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Des patients atteints de maladies mentales qu’on euthanasie et auxquels on prend leurs organes

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Wesley Smith (LifeNews.com) — traduit par Campagne Québec-Vie

Dans ma première publication anti-euthanasie, sortie dans Newsweek en 1993, j’étais inquiète qu’une fois que la mort médicalement assistée soit acceptée, alors « la récolte d’organes serait bientôt considérée comme bénéfique à la société. »

« Alarmiste ! » Ainsi m’appelait-on. « Argumentateur de la pente glissante ! » On m’avait assuré que cela ne se produirait jamais.

Jusqu’à ce que cela se produise.

Maintenant, aux Pays-Bas et en Belgique, les patients ayant une déficience mentale ou un handicap sont volontairement euthanasiés et leurs organes récoltés une fois qu’ils sont tués¹. Le Canada discute même de se joindre à ce duo infâme.

J’ai attendu pour que la communauté réunie autour des transplantations d’organes se lève debout et rejette conjointement le meurtre et le don d’organes. Mon attente fut plutôt vaine.

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En effet, une lettre dans l’édition courante du Journal of the American Medical Association (Journal de l’Association Médicale Américaine) ne fait que prévenir le lecteur de la hâte d’instituer une telle politique en raison de problèmes de sécurité :

« Je recommande la prudence avant que cette pratique ne soit largement acceptée. Premièrement, seuls les résultats fonctionnels à court terme, suite à la transplantation et ceux après 6 mois sont valableS. Deuxièmement, l’ischémie chaude², une conséquence inévitable d’un don d’organes suite à une mort cardiaque, entraîne de plus grands risques pour les organes transplantés…

Il est nécessaire d’étudier les effets à long terme des organes transplantés suite à une euthanasie afin qu’un vrai consentement informé et éclairé puisse être obtenu. »

Comment l’utilitaire peut-il vous inciter ?

Si tout ce qui compte est le consentement – l’implication explicite de ce caractère – pourquoi les donneurs devraient-ils souffrir pour bénéficier de l’euthanasie ?

En effet, pourquoi ne pas laisser les personnes en bonne santé voulant simplement mourir et croire que les autres – qui souhaitent vivre – ont plus de droit sur leur foie et leur cœur, se porter volontaire pour être tués et se faire prendre leurs organes ?

Les auteurs de l’article original affirment dans une réponse tout aussi non-sanglante et technocratique :

« L’euthanasie est pratiquée selon un protocole local par l’injection d’une drogue pour induire un coma, suivi par un relaxant musculaire. Après l’arrêt circulatoire, un délai d’attente de 5 minutes est respecté avant que le patient ne soit transféré dans la salle d’opération pour que ses organes soient enlevés.

Comparé avec d’autres dons suite à une mort cardiaque, le processus de décès est bref (souvent moins de 10-15 minutes), et la mort n’est pas précédée par une détérioration médicale³ à l’unité de soins intensifs.

Les donneurs euthanasiés sont, en général, plus jeunes que les autres donneurs morts de crise cardiaque. De meilleurs résultats de transplantation peuvent être observés dans le cas de dons d’organes après une euthanasie que dans le cas de dons d’organes suite à une mort cardiaque, mais des études supplémentaires s’imposent. »

Où en sommes-nous, en tant que société, alors que le meurtre et la récolte sont respectueusement débattus dans un journal médical comptant parmi les plus mondialement respectés – et personne ne soulève les problèmes cruciaux du bien et du mal ?

Un exemple rapide : Que-ce qui serait plus dangereux que de laisser les personnes désespérées croire que leur mort a plus de valeur que leur vie ? Devenir un donneur pourrait être un facteur décisif qui induirait à opter pour l’euthanasie ou le suicide assisté.

À cet égard, à quel point serait-ce dangereux si la société en venait à accepter que les morts hâtées par le désespoir pourraient offrir une « occasion en or » ?

L’euthanasie corrompt tout ce qu’elle touche – y compris, semble-t-il, l’éthique de la médecine des transplantations d’organes.

Note de LifeNews.com : Wesley J. Smoth, J.D., est un consultant spécial pour le Center for Bioéthics and Culture (Centre pour la Bioéthique et Culture), et un avocat de la bioéthique qui blogue sur Human Exeptionalism.


¹Vraiment tués ? — NDLR

² État dans lequel se trouve, une fois prélevé, un tissu ou un organe qui ne reçoit pas d'apport

sanguin et qui n'est pas encore réfrigéré. — Office québécois de la langue française — NDLR

³Détérioration survenant avec le temps. — NDLR

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