Une personne « transgenre » se voit refusé l'essai d'une robe de mariée. Elle porte plainte.
Sur le site de Radio-Canada du 23 mai 2013:h
(Rohit Singh qui a voulu essayer des robes de mariées)
Une transgenre, qui s'est vue refuser l'essai une robe de mariée dans une boutique de Saskatoon, a déposé une plainte devant la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan mercredi matin.« Ce n'est pas seulement ma bataille. C'est une bataille pour toute la communauté transgenre qui vit de la discrimination au jour le jour par toute la société », a déclaré Rohit Singh.(...)Le propriétaire de la boutique Jenny's Bridal avait de son côté affirmé ne pas regretter son geste.(...)
Le fanatisme de la charte des «valeurs québécoises» ou de la laïcité fermée étroitement... d'esprit
Sur le site du journal de Montréal du 23 mai 2013, cette réflexion
(Pauline Marois et Bernard Drainville veulent instituer une charte intolérante intitulée honteusement charte des « valeurs québécoises », comme si les québécois étaient aussi bornés que ce laïcisme fanatique...)
Le ministre Bernard Drainville a eu une réaction épidermique, la semaine dernière, en apprenant que des restrictions de stationnement ont été levées pour rendre service à la communauté juive de Côte-des-Neiges lors d’une fête religieuse. Selon le ministre, cet accommodement «n’a pas de bon sens» parce que «nous sommes tous égaux devant la loi».
(...)Si tous les citoyens sont égaux, comment expliquer que l’on accepte que les règlements municipaux soient flexibles devant la demande d’un groupe et totalement rigides lorsqu’une demande identique émane d’un autre groupe, en l’occurrence lorsqu’elle est formulée par la communauté juive?RACCOURCI INTELLECTUELÉvidemment, on rétorquera que, dans une société laïque, les motifs religieux sont irrecevables. Or, c’est précisément ce raccourci intellectuel qui pose problème. D’abord parce qu’il sème la confusion entre la demande et le motif de la demande. Ensuite, parce qu’il permet à l’État de porter des jugements de valeur sur le motif de la demande.Soyons honnêtes, si un groupe demandait à la Ville de tolérer le stationnement illégal parce que, pour des raisons écologiques, ses membres souhaitent ne pas conduire leur voiture, non seulement les autorités acquiesceraient à leur demande, mais il est probable qu’elles louangeraient également cette initiative. En revanche, la même demande devient inacceptable si elle permet d’exprimer sa foi. Pourquoi? Parce qu’on juge le motif, et non l’accommodement lui-même! On est tombé dans le fétichisme des motifs.ÉTAT LAÏCEt la laïcité dans tout cela? Un État est laïc si le fonctionnement de ses institutions est libre des diktats d’une religion officielle. Toutefois, un État sans religion n’implique pas qu’il soit antireligieux. Au contraire, par définition, un État laïc se doit d’être neutre face aux religions.Or en s’opposant aux demandes émises par des groupes dont il n’approuve pas le mode vie, l’État prouve qu’il n’est pas impartial, qu’il impose sa propre échelle de valeurs. Autrefois, les hommes en soutane faisaient la loi. Aujourd’hui, ce sont les prêtres de la laïcité. Or, pourquoi leurs valeurs seraient-elles supérieures aux nôtres?Certes, l’État doit s’assurer qu’un groupe qui demande un accommodement n’a pas l’intention de commettre un acte illégal, de tenir des propos haineux ou d’inciter à la violence. Si ces conditions sont respectées, l’État devrait alors se contenter de déterminer si l’accommodement est acceptable ou non en fonction de l’inconvénient qu’il occasionne, et non selon le motif invoqué. (...)Le ministre Drainville concocte une Charte de la laïcité. Mais ne nous faisons pas d’illusion. S’il n’apprend pas rapidement à faire la distinction entre une demande et son motif, s’il ne comprend pas qu’un État laïc doit être impartial, sa charte sera inutile.Nathalie Elgrably-Levy est économiste senior à l’Institut économique de Montréal
