Une insensibilité inimaginable : Paul Arcand interview l'avorteur Jean Guimond sur les crimes du Dr Gosnell
Sur le site de 98,5 FM, cette entrevue de Paul Arcand avec l'avorteur Jean Guimond.
Il est difficile de retrouver ici le journaliste si soucieux du sort des enfants. Le Dr Gosnell est reconnu coupable du meurtre de trois enfants. Le grand souci du Dr Guimond est de rappeler que les avortements canadiens se font dans des conditions hygiéniques plus convenable. Il est clair que le sort des enfants n'a aucune importance dans cette entrevue, puisque le Dr Guimond reconnaît que l'on pratique des avortements à n'importe quel stade de la grossesse au Canada. Le Dr Chicoine a déjà dénoncé les avortements tardifs fait dans certains CLSC de Montréal. L'hôpital Ste-Justine reconnaît faire des avortements de dernier trimestre pour des "raisons sociales" qui n'ont rien à voir avec l'eugénisme pratiqué habituellement, des centaines de bébés au Canada sont laissés chaque année, à agoniser, sur des plaques de métal, vivants, mais blessés par des avortements ratés, et tout ce que trouve le journaliste «batailleur» Paul Arcand à demander au Dr Guimond, c'est de montrer que le Dr Gosnell est «dans la marge»... Les mots ne peuvent décrire cette « situation ».
Il faut écouter cette entrevue incroyable d’un Paul Arcand, buvant les paroles absolument immondes d’un avorteur sans la moindre compassion pour le sort de trois enfants assassinés, puisque lui fait des avortements tous les jours, dans des conditions différentes, ce qui lui vaudrait de ne pas être sous les barreaux :
Aux États-Unis, il y a le Dr Kermit Gosnell, qui a été reconnu coupable, trois chefs de meurtre au premier degré pour avoir pratiqué des avortements tardifs. Il faut dire que c’est un médecin marginal-là, et c’est un genre d’intervention, je dirais d’abord illégale, mais surtout, surtout, rarement pratiqué. Nous en parlons avec le Dr Jean Guimond, qui est médecin responsable de la clinique d’interruption de grossesse au CSSS Jeanne Mance.
Bonjour Dr Guimond.
-Bonjour M. Arcand.
Donc on peut dire que Gosnell, c’est un cas dans la marge,vraiment.
— … Je n’ai même pas envie qu’on le nomme comme médecin, même pas comme monsieur. C’est vraiment des histoires d’horreurs et c’est surtout un médecin qui a perdu son droit de pratique — dans plusieurs états aux États-Unis. Donc, ce n’est même plus de la pratique marginale, c’est du charlatanisme.
— Juste pour donner quelques références aux gens, on pratique un avortement à partir de quelle période normalement et on peut aller jusqu’à combien de semaines?
— Alors il faut faire la différence entre les États-Unis et le Canda.
— OK.
— Au Canada, il n’y a pas de limites maximales pour faire un avortement. Ça, c’est en fonction de la charte des droits et libertés et de tous les jugements de la Cour suprême qui ont voulu limiter l’accès à l’avortement.
Donc on s’en tient à la définition du fœtus qui est considéré comme une partie du corps de la femme enceinte. Il n’a donc pas de statut juridique de personne. Et son statut change à partir du moment donné où il naît vivant. Alors, naître vivant, ça veut dire respirer et avoir un battement cardiaque. Donc techniquement, théoriquement, on pourrait avoir un avortement jusqu’à la toute fin des 40 semaines de grossesse. Mais pratiquement, ce n’est pas quelque chose qui se fait ehhh… facilement, et ça se fait surtout avec des indications dites thérapeutiques.
— Paul Arcand : Ça veut dire qu’on peut aller de façon générale jusqu’à quoi 18 semaines, 24 semaines, et après cela, c’est beaucoup plus complexe.
— Exactement, il faut oublier le nombre de semaines, c’est-à-dire la viabilité n’est pas non plus un facteur d’évaluation pour obtenir ou non un avortement, parce que la viabilité n’est pas un critère, rappelons-le, objectif, dépendant des régions où l’on vit. Alors si on a un centre hospitalier où on a des néonatologistes hors pair, on va vous dire que la viabilité est à 21 semaines, 22 semaines. Par contre si vous êtes dans le Grand Nord, la viabilité, c’est pas 22 semaines.
— Est-ce que dans le cas de Gosnell, on parle carrément de boucherie?
— Écoutez, oui, parce que, en regardant tout, j’ai suivi ça dans le New York Times, et les descriptions qu’on en fait c’est que c’est pas tellement la technique d’avortement comme telle que l’entourage, le personnel qui est avec lui, le non-respect des règles de bases de prévention des infections. On parle de locaux absolument affreux et, écoutez, moi ce que ça me dit cette chose-là c’est que une femme qui désire un avortement là, elle est prête à risquer son intégrité, sa santé et même sa vie.
