Commission sur la question de mourir dans la dignité

Bienvenue à la page CQV sur la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Ci-bas vous trouverez des articles, billets et autre informations (horaires des auditions, etc.) sur cette commission.

 

Oui à la dignité en fin de vie, non à l'euthanasie et au suicide assisté -- partie 3

Dans les semaines qui viennent, je publierai des extraits de mémoires contre l'euthanasie et le suicide assisté qui ont été soumis à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSMD). La date bûtoire pour soumettre un mémoire ou pour répondre au questionnaire étant révolue (il fallait répondre pour le 16 juillet), il nous reste qu'à attendre les dates pour les audiences publiques, dates qui seront publiées vers la mi-août. Entre temps, examinons pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté sont des menaces pour le Québec.

Je donnerai quelques notes biographiques des auteurs mais je retiendrai leurs nom.

 

Présentation de l'auteur

L'auteur vis au Québec depuis 42 ans, est marié et père de quatre enfants. Il a gagné sa vie comme professeur de violon et est présentement partiellement retraité.

 

Pourquoi la proposition d’instaurer légalement la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté m’effraie profondément

J’ai décidé de présenter ce mémoire à la Commission car la proposition d’instaurer légalement la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté dans notre système de santé m’effraie profondément.

Les raisons de mon opposition à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté sont multiples, mais je veux me limiter ici surtout aux quatre suivantes :

  • La perte de confiance en notre système de santé de la part de patients potentiels
  • L’insécurité générale de toute personne âgée ou autrement vulnérable
  • L’impact négatif sur la volonté de vivre et d’affronter les adversités de la vie chez les Québécois
  • Le grand danger d’abus de la part des individus, des compagnies d’assurance et des gouvernements.

La perte de confiance en notre système de santé de la part de patients potentiels

La raison d’être de notre système de santé était de venir en aide, si possible pour guérir ou au moins pour soulager, rendre la maladie plus supportable. On se tournait vers les médecins et le personnel de l’hôpital avec la confiance que notre vie avait une valeur unique à leurs yeux au même titre que la leur. Elle était plus que seulement le fonctionnement de notre corps. Chaque personne était considérée, avec raison, comme un mystère unique dont le fonctionnement physique ou psychique était juste la partie extérieure. Si la pratique de l’euthanasie était instaurée, la vie humaine, notre vie, serait de plus en plus considérée seulement sous l’angle de son fonctionnement biologique. La valeur de ma vie sera jugée selon l’aptitude do mon corps de fonctionner adéquatement. Si mon organisme ne peut plus répondre positivement aux traitements disponibles, ma vie ne vaudra plus rien... on m’encouragera à la terminer «en dignité». Personnellement, je trouve cela indigne et même dégradant.
 

L’insécurité générale de toute personne âgée ou autrement vulnérable

La perspective d’être perçu dans notre système de santé comme un objet à évaluer quant à sa capacité de fonctionner adéquatement, va nécessairement engendrer chez toute personne âgée ou autrement vulnérable un fort sentiment d’insécurité chaque fois qu’elle aura besoin de se tourner vers les services de santé. Avec les années, ce sentiment va aller grandissant. Plus on est fragile et vulnérable, plus on a besoin de présence et d’accompagnement et combien de personnes vont plutôt cacher leur maladie que chercher de l’aide auprès des personnes qui auront le pouvoir, et peut-être même la mission, de les faire mourir ? Le mot compassion dans son sens premier signifie volonté de souffrir avec. Vouloir donner la mort à la place est exactement le contraire de la compassion : c’est l’abandon, la démission.
 

L’impact négatif sur la volonté de vivre et d’affronter les adversités de la vie chez les Québécois

La volonté d’instaurer l’euthanasie et le suicide assisté dans notre système de santé provient d’une philosophie qui fait abstraction de la dimension spirituelle de la vie humaine et veut surtout ignorer comme dépassée, toute référence à Dieu. Le phénomène de la foi religieuse a pourtant fait depuis toujours partie intégrante de la façon dont la grande majorité des êtres humains, à travers l’histoire, faisait face à leur condition. Et encore aujourd’hui, le personnel des hôpitaux, des centres pour personnes âgées et surtout beaucoup d’aidants naturels constatent, souvent avec étonnement, la force morale et psychique que donne la foi dans une situation de souffrance.

Si elle voulait s’approprier le pouvoir de donner la mort à des êtres humains qu’elle juge inadéquats pour continuer à vivre, la société québécoise ferait une autre affirmation de son refus de croire en un sens plus profond de la vie humaine.

Elle enverrait ainsi un signal très négatif à toute personne vivant une situation de vie très difficile à cause des circonstances qui la défavorisent lourdement et qu’elle ne peut changer.

