Pauline Marois et Véronique Hivon du Parti Québécois veulent clairement faire passer l'euthanasie avant les soins palliatifs...
Sur le site de Radio-Canada du 6 mai 2013:
(Véronique Hivon et Pauline Marois et Stéphane Bédard du Parti Québécois)
À l'heure où son gouvernement aspire à l'équilibre budgétaire, la première ministre du Québec a annoncé, devant un parterre de centaines de travailleurs du milieu des soins palliatifs, un investissement récurrent de 15 millions de dollars en soins palliatifs.
« Nous allons concrétiser ce que je vous ai dit, qui était une priorité pour mon gouvernement. Les Québécois qui m'entendent aujourd'hui savent que ce n'est pas dans un contexte très facile, car nous tentons de gérer les finances publiques avec beaucoup de rigueur. Le geste d'aujourd'hui est un grand pas en avant et traduit notre sincère volonté d'agir dans un esprit de compassion », a affirmé Mme Marois.De cette somme, 11 millions de dollars seront directement consacrés aux soins à domicile, ce qui comprend le financement de projets spéciaux et la formation des personnes soignantes. Les quatre millions de dollars restants permettront de financer des « lits dédiés » dans maisons de soins palliatifs, des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou des centres hospitaliers.Le gouvernement souhaite un effet immédiat, annonçant déjà qu'une partie de cet investissement sera versée dans les prochaines semaines à travers tout le réseau des centres de santé et des services sociaux (CSSS), de sorte que leur offre s'en trouvera améliorée.L'annonce n'était pas pour déplaire à l'audience rassemblée au Palais des congrès de Montréal.« C'est le temps de sortir les projets que vous aviez laissés dans les tiroirs. On va s'en occuper, nous, de ces millions-là », a lancé la présidente du Réseau des soins palliatifs du Québec (RSPQ), Alberte Déry.« J'ai travaillé fort pour que ces 15 millions de dollars soient récurrents, et ça ne comble pas tous les besoins, mais notre objectif est de travailler sur trois ans pour combler les besoins et pouvoir dégager l'ensemble des sommes nécessaires », a mentionné la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, qui a également assuré la coprésidence de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. (...)
L’Association québécoise des retraité(e) s des secteurs public et parapublic (AQRP) a bien accueilli l’annonce, mais elle estime que la somme de 4 millions pour les nouveaux lits est « insuffisante ». « Cela représente environ le tiers du financement requis pour créer les 200 nouveaux lits que nous avons réclamés durant la dernière campagne électorale », a affirmé dans un communiqué la présidente de l’AQRP, Lyne Parent.
Si vraiment le gouvernement veut faire preuve d'un minimum de cohérence, alors il ne parlera plus d'euthanasie, pardon, de «mourir dans la dignité» avant trois ans, attendant que tout le réseau de soins palliatifs soit mis en place...
Mais ce réseau qu'il pourrait instituer en mettant les fonds dès cette année, car beaucoup de gens mourront d'ici trois ans, des personnes qui ont le DROIT de mourir avec des soins de fin de vie de qualité, il ne le mettra en place que dans quelques années... Le temps d'euthanasier ceux qui l'auront demandé, parce qu'ils auront souffert de ne pas avoir été soulagés, même si les connaissances médicales et psychologiques pour le faire existaient...
L'embryon est «l'un de nous»
Sur le site de zenit.org du 3 mai 2013:
(Maria Grazia Colombo, porte parole de « Un de nous »
« C’est un très grand message d’espérance, et non de « rupture », parce que tout le monde est d’accord sur le fait que l’embryon est « l’un de nous » et qu’il ne nous demande que de pouvoir poursuivre son chemin de vie qui l’amènera à devenir un homme », explique Maria Grazia Colombo, porte-parole de l'initiative citoyenne européenne "Un de nous" visant à sauver les embryons humains de l'expérimentation.