La Fédération des médecins spécialistes du Québec demande des balises pour la procréation assistée
Sur le site du journal Métro du 22 mai 2013:
(Le Dr Gaétan Barrette, président de la FMSQ)
MONTRÉAL – La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) estime que le temps est venu d’ouvrir le débat sur la mise en place éventuelle de balises au programme de procréation assistée afin d’éviter les abus, une explosion des coûts et d’éventuelles dérives éthiques.Le président de la Fédération, le docteur Gaétan Barrette, a soutenu en conférence de presse, mercredi, que Québec ne pouvait plus continuer sur la même voie.«Dans la FIV (fécondation in vitro), au moment où on se parle, c’est un peu un bar ouvert», a imagé le docteur Barrette, selon qui le mot a commencé à se passer à l’extérieur de la province..Fécondations in vitro: Des problèmes en perspective«Nous sommes à la veille du tourisme médical procréatif. Au Québec, pour avoir accès à la procédure, il faut que la femme — pas le mari — ait une carte d’assurance-maladie, c’est tout. Et pour avoir une carte d’assurance-maladie, il faut être au Québec pendant trois mois. C’est tout», a déclaré le président de la Fédération.Il a d’ailleurs précisé que ses membres avaient documenté au moins deux cas où des femmes de l’extérieur du Québec avaient agi ainsi.Reprenant à son compte un cas récemment évoqué par le ministre de la Santé, Réjean Hébert, où un enfant conçu grâce au programme a dû être confié à sa naissance à la Direction de la protection de la jeunesse, le docteur Barrette a fait valoir que des balises et la création d’un guichet unique mettraient un terme à ce genre de situation. Il a rappelé que des balises existent par exemple pour l’adoption et, sans se prononcer en faveur de critères similaires pour la fécondation in vitro, il a dit croire que ce débat devait être fait, comme il doit aussi être mené, selon la Fédération, sur l’imposition d’une limite d’âge pour avoir droit à l’intervention.«Est-ce que c’est justifié d’avoir des balises? La réponse, évidemment, c’est oui, a-t-il soutenu. Est-ce qu’on a des balises dans d’autres secteurs de la santé? La réponse est évidemment oui. Le seul secteur en santé que je connaisse où il n’y a pas de balises de quelque nature que ce soit, c’est dans la fécondation in vitro.»(...)Bien que prudente sur la nature exacte de ces éventuelles balises, la Fédération ne craint pas de s’avancer dans un cas précis: selon elle, le programme doit être soumis à la règle du médicalement requis.La Fédération croit de plus qu’il faut réviser le tarif accordé aux praticiens du secteur privé. Le docteur Barrette note que les services de fertilisation in vitro offerts dans le secteur public sont sous-utilisés et que les professionnels migrent vers les cliniques privées, ce qui indique, selon lui, que les frais versés aux cliniques privées pour cette procédure sont exagérés.Enfin, la Fédération, de même que deux associations membres, celle des pédiatres et celle des obstétriciens-gynécologues, dénoncent l’absence de registre pour documenter les effets du programme, et ce, même si un tel registre était prévu dans les crédits gouvernementaux.La présidente de l’Association des pédiatres du Québec, la docteure Pascale Hamel, qui participait à la conférence de presse en compagnie de son homologue de l’Association des obstétriciens-gynécologues, le docteur Robert Sabbah, a déploré que l’on n’ait aucune façon d’identifier et de suivre les enfants issus de cette procédure et, donc, de savoir s’ils présentaient des problématiques de santé particulières.«On voudrait qu’il y ait, dans ce registre, les techniques utilisées, les taux de grossesses, le taux de succès, le taux de grossesses multiples, les naissances vivantes et naissances prématurées et on voudrait aussi voir ce qu’il en est de la mortalité néo-natale, a-t-elle indiqué. Rien de tout ça n’a été fait, nous n’avons aucun chiffre.»