Infirmité de naissance, manque de talent, toutes sortes d’incapacités intellectuelles, santé chancelante comme aussi la pauvreté et même des situations de famille brisée peuvent sembler être autant d’obstacles au profond désir de bonheur. En effet, les chances d’atteindre le bonheur apparaissent souvent très inégales. Et pourtant, chaque personne doit livrer un combat pour son bonheur avec les circonstances uniques de sa vie. Les uns doivent puiser dans les profondeurs de leur être la force de ne pas se laisser abattre par les circonstances trop difficiles alors que d’autres doivent trouver dans leur cœur la sagesse de ne pas manquer le vrai bonheur à cause de trop de facilités. Les exemples de vainqueurs et de vaincus se trouvent des deux cotés.

Il est un fait observable que là où coexistent harmonieusement la raison et la foi, les chances de vivre heureux sont grandes. Une société qui voudrait détruire la foi au nom de la raison serait définitivement mal avisée et beaucoup de ses membres en deviendraient malheureux.
 

Le grand danger d’abus de la part des individus, des compagnies d’assurance et des gouvernements.

La légalisation du recours à l’euthanasie devient particulièrement inquiétante dans le contexte actuel du vieillissement de la population québécoise. Ses promoteurs diront évidemment qu’il s’agirait juste des cas d’extrême déchéance mentale ou physique, d’un petit nombre. Mais, à l’instar de l’avortement qu’on prétendait pratiquer seulement dans les cas très rares et par lequel on supprime aujourd’hui, juste au Québec, à peu près 30 écoles de mille enfants chaque année, il est très facile d’imaginer l’élargissement progressif des tranches de population qui seraient visées par l’euthanasie dans deux ou trois décennies. Dans une société où la foi en Dieu serait de plus en plus rare, la dépression, surtout à la fin de vie, serait probablement de plus en plus fréquente. Il serait évidemment très facile d’obtenir le consentement pour en finir avec sa vie. Les assureurs et le gouvernement y trouveraient bon compte.

Conclusion

Quand j’entends certains politiciens parler de cette question et je vois comment l’euthanasie et le suicide assisté sont «vendus» à la population comme une autre étape de l’évolution de la société québécoise, j’ai l’impression qu’on tombe dans un trou béant.

Il me semble que c’est le temps qu’on arrête de penser que toute évolution est nécessairement dans la bonne direction et que c’est par un consensus majoritaire qu’on trouve la solution à tout problème. Est-ce que nous ne voyons pas que la direction de l’évolution et le consensus majoritaire sont faciles à manipuler ?

Je souhaite que chaque membre de cette Commission réalise qu’il ne s’agit pas de trouver un nouveau consensus, mais plutôt la bonne réponse à une question très grave. Il me semble que la réponse et la force de l’assumer sont à chercher au fond des cœurs et dans la richesse et la profondeur de la vraie culture québécoise, celle qui a permis au Québec de survivre dans les temps difficiles.

Bonne chance à vous…et à nous tous et toutes qui avons franchi le cap de première jeunesse !

P.S. : En cherchant l’adresse pour envoyer mon mémoire, je constate avec surprise que le nom officiel de la Commission parlementaire est : Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Comment est-ce possible qu’une commission parlementaire qui doit servir de modérateur impartial pour un débat public utilise dans son titre l’euphémisme bien connu des promoteurs de l’euthanasie et du suicide assisté ? Est-ce que cela veut dire que les membres de la Commission sont déjà tout gagnés d’avance pour l’agenda du groupe pro-euthanasie ?

Oui à la dignité en fin de vie, non à l'euthanasie et au suicide assisté -- partie 2

Dans les semaines qui viennent, je publierai des extraits de mémoires contre l'euthanasie et le suicide assisté qui ont été soumis à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSMD). La date bûtoire pour soumettre un mémoire ou pour répondre au questionnaire étant révolue (il fallait répondre pour le 16 juillet), il nous reste qu'à attendre les dates pour les audiences publiques, dates qui seront publiées vers la mi-août. Entre temps, examinons pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté sont des menaces pour le Québec.

Je donnerai quelques notes biographiques des auteurs mais je retiendrai leurs nom.

La semaine dernière nous avons publié un extrait de mémoire d'un infirmier licencié à la retraite. Cette semaine nous publions la deuxième partie de son mémoire, où il répond à chaque question du "document de consultation" biaisé de la CSMD.

Présentation de l'auteur

L'auteur est un infirmier licencié à la retraite. A été infirmer à plein temps de 1980 à 1997. Obtient un Certificat en Gérontologie de l’Université du Québec à Hull en 1995. Travaille à la défense et à la promotion de la vie humaine sur une base bénévole depuis 1997.