Alors Gosnell ce qu’il a fait simplement, c’est qu’il a profité de cette situation-là pour offrir des avortements qui ne devraient pas se faire comme cela.
— Merci beaucoup Dr Guimond.
— Je vous en prie.
— Au Revoir.
Pas de réaction de Paul Arcand, « Merci beaucoup Dr Guimond ». Le Dr Gosnell est reconnu coupable du meurtre de trois enfants, le Dr Guimond affirme que ce n’est pas tant la technique d’avortement qui pose problème ici que « l’entourage, le personnel qui est avec lui, le non-respect des règles de bases de prévention des infections. On parle de locaux absolument affreux… » et le sort de trois enfants reconnut comme victimes d’un homicide, on n’en dit pas un mot!!! Parce que le Dr Guimond sait qu’entre ces victimes et les siennes, celles qu’il voit quotidiennement dans sa clinique, il n’y a pas de différence, si ce n’est une différence de technique d’avortement…
En fait, selon ces propos, le crime du Dr Gosnell, c’est d’avoir une hygiène totalement déplorable, ce qui pourrait lui occasionner la peine de mort. Ils sont fous ces Américains…
Et Paul Arcand lape toutes ces paroles sans une seule réaction d’indignation… INCROYABLE!!!
« Alors Gosnell ce qu’il a fait simplement, c’est qu’il a profité de cette situation-là pour offrir des avortements qui ne devraient pas se faire comme cela. »
Ah bon? Et comment auraient dû se faire ces avortements? Comment vous auriez-vous fait pour tuer ces trois enfants aurait pu lui demander un journaliste d’enquête, s’il y en avait eu un dans le studio?
Les tribunaux américains ont reconnu le meurtre de trois enfants. Le Dr Guimond affirme que ces avortements n’auraient pas dû se faire comme cela et tout ce que trouve à dire Paul Arcand, c’est « Merci beaucoup »???
Vous avez dit lavette?
Enfin, rappelons au Dr Guimond (sur la photo) que ce n’est pas parce que les instruments et les compétences médicales ne sont pas réunis que la viabilité objective d’un enfant est modifiée. Le fait que l’on ait sauvé des enfants à la 21e semaine de grossesse montre qu’ils sont viables à ce stade. Et cela ne change pas d'un endroit à l'autre, cela est objectif. Ce qui change, c’est la compétence des médecins et la qualité des instruments qui permettent à cette viabilité de s’exprimer… La bêtise des raisonnements du Dr Guimond devrait être une très grande source d’inquiétude chez n’importe quel journaliste compétent. Une bêtise et une insensibilité en tout point semblables à celles que l’on retrouve chez certains avorteurs américains…
Non M. Paul Arcand, avec ces près de mille enfants nés vivants qu'on a laissés mourir de leurs blessures d'avortements ratés au Canada, le Dr Kermit Gosnell n'est pas un cas dans la marge. Il ne manque au Canada qu'un journaliste courageux pour aller investiguer ces cas atroces, un journaliste prêt à mettre une croix sur sa carrière, mais qui aurait assez de poids pour se faire ouvrir les portes des hôpitaux et cliniques pour recueillir l'information et chercher les témoignages d'infirmières ayant vu ces enfants mourir tranquillement... seuls! Et dans leur sang!
Mais heureusement, lorsque cela se fait au Canada, les conditions d'hygiènes sont irréprochables...
Richard Hétu de La Presse parle de Kermit Gossnell. Et les centaines d'enfants morts APRÈS la naissance suite à un avortement?
Richard Hétu raconte sous forme d'anecdotes l'histoire monstrueuse de Kermit Gosnell. Comme si son cas était l'exception. Le journaliste vivant aux États-Unis laisse croire que le cas Kermit rappelle l'époque des avortements clandestins. Malheureusement pour notre journaliste à oeillères, les avortements tardifs sont fréquents et aux États-Unis, et au Canada. De plus, sans qu'aucun journaliste ne fasse d'enquête poussée et ne plonge dans le dossier, plusieurs centaines d'enfants ont été laissés sur des plaques de métal dans les dernières années, au Canada, en attendant qu'ils meurent puisqu'on n'a pas réussi à leur enlever la vie par un avortement, avec pour instructions aux infirmières de ne pas leur toucher. Cela pourrait leur apporter une chaleur humaine qui pourrait prolonger leur vie et, qui sait, peut-être même les sauver. (Nous remercions tout de même M. Hétu d'avoir pris la peine de parler du cas Kermit.)
Nous attendons qu'un journaliste professionnel s'indigne de cette situation et que la nouvelle soit placée dans son journal là où elle doit être : en première page. Nous avons aussi un médecin sans compétence particulière en obstétrique qui a effectué une centaine de milliers d'avortements. Derrière ces nombreuses cliniques à travers le Canada, qui passe à l'heure du ramassage des ordures peut constater un important liquide visqueux s'échappant des sacs de poubelles biomédicaux, broyés dans les camions à ordures. Ce sont les restes d'enfants torturés et mis à mort. Les cliniques Morgentaler ne sont pas des «maisons des horreurs» parce que la cueillette des «ordures» se fait régulièrement? Voici le reportage anecdotique de Richard Hétu, paru dans le journal La Presse du 1er mai 2013:
(New York) Depuis plusieurs années, le Dr Kermit Gosnell pratiquait des avortements tardifs dans une clinique de Philadelphie baptisée «la maison des horreurs» par des procureurs et comparée aux «toilettes sales d'une station-service» par un enquêteur.
