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Défense de nourrir les personnes non-humaines au zoo...

(Les droits de la personne de votre cochon priment-ils les vôtres? Pour le «philosophe» Peter Singer, sur la photo de gauche, il est légitime de le penser...)

De plus en plus de gens considèrent leur chien ou leur chat comme ayant la même valeur qu’un être humain et, dans bien des cas, comme ayant une dignité, une valeur et des droits plus élevés que certaines catégories d’être humains.

Joseph-Marie Verlinde, docteur en chimie nucléaire, philosophe et théologien, dénonce dans un chapitre d’un petit livre sur les dérives de l’écologisme, un aspect de ce souci déséquilibré de la nature qu’est le « spécisme » du « philosophe » Peter Singer, si populaire en Occident et au Québec.

Il est important de connaître cette « philosophie » si répandue dans nos universités et cégeps, elle forme déjà les consciences des jeunes adultes de nos sociétés.

Voici un extrait du livre de Joseph-Marie Verlinde, L'idéologie verte, les dérives de l'écologisme, Éd. Le Livre Ouvert, Mesnil Saint-Loup, 2013, p. 20 à 25) :

 

 

 

Peter Singer – professeur de bioéthique à l’université de Melbourne en Australie et titulaire de la même chaire à Princeton depuis 1999 – croit devoir dénoncer les excès de l’humanisme, qui place spontanément l’être humain au-dessus des autres espèces animales. Dans son Manifeste du mouvement de libération des animaux (1975), il forge un nouveau concept, le spécisme, qu’il définit comme suit :

Le spécisme est un préjugé ou une attitude de parti pris en faveur des intérêts des membres de sa propre espèce, et de parti pris défavorable envers ceux des membres des autres espèces.

De même que les racistes violent le principe d’égalité en favorisant les représentants de leur propre race; de même que les sexistes privilégient les intérêts des personnes du même sexe qu’eux; les spécistes permettent aux intérêts de leur propre espèce de prendre le pas sur les plus grands intérêts des membres des autres espèces.

Pour contester la prétendue supériorité de l’homme, P. Singer se fonde sur la doctrine “utilitariste” de Jérémy Bentham (1748-1832), qui écrivait en 1789 :

La question n’est pas : les animaux peuvent-ils raisonner, ni peuvent-ils parler, mais bien peuvent-ils souffrir?” (J.Bentham, introduction aux principes de la morale et de la législation; cité par Luc Ferry et Claudine Germé, Des animaux et des choses, Livre de poche, Paris, 1994, p.389)

La valeur de la vie se mesure à la capacité de jouir qu’elle offre à l’individu qui en bénéficie. Il importe donc d’améliorer le plus possible la qualité de vie des vivants, en diminuant, autant que faire se peut, la quantité totale de douleur qui affecte la biosphère. L’acte “juste” est celui qui diminue le bilan global de douleur des êtres vivants, quelle que soit leur espèce – et donc sans distinction entre les animaux et les êtres humains. Ce n’est qu’ainsi que nous nous rendons “utiles” aux vivants qui peuplent la Planète – d’où le nom de la doctrine : l’utilitarisme.

Notons que la distinction essentielle entre la souffrance – qui est propre à l’homme car elle implique la confrontation à la question du sens – et la douleur – qui est commune avec l’animal – n’est pas prise en compte par notre philosophe, qui avoue ainsi implicitement son matérialisme.

Peter Singer a dès lors beau jeu de justifier son spécisme sur la base de cette réduction de l’homme à une espèce animale parmi les autres, à peine plus évoluée. Confirmant son refus de la transcendance de l’esprit, il définit comme “être conscient”, tous les “êtres sensibles capables de ressentir le plaisir et la souffrance”.

