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Cet homme passe toutes ses journées en face de cette clinique d'avortement, et il a sauvé des centaines de vies

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Par Jonathon Van Maren de LifeSiteNews - traduit par Campagne Québec-Vie

Parmi les nombreux héros pro-vie que j’ai eu le privilège de rencontrer, l’un d’entre eux a retenu mon attention par son humilité totale et son dévouement sans relâche. Son nom est John Barros, et pendant dix ans, il s’est tenu debout en face d'une clinique d'avortement à Orlando, en Floride, interpellant les femmes et les filles qui en franchissaient les portes, les suppliant de changer d’idée, les implorant de ne pas avorter leur bébé. Des centaines l’ont écouté.

J’étais avec une équipe de bénévoles : des étudiants qui débattaient devant un présentoir pro-vie sur le campus de l'Université de Floride Centre. John Barros est passé à notre stand, et nous avons décidé que la veille de notre départ de Floride nous irions nous joindre à John à l'extérieur de la clinique d'avortement.

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J’avais déjà passé une journée entière à l’extérieur d'une clinique d'avortement-- la clinique Morgentaler à Edmonton -- donc je pensais que j’avais une assez bonne idée de ce que c’était. Mais se tenir en face de la clinique Morgentaler avait été à la fois fâchant et déprimant, car il n'y avait rien que nous puissions faire. Nous ne pouvions même pas interpeller [les femmes], parce que les flics se tenaient là pour nous arrêter si nous le faisions. C’était vraiment dur de regarder ces filles qui entraient les unes après les autres dans la clinique avec leurs maris et petits amis ressemblant à des poupées Ken[1].

Au Centre des femmes d’Orlando, John Barros attendait avec quelques étudiants du Collège biblique. Il était ravi de nous voir, ce qui m'a semblé assez déroutant. Nous n’avions jamais été conseillers de trottoir auparavant, et nous ne savions pas vraiment quoi faire. Mais que des jeunes passent du temps en face de la clinique d'avortement le rendait juste si heureux que je devais sourire.

Mais le sourire a été d’assez courte durée. Les filles ont commencé à venir, la grossesse de certaines d'entre elles étant apparente. Beaucoup étaient déjà venues ici la veille pour que du poison soit injecté à leur bébé. Les procédures d’avortement en fin de grossesse prennent généralement au moins deux jours. En dix ans, nous a dit John, seulement deux filles ont accepté son offre d'aller à l'hôpital pour faire inverser le processus. Ces procédures sont les pires, parce que le médecin doit souvent essayer plusieurs choses différentes pour accélérer le travail. De cette façon, les filles peuvent accoucher d’un bébé mort, lui donner son argent, et s’en aller. 

« Vous n’avez aucune idée quel genre de démons vivent dans ce lieu », nous a-t-il dit. « Parfois, le médecin met du rap dans le stationnement, et au rythme de ce martèlement les filles enceintes marchent autour du terrain pour que le travail aille plus vite. Levez les genoux! Plus vite! C’est infernal. C’est odieux. »

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Quelques filles quittent la clinique pour se promener et accélérer le travail. C’est terrible à voir. Une fille commence à craquer un peu, mais réussit à garder son sang-froid la plupart du temps. D'autres passent rapidement, tête basse. Mon ami Alex se mord la lèvre. De temps en temps, comme une fille parade en essayant désespérément d'ignorer tout le monde, la scène nage un peu [à cause des larmes qui me viennent aux yeux]. Cligner des yeux aide.

Le flux des filles ralentit un peu, ce qui est un soulagement. Puis une autre voiture s’arrête. « Elles n’arrêtent pas de venir! », dit John, bondissant sur ses pieds avec quelques brochures. Elles n’arrêtent pas de venir. Cette déclaration a sonné dans ma tête pour le reste de la journée.

Avec chaque fille qui apparaît, John commence à crier et à supplier. Ne faites pas ça. De quoi avez-vous besoin? Nous pouvons vous donner tout ce dont vous avez besoin. Des soins médicaux. Un logement. Maman, protège ta fille. Ne fais pas ça. Sois une véritable amie. Ce médecin a détruit une fille justement cette semaine. Utilisez votre « smartphone », tapez dans Google « clinique Orlando rouvre ». Il démolit des filles là-dedans. Ne tuez pas votre bébé.