Réponses aux questions trouvées dans le document de consultation de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, Mai 2010 (Questions : Pages 21 et suivantes)


1. Existe-t-il des situations où il est justifié de recourir à la pratique de l’euthanasie ? Avez-vous des expériences à partager à ce sujet ?

- À mon avis il n’est jamais justifié de recourir à la pratique de l’euthanasie. Ma mère a vécu de nombreuses années sur la fin de sa vie avec la maladie d’Alzheimer qui a été insidieuse et terrible. Elle a fini ses jours à l’âge de 97 ans dans un CHSLD. Cependant, il n’a jamais été question de la faire euthanasier. Nous avions trop de respect et d’amour pour elle. Cette seule pensée si elle avait été exprimée par quelqu’un de l’entourage ou de la famille aurait été refusée énergiquement.


2. L’euthanasie pourrait-elle être considérée, dans certaines situations, comme faisant partie des soins appropriés en fin de vie ?

- Je suis un infirmier diplômé à la retraite et jamais dans l’enseignement et la formation que j’ai reçus n’a-t-il été question de considérer l’euthanasie comme un soin et encore bien moins comme un soin approprié. J’ai aussi obtenu un certificat en gérontologie et cette éventualité n’a jamais non plus été évoquée. L’enseignement allait dans le sens de comprendre et accepter la personne vieillissante comme une personne qui devient plus vulnérable en raison du phénomène naturel du vieillissement et des soins à donner en conséquence. Dans ma pratique comme infirmier échelonnée sur une période de 21 ans dans le domaine de la psychiatrie, il n’a jamais été question d’euthanasie.


3. Êtes-vous pour ou contre la légalisation de l’euthanasie et pourquoi ?

- Je suis contre la légalisation de l’euthanasie. Je trouve odieux d’envisager de donner la possibilité légale à quelqu’un de tuer quelqu’un d’autre. Le simple fait d’envisager cette possibilité dénote un grave manque de respect et de considération pour la vie humaine. C’est, à mon avis, se donner un pouvoir indu et abusif.

Oui à la dignité en fin de vie, non à l'euthanasie et au suicide assisté -- partie 1

Dans les semaines qui viennent, je publierai des extraits de mémoires contre l'euthanasie et le suicide assisté qui ont été soumis à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. La date bûtoire pour soumettre un mémoire ou pour répondre au questionnaire étant révolue (il fallait répondre pour le 16 juillet), il nous reste qu'à attendre les dates pour les audiences publiques, dates qui seront publiées vers la mi-août. Entre temps, examinons pourquoi l'euthanasie et le suicide assisté sont des menaces pour le Québec.

Je donnerai quelques notes biographiques des auteurs mais je retiendrai leurs nom.

Présentation de l'auteur

L'auteur est un infirmier licencié à la retraite. A été infirmer à plein temps de 1980 à 1997. Obtient un Certificat en Gérontologie de l’Université du Québec à Hull en 1995. Travaille à la défense et à la promotion de la vie humaine sur une base bénévole depuis 1997.

 

La légalisation de l'euthansie est la forme surprême d'abus des aînés

Concernant le débat sur l'euthanasie et le suicide assisté

Nous faut-il regarder les orientations que comme société nous avons prises en notre Québec moderne ces dernières années ?

Pensons à l’approche contraceptive artificielle et à l’élimination systématique de milliers de nos enfants à naître, de ces futurs québécois qui, aujourd’hui seraient nombreux à peupler notre Québec. Pensons à toutes les possibilités qui actuellement nous échappent en raison de notre population vieillissante et de la jeune population qui demain ne sera pas en mesure de soutenir ses aînés. Ces derniers, par notre propre faute, sont devenus trop nombreux et un fardeau pour les plus jeunes.

Allons-nous maintenant par la présente démarche, continuer dans la même voie en éliminant systématiquement ces aînés, devenus trop gênants ? Le danger est grand, lorsqu’on pense aux nombreux cas de maltraitance que subissent actuellement nos aînés. Cette maltraitance est un sujet tabou et les aînés ne parlent pas, soit qu’ils en sont incapables ou trop gênés et humiliés. Mme Marguerite Blais Ministre de la condition des aînés fait un beau travail de coordination et de sensibilisation vis-à-vis ce grave problème. Si plusieurs de nos aînés sont devenus suicidaires n’est-ce pas en raison des conditions difficiles qui sont les leurs ? Où sont donc nos priorités, de les éliminer ou de leur venir en aide ?