Entouré d'un personnel non qualifié, dont une adolescente de 15 ans, ce médecin généraliste sans compétences particulières en obstétrique avait l'habitude de plonger des ciseaux dans la moelle épinière des foetus montrant des signes de vie à la sortie de l'utérus. Accusé des meurtres d'une femme et de quatre bébés (trois de moins que l'inculpation originale), il attend depuis hier le verdict du jury dans son procès, qui a commencé le 18 mars dernier.Le cas du Dr Gosnell, 72 ans, est devenu une cause célèbre pour les opposants à l'avortement, qui y voient une illustration particulièrement affligeante du dilemme moral soulevé par l'interruption des grossesses.«Ce qui est arrivé dans la clinique de Philadelphie aide à refocaliser le débat sur l'humanité de l'enfant à naître», a dit Michael Geer, président d'un groupe antiavortement de la Pennsylvanie, lors d'un entretien téléphonique. «Il ne devrait y avoir aucune distinction entre le fait de tuer un bébé viable dans l'utérus, ce que le Dr Gosnell a fait très souvent, et le fait de le tuer à sa sortie. Ce sont des meurtres.»(...)Le Dr Gosnell est également accusé du meurtre d'une femme de 41 ans, Karnamaya Mongar, morte après avoir reçu une surdose de Demerol. Il doit en outre répondre à 23 chefs d'accusation pour avoir exécuté des avortements au-delà de la limite légale de 24 semaines. Il risque la peine de mort.Des sacs renfermant des foetus morts dans ses locaux(...)Le Dr Gosnell a survécu à plusieurs plaintes et empoché des millions de dollars en exécutant des avortements tardifs. Les militants pro-choix le dénoncent, tout en accusant leurs adversaires de récupérer un cas horrible, mais isolé.«Les actions de Kermit Gosnell étaient répréhensibles, illégales et évocatrices de l'époque des avortements clandestins d'avant Roe contre Wade», a dit Tarek Rizk, directeur des communications de NARAL, un groupe pro-choix. «Nous ne pouvons jamais retourner à cette époque.»Les médias américains ont également été mis sur la sellette dans cette affaire. Des militants et commentateurs conservateurs les ont accusés d'ignorer le procès du Dr Gosnell pour ne pas nuire à une cause - le droit à l'avortement - qui est chère à leurs membres.(...)
Le Dr Gosnell n'a rien fait de différent de ce qui se fait dans n'importe quel hôpital ou CLSC canadiens d'avortements tardifs, où les avorteurs sont millionnaires. 491 enfants sont morts après la naissance des suites d'avortements ratés au Canada, entre 2000 et 2009. Des centaines d'autres se sont ajoutés depuis.
Où sont les journalistes canadiens? André Pratte, Jean-Jacques Samson, Bernard Descôteaux, et tous les autres, jusqu'à quand détournerez-vous la tête pour ne pas voir ce qui vous obligerait à vous engager dans une cause qui nuirait à votre image auprès du Conseil du statut de la femme et de la fédération des femmes du Québec, celle des enfants abandonnés à la mort, après leur naissance? Jusqu'à quand, jouerez-vous au Ponce Pilate? Vous avez le poids nécessaire pour vous faire ouvrir toutes les portes et obtenir l'information sur les hôpitaux et cliniques qui ont permis ces horreurs, ainsi que sur les noms des médecins qui devront subir des procès pour leurs crimes. Ne soyez pas, par votre silence, des complices... Vos noms sont déjà inscrits dans l'histoire du Québec. Qu'un jour nos enfants ne disent pas que vous vous êtes tus...
Oui c'est une pratique courante: Une femme avorte un enfant en santé de 26 semaines dans un CLSC de Montréal
(Article inspiré de celui paru sur le site Big Blue Wave du 26 avril 2013)
En prélude à cette histoire : le député libéral et proavortement Carolyn Bennett affirme faussement sur son site internet du 2 février 2013 :
Je suis totalement marre des assertions qui dénaturent totalement les faits. Au Canada, nous n'avons pas de loi, nous avons des lignes directrices professionnelles très strictes. Aucun médecin au Canada ne peut mettre fin à une grossesse de plus de 24 semaines sans de sérieuses indications comme si la vie de la mère en danger ou si le fœtus a de très graves malformations. (…) L'affirmation de M. [Jonathan] Kay que des avortements de trimestre tardifs peuvent être effectués « pour une raison quelconque, ou sans aucune raison » n'est tout simplement pas vraie. Je mets au défi de trouver un avortement tardif effectué au Canada d'une mère en bonne santé avec un fœtus sain.
