basilien fondateur de la chaîne catholique Sel+Lumière, a louangé sans réserves Gregory Baum, un théologien qui, selon le canoniste torontois Mgr. Vincent Foy, a fait plus que quiconque pour nuire à l'Église catholique au Canada et à sa mission de promouvoir une culture de Vie. 

Gregory Baum fait partie de cette catégorie de théologiens qui considèrent leur propre contenu crânien comme infaillible. Réputé l’un des principaux instigateurs au Canada de l’opposition à l’encyclique Humanae Vitae (sur l'interdiction de la contraception artificielle), Baum ne semble jamais avoir perçu le prophétisme de ce texte.
Parmi les autres chevaux de bataille de Baum, il faut mentionner le mariage des prêtres, l’ordination des femmes et la tentative risible d’expliquer les textes condamnant l’homosexualité dans la Bible par des raisons farfelues que seuls les idéologues gagnés d'avance à la cause du "mariage gai" sont capables d’écouter sans sourciller… 
C’est sur ce Père Baum (prêtre ayant quitté l’exercice sacerdotal sans avoir été laïcisé) que le Père Thomas Rosica, lors de son entrevue, pose un regard d’admiration et de respect. Avouant que les deux hommes se connaissent «depuis longtemps », néanmoins Rosica affirme :« J'ai certainement beaucoup admiré votre théologie, vos écrits mais aussi votre amour de l'Église, votre amour du Christ, et vous avez oeuvré non seulement à conserver l'esprit du Concile Vatican II mais aussi son enseignement authentique ... vous demeurez un catholique fidèle et profondément dévoué, vous aimez Jésus, l'Église et l'eucharistie. » 
Et c’est ici que nous sommes devant un grand point d’interrogation. Comment le Père Rosica peut-il présenter comme un modèle, à ce qui est considéré comme la chaîne de télévision catholique canadienne, un homme reconnu pour son refus de la loi naturelle et pour ses amusantes facéties interprétatives de l’institution catholique, à l’école de Hans Kung?
Plusieurs téléspectateurs, n’ayant jamais lu ou entendu Baum, vont penser, à l’écoute de cette interview, que Baum a déjà apporté quelques éléments crédibles à la pensée catholique canadienne. Comme tant d’autres, la théologie de Baum ne semble être qu’une théologie de réaction et d’opposition quasi-systématique au magistère de l’Église. Comment peut-on tromper de cette façon les catholiques canadiens qui mettent leur confiance dans la chaîne de télévision Sel et Lumière ?
Et, surtout, par quelle autorité le Père Rosica tient-il le mandat de partager un ministère parallèle à l’enseignement de l’Église, tout en le présentant comme un élément valable de l’identité catholique?
Par quelle autorité ? Voilà la question. Comment le Père Rosica peut-il avoir trompé les téléspectateurs de Sel et Lumière sans qu’une autorité compétente ne vienne le rappeler à l’ordre ? Nous nous interrogeons sur cette forme d’enseignement parallèle qui vient semer la confusion parmi les catholiques et les personnes de bonne volonté. À moins que l’enseignement ne soit changé et que le « mariage » gai soit maintenant acceptable dans l’Église catholique basé sur une nouvelle compréhension des textes bibliques, s’appuyant sur une nouvelle imagination créatrice et autoproclamée inspirée ?
Nous en appelons aux autorités légitimes de l’Église pour qu’elles se penchent sur le problème d’une télévision qui se dit catholique, afin de savoir jusqu’à quel point elle peut continuer de proposer comme modèle n’importe qui et son contraire, ce qui a pour effet de jeter les fidèles dans une confusion déjà trop répandue.

Des évêques dénoncent la contraception et le "mariage" gai

Sur le site de Radio Ville-Marie du 6 août 2012:

 

 

(...)Dans une lettre envoyée aux évêques le 25 juillet, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, leur transmet une proposition nationale de prière pour la France à l’occasion de l’Assomption.