Les “êtres conscients” ne sont pas nécessairement des “personnes”, terme qui n’est attribué qu’aux êtres “conscients d’eux-mêmes et doués de raison”. Mais il n’y a pas que les humains qui soient susceptibles d’accéder à cette catégorie :

Les grands singes, chimpanzés, gorilles, orangs-outangs représentent sans doute les cas les plus évidents de personnes non humaines. Mais il en existe certainement d’autres. Il est tout à fait possible que les baleines et les dauphins s’avèrent doués de raison et qu’ils aient une conscience de soi. Nombreux sont ceux qui, vivant avec des chiens et chats, sont convaincus que ces animaux ont une conscience de soi et le sens du futur. Nous pensons que les chiens sont plus semblables à des personnes que les cochons; si nous les gardions comme animaux domestiques, nous inverserions probablement notre ordre de préférence. (P. Singer, Question d’éthique pratique, Bayard, coll. Philosophie, Paris, 1997, p.120)

Dans la stricte logique du raisonnement de notre auteur, ces animaux non humains “personnels” auraient même davantage droit à la vie que les animaux humains qui n’auraient pas encore atteint – ou auraient perdu – le statut de personne, puisqu’ils leur seraient supérieurs.

S’il refuse toute discrimination entre les espèces, P. Singer introduit par contre une hiérarchie quant au droit à la vie – et donc une discrimination – à l’intérieur des espèces – y compris l’espèce humaine – en fonction des capacités sensitives et rationnelles de l’individu. Il en arrive ainsi à contester le droit de vivre aux individus non conscients, qui ne sont pas encore – ou qui ne sont plus – capables de sentir :

De nombreux animaux non humains entrent dans cette catégorie, auxquels s’ajoutent les nouveau-nés et certains handicapés mentaux. Les êtres auxquels manque la conscience de soi ne peuvent pas avoir de droit à la vie au sens plein du mot ‘droit (ibid., p.105)

Ce qui conduit logiquement notre auteur à affirmer :

Il semble donc, par exemple, que tuer un chimpanzé est pire que tuer un être humain qui, du fait d’un handicap mental congénital, n’est pas et ne sera jamais une personne. (ibid.)

Et encore :

Concevoir un enfant misérable n’est pas directement mauvais mais une fois qu’un tel enfant existe, comme sa vie sera forcément misérable, nous devrions réduire la quantité de douleur dans le monde par l’euthanasie. (ibid. p.168)

Pour nos anti-spécistes, la recherche du plus grand bien-être (welfare) prime sur le respect de la vie. L’utilitarisme de J. Bentham admettait déjà le droit de tuer l’animal – humain ou non – à condition de ne pas le faire souffrir. (P. Ariès, Libération animale ou nouveaux terroristes?, Golias, Villeurbanne, 2000, p.46) Dans cette même logique, P.. Singer affirme :

La vie humaine n’a pas plus de valeur que celle des animaux non humains parvenus à un même degré de rationalité, de conscience de soi, de conscience, de sensibilité, etc. (P. Singer, Questions d’éthique pratique, op.cit., p.151)

De là à revendiquer qu’on supprime de la surface de la planète – sans les faire souffrir – tous les humains non personnels qui augmentent indûment par leur souffrance celle de la biosphère, il n’y a qu’un pas, que certains groupes extrémistes n’ont pas manqué de franchir. Ainsi le Mouvement pour l’extinction volontaire de l’espèce humaine encourage non seulement l’euthanasie, mais il préconise de supprimer la majorité des hommes de la planète, afin de permettre à un plus grand nombre de vivants non-humains de jouir du bien-être auquel ils ont droit.

En outre, si la vie humaine n’est plus sacrée, il est logique de se déclarer favorable à l’expérimentation sur des fœtus de moins de 18 semaines, supposés incapables de souffrir. Et comme le nouveau-né n’est guère conscient de soi :

Le droit à la vie ne devrait prendre effet avec toute sa force légale qu’un peu après la naissance, peut-être un mois après, et non pas à la naissance même. (Ibid., p.169)

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