Voici l'interview à la radio avec une femme qui a eu un avortement à 26 semaines. Nous avons gardé les expressions pour mieux rendre le contexte de l'entrevue. C'est avec Isabelle Maréchal sur les ondes du 98,5 FM à Montréal diffusion le 9 avril 2013. :
— Vous Karel, vous avez eu 5 avortements.
— Oui.
— Expliquez-moi un peu comment cela se fait.
— Ben moi, premièrement, je suis un peu nerveuse. Bon c’est arrivé la première fois j’avais 19 ans. C’était avec une personne, lui, il avait déjà un enfant, là, je suis tombée enceinte, lui n’en voulait pas d’autres parce que sa fille elle avait deux ans. Fait que dans un sens j’ai un peu respecté ce fait là parce que j’ai un peu le concept de Cendrillon où est-ce que l’on veut rencontrer l’homme de sa vie avant d’avoir une famille et de vivre heureux pour le restant de ses jours. Mais là, bon, ça fait que là, j’ai respecté ça. Je le sais pas si, bon, on connaît pas son corps, on est pas régulière, c’est arrivé une deuxième fois.
— Vous aviez 21 ans, je pense?
— Oui. Fait que là, rendu là, on était déjà sur le bord de se laisser. Pis ça n’allait pas ben, pis ma mère m’a toujours dit, nous on est trois enfants, « fais pas des enfants pour régler ton couple, parce que c’est pas vrai, ça va juste rempirer.
— Elle a pas tort votre mère.
— Moi, par exemple j’allais au privé, j’allais chez Morgentaler. Parce que je voulais avoir ça privé justement pour ne pas avoir le jugement des infirmières, des médecins. Pis je me disais là- bas, tu payes pour, et eux autres ne sont pas là pour te juger. Même au contraire je pense qu’ils ont beaucoup d’empathie.
— Mais donc cinq fois, au bout du troisième ou du quatrième, vous avez dû commencer à vous dire ben là peut-être que…
— C’est sûr que là vous parliez au niveau spirituel (…) envers soi-même on s’en veut beaucoup pis quand cela arrive une troisième fois tu dis oh my god, pas une meurtrière, tsé il y en a qui paie pour avoir des enfants, puis là ils sont en train de penser, oui mais moi je paye pis moi je ferais attention à cet enfant-là. Oui, moi aussi j’aurais le goût d’y faire attention, mais je le sais que je ne suis pas avec le bon conjoint, je le sais que présentement, j’étais trop jeune, je voulais pas ça, c’était pas cela que j’avais comme concept spirituel d’harmonie avec moi-même. Je me disais j’vas juste le mettre dans le trouble, la DPJ va s’en mêler
— Mais Karel, preniez-vous des moyens de contraception?
-Non, j’ai toujours eu peur de la pilule anticonceptionnelle, puis dans un sens…
— Mais vous aviez plus peur de la pilule que de l’avortement?
— La pensée magique je dirais un peu, cela ne peut pas m’arriver à moi. Ça ne peut pas m’arriver à moi. Mais la dernière fois que cela m’est arrivé, la 5e fois, je me suis rappelé, j’étais rendu assez loin dans la grossesse où des fois t’as des dilemmes aussi…
— Jusqu’à quelle semaine?
— J’avais 26 semaines
— Ou yoye! Pis on vous a avorté quand même?
— Au CLSC Sanguinet sur la rue Sanguinet, il s’occupe des grossesses de plus de 24 semaines…
— Aviez-vous un problème, est-ce que c’était une grossesse à risque qui mettait votre vie en danger?
— Non, j’avais pas de problèmes, j’étais A négatif, mais cela il n’y avait pas de problème, parce qu’aujourd’hui j’ai un enfant, mais là tsé, je veux dire, cela a vraiment été quelque chose avec moi-même, où justement quand j’ai senti mon fils, je me suis dit oh my God, tsé, il était vivant là cet enfant-là. Mais j’ai fait un gros cheminement spirituel aussi en allant…
— Moi je comprends pas que l’on vous ait avorté à 26 semaines s’il était pas à risque par exemple.
— C’est parce que la personne avec qui ça s’était passé, c’était quelqu’un qui avait beaucoup d’argent, j’aurais pu profiter de ça…
— Non mais c’est pas de cela dont on débat là, je veux dire que, vous me dites que c’est dans un CLSC, on a accepté de vous avorter à 26 semaines, normalement là, c’est 20 semaines et moins.
— Ben moi je vous dis renseignez-vous comme il faut parce qu’au CLSC sur la rue Sanguinet c’est bien là que ça s’est passé.
— À 26 semaines, ça là c’est le 2/3 d’une grossesse de fait, là on peut plus dire que c’est un embryon, là c’est c’est
— Faudrait que je regarde
— On peut toujours débattre de l’état du foetus, mais cela ressemble plus à un bébé qu’à un embryon là, à 26 semaines.