Je me demande comment il fait. Chaque fois qu’une femme commence à s’approcher de la clinique, vous commencez à prier intensément. Et comme elles passent devant chacun des militants pro-vie et entrent quand même dans la clinique, votre cœur touche le fond de votre estomac avec une sensation de malaise et vous clignez des yeux quelques fois. Seuls six pouces de briques et de plaques de plâtre vous séparent du carnage innommable que nous avons montré aux gens toute la semaine.

John montre l'une des voitures garées. « Vous voyez? Voici pourquoi je suis si heureux que vous soyez ici. Voilà pourquoi nous avons besoin de vous pour changer les mentalités au sujet de l'avortement. » Au début, je ne voyais pas de quoi il parlait, donc il nous l’a montré de plus près. C’était un autocollant. UCF. Université de Floride Centre. John hocha la tête. « Nous avons besoin de vous là-bas [à l'université] de sorte qu'elles ne finissent pas ici. » C’était une pensée qui donnait à réfléchir. Je suppose que nous les avons manquées.

Lorsqu’a ralenti le flux de personnes se dirigeant vers ce que John appelle la « maison de la folie », il a pris son mégaphone pour prêcher. Il sait par expérience qu'elles peuvent entendre chaque mot qu'il dit, dans la salle d'attente et dans la salle d’opération. Et des dizaines de femmes et de filles ont quitté la clinique après avoir écouté ses paroles, en larmes et ne désirant plus tuer leur bébé.

Ne vous sentez pas coupable de ça. Je suis ici pour vous aider. Je vais vous donner tout ce dont vous avez besoin. J’ai conduit des filles à des logements sûrs dans le Tennessee, donc si c’est un petit ami qui est le problème, je peux vous aider. Les gars, soyez vraiment un homme. Protégez-la. S’il vous plaît, sortez.

Personne ne sort. Il est temps de chanter, nous dit John. Cela aide parfois.

Il sort quelques livres de cantiques. Nous nous regroupons avec les deux séminaristes, debout en face de la clinique et nous commençons à chanter. Abide With Me. Come Thou Fount. Crown Him With Many Crowns. Une jeune fille en salopette rouge, dont la grossesse est très avancée, passe et entre dans la clinique. Nous recommençons à chanter. Amazing Grace. Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvre. Elle revient sur ses pas. John la rejoint sur le trottoir et lui parle ainsi qu’à un gars dans une camionnette qui s’approche. La camionnette s’éloigne quelques instants plus tard, et le couple agite la main tout le long du chemin en descendant la rue.

« C’est le chant! », nous dit John. « Gloire à Dieu, elle garde son bébé! Sept mois de grossesse, elle a changé d'avis, ils sont si heureux, avez-vous vu cela? Regardez, ils sont encore en train d’agiter la main! » Il rit, et il est bourru, mais cela sonne léger et pétillant. Il y a des embrassades et des regards chaleureux, et des sourires pleins de larmes qui font mal. John se tourne vers moi.

« Ce que Dieu fait, juste si vous venez, n’est-il pas incroyable? »

Juste si nous venons. N’est-ce pas la vérité?

Je suis tellement, tellement fatigué. Je n’avais aucune idée que la clinique allait drainer mon énergie tant que ça. Mais elle l’a vraiment fait. Je ne sais pas comment John fait pour venir jour après jour. Mais il le fait. Et Dieu l'a utilisé pour sauver des centaines de bébés déjà. Et quand je lui ai demandé pourquoi il a rejoint le mouvement pro-vie, il a répondu, « Dieu ne m'a pas appelé au mouvement pro-vie. Dieu m'a appelé à quarante pieds de trottoir, et je ne l’ai pas quitté depuis. »

John est le serviteur des plus petits, et un exemple pour nous tous.



[1] NDT Ken est la version masculine de la poupée Barbie.

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