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En cette période de dénonciations d’inconduite sexuelle au Québec, n’oublions pas le rôle des parents

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Par Solange Lefebvre-Pageau du Centre international de recherche d’éducation familiale (CIREF)

En la troisième semaine du mois d’octobre 2017, marquée par de nombreuses dénonciations d’inconduites sexuelles au Québec, les médias nous ont fait entendre, plusieurs fois, la rengaine : Éducation à la sexualité en milieu scolaire de la maternelle au secondaire.

Curieusement, les parents sont absents de cette proposition reliée à l’éducation sexuelle de leurs petits et de leurs ados. On fait comme si la famille n’existait pas ou, encore, qu’elle n’avait plus raison d’être comme la principale éducatrice de sa progéniture à deux des éléments essentiels d’humanité : l’amour et la sexualité, deux réalités fondamentales que nous ne devrions jamais dissocier si nous voulons véritablement faire œuvre d’éducation.

En entendant le refrain qui prône l’éducation à la sexualité en milieu scolaire, les paroles choquantes d’un conférencier me sont revenues à la mémoire avec force. Elles furent prononcées en 1986, lors d’un Symposium sur l’éducation sexuelle tenu à Liverpool (citées par Valerie Riches, Sex & Social Engineering, Family Education Trust, 1994).

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« Si nous ne réussissons pas à nous infiltrer dans le domaine de l’éducation sexuelle, les enfants suivront tout simplement le comportement moral des parents. »

Un mépris inadmissible des parents

Quel grave mépris des parents qui reconnaissent leur importante mission éducative auprès de leurs petits, ados et jeunes adultes ! C’est inadmissible ! Les parents ont le droit et le devoir d’aider leurs enfants à intérioriser cette noble et dynamique vérité : l’homme et la femme sont, dans le plan de Dieu, deux êtres égaux complémentaires, appelés au don de soi dans le mariage et au service de la vie et de l’amour.

Une philosophie destructrice de la famille, par le moyen d’une pseudo éducation sexuelle en milieu scolaire continue de se répandre sur la planète comme une traînée de poudre, entraînant de nombreux jeunes vers une sexualité précoce et sans équilibre. Cela entraîne de graves conséquences, à un âge où ils ont à consolider leur identité sexuelle, à accueillir avec reconnaissance le don de leur fertilité et à s’ouvrir lentement et avec respect à la richesse de la complémentarité des sexes.

Dérapage dans la majorité de nos écoles

Depuis les années 1980, nos écoles du Québec ont-elles su résister au dérapage de la philosophie antifamiliale véhiculée par le moyen d’une pseudo éducation sexuelle en milieu scolaire, et dont les trois thèmes majeurs répétitifs, tout au long du secondaire, furent : la contraception, les diverses orientations sexuelles, les ITS ?

Hélas, non ! Malgré une forte opposition de parents québécois avisés, le 1er juillet 1988, le Ministère de l’Éducation imposa officiellement l’éducation sexuelle pour tous, présentée comme une soi-disant formation et information pour les élèves de niveaux primaire et secondaire. Seules quelques rares maisons d’enseignement privées ont refusé de s’y soumettre, en affirmant que cet enseignement ne convenait pas à leurs élèves.

Quel en fut le résultat de ce programme d’éducation sexuelle ? Un cuisant échec ! Pour le confirmer, qu’il me suffise, ici, de rappeler le témoignage, répété d’année en année, des nombreux élèves de milieu collégial à qui, pendant dix ans, j’ai enseigné le cours : Fécondité, santé, autonomie :

« Pourquoi, au niveau secondaire, nous a-t-on parlé que de contraception, des diverses orientations sexuelles et des ITS, au lieu de nous apprendre à assumer notre sexualité devenue fertile ? Aujourd’hui, nous avons à nous reconstruire d’A à Z. Ce qui n’est pas facile ».