Parmi les intentions de prières proposée par les évêques dans toutes les paroisses catholiques de France, l’une s’adresse en particulier à "celles et ceux qui on été récemment élus pour légiférer et gouverner". "Que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience", demandent les évêques. Ajoutant, dans une autre prière. "Pour les familles ; que leur attente légitime d’un soutien de la société ne soit pas déçue".

La dernière intention de prière demande: "Pour les enfants et les jeunes, (…) qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère".

Et sur le blog de Jeanne Smits du 5 août 2012:

(...)Mes chers jeunes, la contraception, c'est la corruption. L'utilisation de fonds publics, l'argent du contribuable, pour distribuer des pilules contraceptives, c'est de la corruption. Les pilules contraceptives nous enseignent ceci : « C'est bien d'avoir des relations sexuelles avec quelqu'un, pourvu que vous soyez à l'abri des bébés. Les bébés, c'est casse-pieds. » Une culture de contraception voit dans les bébés les raisons de notre pauvreté. Le contrôle des naissances, disent-ils, cela équivaut à davantage de nourriture, davantage de classes, plus de logements et une meilleure santé pour les femmes. Si les bébés sont la cause de la pauvreté, sommes nous-en train de dire : « Kung walang anak, walang marihap ? » (Pas de bébé, pas de problème ?) Cela ne rime pas parce que ce n'est pas vrai. Nous pourrions avoir davantage de classes, de nourriture, de travail et d'hôpitaux, si nous étions moins corrompus. Renvoyez les fonctionnaires corrompus, pas les bébés ! Mes chers jeunes, votre naissance n'était pas une erreur. Votre naissance, c'était un don de Dieu à nous autres, vos anciens. Vous n'êtes pas le problème. Vous êtes notre bénédiction. Le problème, c'est la corruption de vos anciens, nous, vos anciens. Nous, vos anciens, nous devons changer afin que votre avenir soit meilleur. Pardonnez à ceux qui disent que les enfants sont casse-pieds. Non ! Non ! Non ! Vous êtes une bénédiction et je vous embrasse et je vous aime tous !

La contraception connaîtra toujours des échecs, comme toutes les inventions humaines. Lorsque la contraception ratera, une génération du contrôle des naissances donnera naissance à une génération de l'avortement. La pilule contraceptive est considérée comme un médicament essentiel. Si c'est un médicament, quelle maladie vient-il soigner ? La grossesse est-elle une maladie ? Si c'est un médicament qui est censé soigner, pourquoi des femmes en bonne santé tombent-elles malades du cancer après avoir pris des pilules contraceptives ? Mes chers jeunes, la contraception rend malades des gens bien portants. Les gens purs, il les rend corrompus. Elle nous pousse à regarder les bébés comme une nuisance, pas comme un don. Mes chers jeunes, quiconque vous traitera comme une nuisance, je le combattrai. Je suis contre la contraception parce que je suis pro-enfant. Je suis contre la contraception parce que je suis pro-mamans. Je vous aime, mes chers enfants. Merci à Dieu pour ces mères qui ont donné naissance à des joyaux comme vous !(...)