— Oui, je le sais, il a même bougé, je pensais que c’était des gaz, mais ce n’était pas des gaz. C’était des coups de pied.
— ayoyoie
— La culpabilité que j’ai vécue avec cela. Me sentir comme cela, je sais qu’il y a plein de monde qui juge, mais cela va beaucoup plus loin que ça si aujourd’hui je suis rendue où est-ce que je suis rendue, pis je vas vous dire je suis très heureuse pis je le regrette pas pour être ben honnête avec vous. Je regrette envers moi-même dans le sens où est-ce mais en même temps je regrette pas ce que je vis aujourd’hui, le bien-être et j’ai fait la paix avec cela, j’ai fait partie de ces esprits-là, parce que je crois qu’ils avaient une âme aussi puis je crois que l’on a tous un cheminement spirituel à faire dans cette vie-ci. Moi il a fallu que je passe par là pour justement apprécier ce que j’ai puis je suis bien contente de l’avoir fait. C’est plate à dire pour ceux-là qui l’entendent mais je le regrette pas parce que je suis heureuse aujourd’hui, j’ai 33 ans, puis, je suis avec l’homme de ma vie, j’ai un enfant, je vis mon esprit de famille, je vais voir une dame qui s’occupe du côté spirituel(…) puis je crois entièrement et fermement à cela.
-Ben Merci beaucoup Karel de votre honnêteté, de votre témoignage, merci bien.
— Merci, au revoir
Certains affirmeront que la source n'était pas fiable. Pas fiable? Que ces sceptiques réécoutent l'entrevue du Dr Jean-François Chicoine avec le journaliste Normand Lester qui affirme sans équivoque que l'on fait des avortements d'enfants au neuvième mois de grossesse, à Montréal, d'enfants qui pourraient être adoptés par des parents en attente d'un enfant.
Cliquez sur le téléchargement MP3 sur ce site sur l'avortement tardif.
Un juge fait tomber des accusations contre l'avorteur de Philadelphie Kermit Gosnell

PAR BEN JOHNSON
PHILADELPHIE, le 23 avril 2013 (LifeSiteNews.com (traduction CQV)) — Un juge fédéral a fait tomber neuf chefs d'accusation — dont trois accusations de meurtre et une accusation d'infanticide — contre l’avorteur de Philadelphie, Kermit Gosnell, alors que son procès a repris ce matin.
Les médias locaux rapportent que le juge a rejeté trois chefs d'accusation d’assassinat, un chef d'accusation d'infanticide, et cinq chefs d'accusation d'abus de cadavre, c.-à-d. de garder les pieds coupés de bébés avortés dans des bocaux dans sa clinique.
Gosnell fait toujours face à quatre autres accusations d'assassinat au premier degré pour les décès de nouveau-nés, en plus d’un assassinat de troisième degré pour la mort d'une de ses clientes.
L’avocat de la défense de Gosnell, Jack McMahon, avait demandé que tous les sept chefs d'accusation d'assassinat au premier degré soient rejetés en raison du manque de preuves, une tactique standard. McMahon a affirmé que l'accusation n'a pas pu prouver que les bébés sont nés vivants.
« Je suis choqué que ces accusations aient été rejetées », a déclaré Cheryl Sullenger, conseiller politique principal de l'opération de sauvetage. « J'ai entendu le témoignage de témoins très crédibles indiquant que ces bébés ont été assassinés de sang-froid par Gosnell alors qu’ils criaient et ont lutté pour la vie. »
Dans les témoignages présentés jusqu’à maintenant dans le procès, plusieurs anciens employés de Gosnell ont raconté comment les bébés étaient régulièrement nés vivants au cours de la méthode d’« avortement » de Gosnell. Gosnell, ou un de ses collaborateurs médicaux non formés venait alors sectionner la moelle épinière des bébés.
Des témoins ont décrit avoir vu naître des bébés qui respiraient, d’autres se tordant, hurlant, et, dans un cas macabre, s’agitant dans les toilettes « en essayant de sortir », avant de disparaître aux mains de Gosnell. (…)
Le juge n'a pas indiqué pourquoi il a laissé tomber les neuf chefs d'accusation, selon des journalistes dans la salle d'audience. (…)
Les États-Unis jugent le Dr Kermit Gosnell : que fait la GRC au sujet des 491 nouveaux-nés canadiens morts sans secours?
Alors que la polémique (écouter l'entrevue, où toutes les excuses semblent bonnes pour camoufler une véritable censure) enfle aux États-Unis sur la censure effectuée sur l’histoire de ce médecin, Kermit Gosnell, qui a tué une centaine d’enfants, selon son collègue médecin, après leur naissance, suite à des avortements ratés, aucun journaliste canadien n’a encore enquêté sur les 491 bébés abandonnés à leur sort sur le métal, vivants, après des avortements ratés, entre 2000 et 2009 au Canada.
Après cela, quel journaliste canadien pourra prétendre travailler au nom de la compassion? Qu’attend la GRC pour faire enquête sur les criminels qui ont perpétré ces horreurs?