Excellente réflexion sur la Marche printanière...
Sur le site ethiquepolitique.blogspot.ca du 21 mai 2013:
(Le symbole médical deviendra-t-il celui de la ciguë?)
Je vous offre mon compte-rendu perso de la marche printanière, manifestation de samedi dernier à Québec du Rassemblement québécois contre l'euthanasie (RQCE).
1700 personnes réunies dans une atmosphère bon enfant sont venues dire au gouvernement que ce projet de loi, on en veut pas. On dira que c'est peu, ou plutôt pas autant que ce qu'on aurait espéré, je répondrai que j'attends de voir la manif qui en réunira autant pour exiger l'euthanasie. On sait tous que ça n'arrivera pas...Comme disait mon évêque Noël Simard du diocèse de Valleyfield, qui avait en passant un très fort contingent d'une centaine de personnes, on est en train de se faire enfirouaper là.On nous a en effet rappelé que 69% des mémoires présentés devant la commission parlementaire étaient contre l'euthanasie, mais qu'on les a comptés comme un seul parce qu'il provenaient de groupes défendant des idées semblables...Que 90% des intervenants en soins palliatifs étaient contre aussi.Que les médecins en bénéficieront financièrement lorsqu'on libérera ainsi un lit qui ne demande que peu ou pas d'intervention médicale (affreuse vérité dévoilée par un courageux Dr Patrick Vinay)Et Amy Hasbrouk du groupe Toujours vivant- Not dead yet a démontré de manière magistrale que ce sont ceux qui se sentent le moins accueillis dans notre société, ceux qui souffrent déjà d'un handicap qui seront ainsi tentés de mettre à exécution cette sentence auto-administrée parce qu'ils croiront ainsi ils nous rendront service...Est-ce de ce type de société qu'on veut? Nous on dit non!On s'est évidemment un peu payé la tête de Pauline Marois, mais qui ne le fait pas ces jours-ci. Personne n'est évidemment venu nous rencontrer mais le minimum de décence exige maintenant de mesdames Hivon et Marois qu'elles répondent à un tel mouvement, organisé je vous le rappelle au cours du premier long weekend de l'été. Les participants ont laissé là leur potagers, piscines et maisons de campagne pour investir une journée à défendre des valeurs et c'est remarquable.Aussi, le Dr Couillard qui s'était prononcé publiquement contre l'euthanasie lorsqu'il était ministre de la santé est maintenant bien coincé entre un caucus qui a appuyé unanimement le rapport de la commission (incroyable, quelle gang de totons, pas un qui exprime l'once d'un désaccord) et ses propres convictions. On aimerait bien qu'il exprime quelque chose justement... un sentiment à défaut d'une consigne, une invitation à réfléchir, un retrait du chèque en blanc accordé au gouvernement sur ce sujet... Est-ce trop demander?(...)Jérémie
Des dizaines de milliers de cartes postales dénonçant Stephen Harper distribuées dans une seconde circonscription
Sur le site de Radio-Canada du 22 mai 2013 qui censure toujours la carte postale de peur que la population ne voit la réalité:
Une campagne d'envoi massif de cartes postales anti-avortement vise maintenant une deuxième circonscription fédérale de Calgary, une semaine après avoir ciblé celle du premier ministre du Canada.
Environ 50 000 cartes postales montrant des foetus avortés seront envoyées à des résidences de la circonscription de Calgary Centre-Nord, représentée par la députée Michelle Rempel.Un groupe appelé le Centre canadien pour des réformes bioéthiques (Canadian Centre for Bio-ethical Reform) affirme que la députée Rempel est l'une de cinq élus fédéraux dont les circonscriptions seront ciblées au cours de l'été, avec des cartes postales au contenu visuel explicite.Une porte-parole du groupe, Stephanie Gray, a expliqué que la campagne s'en prenait aux députés qui avaient voté contre une motion pour étudier le moment où commence la vie humaine.« La députée Rempel est une dirigeante de ce pays », a dit Mme Gray. « En fait, elle a récemment été nommée une des 100 femmes les plus puissantes du Canada. Alors, que fait une femme puissante à manquer à son devoir envers les enfants les plus démunis au pays? »(...)