Lorsque nous vous enseignons que la contraception, c'est la corruption, ce n'est pas que nous sommes insensibles au défi de la modernité ou sourds au enquêtes sur le comportement social. Bien au contraire, nous essayons de vous protéger parce que nous savons qu'elle peut vous détruire plus vite que vous ne le pensez. L'Europe est sur la pente descendante. Elle perd son âme parce qu'aujourd'hui elle compte sur l'afflux d'immigrants pour la garder à flot. Elle fait face à un hiver sévère des naissances. Elle perd son identité parce qu'elle n'a pas d'enfants, pas de jeunes pour porter la flamme. En Europe, ils ont commencé avec la contraception, ils ont embrassé la contraception et maintenant ils tuent leurs grands-parents faibles et malades. Paul VI l'a prophétisé : la contraception artificielle peut ouvrir grandes les portes de l'infidélité conjugale et une baisse générale de l'état moral. C'est ce qui se produit en Europe. Nous, vos anciens, nous plaidons pour que vous n'empruntiez pas ce chemin de la corruption morale. Osez être différents ! Osez être meilleurs ! Nous voudrions être une économie-tigre, comme les pays voisins. Qu'est-ce qu'un tigre sans dents ? Qu'est-ce que le progrès sans enfants qui rigolent ? Pour qui voulons-nous le progrès – seulement pour nous-mêmes ? Qu'est-ce qu'une victoire au détriment de nos âmes immortelles ? (...)Il n'y a pas de mot Tagalog ou Panganisan pour la contraception parce que non seulement cela va contre Dieu, en outre ce n'est pas philippin.
La contraception, c'est la corruption. La contraception est la mère de l'avortement. La contraception met le plaisir sexuel à bon marché, sans la responsabilité. La contraception dit que les bébés et les enfants sont casse-pieds. La contraception est contre la jeunesse. La contraception est contre les enfants. La contraception est contre nous. Combattez la contraception, ou bien nous périrons en tant que nation craignant Dieu. Jeunesse de Panganisan, je vous aime. Parce que je vous aime, je combattrai la contraception. Cette bataille est pour vous et je me bats pour amour de vous.  Depuis la cathédrale de Saint-Jean l'Evangéliste, Dagupan City, 4 août 2012. + Socrates B. Villegas Archevêque de Lingayen Dagupan Administrateur apostolique de San Fernando de la Union.

"Parce que je vous aime, je combattrai la contraception. Cette bataille est pour vous et je me bats pour amour de vous". Combien nous aimerions entendre ces mots prononcés ici, dans nos institutions religieuses, au Canada...

Une nouvelle étude confirme que l'utilisation de la contraception ne fait pas diminuer le nombre d'avortements

Sur le site de genethique.org du 2 août 2012:

 

 

 

En juin 2012, la Drees (Direction de la recherche, des études, des évaluations et des statistiques) a publié une étude portant notamment sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 04/07/12), dont il ressort qu’en 2010, 212 000 femmes ont eu recours à l’IVG. Dans le même temps, la Drees constate que "91% des femmes déclarent utiliser un moyen de contraception, et en particulier les deux tiers de celles qui recourent à l’IVG". Enfin, ce sont "les femmes de 20 à 24 ans [qui recourent le plus] à l’IVG, suivies de leurs cadettes, dont 12 000 mineures en 2010".
Face à cette étude et devant l’évidence, le Pr Philippe Deruelle, secrétaire général du Collège national des gynécologues-obstétriciens de France, déclare : "la déception, de nouveau, devant ces résultats, c’est que la généralisation de la contraception n’a pas d’impact sur le taux d’IVG".

Si, la contraception a un impact. La mentalité contraceptive fait de l'enfant à naître un désagrément à éviter absolument. L'échec régulier de la contraception se termine alors par l'avortement, comme ultime moyen de contraception. Les méthodes naturelles de régulation des naissances, au contraire, entretiennent une ouverture à la vie qui permet de voir l'enfant toujours comme un cadeau, même lorsqu'il arrive de façon imprévue.

La contraception plutôt que le partage comme "aide" aux pays pauvres...

Sur le site de France Catholique du 16 juillet 2012, cette analyse de l'action de la fondation Gates:

 

(Melinda Gates :Saving lives at birth. Sauver des enfants à la naissance si nous n'avons réussi à les éliminer avant..., ce qui permet de sauver les apparences.)

 

(...)En réalité, ni l’action en faveur de la planification familiale de la Fondation Bill et Melinda Gates, ni leur sommet de Londres ne font l’unanimité. L’ONG américaine Catholic Family And Human Rights Intitute (C-Fam), écartée du sommet à cause de son mode d’organisation en marge du système onusien, conteste le versement des sommes recueillies à de multiples organismes promoteurs d’une «  sordide association entre avortement et planification familiale  ». Par ailleurs, alors que l’industrie pharmaceutique est très impliquée dans ces programmes, C-Fam dénonce l’incitation faite à des femmes qui n’en expriment aucun besoin de se tourner vers les produits contraceptifs. C’est ce type de suspicion qui explique le retrait, en juin 2012, de la mention «  droits reproductifs  » de la déclaration finale du sommet Rio+20, au grand dam des mouvements néomalthusiens. Se montrant soucieuse d’éviter toute polémique autour de l’avortement, Melinda Gates a déclaré que la controverse était déjà responsable de «  trente ans de retard  » en matière de planification familiale. Mais C-Fam relève que Mme Gates a reconnu que l’un des objectifs de sa fondation était bien «  d’augmenter la demande de contraception  ». C-Fam déplore par ailleurs que les sommes allouées à la planification familiale croissent pendant que les dépenses liées à la nutrition voire aux soins primaires, qui sauveraient bien plus sûrement des vies, sont en baisse. Les femmes enceintes n’ont-elles pas besoin des soins médicaux de base que n’apportent pas les programmes de contraception  ?

