Les canadiens invités à mieux s’informer sur l’euthanasie

Mise en garde des évêques sur les conséquences de sa légalisation

ROME, Vendredi 2 octobre 2009 (ZENIT.org) - Le président de la conférence épiscopale du Canada (CECC), Mgr Vernon James Weisberger, archevêque de Winnipeg, vient de publier une lettre qui invite les membres du parlement et le peuple canadien à réfléchir aux conséquences possibles du projet de loi C-384, dont l'objectif est de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté dans le pays. 

Tout en relevant le fait que les personnes qui veulent rouvrir ce débat sont sans doute motivées par leur préoccupation face à la souffrance des autres, le président de la CECC met en doute les motivations qui animent ces personnes. 

 

Pour un débat public éclairé sur l’euthanasie (Au fil des événements, Université Laval)

Danielle Blondeau rappelle qu’il est important que le système de santé donne à tous l’accès à des soins palliatifs de qualité

Par Pascale Guéricolas

«L’euthanasie n’est pas une solution humaine»: une lettre publiée la semaine dernière dans les journaux par André Bourque, chef du Département de médecine générale du CHUM, relance le débat sur l’euthanasie. Cette prise de position interpelle Danielle Blondeau, professeure à la Faculté des sciences infirmières, présidente du comité d’éthique du Réseau de soins palliatifs du Québec et de celui de la Maison Michel-Sarrazin, qui réfléchit aux enjeux autour de la fin de vie depuis longtemps. À ses yeux, l’euthanasie est incompatible avec les soins palliatifs et peut conduire à certains dérapages, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. «Je crains qu’on ne vende aux personnes âgées l’idée héroïque de soulager le système de santé, car ils coûtent cher et que notre époque, basée sur la performance, les voie souvent comme un fardeau», affirme Danielle Blondeau. Selon elle, même diminué, même en perte d’autonomie, un être humain demeure toujours un être humain et la société a le devoir de préserver son message d’altérité en assurant aux plus démunis qu’on leur tiendra la main au moment où ils en auront le plus besoin.
   

Euthanasie : « Le Québec a avancé. Je me demande pourquoi nous n'avons pas encore ce droit fondamental » (Francine Lalonde)

Vendredi prochain, la militante pro-euthanasie Francine Lalonde présentera à nouveau son projet de loi C-384 au Parlement d’Ottawa. La société civile doit se mobiliser contre ce projet de loi et faire savoir à Francine Lalonde (et à ses alliés) que ce n’est pas qu’un débat émotif. Il faut garder raison et ne pas céder au chantage émotif de cette culture de mort.

Le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr V. James Weisgerber nous invite de « s’engager dans ce débat avec courtoisie et respect afin de témoigner d’une profonde révérence pour toute vie humaine ». Je suis tout à fait d’accord avec lui. Et je ne suis pas le seul.

Memo to my children

Un excellent texte sur l'euthanasie par la journaliste Barbara Kay du National Post.

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Wednesday, 23 September 2009 14:07

MONTREAL -Lately, we have witnessed a pernicious cultural trend toward the rebranding of legalized euthanasia as a gift rather than a menace to society's most vulnerable citizens.

I doubt that Bloc Quebecois' Francine Lalonde's Bill C-384 bill seeking to decriminalize euthanasia (her third attempt since 2005!) will find many takers. At present, there's no political gain here for any national party. But soon enough there may be. Polls show growing sympathy for the notion. Doctor-provided euthanasia would indeed benefit the truly suicidal few, but only by introducing a new "treatment option" to the many: those dilatorily dying, handicapped and depressed patients upon whom the onus would fall to justify their right to a natural life span they formerly took for granted.

Disquietingly for ethical Quebec doctors, the College des Medecins du Quebec (CMQ) recently made public the recommendations of a committee struck to study euthanasia. Without consulting Quebec's physicians, the committee concluded that the medical profession is "in denial about euthanasia and death." They urge situational euthanasia by medical practitioners, and there are clear indications the CMQ is receptive to their perspective.

I'm alarmed by this in a personal way. Hence the following letter:

My dear family,

L'euthanasie n'est pas une solution humaine (cyberpresse)

Sur forum cyberpresse, un excellent texte d'une grande dignité de M. André Bourque, médecin.

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L'auteur est médecin et professeur agrégé au département de médecine familiale de l'Université de Montréal et chef du département de médecine générale du CHUM.Une centaine de médecins appuient sa position, qui résume les principaux éléments d'un mémoire qui a été remis au Collège des médecins du Québec le 31 août dernier.