A l'occasion de la conférence de presse présentant l'initiative à Rome, jeudi 3 mai, elle a constaté que « la défense de la vie n’est pas une « affaire » catholique ».Pour le président du Comité, Carlo Casini, salue les paroles du nouveau Premier ministre italien Enrico Letta qui, enprésentant son gouvernement à la Chambre, "a fait allusion au déclin démographique comme à une blessure morale au cœur de notre Nation"."J’espère que non seulement les catholiques mais tous les hommes politiques, quelle que soit leur formation, signeront pour Un de nous, pour cette grande valeur qu’est la vie humaine, au-delà de toutes les différences", ajoute Carlo Casini. (...)
Des médecins français affament actuellement un patient pour qu'il en meure...
Sur le blog de Jeanne Smits du 3 mai 2013:
(Médecins au service de l'État, de l'économie sur les soins palliatifs...)
Cela se passe aujourd’hui et maintenant, quelque part en France, en pleine légalité et par application de la loi Leonetti. Un jeune homme – appelons-le Hervé – dans le coma depuis plusieurs années après avoir été victime d’un accident de la route, a fait l’objet d’une décision d’« arrêt de soins ». Non pas des soins d’acharnement, d’interventions lourdes et pénibles. Non : on lui a supprimé la nourriture, et réduit de manière drastique la quantité de liquide administrée. De 3 litres en 24 heures, son hydratation a été ramenée à quelque 100 ml sur la même période.
Il n’y a qu’une issue possible, c’est l’issue recherchée : la mort.En France, aujourd’hui, alors qu’on fait mine de débattre autour de l’euthanasie, le corps médical peut décider de faire mourir un malade de faim et de soif, et les proches n’y peuvent rien. Ils ne peuvent que le regarder partir, la mort dans l’âme, bouleversés de voir que cette mort est voulue et organisée pour elle-même. C’est la définition de l’euthanasie. « Euthanasie par omission », en l’occurrence. Mais euthanasie quand même.Coma ? Le jeune homme était en effet dans un état de coma profond après son accident. Puis, doucement, il est remonté au palier du coma végétatif. Et aujourd’hui, il est au stade du coma pauci-relationnel : cela veut dire qu’il est incapable de réagir de manière suivie à des instructions simples mais qu’il possède la conscience de son environnement, cette conscience fût-elle minimale. En particulier, il suit ses visiteurs des yeux. Dans ce type de coma, on constate une interaction avec l’environnement et notamment des réponses aux stimulations verbales, surtout lorsque la voix entendue est celle d’un membre de la famille. Il a été démontré par plusieurs études publiées par Neurology que les patients en état de conscience minimale perçoivent les émotions et la douleur.Cela ajoute à l’horreur de la situation. Les médecins qui ont pris la décision, depuis plusieurs jours déjà, de supprimer l’alimentation et une grande partie de l’hydratation de Hervé n’ont pas même l’excuse de se réfugier derrière l’inconscience, réelle ou supposée, d’un malade plongé dans un coma dépassé, d’un coma profond sans retour.Et les proches le savent bien, qui voient Hervé perdre des forces de jour en jour – et pleurer lorsqu’il les entend entrer dans sa chambre d’hôpital.Il pleure ? Mais c’est qu’il a de la conjonctivite, assurent les médecins.Car il n’y a pas beaucoup de sympathie pour les proches de la part de ceux qui, « collégialement » comme le veut la loi Leonetti, ont pris la décision d’arrêter les « soins » d'Hervé – soins qui ne sont pas extraordinaires, et que nul n’est obligé d’accepter ou de fournir, mais soins ordinaires : apporter le minimum pour le confort d’un patient, ce qu’on ne devrait refuser à aucun être humain qui souffre : un abri, de quoi s’alimenter, de quoi boire.Peu importe que cette alimentation soit apportée autrement que par la bouche, dès lors que cela ne fait pas inutilement souffrir le patient – qui est par ailleurs en bonne santé.Les proches… Dans ce cas précis, c’est l’épouse du jeune homme qui a approuvé, peut-être demandé que la vie de son mari s’arrête là. Les parents, la famille de Hervé n’ont pas été consultés (la loi Leonetti le prévoit pourtant). Ils ont été mis devant le fait accompli. Et ont appris fortuitement que le processus avait déjà été mis en place. C’est la colère, la tristesse, l’indignation. Ils ont eu beau le faire savoir, le corps médical est implacable. Leur voix ne compte pour rien.Et un jeune homme se meurt de mort lente, délibérément tué dans un hôpital français.On peut supposer que, catholique, il n’aurait pas voulu de cette fin et ses larmes le confirment. La loi demande que l’on recherche la volonté du patient, s’il pouvait l’exprimer. Mais cela n’oblige non plus à rien.