Un dictateur néo-marxiste au Bloc

Mme Louise Thibault, députée de Rimouski à la Chambre des communes, a annoncé le 13 avril dernier qu’elle démissionnait du Bloc québécois parce que le chef Gilles Duceppe fait montre d’intransigeance et qu’il interdit toute divergence au sein de la députation bloquiste, même sur des questions éthiques qui relèvent de la conscience individuelle et qui ne font pas l’objet d’une position officielle du parti. Gilles Duceppe est toujours resté un marxiste dans l’âme, un dictateur « démocratique » au sein de son parti comme le furent autrefois les glorieux révolutionnaires Lénine et Staline.

Tous ceux qui se sont le moindrement opposés à sa ligne ultra-gauchiste ont été purgés du Bloc dans le passé : Mathieu Bock-Côté et les jeunes nationalistes groulxistes, Pierrette Venne, Ghislain Lebel, etc. Certains arrivistes comme Michel Gauthier se sont ralliés et ont ensuite effectué les basses manœuvres du chef pour réparer leur péché d’infidélité au mopologiste tout-puissant de Laurier-Sainte-Marie. On se souviendra des très délicats propos de Gauthier adressés à une simple députée bloquiste du Lac-Saint-Jean qui refusait d’accepter une « paix des braves » conclue au détriment des Blancs de sa région : « on va monter au Lac pour te battre à ta convention, ma tabar… » Toute en pleurs, elle avait expliqué l’intimidation de type syndicalo-marxiste que devaient subir les députés récalcitrants du Bloc, particulièrement les femmes vers qui les hommes de main du leader crachaient des sacres et des blasphèmes. Belle avancée de la civilisation! S’il le fallait, les yeux bleus exorbités comme un halluciné, le chef Duceppe mettait sur la table le poing final à la « discussion ».

Mme Thibault ne pouvait plus tolérer une telle dictature de la pensée : « Mon droit de parole et mon droit de penser autrement, ce n’est ni valorisé ni reconnu. Ma plus grande déception, c’est le manque d’ouverture et l’intransigeance de Gilles Duceppe à mon endroit. J’ai constaté à répétition que les opinions de sa garde rapprochée, de ses stratèges, avaient beaucoup plus d’importance que les opinions que je pouvais avoir ». Tout est dit : il n’y a même plus de droit de « penser » au Bloc québécois. Voilà où nous mène le beau modèle québécois gauchiste, athée, homosexuel, laxiste. Duceppe décide tout avec sa bande, il n’y a pas de place pour personne d’autre au Bloc. En fait, c’est exactement la même chose qui se passe au Parti québécois avec André Boisclair et sa coalition rose.

Ce qui a créé ce sursaut éthique chez Mme Thibault est la question fondamentale du mariage gai. En décembre 2006, Duceppe a imposé à toute sa députation d’appuyer en Chambre le mariage gai contre la résolution du gouvernement conservateur. Même Stéphane Dion n’a pas osé imposer une telle ligne dictatoriale de la pensée. Mme Thibault s’était alors piteusement abstenue de voter (ainsi que son peu courageux collègue Serge Cardin, de Sherbrooke). Elle a encore aujourd’hui des remords pour une telle position qui s’opposait à ses convictions profondes et ces regrets l’honorent grandement d’autant plus que son expression publique mettra fin à sa carrière politique : voilà les conséquences du courage.

Mme Thibault ne pouvait plus vivre dans le mensonge et la terreur intellectuelle exercée par le « centralisme démocratique » du Bloc : « Je dois passer à autre chose. Je dois me respecter. J’ai mon intégrité… » Face à de tels problèmes de conscience, le président-apparatchik du caucus bloquiste, Louis Plamondon, n’a rien de mieux à répondre qu’il est « surpris » et que Gilles Duceppe est « très démocratique et très équitable ». Oui, la démocratie dictée par Gilles Duceppe et son bureau! Tous les députés bloquistes n’ont pas l’intégrité de Mme Thibault et sa pension de fonctionnaire fédéral. Duceppe continuera à faire régner la terreur gauchiste à Ottawa en trahissant sa mission qui devrait être de rassembler tous les souverainistes québécois au niveau fédéral. En fait, depuis qu’il est chef du Bloc, tous les députés non-gauchistes ont été liquidés et tous les députés gauchistes comme Réal Ménard et Pierre Paquette n’ont cessé de gravir les échelons de la hiérarchie du parti. Durant ce temps, Jacques Brassard et les autres naïfs nationalistes de droite continuent à appuyer le PQ et le Bloc.

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