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Bébé Gabriel a vécu dix jours seulement, mais sa vie prouve que chaque vie est précieuse

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Lettre de Andrea L. Lopez pour Live Action News - Traduit par Campagne Québec Vie

21 août 2015 (Live Action News) -- J’ai souvent déclaré que chaque vie est un don précieux qu’il faut protéger. On ne nous promet pas une qualité de vie particulière, ni le nombre de jours que nous allons vivre. La seule chose dont nous avons la certitude est que notre vie est un don de Dieu, et qu’il ne nous revient pas de décider de sa durée, ni de sa fin. C’était là des vérités que j’ai prônées depuis que j’ai ressenti l’appel de devenir plus active dans le mouvement pro-vie.

Puis un jour, j’ai dû vivre moi-même cette conviction.

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 Dans une salle froide et stérile, devant une machine à échographie, un médecin – pas même le mien – a brisé le petit monde que je connaissais quand il m’apprit que mon enfant avait une condition médicale qu’il décrivit comme « incompatible avec la vie ». Ma mère pleura, mon ex-mari me tint la main et resta silencieux. Et ma tête tourna pendant que j’essayais de suivre ce que le médecin disait. Mon enfant, le fœtus de 21 semaines, que j’ai plus tard connu comme mon propre garçon, souffrait d’encéphalite. S’il naissait en vie, il mourrait peu de temps après.

Il n’y avait pas vraiment de décision à prendre, mais seulement une fin inévitable à supporter. Je vivrais le pire cauchemar de chaque père et mère et serais le témoin de la mort de mon enfant. Mais ce ne serait pas une mort que j’aurais causée. Je vivrais selon mes convictions et permettrais que la volonté de Dieu pour mon enfant soit faite. C’était le chemin qu’on m’avait donné.  Et alors que je passais les 19 prochaines semaines à prier pour un miracle, je finis par prier aussi pour la grâce d’accepter la volonté de Dieu, quoi qu’elle fût.

Ma famille et moi avons porté le secret difficilement pendant plus d’un mois. Pendant ce temps, nous avons consulté un spécialiste qui confirma le diagnostic. Une autre échographie confirma le sexe de mon bébé. Les images ont seulement confirmé ce que je savais déjà dans mon cœur depuis le jour du test de grossesse. C’était le petit garçon dont j’avais toujours rêvé. Peu à peu, nous avons partagé la nouvelle avec nos amis et notre famille étendue. Les gens s’empressèrent de nous aider, ce qui allégea le fardeau. L’aide et les appuis que nous avons reçus ont surpassé toutes mes attentes. Je commençai à me rendre compte que bien que mon fils ne serait jamais une star de baseball ni un juge de la Cour Suprême, il était en train d’accomplir ce que la politique ne pouvait faire – Il changeait les cœurs et les pensées des gens.

Malgré cela, le reste de ma grossesse me réservait des moments ou je me sentis très seule et très triste. Des étrangers ne connaissant pas mon histoire me voyaient et souriaient à la taille de mon ventre. Et leurs simples sourires me firent mal. À la maison, il y avait des moments où mon ex-mari et moi étions renforcés par ce périple, mais il y avait aussi d’autres moments où je voyais une très grande différence dans nos réponses face à cette situation.

Gabriel Michael Gerard Cude est né le 10 juin 2011. Nous avons choisi son nom pour son symbolisme. Gabriel était bien sûr le nom de l’archange messager qui annonça la nouvelle de la naissance du Sauveur du monde. Depuis son diagnostic, Gabriel représentait un message que moi je disais avec mes paroles, mais que lui vivait dans son corps : Chaque vie est importante. Le nom Gabriel veut dire : « Dieu est ma force ». Et je sais que quand j’étais faible, c’était Dieu qui me portait.

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Ce devait être aussi la force de Dieu qui alimentait Gabriel. Il défiait tous les pronostics et les attentes de tous. Les heures qui suivirent sa naissance passèrent rapidement alors que nos amis et les membres de notre famille se pressèrent pour rencontrer notre enfant. Un jour entier s’était achevé, et Gabriel continuait de s’accrocher silencieusement et stoïquement à sa vie sur terre. L’hôpital nous donna congé après deux jours. Je me rappelle les paroles de l’infirmière à notre sortie : « Vous êtes les trois personnes les plus chanceuses que je connaisse ». Je savais qu’elle avait raison, malgré ces circonstances décidément difficiles. Nous vivions ce que d’autres parents dans les mêmes circonstances ne peuvent que rêver. Presque personne n’emporte son bébé atteint d’encéphalite à la maison.