Le débat sur la dépénalisation de l'euthanasie du suicide assisté ne cesse de ressurgir au Canada et au Québec. Les manifestations les plus récentes en sont le projet de loi C-384, présenté par Mme Francine Lalonde, députée du Bloc québécois, et la recommandation d'un groupe de travail mandaté par le Collège des médecins du Québec de considérer une acceptation de l'euthanasie dans certains cas particuliers.

Sur le sujet de la maladie débilitante et de la mort, la préoccupation première de la majorité est de se voir soulagé de la douleur et des malaises, et bien entouré. Les patients qui expriment le désir de mourir le font le plus souvent parce qu'ils ont besoin de réconfort, qu'ils sont déprimés, ou que leurs douleurs et leurs symptômes ne sont pas bien contrôlés. Ils changent aussi souvent d'idée. La demande à mourir est une sorte de cri du coeur qui représente le plus souvent un appel à la sympathie.

Faire mourir le patient n'est pas une solution humaine pour soulager les situations dramatiques de douleur ou de souffrance terminales: le médecin a toujours le devoir et le pouvoir de faire mourir la douleur, et non pas de faire mourir le patient.

Les 20 ans de l'affaire Chantal Daigle au Québec: une célébration?

Ainsi donc, des activistes pro-avortement se préparent à lancer une commémoration sur les 20 ans de ce qui est convenu d’appelér la « cause » ou « l’affaire Chantale Daigle ».

Il faut avoir du culot pour appeler cela Soirée spectacle
 
Mais j’avoue que je n’y avais pas pensé. J’imagine que les artistes invités pourraient nous faire « en démonstration » une exposition de fœtus avorté dans le formol avec une lumière stroboscopique comme dans une discothèque pour nous « sensibiliser » à la cause...
 
Vous trouvez que j’exagère ?
 
Pourtant, au Canada on peut faire ce type d’activité sans AUCUN problème.
 
AUCUNE LOI ne protège l'enfant à naître. C’est un déchet médical comme un autre.

« Venez revivre et célébrer cet événement » disent-ils.

NON MERCI !
 
PAS DE QUOI CÉLÉBRER !

L’AFÉAS et l’euthanasie : il n’y aura pas de débat à l’intérieur de l’organisme

Le prochain congrès provincial annuel de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (AFÉAS) qui se tiendra du 21 au 23 août à ville de Saguenay parlera de beaucoup de sujets et « discutera » d’une proposition sur l’euthanasie.

Contrairement à ce que disent certains journalistes, l’exercice prétendument démocratique est terminé. Dans le cahier de résolution interne de l’AFÉAS d’août 2008 (page 29-30), l’organisme parle clairement de l’euthanasie et demande d’appuyer le projet de loi de Francine Lalonde à la prochaine rentrée parlementaire en …2008. La décision s’est prise en 2008.

La présidente de l'AFÉAS régionale Saguenay-Lac-Saint-Jean-Chibougamau, Nicole Lavoie, parlait récemment (en 2009) de la résolution sur l'euthanasie comme « la plus délicate d'entre elles ». Vraiment?

Voici la résolution  « délicatement biaisée »:

Droit de mourir dignement

Nous demandons à la Chambre des communes du Canada, que soit discuté, dès la reprise des travaux parlementaires, le Projet de loi privé C-562 modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement) déposé à la Chambre des communes du Canada le 12 juin 2008.

Il n’y aura pas de débat. Le cahier de résolution 2008 est un manuel idéologique « clé en main » pour la rentrée parlementaire à Ottawa, pour Francine Lalonde et le… congrès provincial de l’organisme.

Dans la revue de l’AFÉAS Femmes d’ici d’été 2009 (page 23) l’organisme est appuyé par Bristol-Myers Squibb Canada qui dit :

Prolonger et améliorer la vie des êtres humains, voilà le défi et la mission de Bristol-Myers Squibb Canada. 

L’AFÉAS compte 12,000 membres au Québec.

Le ministre Yves Bolduc peut-il recevoir la communion à l'Église catholique ?

Le ministre de la Santé et des Services sociaux M. Yves Bolduc serait semble-t-il un catholique. Mais un catholique conséquent ? On peut en douter. Natif d’Alma au Lac St-Jean, Yves Bolduc a même étudié la bioéthique il y a plusieurs années…

 

À la lumière des récents évènements, pourrait-il toujours recevoir la communion eucharistique à l’Église catholique  ? Sans un pincement au cœur ?  Peut-il vraiment recevoir la communion sans problème de conscience ?