Comme si le fardeau des aînés n’était pas à l’heure actuelle suffisamment difficile à porter, voilà que le projet pour nous faire accepter en douce la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en ajoute. Si ce projet venait à être adopté, les aînés auraient tôt fait de ressentir cette épée de Damoclès suspendue au dessus de leur tête. Loin de les aider, la menace d’être éliminé plus ou moins arbitrairement pèserait très lourd sur leur estime d’eux-mêmes et leur goût de vivre. De plus, pour ceux et celles qui auraient des motifs intéressés à les voir disparaître au plus tôt, la crainte de représailles judiciaires serait à toute fin pratique amoindrie.

Le corps médical au service de la population est parvenu à établir un lien de confiance avec les patients sous leurs soins. Qu’adviendra-t-il de cette relation de confiance si ce projet machiavélique venait à être adopté ? Ce serait de toute évidence une source d’inquiétude supplémentaire pour nos aînés.

D’autre part, n’avons-nous pas suffisamment de jeunes qui se suicident dans notre Québec actuel faute de trouver un sens convenable à leur jeune vie, pourtant pleine d’un potentiel prometteur, n’eut été que notre civilisation leur a insufflé le goût morbide de la mort, faute d’un débouché satisfaisant qui leur donnerait le goût de vivre ? Pourquoi vivre si la perspective de vie qui s’ouvre à eux ne les rejoint pas en profondeur, si elle ne comble pas leurs aspirations, leur faim de donner un sens à leur vie et le goût de s’épanouir. Mais pourquoi donc en sommes-nous rendus là ?

Allons-nous continuer dans le même sens en leur laissant à comprendre que maintenant en 2010 il devient acceptable et recommandable d’éliminer légalement tous ceux et celles qui ne sont plus à la hauteur, en raison de leur âge ou de leur handicap ? Allons-nous continuer de leur proposer comme modèle une société inhumaine et sans cœur qui élimine les non productifs, matériellement parlant ? Avons-nous quelque chose d’autre à proposer aux générations montantes (celles que nous laisserons naître) que la production pour la consommation à outrance avec l’unique perspective du matérialisme ? Notre jeunesse qui aspire à de nobles idéaux va-t-elle se contenter de desservir les intérêts de certains qui se sont assis sur leur pouvoir économique, politique ou autre ?

Le respect de toute vie humaine ne fait-il pas partie des idéaux que nous voulons transmettre comme société ? Ainsi donc, nous aurions quelque chose de valable à proposer à ceux et celles qui demain vont prendre notre place ? Après tout, nos vieillards ne sont pas comme des objets de consommation que l’on jette aux rebus en fin d’utilisation.

Alors chers amis, quel sens voulons-nous donner à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ? Certains d’entre nous semblent malheureusement déterminés à vouloir nous influencer dans cette direction. Voulons-nous véritablement d’une loi qui va laisser libre cours en toute impunité à l’exécution plus ou moins arbitraire de milliers de nos vieillards, devenus improductifs, malades, boiteux et déprimés ? La priorité ira-t-elle à notre équilibre budgétaire plutôt qu’à des soins palliatifs démontrant notre humanisme envers ceux et celles qui nous on précédés ? De quelle manière notre Québec désire-t-il se distinguer ? Car, si de façon généralisée notre société a appris à ne plus respecter la vie humaine, tant dans son origine qu’au moment de sa décrépitude, le relativisme aidant, qu’est-ce qui l’empêchera aussi de balancer les bien portants ? Ne voyons-nous pas que nous sommes sur le chemin de l’anarchie sociale totale ? Est-ce véritablement ce que nous voulons ?

Une consultation et un débat en profondeur d’une plus grande envergure s’impose, avant de se hâter vers un projet de loi qui pourrait être à la fois dommageable et regrettable pour notre société vieillissante qui mérite mieux.

Pour les raisons précédemment mentionnées, la démarche actuelle de préparation des mentalités visant à nous faire accepter la normalisation et la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, devrait-être rejetée en toute lucidité. « Mourir dans la dignité » est un attrape-nigaud. Vivre dans la dignité est un défi pour toute la société actuelle.

(... à suivre)

Soirée d'information : se mobiliser contre l'euthanasie (ville de Québec)

Date: 
Mardi, Juillet 6, 2010 - 19:30 - 21:30

 Soirée d’information

« SE MOBILISER CONTRE L’EUTHANASIE »

MARDI LE 6 JUILLET 2010 de 19h 30 à 21h 30

À L’Auberge Sir Wilfrid Laurier

3055 boul. Laurier, Québec, P.Q. G1V 4X2 (coin Lavigerie)

 

Vivre dans la Dignité, un nouveau réseau citoyen, vous invite à se joindre à une campagne visant à éviter que l’euthanasie et le suicide assisté n’entrent clandestinement dans le système de santé public, déguisés en traitement médical. « Donner la mort par euthanasie ou par suicide assisté, c’est tuer. Nous ne pouvons pas permettre que l’acte de tuer soit reconnu comme un soin dans le système de santé au Québec», rapporte Mme Linda Couture, directrice de Vivre dans la Dignité.

