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Discours d'un médecin belge sur l'euthanasie dans son pays et powerpoint de Vivre dans la dignité

Le site Vivre dans la Dignité nous apporte d'excellentes informations sur tout ce qui touche à la question de l'euthanasie et des soins palliatifs. Vous pouvez consulter en ligne ou visionner l'excellente conférence de la Dr Catherine Dopchie, spécialiste des soins palliatifs, sur la dégénérescence des soins de santé dans son pays, la Belgique, depuis la légalisation de l'euthanasie. De plus vous trouverez un superbe Powerpoint qui fait réfléchir à partir de faits, sur la situation québécoise...

Voici quelques extraits de l'excellente conférence du Dr Dopchie:

(...)

La loi de dépénalisation de l’euthanasie a été votée dans une société belge matérialiste et individualiste, où la peur du mourir, de la souffrance physique, de la solitude, de la perte d’autonomie vécue comme une déchéance, de la dépendance menacée par l’épouvantail de l’acharnement thérapeutique, est
devenue phobique. Les soins palliatifs étaient déjà reconnus comme une pratique qui lutte efficacement contre la souffrance et qui humanise les soins, qui respecte la personne. Mais les limites des soins palliatifs ont été gonflées démesurément et sont devenues sujets de honte ou d’échec, au lieu de devenir
sujets d’ardente recherche et de challenge.

(…)

Pourtant, désormais, la présentation de l’euthanasie comme la mort douce, comme la solution digne et courageuse déroute nos contemporains, bloque l’accessibilité aux soins palliatifs, défigure et entrave la prise en charge palliative.
 

L’euthanasie n’est plus une transgression d’un interdit naturel universellement reconnu, mais une option éthique de fin de vie parfaitement valable, pouvant s’appliquer sans perdre le temps de confier d’abord le malade à une équipe de soins palliatifs et prendre le risque que le patient ne soit pas entendu dans sa
demande d’euthanasie. Dans le public, l’anticipation angoissée de ce qui pourrait arriver en fin de vie est attisée. On souligne l’incapacité probable du médecin à assurer jusqu’au bout le bien-être auquel j’aspire, et auquel j’estime avoir droit. On multiplie les exemples qui confirment la méfiance que je dois
garder vis-à-vis de ce que le médecin pourrait faire de moi si je deviens trop fragile pour maîtriser la toute puissance que j’attends de lui. L’idée est répandue qu’il est bon que le médecin ne doive plus attendre que le patient soit dans son agonie pour abréger ses souffrances, car celui-ci peut « mourir avant le
délabrement physique ou psychique insupportable, il peut partir en laissant de lui une image digne », insinuant insidieusement que la dignité est tributaire de la fonctionnalité ou du regard que l’on porte sur soi ou que les autres portent sur vous, ce qui accentue le sentiment des vulnérables d’être un poids.

(…)
 

Mon 2e point est d’affirmer que la législation de dépénalisation de l’euthanasie nuit au développement des soins palliatifs.

La diffusion de la compétence acquise en soins palliatifs pour la prise en compte de la souffrance globale des patients reste insuffisante. La formation aux soins palliatifs est négligée dans le cursus des médecins. L’organisation d’une formation postuniversitaire aux décisions de fin de vie incluant
l’euthanasie mais négligeant la philosophie palliative et ne comportant pas de stage pratique, biaise l’information, répandant le concept erroné des soins palliatifs intégraux. La recherche et donc la compétence dans l’accompagnement de la souffrance psychologique et spirituelle est étouffée et piétine.

Un tel apprentissage ne peut se faire en quelques heures de cours, il demande de mettre la main à la pâte par un stage au chevet des patients. Le tabou persistant de la mort, le besoin de maîtrise, la réalité de terrain des professionnels de la santé surchargés et en besoin constant de formations continuées tous azimuts, la pression sociétale d’un droit au bonheur par la santé, la difficulté des discussions éthiques survenant en situation de dissensus et d’incertitude, sont autant d’obstacles à surmonter pour que les professionnels investissent de l’intérêt, de la compétence et du temps dans la pratique de ces discussions et qu’elle se répande. L’euthanasie offre une réponse légale d’évitement qui étouffe dans l’oeuf les progrès qui sont encore à faire en soins palliatifs.

(…)
 

Les partisans de l’euthanasie la présentent comme la solution idéale de maîtrise sur sa vie et sa mort, solution applicable à tout moment, qui permet donc d’obtenir la durée et la qualité de vie les meilleures. Ce discours donne crédit à ceux qui pensent que les soins palliatifs sont inefficaces, que le mourir n’a aucune valeur humaine, que l’être vulnérable n’a pas sa place dans la société. Les partisans de l’euthanasie, fidèles à leur logique, n’hésitent pas à qualifier les soins palliatifs de futiles et à les classer dans l’acharnement thérapeutique. Certains patients n’en bénéficient donc pas. L’expérience montre que recevoir des informations sur ce qu’offrent les soins palliatifs et vivre l’approche palliative, ce n’est pas la même chose.

Pourtant, il suffit d’avoir mentionné leur existence, que le patient les refuse suivant son libre arbitre, pour qu’il puisse être euthanasié. La souffrance insupportable et inapaisable, sous prétexte de sa réalité subjective, permet aussi d’euthanasier des groupes de patients pour lesquels l’accès aux soins palliatifs n’existe pas encore sur le terrain, comme les patients souffrant de maladies pulmonaires ou cardiaques chroniques avancés, ou les patients âgés souffrant de diverses comorbidités ou les patients déments. Le besoin de maîtrise, qu’il soit dans le chef du patient ou du soignant, peut selon les situations, favoriser l’acharnement thérapeutique, dispenser d’un dialogue en vérité sur la balance thérapeutique des propositions qui sont faites, et/ou entretenir dans le public la crainte vis-à-vis d’une médecine toute puissante déshumanisée.
 

De manière générale, les progrès faits en soins palliatifs font que les souffrances physiques doivent pouvoir être soulagées. Pour les cas d’exception dont on parle tant, la sédation contrôlée continue est une alternative à l’euthanasie.
Elle doit absolument rester une solution extrême. Cette technique de soin est délicate et encore peu répandue. Pour que les drogues soient bien titrées, elle requiert une expérience qui est encore peu répandue. Mais ce sommeil induit peut devenir ou être qualifié de « long mourir » privé de sens. Il exige de la part du soigné un grand abandon à l’équipe soignante. L’euthanasie, proposée comme un traitement parmi d’autres, attire par sa technique simple et standardisée, est présentée comme un soulagement pour les proches et les
soignants et entrave la recherche en ce domaine.
(...) 

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