La réponse que j’apportais à mes élèves, je la résume ainsi : Des promoteurs, des pseudo programmeurs et des éducateurs de ladite éducation à la sexualité ont refusé de reconnaître que la sexualité et l’amour sont deux réalités vitales inséparables que tout être humain a la tâche d’assumer par un processus intérieur continu d’intégration.

Une éducation à la sexualité par des sexologues ?

Dans le refrain : Éducation à la sexualité en milieu scolaire, de la maternelle au secondaire, il est fréquent qu’on y ajoute, sans se gêner, que l’éducation à la sexualité est l’affaire ni des parents ni des éducateurs du milieu scolaire : mais plutôt l’affaire des sexologues. C’est bien ce que Madame Jocelyne Robert, l’une des sexologues les plus engagées dans la lutte en faveur de ladite éducation scientifique à la sexualité en milieu scolaire, nous a fait entendre ces jours-ci. Reconnaissons son manque de respect des parents !

Ses paroles prononcées, au cours des ans : « Le condom est le plus grand ami des jeunes ! » « C’est un message de respect que d’insister auprès des jeunes pour qu’ils utilisent la contraception », et la perle : « L’avortement peut être un geste sacré », ne nous démontrent-elles pas que l’enseignement qu’elle veut imposer à nos enfants et à nos ados ne correspond pas aux valeurs des parents croyants, de la majorité des parents tout court ? Nous sommes en présence de deux conceptions opposées de la sexualité.

Aujourd’hui, nous avons à le reconnaître : la pseudo éducation sexuelle qui a été offerte officiellement à nos jeunes de 1988 à 2002, dans la plupart de nos écoles de notre Québec, sous le prétexte qu’on devait respecter les exigences du Ministère de l’Éducation, est le plus grand viol commis au sein de notre société. Il a violé l’âme, le cœur et le corps de plusieurs générations de jeunes. Le moment ne serait-il pas venu, plus que jamais, de rompre notre silence pour dénoncer ce viol ?

Revenir aux parents

En cette période de dénonciations d’inconduite sexuelle au Québec, nous entendons nombre de Québécois et de Québécoises exprimer le souhait d’un véritable changement de mentalité dans nos rapports hommes-femmes. Pour que ce souhait se réalise effectivement, n’avons-nous pas, avant tout, à compter sur la famille, le lieu du premier accueil de l’enfant, du développement de son identité sexuelle et de son autoformation à l’amour et à la sexualité, selon les valeurs les plus profondes ?

Ici, je ne saurais taire ma grande joie d’avoir entendu à Radio-Canada au cours de cette semaine Madame Tasha Kheiriddin, journaliste commentatrice, affirmer haut et fort, que la responsabilité de l’éducation sexuelle des enfants et des adolescents revient aux parents et non à l’école. Un grand merci à Madame Kheiriddin !

Oui, il nous faut revenir aux parents dont la mission est de favoriser chez leurs enfants l’apprentissage continu de l’intégration de l’amour et de la sexualité, il n’y a pas d’autre chemin pour favoriser chez tout être humain, de sa naissance à la maturité, une affectivité et une sexualité en équilibre. Certes, il nous faudra outiller les parents. C’est ce que désire tant faire notre Centre international de recherche d’éducation familiale (CIREF) avec l’aide de nos élus qui tarde à venir. Et, encore, il nous faudra réclamer que l’ensemble des éducateurs découvrent ce processus d’intégration de l’amour et de la sexualité qui leur permettra, dans un partenariat famille-école, de soutenir efficacement leurs élèves engagés sur la voie de la maturité affective et sexuelle.

Voilà le premier pas que je souhaite de tout cœur se voir réaliser, suite à la troisième semaine d’octobre 2017, où nous sommes tous et toutes interpellé(e)s à assumer avec sagesse notre manière d’être et d’aimer.

Solange Lefebvre-Pageau, inf. M. Sc.

Fondatrice et directrice
Centre international de recherche
et d’éducation familiale

514-342-0695
info@ciref.ca   

Le 23 octobre 2017

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