 

Mme Couture invite le gouvernement provincial à orienter ses efforts et ses ressources en vue d’offrir aux Québécois les meilleurs soins possibles en fin de vie. Cela comprend un accès facile aux soins palliatifs. Au lieu d’encourager l’euthanasie et le suicide assisté comme solutions d’évitement, on doit investir dans de meilleurs soins de fin de vie.

 

Le réseau Vivre dans la Dignité est politiquement non partisan, ouvert à tous ceux qui partagent sa vision. Son action est centrée uniquement sur les questions de fin de vie.

 

Au programme :

·         survol de la situation de l’euthanasie au Canada et Québec

·         réseau Vivre dans la dignité et Manifeste

·         Commission parlementaire au Québec

·         interventions que nous pouvons faire en tant que citoyen

 

Voir le site de Vivre dans la dignité pour plus de renseignements.

Savais-tu que la consultation gouvernementale sur l'euthanasie et le suicide assisté était en cours?

Comme l'annonce un communiqué du gouvernement du Québec émis le 25 mai, la consultation publique sur la question de mourir dans la dignité (l'euthanasie et le suicide assisté) est lancée. C'est dès aujourd'hui qu'il faut agir! Nous avons jusqu'au 16 juillet 2010 pour soumettre un mémoire ou soumettre une demande d'audience devant la commission sans mémoire.

Pour préparer ton intervention, nous t'encourageons au moins à lire ce court document, ou bien à lire tous les articles de notre section sur l'euthanasie. Encore mieux, pour t'aider, nous avons produit une "trousse" de préparation de mémoire que nous pouvons t'envoyer par la poste pour un don de 15$ ou plus. Écris-nous au cqv@qc.aira.com ou appelle-nous au (514) 344-2686 pour commander ta trousse.

Nous savons que le "choix" des uns de se suicider deviendra le devoir de mourir des autres; nous savons que les pressions budgétaires feront en sorte que l'euthanasie sera le "choix" préféré des gouvernements et des assureurs; et nous savons que l'euthanasie comme solution aura des effets néfastes sur la perception et le traitement des personnes vulnérables, malades, handicapées de notre société. Si nous avons un problème d'abus des aînés au Québec, croyez-vous que la dépénalisation de l'euthanasie améliorera la situation? Voir ici pour les détails. C'est pourquoi nous devons dire Oui à la dignité en fin de vie, Non à l'acharnement thérapeutique et surtout non à l'euthanasie et au suicide assisté.

Et n'ais aucun doute: il nous semble que cette "consultation" n'est qu'un prétexte pour faire passer en douce l'idée que l'euthanasie et le suicide assisté sont des formes de "soins appropriés" dans les hôpitaux du Québec. Suivant l'écrasante défaite du projet de loi C-384 de Francine Lalonde qui visait à légaliser l'euthansie et le suicide assisté, les promotteurs de l'euthanasie au Québec ont constaté que seule la voie administrative leur était disponible; ils visent, par cette consultation à confirmer un consensus qu'ils ont fabriqué avec des pseudo-sondages pour ensuite introduire dans le système de santé québécois l'euthanasie et le suicide assisté, même si au fédéral cela demeurerait encore illégal: puisque l'administration de la justice est une responsabilité provinciale et que la santé l'est aussi, le gouvernement n'a qu'à instruire la justice de ne pas poursuivre les cas d'euthanasie. À ce sujet, voir le communiqué de presse du tout nouvel organisme contre l'euthanasie et le suicide assisté, Vivre dans la dignité.

Pour cette consultation, on demande la participation de tous les Québécois et Québécoises. Le gouvernement veut savoir si oui ou non nous voulons permettre l'euthanasie et le suicide assisté. On peut participer à la consultation de trois façons (date limite, 16 juillet, 2010):

1) Transmettre un document écrit, c'est-à-dire un mémoire (voir ici pour connaître le format d'un "mémoire") au plus tard le 16 juillet, 2010, pour ensuite possiblement intervenir oralement devant la commission. La voie électronique est de beaucoup préférée. Envoyez ici votre document Word ou PDF non-barré. (csmd-at-assnat.qc.ca)

Si vous n'avez pas accès à un ordinateur, envoyez votre mémoire par la poste ou en personne à l'adresse suivante:

Laplante, Anik
Secrétaire
Édifice Pamphile-Le May
1035, rue des Parlementaires
3e étage, Bureau 3.15
Québec (Québec) G1A 1A3
Téléphone : 418 643-2722
Télécopieur : 418 643-0248

2) Faire parvenir une demande d'intervention orale sans mémoire (pour citoyens particuliers seulement -- pas pour organismes et autres) au plus tard le 16 juillet, 2010. Cliquez ici pour le faire.