 

Le Cardinal Alfonso López Trujillo, Président du Conseil Pontifical pour la Famille disait ceci en 2005 :

 L'introduction de législations injustes place souvent les hommes moralement droits en face de difficiles problèmes de conscience en ce qui concerne les collaborations, en raison du devoir d'affirmer leur droit à n'être pas contraints de participer à des actions moralement mauvaises. Les choix qui s'imposent sont parfois douloureux et peuvent demander de sacrifier des positions professionnelles confirmées ou de renoncer à des perspectives légitimes d'avancement de carrière.

« Ceux qui sont engagés directement dans les instances législatives ont «une obligation précise de s’opposer» à toute loi qui s’avère un attentat contre la vie humaine » (Congrégation pour la doctrine de la Foi, Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, 16 janvier 2003).

Loi 34: communiqué laconique du Collège des Médecins du Québec...

Voici un communiqué qui me laisse songeur sur le contexte prétendument humain d'un avortement:

C'est quand même le Collège des médecins du Québec qui parle...

"le Collège des médecins tient à rassurer les Québécoises qu'il veille à ce que l'interruption volontaire de grossesse se pratique dans un contexte sécuritaire et humain."

Le « mouvement pro-choix » et l’avortement au Québec selon Jean-François Plante

Aujourd’hui, nous avons le candidat à la chefferie de l’Action Démocratique du Québec M. Jean-François Plante qui estime que l’État (l’étatisme plus précisément) en fait peut-être un peu trop sur la question de l’avortement. Peut-on en discuter librement sur cette prétendue « générosité » au Québec ?

Campagne Québec-Vie a envoyé en juillet dernier les questions suivantes aux quatre candidats à la direction de l’ADQ, soit Gilles Taillon, Christian Lévesque, Éric Caire, et Jean-François Plante. Seul M. Jean-François Plante a répondu. Voici ses réponses à nos questions :
 

CQV : Seriez-vous favorable à l’arrêt du financement public de l’avortement ?
 
JF Plante : Je suis favorable à l’arrêt du financement de l’avortement dans la mesure où l’avortement est malheureusement utilisé comme un moyen de contraception.
 
CQV : Seriez-vous favorable au financement public de la fécondation in vitro pour les couples infertiles du Québec ?
 
JF Plante : Malgré que je sois favorable à ce qui incite et valorise la vie, le financement de la fécondation in vitro est un faux débat. « L’infertilité » n’est pas une pathologie. Je ne m’oppose pas à ce que les citoyens puissent prendre une assurance privée pour ce genre de chose, mais ce n’est pas à l’État de jouer aux apprentis sorciers et, selon les règles qui nous gouvernent, il serait tout à fait plausible qu’une personne de 65 ans demande à être inséminée artificiellement selon les principes de la Charte des droits… Imaginez les situations surréalistes que cela pourra produire.
 
(…)
 
CQV : Vous considérez-vous pro-vie ou pro-choix  dans le débat sur l’avortement ?
 
JF Plante : Je n’aime pas que les gens qui favorisent l’avortement s’approprient le terme « choix ». Je suis tout à fait pour le choix – pour les libertés fondamentales des individus. Mais avorter un enfant qui autrement serait viable- par exemple par césarienne- ne fait pas partie des « choix » qui, à titre personnel, je désire avoir. Déjà le terme auto-approprié « pro-choix » est un sophisme du faux dilemme. C’est un peu comme si je disais : « êtes-vous pro-choix-de-tuer-votre-voisin-qui-vous-embête-avec-sa-tondeuse-le-samedi-matin ? » Vous me diriez que ce n’est pas un choix légitime. Pourtant, c’est ce que nous faisons avec les enfants à naître. (…)
 
JF Plante : Nous vivons dans un contexte légal canadien qui nous dit que l’avortement est permis. Il serait raisonnable qu’il soit couvert par l’assurance maladie dans les cas de force majeure (viol, inceste, maladie et lorsqu’il est question de personne mineure), mais que l’avortement ne soit pas couvert par le système public dans les autres cas.

Une chose est sûre : ce n’est pas tout à fait la position de Campagne Québec-Vie, mais nous pouvons voir M. Plante s’approcher subtilement du point de vue pro-vie par la responsabilité individuelle. C’est très rafraîchissant à lire. L’absence de langue de bois devrait inspirer nombres de femmes et hommes politiques. Nous le remercions vivement d’avoir pris le temps de dire ce qu’il pense de certains sujets comme l’avortement.

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