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Initiative citoyenne en Pologne : plusieurs centaines de milliers de personnes demandent l’interdiction totale de l’avortement

czestochowa-male.jpgMembres du groupe « Fondation Pro - Droit à la Vie » tenant une bannière sur laquelle il est inscrit « 'Avorter' veut dire tuer un enfant »

(Nouvelles de France) C’est la troisième initiative de ce type en 5 ans, et c’est la troisième fois que les organisateurs de la pétition obtiennent sans difficulté plusieurs centaines de milliers de signatures. La Diète polonaise va devoir examiner un projet de loi citoyen visant à interdire totalement les avortements. Sont visés au premier chef les avortements eugéniques qui représentent l’énorme majorité des avortements légaux dans la patrie de Jean-Paul II.

Et si le nombre d’avortements déclarés est très loin de ce qu’on observe dans beaucoup de pays européens, dont la France, ils sont en hausse : 159 en 2002, 752 en 2012, 1354 en 2013 et 1812 en 2014. Sans compter bien entendu les avortements réalisés par des Polonaises ailleurs en Europe, car il n’est pas difficile de trouver sur Internet des propositions de destinations en fonction du degré d’avancement de la grossesse : Pays-Bas jusqu’à la 22e semaine de grossesse, Grande-Bretagne jusqu’à la 24e semaine… Et sans compter encore les avortements illégaux réalisés dans des cabinets gynécologiques en Pologne-même et dont il est difficile d’évaluer le nombre, car la légèreté des peines infligées sont, avec la possibilité de se faire avorter en cas de déficience grave et incurable de l’enfant, le talon d’Achille de la loi polonaise.

Cette loi, adoptée en 1993, permet aussi l’avortement jusqu’à la 12e semaine de grossesse si celle-ci est le fruit d’un acte interdit par la loi (viol, inceste…), et en cas de danger, d’un point de vue strictement médical, pour la santé physique ou la vie de la femme enceinte. Auparavant l’avortement était autorisé et avait été totalement banalisé sous le régime communiste. Avant les communistes, les occupants nazis avaient été les premiers à légaliser l’avortement en territoire polonais.

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La loi polonaise de 1993 sur l’avortement, malgré ses failles, a beaucoup contribué, avec l’action des organisations pro-vie et de l’Église catholique, à faire évoluer favorablement les esprits, et les Polonais sont aujourd’hui très majoritairement opposés à l’avortement et ce, de plus en plus. Un sondage de 2013 de l’institut CBOS montrait que pour 75 % des personnes interrogées en Pologne, l’avortement est un mal qui ne peut en aucun cas se justifier.

La Diète, chambre basse du parlement polonais dominée depuis 2007 par une coalition sous l’égide du parti anciennement libéral-conservateur mais devenu au fil des ans libéral-libertaire Plateforme civique (PO) de l’actuel président du Conseil européen Donald Tusk, a néanmoins rejeté les deux initiatives citoyennes précédentes (en 2011 et 2013) qui avaient, comme l’actuelle, recueilli environ un demi-million de signatures de citoyens, tout comme elle a rejeté un projet de loi de l’opposition parlementaire en 2012. À titre de comparaison, les milieux pro-avortement avaient tenté en 2011 de lancer une initiative citoyenne pour au contraire libéraliser l’avortement et légaliser les avortements à la demande, mais ils n’avaient pas pu rassembler les 100 000 signatures nécessaires pour imposer son examen par le parlement : ils n’en avaient recueilli que 30 000 environ malgré l’engagement de plus de 30 organisations.

Il est vrai que les initiatives citoyennes pour restreindre encore plus l’avortement peuvent compter en Pologne sur le soutien sans complexe de l’Église catholique, ce qui n’est pas rien dans un pays ou quelque 40 % des habitants sont des catholiques pratiquants. Mais l’initiative actuelle, présentée à la Diète le 3 juillet dernier, sera malgré tout très probablement rejetée elle aussi par l’actuelle majorité et il faudra compter sur la victoire aux élections d’octobre de l’opposition conservatrice du parti Droit et Justice (PiS) de Jarosław Kaczyński, largement en tête dans les sondages, pour espérer faire évoluer les choses dans le bon sens (le scrutin étant à la proportionnelle, il n’est cependant pas sûr que le PiS dispose d’une majorité suffisante).

La PO est au contraire engagée depuis quelques mois dans une dérive progressiste qui surprend y compris beaucoup de ses partisans : adoption au début du mois d’une loi sur la fécondation in vitro ultralibérale, qui pourrait de fait permettre la PMA et la GPA pour tous, y compris pour les « couples » homosexuels, adoption par la Diète d’une loi qui permettra, si elle est adoptée (elle est actuellement devant le Sénat), de changer de sexe à volonté sur tous les documents à valeur légale, sans même passer par une opération chirurgicale, pour les gens qui se sentiraient du sexe opposé, discussion d’un projet de loi liberticide qui instituerait un délit d’homophobie… La majorité actuelle agit dans la précipitation avant l’entrée en fonction le 6 août du nouveau président polonais Andrzej Duda, catholique et conservateur, élu le 24 mai dernier, car le président a en Pologne un droit de veto sur les lois votées par le Parlement. Il est vrai que l’actuel président, Bronisław Komorowski, se dit catholique lui aussi, mais il n’a aucun problème pour signer ces lois incompatibles avec la foi chrétienne. Cette incompatibilité a été rappelée à plusieurs reprises par les évêques polonais, qui ont même dit clairement aux députés se considérant comme catholiques que voter pour une loi sur la fécondation in vitro qui permet la production d’embryons surnuméraires, puis la sélection et l’élimination d’embryons humains, c’est s’exclure soi-même de la communauté de l’Église.

L’initiative citoyenne actuelle visant à interdire totalement l’avortement est en revanche aussi soutenue par une partie des milieux médicaux, dont le professeur Chazan qui avait perdu en 2014 son poste de directeur de l’Hôpital de la Sainte-Famille à Varsovie pour un refus d’avortement sur un enfant atteint d’une déficience grave et incurable. C’est le maire de Varsovie (PO) qui avait pris la décision de limoger le professeur Chazan et celui-ci n’a toujours pas été réintégré à son poste alors que le Conseil de l’Ordre des médecins et les tribunaux du travail lui ont donné raison, puisque la loi polonaise autorise en théorie les personnels médicaux à invoquer leur clause de conscience pour refuser de pratiquer des avortements. Une loi qui n’est malheureusement pas toujours respectée dans la pratique, ce qui est une raison de plus pour l’organisation Pro – Prawo do Życia (Pro – Droit à la Vie), à l’origine de cette initiative, de demander l’interdiction totale de l’avortement.

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Affiche de la campagne pour l’initiative citoyenne de 2013 qui voulait interdire les avortements eugéniques en Pologne, avec l’inscription « Soutenez le projet de loi citoyen pour interdire de tuer les enfants avec le syndrome de Down ».
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