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Gabriel s’accrocha à notre monde pendant 10 jours. Le dixième jour, mon ex-mari et moi, le visage plein de larmes, faisions nos adieux à notre enfant. Nous lui avons dit que nous l’aimions, qu’il nous avait tellement donné et que le temps de son départ était arrivé. Gabriel rendit son dernier soupir dans nos bras. Nous avons lavé, habillé et porté son corps sans vie jusqu’à ce que le représentant des pompes funèbres arrive chez nous. Il prit notre fils, le mit avec respect dans son auto, et nous l’avons suivi des yeux jusqu’à ce qu’il quitta notre allée et notre rue.

Exactement un an plus tard, je regardais une camionnette de déménagement remplie des affaires de mon ex-mari sortir de la même allée et de la même rue. Il partait pour la Côte Est, après des adieux pleins de larmes qui rivalisaient en émotion avec le départ de Gabriel de chez nous. Pendant les semaines passées avec Gabriel, personne n’aurait pu me convaincre que notre union ne survivrait pas non plus.

Dans les recherches que j’avais faites alors que j’étais enceinte de Gabriel, j’avais appris qu’il était erroné de penser que la plupart des unions matrimoniales finissaient avec la mort d’un enfant. De plus, dans des situations telles que la nôtre, la décision de garder l’enfant était guidée par la foi, car 92% à 98% des parents faisant face au même diagnostic décident d’avorter leur enfant. Et donc, cette même foi nous guiderait et nous aiderait à sauvegarder notre relation. Mon mariage ne prit pas fin à cause de la mort de notre enfant, pas plus qu’un mariage ne prend fin quand un enfant continue à vivre. Mon mariage prit fin parce que la mort de mon fils, qui se passa seulement deux ans après que nous nous étions mariés, avait exacerbé nos différences.

Nous avions délaissé notre union jusqu’au point qu’elle devint si fracturée qu’il nous était impossible de la réparer. A travers le processus d’annulation de mariage de l’Église catholique,  je découvris que ni moi ni mon ex-mari n’était équipé émotionnellement pour entrer dans une relation matrimoniale. Et le traumatisme que nous avions vécu avec Gabriel n’a fait qu’accélérer les choses.

C’est là le coté de notre histoire qui cause le plus d’inconfort pour le monde. Certains veulent seulement penser à la vie de notre fils Gabriel, et comment, malgré et contre tout, nous l’avons gardé jusqu’à sa naissance, et qu’il a même survécu dix jours après sa naissance. Ils ne veulent pas réfléchir aux centaines de jours que nous avons vécu depuis. D’autres ne veulent regarder que le résultat, insistant, à tort, que notre mariage aurait survécu si nous avions avorté Gabriel, et qu’il aurait fallu mettre une plus grande priorité sur notre mariage au lieu de dépenser tant d’énergie sur un enfant « qui allait mourir de toute façon ». Aucune de ces opinions n’arrive à saisir la réalité de notre situation.

Gabriel n’était pas un choix. Il a toujours été notre garçon et il le sera toujours. Nous nous sommes peut-être trompés sur beaucoup de choses, mais pas avec Gabriel.

J’ai essayé de mettre en pratique ce que j’avais prêché. La vie ne nous promet pas le bonheur, mais seulement une opportunité de bonheur qu’il faut savoir saisir. Mais c’était difficile. Dans le chagrin d’avoir perdu mon fils, et ensuite après la dissolution de mon mariage, je n’avais aucune idée de ce que la vie me réservait. La vie ne semblait plus avoir de sens à mes yeux. Il fallait que je me rappelle et que je laisse d’autres personnes me rappeler que la vie est un don, malgré les difficultés et les tragédies. Il fallait que je me force à continuer de vivre, car une grande partie de mon être ne le voulait plus.

Je me suis remariée depuis, et le père de Gabriel aussi. Nous avons chacun des petites filles avec nos époux respectifs. La vie est bonne. Plus que bonne. La vie est meilleure que je n’aurais jamais pu me l’imaginer durant mes moments de désespoir. L’infirmière avait raison. Nous étions les trois personnes les plus chanceuses qu’elle ait rencontrées, même si le bonheur ne ressemblait pas à ce que je m’imaginais à l’époque. Le bonheur ressemble à mon mari et à ma petite fille Eden, et  à savoir que le père de Gabriel, lui aussi, a trouvé la même chose avec une autre, de l’autre côté du pays. On nous promet seulement la vie. Pas un nombre de jours, ni des résultats, ni l’aisance, ni le bonheur. Il nous faut choisir de prendre ce que l’on nous a promis. Il nous faut choisir la vie.

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