(...)En France, c’est le silence qui est de mise – car on imagine que le cas de Hervé est loin d’être isolé. Et si j’ai choisi pour cet homme le prénom de Hervé, pour protéger son identité et celle de sa famille, c’est en pensant à Hervé Pierra, resté dans le coma après une tentative de suicide par pendaison : il est mort dans d’atroces souffrances après une semblable privation de nourriture. Ses parents et le lobby de l’euthanasie en tirent argument pour réclamer le « droit de mourir », de mourir vite.Mais c’est la vie qui mérite d’être protégée et entourée des meilleurs soins possibles, sans quoi la société humaine devient barbare, décidant elle-même qui peut vivre et qui doit mourir.
Des médecins qui sont devenus des tueurs à gages...
Pourquoi le très bon film Christiada, sur l'histoire des Christeros, n'est-il pas paru dans nos salles de cinéma?
Les Français donnent une réponse. Sur le site de Nouvelles de France du 3 mai 2013 (via le Salon Beige):
(Jacquette du DVD paru au Canada)
Vous ne verrez pas en France le film américano-mexicain Cristiada sorti en 2012. C’est pourtant une production à succès aux États-Unis, au Mexique et dans les pays où la censure socialiste franc-maçonne ne s’exerce pas ou s’exerce avec moins de rigueur qu’en France. Son metteur en scène Dean Wright et des acteurs renommés, comme Andy Garcia qui joue le rôle principal, ainsi que la manière « américaine » dont il a été tourné, avec des simplifications, des libertés prises pour les besoins du film par rapport à la véritable histoire des Cristeros et des scènes de bataille très bien faites, en font un succès commercial garanti pour les salles de cinéma. Le problème, c’est que le film Cristiada raconte l’histoire vraie du Mexique des années 1920 dirigé après la révolution mexicaine par un président et un gouvernement socialistes et franc-maçons, élus démocratiquement mais dont le laïcisme forcené a plongé le pays dans la guerre civile et a fait du Mexique un pays où les libertés religieuses étaient jusqu’à récemment encore très restreintes.La révolte de ces Cristeros mexicains dont le cri de guerre était Viva Cristo Rey ! (« Vive Christ Roi ! ») a duré de 1926 à 1929. La constitution mexicaine issue de la révolution de 1910-17 interdisait à l’Église catholique de gérer des écoles primaires et de dispenser des cours de catéchisme. Elle délégalisait tous les ordres religieux et interdisait toute cérémonie en dehors des édifices religieux. Elle a également imposé la nationalisation de tous les biens de l’Église. En 1934, elle a encore été amendée pour imposer dans les écoles une éducation socialiste libre de toute référence à la religion. Dans les années 1920, le pays était dirigé par le président Plutarco Elías Calles, fondateur du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui a régné sur le pays sans interruption de 1929 à 2000. Le président Calles, socialiste et franc-maçon, était connu pour son athéisme et son anticatholicisme virulents. Après avoir remporté les élections de 1924, il a mis à exécution de manière très stricte la constitution de 1917 et notamment son point qui prévoyait la suppression de la personnalité morale de l’Église catholique mexicaine, l’interdiction aux prêtres et religieux de voter et d’exprimer des opinions critiques contre les décisions du gouvernement et des tribunaux, la réduction du nombre de prêtres par décision administrative des gouverneurs des États de la fédération mexicaine, l’expulsion de tous les prêtres étrangers et la fermeture des dernières écoles catholiques.Après une période d’opposition démocratique et pacifique, avec notamment une pétition en faveur d’une réforme de la constitution qui a réuni deux millions de signature mais qui a été traitée par le mépris, puis le refus par les catholiques de payer leurs impôts et le boycott des produits et services gérés par