3) Remplir le questionnaire en ligne qui se trouve ici.

Les membres de la commission choisiront ensuite parmi les gens qui auront participé de l'une des 3 manières ci-haut pour une consultation en personne dans une des 11 villes suivantes:

Baie-Comeau, Gaspé, Gatineau, Montréal, Québec, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Saint-Jérôme, Sherbrooke et Trois-Rivières.

Cette consultation orale aura lieu à partir de la mi-août. Nous vous annoncerons les dates précises dès qu'elles seront publiées par la commission.

Un rappel concernant la consultation sur la question de mourir dans la dignité

Si vous désirez participer aux auditions de la Commission sur le droit de mourir dans la dignité, la marche à suivre est la suivante (attention : date butoir : 16 juillet, et ce, sujet à changement sans préavis - même chose pour ceux qui voudraient soumettre un mémoire) :

1. Cliquer ici;
2. Remplir le formulaire à l'écran ;
3. Cliquer sur "Transmettre..."

Toute présentation doit être faite en votre nom personnel ou au nom d'un autre organisme que Campagne Québec-Vie ou Respect de la vie - mouvement d'éducation.

Bonne chance !

Le 16 juillet : Date butoire pour la soumission d'un mémoire et / ou d'une demande d'intervention auprès de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité

Date: 
Vendredi, Juillet 16, 2010 - 16:45 - 17:00

Comme l'annonce un communiqué du gouvernement du Québec émis le 25 mai, la consultation publique sur la question de mourir dans la dignité (l'euthanasie et le suicide assisté) est lancée. C'est dès aujourd'hui qu'il faut agir!

Un document de consultation, distillé à partir de l'avis d'experts en la matière du "mourir dignement," qui se veut une aide à ceux et celles qui veulent participer à cette consultation, a été déposé. 

On peut consulter ce document ici.

Pour notre part, nous vous encourageons d'au moins lire ce court document, ou bien de lire tous les articles de notre section sur l'euthanasie.

Pour cette consultation, on demande la participation de tous les Québécois et Québécoises. Le gouvernement veut savoir si oui ou non nous voulons permettre l'euthanasie et le suicide assisté. On peut participer à la consultation de trois façons:

1) Transmettre un document écrit, c'est à dire un mémoire (voir ici pour connaître le format d'un "mémoire") au plus tard le 16 juillet, 2010, pour ensuite possiblement intervenir oralement devant la commission. La voie électronique est de beaucoup préférée. Envoyez ici votre document Word ou PDF non-barré. (csmd-at-assnat.qc.ca)

Si vous n'avez pas accès à un ordinateur, envoyez votre mémoire par la poste ou en personne à l'adresse suivante:

Laplante, Anik
Secrétaire
Édifice Pamphile-Le May
1035, rue des Parlementaires
3e étage, Bureau 3.15
Québec (Québec) G1A 1A3
Téléphone : 418 643-2722
Télécopieur : 418 643-0248

2) Faire parvenir une demande d'intervention orale sans mémoire (pour citoyens particuliers seulement -- pas pour organismes et autres) au plus tard le 16 juillet, 2010. Cliquez ici pour le faire.

3) Remplir le questionnaire en ligne qui se trouve ici.

Les membres de la commission choisiront ensuite parmi les gens qui auront participé de l'une des 3 manières ci-haut pour une consultation en personne dans une des 11 villes suivantes:

Baie-Comeau, Gaspé, Gatineau, Montréal, Québec, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Saint-Jérôme, Sherbrooke et Trois-Rivières.

Cette consultation orale aura lieu à partir de la mi-août. Nous vous annoncerons les dates précises dès qu'elles seront publiées par la commission.

Tout sur la "Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité" (CSQMD)

Ce billet a pour but de préciser où nous en sommes avec la commission parlementaire qui abordera, entre autres, la question de l'euthansie et du suicide assisté, et quand aura lieu la consultation publique. Voici les faits saillants:

  1. La commission se nomme Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (CSQMD). Le site web, pour le moment, est ici.
  2. Un rapport qui encadrera les consultations auprès du public sera rédigé par une autre commission, la Commission de la santé et des services sociaux (CSSS), suite à une consultation auprès d'experts du "mourir dignement." Les experts, en fait, on été consultés (on peut ici lire et visionner leurs témoignages), et le rapport, qui ne sera pas rendu public, mais qui sera soumis à l'Assemblée nationale, est en rédaction.
  3. En fin mai, soit autour du 25 mai, 2010, le rapport sera complété et le public avertit qu'il y aura une consultation publique sur la question de mourir dans la dignité. C'est ici qu'on demandera aux particuliers et aux organismes de soumettre leur mémoire sur la question (les directives à suivre seront émises en temps et lieu).
  4. La consultation publique, qui sera faite de plusieurs façons, y inclut la consultation itinérante qui traversera plusieurs villes, débutera après le 17 août, mais avant la 17 septembre, me dit-on. J'ignore quand elle prendra fin; cela dépend probablement de la "demande." (La consultation publique de la commission Bouchard-Taylor a débutée le 10 septembre et s'est terminée le 13 décembre. Reste à voir si la consultation publique de la CSQMD durera aussi longtemps.)

Ces médecins ont tort : leurs propos sur l'euthanasie ne sont pas basés sur les faits

Par Margaret Somerville, éthicienne à l’Université McGill

En éthique, on dit que « la bonne éthique doit se baser sur les faits. »

Si le récit des leurs interventions récentes auprès de la Commission de la santé et des services sociaux « en vue d’étudier la question du droit de mourir dans la dignité » est véridique (« Doctors back “right to die” consultation, » The Gazette, 16 février, 2010), le Dr Gaétan Barrette, le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Yves Lamontagne, du Collège des médecins, et Yves Robert, secrétaire du Collège, ne connaissent pas les faits.

Le Dr Barrette déclare qu’en offrant des soins aux patients en phase terminale, « les médecins sont conscients qu’ils peuvent être accusés de meurtre s’ils administrent un sédatif palliatif avant que le patient ne soit rendu à son dernier souffle. » Cependant, le mot « palliatif » nous dit que le sédatif était nécessaire pour soulager la douleur et la souffrance et donc qu’il n’a pas été administré avec l’intention de tuer le patient. Ceci ne peut donc conduire à une accusation de meurtre, ni à aucune autre accusation de ce genre, à moins que le patient n’ait pas accepté d’être soulagé par un sédatif.

Plus encore, si un docteur, sans raison valable, refuse de traiter de façon convenable la douleur et la souffrance de son patient, c’est justement à ce moment-là qu’il risque des mesures disciplinaires et des imputations d’incompétence professionnelle, allant jusqu’à des accusations de négligence criminelle. D’ailleurs, il est maintenant reconnu par tous que le fait pour un professionnel de la santé d’avoir négligé de soulager convenablement la douleur constitue une atteinte profonde aux droits de la personne du patient.

Le Dr Barrette déclare aussi « que nous voulons une législation en ligne avec les vœux du public. » Mais le simple fait que le public se réclame de quelque chose ou qu’une majorité le réclame ne signifie pas que cette chose soit éthique – ou même sage. Qui dit décision démocratique ne dit pas toujours décision éthique.

The Gazette rapporte que les docteurs Barrette et Lamontagne « ont déclaré à la Commission que les médecins ne voulaient pas participer au suicide assisté.»

« Nous ne sommes pas ici pour exécuter les gens », a dit le docteur Lamontagne.

C’est à en perdre la tête. Pour eux, qu’est-ce que le mot « euthanasie » pourrait bien vouloir dire ? Et si, comme ils le proposent, tuer un patient est acceptable, pourquoi serait-ce inacceptable d’aider un patient à se tuer lui-même? Au moins le fait d’accepter les deux, bien que très douteux sur le plan éthique, serait logiquement cohérent.

Finalement, l’énoncé fait par Yves Robert, voulant que « le Québec est la seule juridiction au Canada où le patient peut refuser un traitement médical, même quand cela peut mener à la mort », est tout simplement faux.

Tout Canadien d’âge adulte a le droit de refuser tout traitement médical, au moment de l’administration du médicament, si le patient est capable de le faire, ou s’il a préalablement donné ses directives en conséquence. Les seules exceptions sont lorsque le patient doit être traité pour la protection du public ou lorsque le patient est atteint d’une maladie mentale et, de ce fait, devient un danger pour le public et pour lui-même.

Dans ce dernier cas, une procédure bien définie doit être suivie avant que la volonté du médecin puisse primer sur celle du patient.

Margaret Somerville est la directrice-fondatrice du Centre de médecine, d’éthique et de droit de l’Université McGill.

France: Projet de loi sur l'euthanasie, réaction des évêques

« La personne vulnérable, trésor d’humanité ». Voilà le thème de la déclaration des évêques de France signée par Mgr. Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et Mgr. Jean-Paul James, évêque de Nantes, le 23 novembre 2009. (Source : Bulletin Le sourire de Marie, novembre-décembre 2009).