Ce silence atroce est l’un des plus révoltants, révélateurs de l’hypocrisie de la classe médiatique canadienne. Alors même que nos journaux ont pratiquement ignoré cette affaire américaine qui prend de l’ampleur justement par l’observation de la censure qui est exercée chez nos voisins du sud, ils ne parlent pas de ces enfants nouveaux-nés qui ont été laissés sans aucun secours, les infirmières ayant pour instruction de ne pas leur venir en aide.
Quelques exceptions au Québec ont traité ce dossier qui devrait faire la une des journaux jusqu’à ce que les « médecins » québécois et canadiens soient jugés pour leurs crimes. Rappelons que l’hôpital Ste-Justine et certains CLSC montréalais effectuent des avortements après la 24e semaine de grossesse.
Pour connaitre les méthodes des médecins canadiens pour tuer les enfants après la 24e semaine de grossesse, cliquez ici.
Un avorteur et son équipe terminait le « travail » en sectionnant la nuque des bébés avortés
Sur le site de Pour une école libre du 11 avril 2013:
(Kermit Gosnell, avorteur qui tuait les enfants de plus de 24 semaines de grossesse en leur sectionnant la nuque. À noter que certains CLSC de Montréal et l'hôpital Ste-Justine exécutent des avortements aussi tardifs)
Kermit Gosnell (ci-contre), un médecin américain pratiquant des avortements, a été inculpé mercredi 19 janvier 2011 pour les meurtres d'une femme et de sept bébés tués après leur naissance, alors qu'ils respiraient et bougeaient.
« Il exécutait régulièrement des avortements au-delà de la limite légale de 24 semaines. En conséquence, des bébés viables sont nés. Gosnell les a tués en plongeant des ciseaux dans leur moelle épinière », a indiqué le bureau du procureur de Philadelphie. Le Dr Gosnell avait « appris à ses employés à faire comme lui », a-t-il encore indiqué.La femme concernée par la procédure est décédée d'une crise cardiaque provoquée par des narcotiques qui lui avaient été administrés dans le cadre d'un avortement tardif.Le Dr Kermit Gosnell, âgé de 72 ans aujourd'hui, a gagné des millions de dollars au cours des 30 dernières années en effectuant le plus d'avortements qu'il pouvait, dont de nombreux avortements tardifs et illégaux.D'autres victimesDepuis cette condamnation d'autres victimes de M. Gosnell l'accusent publiquement.Robyn Reid, âgée de 15 ans, ne voulait pas se faire avorter. Mais quand sa grand-mère l'a emmenée de force à une clinique d'avortement un jour d'hiver 1998, Reid a pensé qu'il suffirait qu'elle dise au médecin qu'elle ne voulait pas avorter et puis filer.Au lieu de quoi, Kermit Gosnell aboya : « Je n'ai pas de temps pour cela ! » Il a ensuite arraché ses vêtements, lui a donné une fessée, l'a jetée sur une civière sale, lui a attaché les bras et les jambes, lui a injecté des sédatifs jusqu'à ce qu'elle cesse de crier et perde conscience, a-t-elle déclaré au Philadelphia Daily News le 21 janvier 2011.Nicole Gaither s'est fait avorter par Gosnell en 2001. Après quatre jours, la douleur post-opératoire était si intense qu'elle pouvait à peine marcher. Elle serait retournée à la clinique, où Gosnell insouciant lui aurait déclaré qu'il avait oublié des restes fœtaux en elle.« Allons, levez-vous ! Ça ne fait pas si mal que cela ! » avant de procéder — sans aucune anesthésie — à une aspiration utérine.Forcée d'avorterEn 2001, après avoir assisté au spectacle des patientes hébétées et ensanglantées du Dr Gossnel dans la salle de réveil de sa clinique, Davida Johnson a changé d'avis et ne voulait plus se débarrasser de son fœtus de 6 mois. Mais le personnel de la clinique ignora ses protestations dans la salle d'opération, la gifla, la ligota et lui donna des sédatifs jusqu'à la rendre inconsciente. À son réveil, elle n'était plus enceinte.Quelques semaines plus tard, d'ajouter Davida, on lui a diagnostiqué une maladie vénérienne qui, selon elle, serait due aux instruments non stérilisés utilisés par Gosnell. Maintenant, elle ne pourrait plus mener de grossesses à terme ayant échoué à quatre reprises depuis son avortement.Sectionner la nuque des nouveau-nésL'auxiliaire médicale Adrienne Moton a admis récemment au cours du procès qu'elle avait sectionné la nuque d'au moins dix bébés après leur naissance, comme l'avait demandé Gosnell. Gosnell et un autre employé sectionnaient régulièrement la moelle épinière pour s'assurer de la mort du fœtus [sic] », a-t-elle dit.Moton sanglotait alors qu'elle racontait avoir pris une photo avec son téléphone portable d'un bébé parce qu'il était plus grand que tous ceux qu'elle avait vu avortés auparavant. Elle a