Les efforts des riches pour limiter les naissances des pauvres ont déjà fait l’objet de révélations fracassantes en 1989 avec la levée du secret sur le National Security Study Memorandum datant de 1974. Ce rapport Kissinger incitait l’Amérique à contenir la population des pays du Sud via la contraception pour préserver sa sécurité. Avec le changement de millénaire se sont éteints la peur de l’explosion démographique et le fantasme malthusien de l’invasion des pays riches vieillissants par des hordes de jeunes pauvres affamés. La population mondiale devrait culminer à 9,3 milliards d’habitants en 2050, puis ce pourrait être l’implosion démographique qui menace déjà les pays du Nord.

Mais ces derniers n’ont pas renoncé à exporter le modèle occidental qui voit dans la contraception — et l’extinction des familles nombreuses — la condition sine qua non du bonheur des femmes. Avec en passant un silence absolu sur les méthodes naturelles de régulation des naissances, pourtant de plus en plus perfectionnées. (...)

Le rapport Kissinger est toujours appliqué. Diminuer les population des pays pauvres pour ne pas que leur seule démographie en fasse des acteurs importants sur la scène internationale, réduisant par le fait même le rôle prédominant des États-Unis. Plutôt que le partage des soins, le choix de la diminution des populations pauvres révèle un égoïsme criminel.

Le 11 juillet prochain à Londres : Sommet mondial pour inonder les pays pauvres de contraceptifs!

Sur le blog de Jeanne Smits du 17 juin 2012:

 

Organisé par le département du Développement international du gouvernement britannique (DFID) et la Fondation Bill & Melinda Gates, un sommet international de très grande envergure sur le planning familial se tiendra le 11 juillet prochain à Londres, avec l’objectif d’injecter plusieurs milliards de dollars dans la diffusion mondiale de la contraception et de promouvoir une politique « globale » du planning familial. Le directeur exécutif du Fonds des nations unies pour la population (FNUAP), Babatunde Osotimehin, a décrit les propositions qui seront avancées lors du sommet comme « transformationnelles », en « changeant le cours de la vie des femmes ».

Au moins c’est clair : il s’agit de transformer la société au niveau mondial. De la révolutionner.
La première ambition du sommet est de fournir des contraceptifs, et notamment des contraceptifs réversibles de longue durée, à 120 millions de femmes dans le monde d’ici à 2020, pour un coût estimé de 4 milliards de dollars. Une urgence, estiment les organisateurs du sommet, alors que 250 millions de femmes à travers le monde n’ont pas accès à l’information et au contraceptifs dont elles ont besoin pour planifier leur famille. Il s’agit de donner une nouvelle impulsion à des programmes dont le financement international est en baisse depuis une quinzaine d’années.

Les 120 millions de femmes visées vivent dans 69 pays parmi les plus pauves du monde, dont les budgets santé seront mis à contribution pour couvrir une grande partie des frais, le reste devant être donné par la Fondation Gates, DFID et d’autres pays. Sachant que seuls 20 à 25 pays seront représentés à Londres on comprend que cette « politique globale » ne relève pas précisément de la politique démocratique…

Dans le document de présentation du sommet rendu public en avril dernier, les organisateurs soulignent que l’événement aboutira à un engagement sans précédent sur les plans de la politique et des ressources, au nom de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile puisque les femmes qui ne donnent pas le jour et les enfants non conçus ne meurent pas des complications de la grossesse ni de maladies précoces… Fallait y penser.