l’État, et devant la violence croissante des répressions, les catholiques mexicains ont fini par prendre les armes. La révolte s’est rapidement étendue à l’ensemble du pays et le gouvernement mexicain a réagi par l’assassinat de nombreux prêtres et par des exécutions publiques d’opposants. Si un accord a été trouvé en 1929, les restrictions contre l’exercice de la religion sont restées telles que les catholiques ont à nouveau pris les armes dans les années 30 pour défendre leurs libertés fondamentales. Ces restrictions sont en grande partie restées en vigueur jusqu’à la fin du XXe siècle et aujourd’hui, alors que les libertés religieuses sont de plus en plus attaquées en Europe, il n’est pas étonnant que, comme au Mexique où le sujet de la révolte des Cristeros était passé sous silence, ce film fasse l’objet d’une censure qui ne dit pas son nom.Alors que le gouvernement français, dans lequel les loges franc-maçonnes exercent un pouvoir parallèle qui échappe au peuple, affiche son mépris pour les valeurs traditionnelles et pour les catholiques et que le ministre de l’Éducation ne cache pas son projet de transformer la République en instrumentalisant l’école au profit d’une idéologie, alors que la Grande-Bretagne a de fait interdit à l’Église catholique de gérer des centres d’adoption et pourrait bientôt engager des répressions contre les institutions religieuses qui refuseront de célébrer les « mariages » homosexuels, alors que l’Allemagne met en prison des parents qui refusent que leurs enfants assistent à des cours d’éducation sexuelle teintés d’idéologie du genre, l’histoire de la révolte des Cristeros au Mexique nous rappelle qu’il existe aussi un intégrisme laïque, un socialisme théoriquement démocratique qui s’inspire à la fois de la Révolution française et du socialisme bolchevique et qui n’a pas renoncé à transformer la société en faisant violence à la nature humaine, une idéologie somme toute réactionnaire puisqu’elle nous est resservie de manière récurrente à différentes sauces depuis la fin du XVIIIe siècle. (...)
Décision ou absence de décision de la Cour Suprême sur les droits de l'enfant à naître au Canada
Sur le site de Radio-Canada du 3 mai 2013:
(Cour Suprême du Canada)
La Cour suprême du Canada a ordonné vendredi la tenue d'un nouveau procès pour une Ontarienne accusée d'avoir fait disparaître le cadavre d'un enfant dans l'intention de cacher sa naissance. Le plus haut tribunal du pays ne s'est toutefois pas avancé sur la controversée question des droits du foetus dans le Code criminel canadien.La cause à l'origine de ce jugement implique Ivana Levkovic, une femme de Mississauga, en Ontario, accusée d'avoir jeté le corps de son nouveau-né dans une rivière. La femme, qui alléguait que son enfant était déjà mort à la naissance, avait été acquittée par un juge de première instance, qui avait expliqué que l'article 243 du Code criminel canadien était vague au point d'en être inconstitutionnel.Or, comme le foetus n'a pas de statut légal au Canada, le juge s'était dit incapable dans cette cause de concilier les concepts légaux « d'enfants » et « avant la naissance » puisqu'avant de naître, le bébé n'est tout simplement pas considéré comme une personne au sens de la loi. On ne peut donc accuser quiconque d'avoir attenté à sa vie.La cause avait été portée en appel par la Couronne. La Cour d'appel de l'Ontario a alors statué que l'article 243 n'était pas imprécis au point d'être inconstitutionnel. Les avocats de Mme Levkovic avaient poursuivi jusqu'en Cour suprême, alléguant que l'imprécision l'article 243 du Code brimait les droits et libertés constitutionnels de leur cliente.L'article 243 du Code criminel stipule : « Est coupable d'un crime quiconque fait disparaître le cadavre d'un enfant pour cacher la naissance que l'enfant soit mort avant, pendant ou après la naissance ».La Cour suprême du Canada a validé vendredi la décision de la Cour d'appel de l'Ontario, qui a statué qu'en dépit de la définition controversée que fait le Code criminel d'un foetus, un citoyen n'a tout simplement pas le droit de dissimuler la dépouille d'un nouveau-né, que la mort soit survenue avant, pendant ou après la naissance.La Cour suprême a par conséquent ordonné la tenue d'un nouveau procès pour Ivana Levkovic.
