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Des raisons de refuser la Fécondation In Vitro

Le site du Magazine Familles Chrétiennes du 27 février, donne la parole à un psychiatre et à un juriste qui commente une émission sur la question de la fécondation in vitro:

 

Bébé éprouvettes, bébés médicament, embryons congelés, dons d'ovocytes et de sperme: c'était "Un bébé nommé désir", mercredi 22 février sur France 2. Quand le désir parental d'enfant et la soif de toute-puissance de la médecine s'associent pour se faire arbitre de la vie.

« Un bébé nommé désir » : le titre, d’emblée, dit tout. Un bébé quand je veux, si je veux, comme je veux. Le bébé dépend de mon désir. « L’enfant désiré, malheureusement, passe par l’élimination des enfants non désirés, commente Benoît Bayle, auteur d’À la recherche de l’enfant parfait (Robert Laffont). Cette surenchère de l’enfant du désir est l’autre face du refus de l’enfant ».
 
Embryon : être ou ne pas être

Cette conception totalement subjective de l’être humain se retrouvait dans les propos d’une psychologue, au cours de l’émission : « L’embryon, dans les hôpitaux, on ne sait pas très bien ce que c’est : tantôt une cellule, tantôt une potentialité d’enfant ». Non seulement l’enfant vient si je le désire, mais il existe si je le veux. « L’embryon, dans ces conditions, dépend du regard que les parents portent sur lui, analyse Aude Mirkovic, qui enseigne le droit à l’université d’Évry. Si l’enfant est désiré, c’est une personne. S’il n’est pas désiré, c’est un amas de cellules. Si d’autres parents veulent l’adopter, il sera à nouveau une personne… »
Que dit la loi à propos de l’embryon ? Une juriste interrogée par le documentaire, Laurence Brunet, explique : « L’embryon est comme un no man’s land entre chose et personne ». Et de vendre tranquillement la mèche : « C’est très bien comme ça. Car s’il avait un statut, on ne pourrait plus faire de procréation médicalement assistée ».
Aude Mirkovic commente : « Le statut d’un être, en droit, dépend de ce qu’il est, de sa nature. Or le législateur ne sait pas ce qu’est un embryon. L’embryon est traité tantôt comme une personne, tantôt comme une chose. La loi lui manifeste des égards, une protection, qui n’a pas lieu d’être si c’est une chose. La recherche sur l’embryon est autorisée à titre dérogatoire : si l’embryon est une chose, c’est ridicule, cela entrave le travail des chercheurs. Si l’embryon est une personne, c’est nettement insuffisant. Nous sommes en pleine incohérence. »
L’embryon, être humain ou personne ? Le Pr Israël Nisand, dans le documentaire, répond à sa façon : « L’embryon est un être humain mais pas encore une personne. Il a sa dignité, il est insubstituable. Il va acquérir ses droits petit à petit. Au bout de 14 semaines, par exemple on ne peut plus faire d’IVG. Il ne sera vraiment une personne, avec tous ses droits, qu’à la naissance ».
La réaction d’Aude Mirkovic fuse : « Voilà un concentré des inepties qu’on entend sur l’embryon ! D’abord, si l’être humain a une dignité et que l’on n’en tire aucune conséquence, que cela ne lui confère aucun droit, cette dignité n’existe pas, elle n’est qu’un mot. Ensuite, comment distinguer l’être humain de la personne ? Si certains êtres humains ne sont plus des personnes, ou à moitié, on change de civilisation ! C’est le retour à l’époque romaine, quand l’embryon n’était que la pars viscerum matris, un morceau des entrailles de la mère. Un gigantesque retour en arrière ! »
Impossible, pour un juriste, de prouver que l’embryon est une personne. Le débat est philosophique. Mais dans le doute, la vertu de prudence, ou le principe de précaution, comme on voudra, devrait jouer, estime Aude Mirkovic : « Le droit ne peut pas prouver qu’un individu est une personne, mais le fait qu’il l’est peut-être oblige à le traiter comme une personne. Exemple : je suis devant un paravent, je ne sais pas ce qu’il y a derrière : un être humain ou une chaise. J’ai un fusil et je tire quand même. Si c’était un être humain je vais droit en prison… Dans le doute, on s’abstient ».

 

Ce que le documentaire n’a pas dit
Et puis, il y a tout ce que le documentaire ne dit pas sur ces merveilleuses technologies. En premier lieu les conséquences psychologiques du fait que les embryons fécondés artificiellement ne sont plus le fruit d’une union entre un homme et une femme, mais le produit d’un homme, d’une femme – parfois donneurs – et d’une équipe médicale. (On appelle d’ailleurs le Pr Frydman le « père d’Amandine (1) », sans que cela ait l’air de choquer grand monde). « Nous avons affaire à une population d’individus qui doit sa vie à la société, à la médecine, un peu à l’État, note Benoît Bayle. Cette intrusion dans une histoire intime n’est pas sans conséquence pour la structuration de l’identité de la personne ».
Idem pour la congélation des embryons. « Imaginons des enfants issus de la même fratrie qui se développeront, par fécondation in vitro, à des moments différents de l’histoire. C’est assez terrible sur le plan des repères psychologiques. Si entre-temps le père est mort, ce sera un casse-tête identitaire pour l’enfant ».
Sans parler des embryons « surnuméraires », que génère automatiquement la fécondation artificielle. Benoît Bayle constate un phénomène de « survivances conceptionnelles » : « Supposons un embryon conçu in vitro ; on conçoit dix embryons, on en supprime trois parce qu’ils ne conviennent pas, on en congèle trois et on en implante trois. On fait une réduction embryonnaire et un seul bébé naît. On observe alors souvent un phénomène de « survivance », le plus souvent inconscient. Cela passe par les parents, qui vont élever leur enfant sur un mode mégalomaniaque. Il pourra y avoir aussi un mouvement de culpabilité, là encore plus ou moins conscient. "On a forcé la nature", entend-on parfois de leur part ».
Autre élément, positif celui-là, dont le documentaire ne parle pas : la ratification par la France, en décembre dernier, de la convention d’Oviedo sur le respect des droits humains en matière de médecine et de biomédecine. Cette convention énonce les grands principes à respecter en la matière. On peut la trouver insuffisante, parfois un peu floue. Mais dans le contexte actuel, c’est incontestablement une bonne nouvelle.
 
Charles-Henri d’Andigné
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