Si les sommes à débloquer sont colossales on peut en attendre un joli retour sur investissements, ajoute le document préparatoire :

« A mesure que les taux de fécondité chutent, la pression se détend sur les services de santé, d’éduction, de l’eau, de l’assainissement ainsi que les services sociaux, et devient moins forte sur les ressources naturelles rares dans les pays concernés. On estime que chaque $ US dépensé en services de planning familial a un rendement estimé d’entre 2 et 6 $ en économies de dépenses futures dans le secteur social en Afrique sub-saharienne, un rendement qui peut atteindre 13 $ en Asie du Sud. »

On notera la prudence du document et des présentations du sommet qui n’évoquent à aucun moment la question de l’avortement, si ce n’est pour dire que la promotion de la contraception doit contribuer à faire baisser le nombre des avortements dans des pays où 40 % des grossesses ne sont pas « désirées ».
Plusieurs ONG, dont Amnesty International, font circuler une lettre ouverte aux organisateurs exigeant qu’en aucun cas les droits des femmes ne soient méconnus à la faveur de programmes de contraception coercitive, plaidant pour une information de qualité afin que les femmes puissent faire leurs propres choix contraceptifs en pleine connaissance de cause. En même temps ces ONG réclament que toute la gamme des contraceptifs soit offerte aux femmes partout dans le monde.

Silence sur l’avortement – alors que de nombreux participants annoncés au sommet de Londres sont partisans, voire fournisseurs d’avortements –, exigence du respect de la liberté des femmes, rejet de la notion de « contrôle de la population », le sommet a visiblement choisi une image « soft ». On oublie que la contraception, selon ses variantes, et sans même aborder les questions morales et sociétales qu’elle soulève, est en elle-même une violence faite au corps des femmes, souvent responsable d’avortements très précoces, et dangereuse pour la nature lorsqu’elle aboutit à répandre des hormones sexuelles dans les cours d’eau.
 

La fondation Bill et Melinda Gates favorable au contrôle des populations

Sur le site de C-FAM du 20 avril 2012, on retrouve cette information:

 

 

 

 

NEW YORK, 20 avril (C-FAM) Melinda Gates, coprésidente de la Fondation Bill & Melinda Gates est de confession catholique. Pourtant, elle a demandé aux gouvernements de mettre de coté le lien controversé qui est fait entre la contraception et le contrôle des populations. Ce faisant, elle a explicitement rejetté la doctrine sociale de l’Eglise. Son discours est celui de la campagne de cette Fondation financée à hauteur de milliards de dollars et intitulée « NoControversy ». La campagne a pour but faire de l’accès universel aux moyens de contraception une priorité dans les pays en voie de développement.

 Dans un discours prononcé à la Conférence TedxChange à Berlin, Mme Gates affirmait que la question de la contraception avait malencontreusement été associée au contrôle des populations, à l’avortement, et au péché mortel. Elle a insisté que ces questions étaient des « problèmes secondaires » qui avaient été attachées à l’idée de base selon laquelle les hommes et les femmes devraient pouvoir décider de quand ils veulent avoir un enfant »

Cependant, Mme Gates a elle-même admis que pendant des années, le contrôle des populations et la contraception ont été appliqués en parallèle dans les pays en voie de développement. Par exemple, dans les années soixante, l’Inde avait inclues dans ses «programmes de planning familial de malheureuses mesures incitatives et contraignantes ». Dans les années 90, les femmes indigènes péruviennes avaient été « anesthésiées et stérilisées sans le savoir ».

Bien que ces pratiques coercitives ne soient plus bien considérées aujourd’hui, il devrait être bien difficile pour des organisations telles la Fondation Gates de complètement séparer leur propre campagne de contraception de la question du contrôle des populations.

Dans sa Lettre Annuelle pour 2012, la Fondation Gates établit un lien direct entre une augmentation de la population « non durable » et la pauvreté, et présente la contraception comme un instrument essentiel pour faire en sorte que « la croissance des populations de pays comme le Nigeria soit significativement inférieure aux prévisions. »

Le contrôle des populations s'exerce toujours en Chine et dans plusieurs autres pays de la planète.