« Il a peur que je mette fin à ses jours » Témoignage d'un médecin dans le journal Le Soleil
Sur le site du journal Le Soleil du 22 mai 2013:
«Allo Doc! Vous me donnez encore combien de temps à vivre?» me demande un de mes patients, inquiet, lors d'une visite médicale à l'Institut Universitaire en Santé Mentale de Québec (IUSMQ). Monsieur est un patient âgé, schizophrène, avec de multiples pathologies. Il fait partie de ma clientèle régulière. Il a parfois peur de mourir. Ou plutôt, il a peur que je mette fin à ses jours. Je lui ai confirmé que jamais je n'agirai ainsi et que j'allais plutôt m'efforcer de lui prodiguer des soins de qualité. Jusqu'à maintenant, le patient semble me faire confiance, mais il me revient parfois avec sa question. C'est un patient tributaire d'autrui pour l'assurance de son bien-être, de ses droits, de ses soins... et éventuellement de la poursuite de sa vie?
(...)L'euthanasie, c'est donner la mort, directement, volontairement, intentionnellement... à la suite d'une demande. Ce n'est pas une pratique médicale que je désire vivre. Face à mes patients, je veux continuer à utiliser mes qualités de médecin pour exercer selon les niveaux de soins actuellement établis, soit le traitement optimal, le traitement proportionnel ou encore, les soins palliatifs.Dr Réal BertrandIUSMQ
Diane 35 : l'antiacnéique utilisé comme contraceptif est retiré de la vente en France
Sur le site de genethique.org du 22 mai 2013:
A la suite de la décision de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en janvier dernier (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 31/01/2013), Diane 35 et ses génériques ne sont plus disponibles en pharmacie, en France, à compter de ce mardi 21 mai. En effet, l'ANSM a estimé défavorable le rapport bénéfice/risque de cet antiacnéique, largement prescrit en tant que contraceptif. (...)
Par contre, l'agence Européenne Médicament, qui semble moins préoccupée par la sécurité, a estimé favorable le rapport bénéfice/risque... pour le traitement de l' acné seulement.
Le mépris des professeurs d'université pour les mères...
Un témoignage sur la bêtise qui afflige beaucoup d'universitaires qui ont malheureusement appris à déraisonner... Sur le site du journal La Presse du 22 mai 2013:
(Où est la priorité?)
ANNE-MARIE GAGNÉ
L'auteure est professeure et maman monoparentale d'un bambin de deux ans.(...) le regard des collègues demeure sévère à l'égard de ces jeunes professeures qui tombent enceintes, souvent après de longues années d'études, et donc forcément « sur le tard », et qui, hélas, sont aussi en début de carrière.Le milieu universitaire ne fait pas de quartiers : une jeune professeure, peu importe sa situation personnelle, ne saura triompher sans publier un maximum d'articles scientifiques dans des revues reconnues, donner un maximum de conférences (idéalement à l'étranger), concevoir une pléthore de nouveaux cours pour le plus grand nombre d'étudiants possible et, bien sûr, se donner à fond pour servir la collectivité, tant à l'interne qu'à l'externe.La jeune mère ou celle sur le point de l'être en sort forcément perdante. Elle ne saura, pour un certain temps du moins, honorer dignement ou du moins autant que ses collègues masculins, une telle charge de travail. Mais si ce n'était que cela...Les commentaires des collègues se font acerbes à l'endroit de la future mère : « Une grossesse, ça se planifie! » Or, une grossesse ardemment désirée qui survient à la fin de la trentaine ou à l'aube de la quarantaine peut difficilement être repoussée plus longtemps.