Lise Payette : après l'avortement, l'euthanasie...
Il y a des vies qui semblent être des échecs complets. C'est d'une grande tristesse de contempler ces existences amères, semble-t-il absurdes. On peut penser aux grandes figures stériles du féminisme, Simone de Beauvoir, Benoite Groult, ou, pour ce qui est des Québécois, à Lise Payette bien sûr... Sur le site du journal Le Devoir du 3 mai 2013, elle écrit:
Je finirai bien par mourir. C’est inévitable. Mais tant que je saurai écrire, que je saurai penser, vous serez bien obligés de m’endurer.
Mon souhait le plus fort serait que le moment venu, je puisse mourir sans souffrance, au moment choisi…
La Cour suprême du Canada se prononcera sur les droits du foetus aujourd'hui
Cette cour suprême qui penche toujours du même côté... Sur le site de Radio-Canada du 3 mai 2013:
La cause à l'origine de ce jugement implique Ivana Levkovic, une Ontarienne accusée d'avoir fait disparaître le cadavre de son nouveau-né en le jetant dans une rivière. La femme, qui alléguait que son enfant était déjà mort à la naissance, avait été acquittée par le juge qui avait expliqué que l'article 243 du Code criminel canadien était vague au point d'en être inconstitutionnel. La cause avait été portée en appel par la Couronne.
Ce litige repose sur une partie de l'article 243 du Code criminel qui stipule : « Est coupable d'un crime quiconque fait disparaître le cadavre d'un enfant pour cacher la naissance que l'enfant soit mort avant, pendant ou après la naissance ».Or, comme le fœtus n'a pas de statut légal au Canada, le juge s'est dit incapable dans cette cause de concilier les concepts légaux « d'enfants » et « avant la naissance » puisqu'avant de naître, le bébé n'est tout simplement pas considéré comme une personne au sens de la loi. On ne peut donc accuser quiconque d'avoir attenté à sa vie.Dans cette cause, le plus haut tribunal du pays doit donc déterminer si un foetus est considéré comme un enfant, voire une personne à part entière, lorsqu'il n'est pas encore sorti du ventre de sa mère.Selon l'article 223.1 du Code criminel du Canada, « un enfant devient un être humain lorsqu'il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère : a) qu'il ait respiré ou non; b) qu'il ait ou non une circulation indépendante; c) que le cordon ombilical soit coupé ou non ». (...)
Petite réflexion sur l'euthanasie, ou la dignité indigne, par Marie de Hennezel
Voici un extrait du livre : HENNEZEL, Marie de. Nous voulons tous mourir dans la dignité, éd. Robert Laffont, Paris, 2013, 137 pages :
Qu’est-ce qu’une société où toute une génération se sentirait honteuse, indigne de vivre encore, et pour cette raison demanderait le droit de mourir? C’est pourtant vers cela que nous allons, dès lors que mourir dans la dignité serait mourir avant d’être impotent ou de devenir un poids pour les autres. Une mort propre, aseptisée, rapide, décidée soi-même, puisque les gens âgés, très malades ou dépendants auraient intériorisé le fait que les autres, les proches, les soignants, ne sont plus là pour prendre soin d’eux.
Alors que certains imaginent que mourir dans la dignité, c’est mourir entouré, aimé, estimé, d’autres commencent à comprendre qu’il vaudrait mieux qu’ils fassent place nette. À la solidarité qui se manifestait autrefois autour des mourants, s’est substitué une solitude, un « chacun pour soi » qui n’encouragent pas à faire confiance aux autres. On préfère compter sur soi.