Échec d'une tentative américaine d'imposer leur politique contraceptive et abortive aux pays en développement

Le site C-Fam du 23 mars 2012 nous apporte cette information:

 

 

NEW YORK, 23 Mars (C-FAM) Les négociations du document final de la commission de l’ONU sur la Condition de la femme auraient dû être terminées il y a une semaine. Cependant, elles traînent depuis quelques jours ; et cela aura conduit à l’échec cuisant de l’administration d’Obama et à la fureur des pays en voie de développement.

 Les Etats-Unis ont essayé d’imposé leur agenda sur les droits sexuels et procréatifs, mais par une dramatique épreuve de force, les autres délégations ont préféré saborder le document final que d’accepter la proposition américaine.

Les délégations étaient indignées de ce que les Etats-Unis aient mis l’accent sur les droits sexuels et procréatifs, et étaient particulièrement offensés d’avoir été assujettis aux bras armés des Américains pendant la durée des négociations sur la résolution à propos de la mortalité maternelle. Cependant, les Etats-Unis ont pu faire passer leur résolution sans avoir besoin de retirer leurs références aux droits sexuels et procréatifs.

Dans sa résolution sur la mortalité maternelle, la délégation américaine insiste sur le nouveau langage que d’autres délégations percevaient comme part d’une stratégie visant à faire avancer le droit international à l’avortement. Les diplomates craignaient aussi les références « l’éducation sexuelle adaptée à l’âge », qui ne faisaient aucune mention des parents, et les références douteuses au « genre ».

Les négociations du document final, intitulé « conclusions bénéficiant d’un accord », ont donc été prolongées d’une semaine parce qu’aucun consensus n’avait été obtenu. Les délégations ont continué les négociations jusqu’aux aurores de jeudi dernier, lorsque la commission a conclu sa session, mais les Etats-Unis ne voulaient pas reculer, ce qui a fait échouer complètement les négociations.

Michelle Bachelette, présidente d’ONU Femmes, a fait une déclaration à l’intention des délégués lors de la clôture de la conférence. Elle s’est dite déçue que la commission « n’ait pas pu aboutir à un consensus ». Certaines délégations ont exprimé leur frustration face à la rigidité idéologique des Etats-Unis et d’autres délégations du camp favorable aux droits procréatifs.

La représentante du Zimbabwe, parlant au nom du groupe africain, s’est plainte des positions de « seulement une délégation » qui a mené les négociations à l’échec. Elle a aussi clarifié la conception que le groupe africain a du terme « genre », en faisant référence au féminin et au masculin, conformément à ce qui est mentionné dans les documents de l’ONU précédents, et a souligné qu’il appartenait aux nations africaines souveraines de s’y tenir.

La délégation iranienne a délivré une déclaration regrettant que les « tendres passerelles (consensus) se soient écroulées la nuit dernière à une heure du matin… seulement à cause de l’intransigeance, le forcing et le manque de flexibilité de la part d’un côté de la salle, sur des questions non pertinentes » pour traiter le sujet. L’Iran a reproché aux parties d’être venues négocier à la table « dans le but d’obtenir tout ce qu’elles voulaient, sans aucune flexibilité ».

De l’autre côté de la table des négociations, l’ambassadrice de la Norvège critiquaient certains Etats sans ménagement pour ne pas avoir abandonné leurs « valeurs morales » ou accepté les versions radicales de l’égalité sexuelle : « (Nous) avons vu maintenant comment les valeurs morales ont été évoquées pour priver les femmes de leurs droits humains, de leurs opportunités – et enfin, pour certaines – de leur vie ! C’est le vrai danger moral de notre époque ! ». Elle ajoutait plus tard « Beaucoup devront laisser de côté leurs convictions traditionnelles, même lorsqu’elles sont basées sur les croyances religieuses ou la culture… c’est ce qu’on appelle le développement ».

C-Fam explique également dans cet article comment les États-Unis ont tenté d'imposer leurs vues au reste du monde sur la reproduction.

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