« Être enceinte, ce n'est pas une maladie ». Non, bien sûr que non. Mais peut-on au moins s'entendre sur le fait que d'avoir un petit être humain qui grandit dans son ventre implique souvent de réprimer toute la journée ses envies de vomir (ou alors, de prendre des médicaments antinauséeux qui ont malheureusement comme effet secondaire de créer la somnolence), de voir son agenda bousculé par de nombreuses visites médicales, de mal dormir, d'avoir mal au dos, d'avoir des brûlements d'estomac et j'en passe... (...)« Tu es certaine que tu veux un enfant? Il n'y a pas beaucoup de femmes dans ce milieu qui en ont... » Ce commentaire, entendu à maintes reprises de la part de collègues féminines me laisse encore songeuse. S'agissait-il d'une maladroite mise en garde? Parce qu'avoir un enfant, lorsqu'on débute une carrière de professeure-chercheure, est un sujet hautement tabou. Devoir quitter une réunion pour des raisons médicales liées à la grossesse ou pour aller chercher fiston à la garderie, ça ne passe pas. Certes, on ne le dira pas tout haut. Les collègues sont des gens civilisés et polis. Or, les yeux levés au ciel trahissent ce qu'on pense tout bas. Un « vrai » chercheur, un « vrai scientifique », un « vrai » professeur devrait faire passer le Savoir et la Connaissance avant des raisons aussi terre à terre qu'un... enfant!Et la permanence? N'y pensez pas! Et la promotion? Vous vous moquez de moi, sans doute! Quand, à la naissance de l'enfant, vos collègues ne se donnent même pas la peine de vous faire parvenir une petite carte de félicitations (et un cadeau? Non, sérieusement, vous me faites marrer!), cela laisse paraître assez clairement ce qu'on pense de cet « heureux événement ».J'aimerais dire aux jeunes professeures qu'elles pourront vivre une grossesse sereine et prendre un congé de maternité sans en subir trop de conséquences néfastes sur leur carrière, mais cela m'est impossible. J'aimerais ne pas avoir à les mettre en garde.Certains diront que la grossesse est un choix. Qu'on ne peut pas tout avoir. Serait-ce à dire que la carrière universitaire est totalement irréconciliable avec la volonté de fonder une famille? Plutôt que de vous mettre en garde, doctorantes, je vous enjoins à vous battre. Battez-vous pour vous, pour vos enfants (actuels ou en devenir), pour toutes les jeunes mamans ou pour celles qui rêvent de le devenir. (...)
Bon reportage dans le journal Le Soleil sur la Marche printanière
Sur le site du journal Le Soleil du 18 mai 2013, cet article de Marie-Pier Duplessis:
(Le docteur Marc Beauchamp)
(Québec) «Il est toujours minuit moins une, mais il y a encore place au débat.» C'est dans l'espoir de sensibiliser la population à la prudence que des centaines de personnes se sont réunies samedi, sur les plaines d'Abraham, pour manifester contre le projet de loi du gouvernement du Québec sur l'aide médicale à mourir.Organisée par le Rassemblement québécois contre l'euthanasie (RQCE), la Marche printanière s'est avérée une grande mobilisation citoyenne contre l'euthanasie rassemblant des militants venus des quatre coins de la province. Alors qu'un millier de personnes étaient attendues, c'est environ la moitié qui s'est finalement présentée sur les Plaines en début d'après-midi. Les organisateurs évaluent toutefois que la marche vers l'Assemblée nationale, qui s'est étirée jusqu'à 16h, a attiré entre 1200 et 1700 participants.Point de vuePour les organisateurs et porte-parole, il n'est jamais trop tard pour faire connaître son point de vue quant au projet de loi controversé, qui devrait être déposé sous peu. Rappelons que le gouvernement québécois a fait connaître son intention d'ouvrir la voie à l'aide médicale à mourir, dans des circonstances et des conditions balisées. Cette décision est le résultat de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, dont le rapport a été déposé il y a plus d'un an.Louis-André Richard, un professeur de philosophie ayant participé à la Commission avant de