Chez nos cousins français, un Comité consultatif national d’Éthique prépare actuellement un projet de loi inique sur l’euthanasie, où on ouvrirait la porte au suicide assisté (aide active à mourir) et où les fœtus et les embryons humains atteints de la trisomie 21 pourraient être légalement jetés à la poubelle.

Le devoir de l’État, c’est de veiller à l’épanouissement normal de TOUS les êtres humains en respectant l’ordre naturel établi par Dieu. Les évêques français viennent de l’affirmer très clairement : « La maladie et le handicap n’altèrent pas l’humanité… Reconnaître la dignité humaine passe par les interdits de l’eugénisme et de l’euthanasie. Il est indigne de l’homme et d’une société d’y consentir… Chaque personne est un trésor d’humanité, pourvu qu’elle soit accueillie pour elle-même… Et chacune arrive au bonheur par le chemin qui lui est propre ».

Cette courageuse déclaration épiscopale, face à un projet de loi très populaire qui cadre parfaitement bien avec la culture de la mort, fait actuellement beaucoup de bruit en France. Les personnes malades et handicapées sont menacées. Pourtant, elles sont une richesse et un trésor pour notre pauvre humanité de plus en plus en manque d’espoir. La Conférence des évêques de France nous donne des signes encourageants dans ce dossier. N’oublions pas que Marthe Robin avait déjà annoncé, il y a 30 ans, « que la France serait perdue à cause de ses chefs religieux et politiques, car nous assistons, disait-elle, à la décadence de la nation dont le titre de Fille aînée de l’Église ne semble plus qu’un lointain souvenir ».

Il ne faut surtout pas désespérer sur le dossier VIE. Les forces du mal sont de plus en plus déchaînées, car une quantité importante de sable tombe dans l’engrenage de la culture de la mort.
 

Et au Québec ?

Le gouvernement Charest s’intéresse actuellement à ce dossier. Il va bientôt mettre en marche une commission itinérante pour prendre le pouls de la population. Les pressions sont énormes pour que l’Assemblée nationale accouche d’une résolution (le Parti libéral et le Parti québécois s’entendent comme larrons en foire) pour exiger du gouvernement fédéral une loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté.

Les médias, en majorité très favorables à l’euthanasie sont déjà à l’œuvre pour faire pencher la balance du « bon » bord. Depuis deux mois, l’information tordue abonde un peu partout pour «aider » la population à se faire une « bonne opinion » sur le sujet.

En 2010, la rectitude politique exige d’être pour la culture de mort : La Presse du 5 janvier 2010 nous annonçait la catastrophe finale, car le nombre de cas d’Alzheimer doublera d’ici 30 ans au Canada. L’impact économique sera insupportable, paraît-il, car les coûts directs et indirects liés à la démence seront multipliés par 10 au cours des prochaines années selon la Société Alzheimer de Montréal. En 2038, ces coûts atteindront 153 milliards par années.

« La catastrophe », voilà le titre accrocheur de l’éditorialiste André Pratte dans La Presse du 5 janvier 2010. Notre système de santé se dirige tout droit vers la faillite. On va frapper le mur ! « À moins de découvrir un vaccin miracle contre cette terrible maladie, le Québec n’échappera pas à une crise historique des finances publiques », ajoute André Pratte, qui tremble devant la perspective « de voir le coût consacré aux soins à ces personnes démentes passer de 8 milliards à 92 milliards au Québec ». Et les journaux ont emboîté le pas en ouvrant abondamment leur tribune libre pour permettre au bon peuple de s’exprimer sur cette terrible perspective… une expression d’opinions à sens unique évidemment.

En voici quelques exemples : « Un peu de dignité S.V.P., je veux la dose fatale au plus vite, je préfère mourir comme mon petit chien, les soins palliatifs doivent disparaître, les centres d’hébergement sont surpeuplés, on n’a plus les moyens de soigner les malades incurables, si je suis malade, j’ai droit de décider de l’heure de ma mort, mon corps m’appartient et si je n’ai plus le goût de vivre ça ne regarde personne d’autre que moi, etc… »

Depuis quelques mois, on entend et on lit ad nauseam toutes ces sornettes au Québec. On est en train de mettre la table pour nous faire avaler les « très grands bienfaits » de l’euthanasie.

N’ayons pas peur ! À la manière des évêques français, il faudra affronter la tempête, pour trouver le calme et sérénité d’un monde en faveur de la vie. Comme il n’y aura peut-être pas de vaccin miracle, il nous faut préparer les cœurs pour que les proches de ceux qui souffrent d’Alzeimer’s trouvent le courage d’être solidaire auprès de ces malades qui sont précieux aux yeux de Dieu.

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