mesuré le fœtus, il devait avoir près de 30 semaines et elle s'est alors dit qu'il aurait pu survivre, compte tenu de sa taille et de sa couleur rosâtre. Gosnell plaisanta par la suite en disant que le bébé était si grand qu'il aurait pu marcher jusqu'à l'arrêt de bus, a-t-elle ajouté. Quel sens de l'humour !Avortements au-delà de 26 semainesUn autre assistant de Gosnell, Stephen Massof, 50 ans, en attente de jugement après avoir plaidé coupable à l'assassinat de deux nouveau-nés à la clinique, a révélé la semaine passée qu'il avait été témoin d'un avortement à 26 semaines - deux semaines au-delà de la limite de 24 semaines fixé par l'État.Il a aussi déclaré qu'il aurait vu naître 100 enfants vivants, puis qu'on leur avait « sectionné » la nuque, afin de s'assurer de leur « disparition ». Massof a aussi décrit des scènes horribles à la clinique qu'il a qualifiée de sale et délabrée où certains instruments chirurgicaux étaient rouillés.Il pleuvait des fœtus, on les décapitait«Il pleuvait des fœtus. Il y avait des fœtus et du sang partout. C'était à proprement parler des décapitations. On séparait le cerveau du corps, a-t-il déclaré à NBC.Il a également allégué que la machine à ultrasons de la clinique avait été manipulée pour faire apparaître les fœtus plus petits et donc plus jeunes.Cris perçants de bébé sur une tableL'ancienne avorteuse Sherry West a déclaré avoir entendu un bébé « crier » et « pousser des cris perçants » au cours d'un « avortement » qui a eu lieu au « Palais des cauchemars » de Kermit Gosnell, l'avortoir de celui-ci à Philadelphie.Le propriétaire, le Dr Kermit Gosnell, lui avait demandé de l'aider et d'aller dans une autre pièce. Là, un bébé de 45 à 60 centimètres, qui n'avait pas encore d'yeux, était couché dans une casserole transparente, s'est-elle souvenue avec horreur. Il poussait des « cris perçants, il faisait un bruit » qui « ressemblait à un petit extraterrestre », a-t-elle avoué. Il « m'a vraiment fait peur ». Elle a alors quitté la pièce.Des témoins oculaires au procès rapportent que West était visiblement secouée au souvenir de cet événement traumatique.
Témoignage d'une femme ayant subi un avortement à la 26e semaine de grossesse d'un enfant en santé au CLSC des Faubourgs.
On répète constamment et faussement que, passée la 24e semaine, on envoie les femmes enceintes se faire avorter aux États-Unis. Aujourd'hui, à l'émission d'Isabelle Maréchal, une femme témoigne qu'elle s'est fait avorter à la 26e semaine de grossesse dans ce CLSC de Montréal. Et que cet enfant était en parfaite santé.il ne s'agissait pas de l'un de ces nombreux avortements eugéniques perpétré à l'hôpital Ste-Justine.
Pour écouter l'émission radiophonique, cliquez ici.
Le témoignage de Karel est à la 21e minute, 40 secondes.
À noter que plusieurs de ces témoignages dans l'émission manifestent que l'avortement est considéré comme le moyen de contraception de dernier recours et parfois, de premier recours...
Enfin, plusieurs de ces témoignages sont de femmes qui ont subi deux, trois, ... cinq avortements...
Campagne Québec-Vie demeure à l'affût des informations pour vous renseigner sur l'actualité de l'enfant à naître. Cela demande beaucoup de temps et d'attention aux journaux, émissions radio et télé, sites internets, etc. Il ne nous reste que 3 jours pour notre campagne de financement du temps de Pâques et nous avons du travail à faire pour rejoindre notre objectif ! Merci de nous aider financièrement pour continuer cette oeuvre si importante pour la défense des enfants à naître.
Le magazine Châtelaine présente comme un héros un spécialiste des avortements tardifs (après 24 semaines de grossesse)

« Des cris déchirants montent du sous-sol. Les infirmières vont et viennent dans le couloir. Le calme revient. Le Dr Hern réapparaît enfin. Il porte une blouse verte de chirurgien. «Un cas difficile, dit-il d’une voix lasse. Plusieurs patientes arrivent ici traumatisées. Certaines souffrent de graves troubles mentaux, d’autres ont été violées ou agressées à répétition. Elles tolèrent mal les procédures. »Le Dr Hern traite surtout des cas d’anomalies fœtales décelées sur le tard. Des grossesses désirées qui ont mal tourné.Une semaine avant mon passage, le CSSS Jeanne-Mance, qui coordonne les services d’IVG tardives à l’échelle de la province, lui a envoyé une Québécoise. Pourquoi aller à Boulder, à quatre heures de vol de Montréal? Parce que, après 24 semaines, il est pratiquement impossible de se faire avorter, sauf en cas d’anomalie fœtale grave ou pour toute autre circonstance clinique exceptionnelle.