devenir porte-parole du RQCE, juge que les dés étaient pipés d'avance et que les conclusions du rapport ne tiennent pas compte du fait que 69 % des avis déposés étaient défavorables à l'ouverture à l'euthanasie. «Quatre-vingt-dix pour cent des gens qui travaillent dans les soins palliatifs sont contre l'euthanasie.» D'ailleurs, ajoute M. Richard, la simple raison pour laquelle le gouvernement parle d'aide médicale à mourir plutôt que d'euthanasie est «parce que ce n'est pas de compétence provinciale que de permettre l'euthanasie, c'est de compétence fédérale. Et on ne peut pas utiliser le mot tout simplement parce qu'on place les médecins qui pourraient poser un geste de ce type-là dans une situation d'illégalité envers la loi fédérale», dit-il.(...)«C'est une erreur monumentale que d'ouvrir la porte. Notre devoir à nous, il est surtout informatif», mentionne le Dr Marc Beauchamp, qui qualifie de «poudre aux yeux» la vision étayée par le gouvernement québécois. Selon lui, le projet de loi tel qu'annoncé est encore «moins balisé» que ce qui se fait déjà en Europe. «Il y a des commissions de sélection en Belgique et aux Pays-Bas pour savoir si le cas s'y prête [à l'euthanasie]. Ici, selon le rapport Ménard, il n'y aura même pas de commission. Il suffit de trouver deux médecins qui sont d'accord et c'est fini», déplore-t-il.Sur les réseaux sociaux, l'archevêque de Québec, Mgr Gérald Cyprien Lacroix, avait invité la population à prendre part à la marche pour cette cause qui lui tient particulièrement à coeur. (...)Le gouvernement Marois a déjà fait savoir qu'il devrait être prêt à déposer son projet de loi d'ici l'été.
Reportage de Radio-Canada sur la marche Printanière
Sur le site de Radio-Canada, vous pouvez voir la vidéo en cliquant ici :
Quelque 400 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Québec pour s'opposer à la légalisation de l'euthanasie. Le Rassemblement québécois contre l'euthanasie (RQCE) tenait une marche contre ce type d'assistance.
La « Marche printanière » a réuni des médecins, des juristes et des citoyens. Elle s'est amorcée sur les plaines d'Abraham devant le Musée national des beaux-arts du Québec pour se terminer devant l'Assemblée nationale.Le RQCE s'oppose au projet de loi sur l'aide médicale à mourir que Québec peaufine en ce moment dans la foulée de la commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Le groupe s'est donné pour mission de contrer toute tentative d'intégrer l'euthanasie et le suicide assisté au système de santé québécois.Le porte-parole du RQCE et professeur de philosophie, Louis-André Richard, estime qu'il ne fallait pas ouvrir la porte à ce genre d'intervention, afin d'éviter toute « pollution du climat » de confiance dans l'esprit des citoyens.Même son de cloche du côté du Dr Claude Morin, président du RQCE, selon qui il s'agirait d'un « changement de société dangereux ». « Si l'euthanasie passe au Québec, les personnes les plus vulnérables de la société vont être en danger, parce que les cadres législatifs, les cadres de tout ce que vous voulez, ne fonctionnent pas. En Hollande, en Belgique, ça ne fonctionne pas. C'est de la foutaise. C'est de la pensée magique », s'est-il exclamé.Le Dr Marc Bergeron, un hémato-oncologue, ajoute pour sa part que la science médicale permettait déjà, en ce moment, d'offrir suffisamment d'aide et d'assistance pour assurer la sécurité, la dignité et le confort des personnes souffrantes en fin de vie. Le message du RQCE est que l'euthanasie élimine le souffrant et non pas la souffrance. (...)
Et bien sûr, les chiffres énoncés sur le nombre de participants sont trois fois moindre que l'évaluation des policiers et quatre fois inférieurs à celui des organisateurs...
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