Notre société a intériorisé une image tellement dévalorisée de la fin de vie et de la vieillesse que beaucoup pensent qu’il serait « charitable », au fond, d’aider les gens à partir. Maurice Tubiana écrit : «Par charité, il faut les empêcher d’altérer l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes, car ils ne sont plus que la caricature de ce qu’ils ont été.» Parole terrible, qui fait honte à notre société, et à ceux qui ne jugent la dignité qu’à l’aune de l’image que l’on a de soi. (p.21-22)
Une pétition pour abolir le cours d'Éthique et Culture Religieuse à l'école.
Sur le site de l'Assemblée Nationale, une pétition pour que l'on cesse d'attaquer l'intelligence de nos enfants par un cours relativiste et par le fait même, illogique. Un cours qui vise à «protéger» nos enfants de leurs racines chrétiennes pour en faire, entre autres folies, des adeptes de la sauce Gaïa...
Magnifique réflexion d'un évêque incitant les Français à ne rien lâcher!
Sur le site du diocèse de Bayonne, cette réflexion de Mgr Aillet:
(Les veilleurs pour la famille, contre le projet de «mariage» gai et d'adoption par les partenaires de même sexe)
À condition qu’elle demeure pacifique, évitant soigneusement de se laisser piéger par les multiples provocations à la violence de la part d’une poignée d’extrémistes prêts à en découdre, voire de policiers en civil infiltrés, cette mobilisation est pleinement légitime. Le 17 avril au soir à Paris, j’ai été le témoin fier et ému devant la gravité calme et silencieuse de centaines de jeunes « veilleurs pour la famille », engagés dans un « sitting » aux Invalides au nom de leur « résistance spirituelle ». Aucune provocation, y compris de policiers désarmés par leur attitude pacifique, n’a pu entamer cette non-violence, moins empruntée à une technique de comportement qu’au ressort de leur vie intérieure. Ces jeunes manifestants, qui se refusent à faire passer leur intérêt particulier avant le bien commun de la société et qui demeurent dans le respect des personnes, ont besoin d’être encouragés par des pasteurs qui leur rappellent que « la fine pointe du combat que nous avons à mener n’est pas une lutte idéologique ou politique. Elle est une conversion permanente pour que nos pratiques soient conformes à ce que nous disons… Alors, l’écart qui doit apparaître entre notre manière de vivre et les conformismes de la société ne pourra pas être perçu comme un jugement pharisien, mais comme un espace d’appel et comme une espérance » (cardinal André Vingt-Trois). Ces jeunes auront besoin d’être accompagnés spirituellement, voire formés à une action sociale et politique conforme à l’enseignement de l’Église, pour pérenniser ce « printemps des consciences » dont ils sont appelés à être les acteurs privilégiés. Il ne faut donc rien lâcher, ni dans la fermeté de la mobilisation, ni dans la douceur qui seule convertit en nous la violence en force d’âme ! D’ailleurs, l’approbation parlementaire, voire l’avis favorable du Conseil constitutionnel et même les décrets d’application ou les ordonnances du gouvernement, ne changeraient rien à notre opposition de fond, car « il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29), selon le mot de l’apôtre Pierre comparaissant devant le Sanhédrin. C’est qu’un Parlement n’a pas autorité pour redéfinir le mariage qui est d’institution divine.Mais il convient que cette résistance soit spirituelle, en puisant à la source de la prière, et morale, en inscrivant les convictions anthropologiques que nous défendons dans nos modes de vie quotidienne. Il faudra donc avoir le courage de résister au monde ambiant, ainsi que le suggérait le cardinal Joseph Ratzinger, en 2004, se prenant à rêver le futur d’une « Église intériorisée », « qui ne se targuera pas d’un mandat politique, qui ne fera pas les yeux doux ni à la droite ni à la gauche », une Église de pauvres, petit troupeau qui redonnera l’espérance à un peuple immense, à condition « d’avoir le courage et la force de se montrer différent de ce que propose la modernité ».(...)
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