Il faut compter quatre jours pour l’intervention, de l’injection intracardiaque pour arrêter le cœur du fœtus à l’expulsion de celui-ci, en passant par la pose de tiges laminaires (qui aident à dilater le col) et le déclenchement des contractions. Après une convalescence de deux heures, la femme obtient son congé. «Je passe beaucoup de temps avec chacune de mes patientes, dit l’homme avec compassion. J’en reçois tout au plus une dizaine par semaine. Je ne suis pas une machine à faire des avortements».
(Un avortement d'un enfant de 20 semaines, peut-être trop jeune pour avoir bénéficié de la compassion du Dr Hern... Quatre semaines plus tard et il aurait pu bénéficier de la tendresse du touchant médecin Hern...)
Le magazine Châtelaine veut faire verser des larmes de crocodile sur les avortements tardifs : la dérive de la sensibilité
Dans le dernier numéro du magazine Châtelaine de mars 2013, un dossier sur l'avortement tardif (p.84 à 91). La journaliste Mylène Tremblay écrit :
(Une société qui a la trippe molle et le coeur dur)
Malgré tout, le phénomène demeure exceptionnel – quelques centaines de cas par année, soit environ 1 % de tous les avortements effectués au Québec. Jamais la décision n’est prise à la légère. Et toujours elle plonge les femmes dans le deuil.
« Pour donner au fœtus les meilleures chances de survie, il aurait fallu poser un drain dans sa vessie par amniocentèse. À sa naissance, Théo aurait eu besoin de beaucoup de soins, d’une dyalise et éventuellement d’une greffe de rein. Beaucoup de temps à l’hôpital en perspective, ce qui aurait privé Félix, deux ans, de la présence de ses parents. “On ne se permettait pas de mettre au monde un enfant malade, avec une espérance de vie si courte, dit Sandra. Je n’aurais pas voulu laisser Théo seul une minute à l’hôpital ni Félix à la maison.”
“Des femmes qui se retrouvent devant des choix impossibles, à cause d’un diagnostic de malformations fœtales (décelables avec de plus en plus de précision aux deuxième et troisième trimestres) ou pour toutes sortes d’autres raisons – problème de santé physique ou mentale, toxicomanie, agression sexuelle, violence conjugale…”
“On a tendu un drap devant moi pour m’empêcher de voir l’écho à l’écran. Une infirmière me massait les pieds. J’avais chaud, j’avais froid, je me concentrais pour ne pas perdre connaissance. L’amniocentèse me faisait mal. Même si l’équipe travaillait en silence, je savais ce qui était en train de se passer : c’était le foeticide. Mais je ne sentais pas mes émotions.”(…)“Quand l’infirmière l’a déposé entre mes jambes, lavé et emmailloté, instinctivement, je me suis mise à le déballer, raconte Sandra. C’était dur de voir qu’il avait l’air normal. Il ressemblait à son frère, avec son petit nez retroussé et son menton pointu… »(…)‘La nuit, je me réveillais en panique, me demandant où était Théo…’
Avortement de 3e trimestre à l'hôpital Ste-Justine, le lien internet sur de bouleversantes révélations...
Nous avions publié un article il y a un an sur les avortements effectués au 3e trimestre à l’hôpital Ste-Justine, avec certaines informations bouleversantes tirées du livre : Interruption de grossesse du troisième trimestre pour anomalie fœtale, Avis du Comité de bioéthique du CHU Sainte-Justine, éditions du CHU Ste-Justine, Montréal, 2007, 52 pages.Au CHU Sainte-Justine, le Comité de mortalité foetale et néonatale assure la révision des dossiers concernant les interruptions de grossesse du troisième trimestre. Les données montrent qu’à ce stade, les interruptions ont été pratiquées presque exclusivement pour des raisons médicales. On rapporte également certains motifs différents, par exemple lors d’interruptions qui font référence à des situations « précises » associées à des conditions « sociales » particulières.
Les interruptions de grossesse du troisième trimestre ont lieu à la salle d'accouchement. Elles sont pratiquées sous échographie par un gynéco-obstétricien. On tient compte de la douleur physique de la femme enceinte, même si elle n’est pas propre au troisième trimestre. On pratique une analgésie péridurale. Quant à la souffrance du foetus, la question est très controversée. Avant de réaliser l’IG, on administre au foetus des produits anesthésiques (Fentanyl), afin de soulager sa douleur. Cette pratique contribue à la sérénité du couple, mais aussi à celle de l’équipe soignante. Cependant, notons que tous n’administrent pas de produits anesthésiques.La procédure d’expulsion du foetus consiste en une injection de chlorure de potassium (KCl) intra-cardiaque ou intra-ombilical provoquant le décès du foetus avant son expulsion. L’opération se déroule comme un accouchement normal, c’est-à-dire avec des contractions et une délivrance par les voies vaginales. Il y a toutefois naissance d’un enfant mort-né. La femme est ensuite conduite dans une unité où on lui offre des soins post-partum, axés sur le deuil.


