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Andrée Ruffo et les enfants à naître: «A-t-on le droit parce que l'on est une femme d'abîmer ses enfants, de les rendre légumes?

Sur le site du Journal de Québec du 12 décembre 2012, cette interrogation de la juge à la retraite Andrée Ruffo :

 

(Andrée Ruffo, ancienne juge à la Chambre de la jeunesse, fondatrice, avec Bernard Kouchner, du Bureau international des droits des enfants)

 

L'ancienne juge à la Chambre de la jeunesse, Andrée Ruffo,  trouve épouvantable le fait que Sonia Blanchette, accusée des meurtres de ses trois jeunes enfants, et incarcérée depuis, soit enceinte.
 
«A-t-on le droit de mettre la vie de ces enfants-là en danger? De faire en sorte que ces enfants-là ne puissent jamais avoir une vie normale?»(...)

«C'est l'horreur absolue, car scientifiquement on sait que la mémoire intra-utérine existe pendant les neuf mois que l'on porte nos enfants, a dit l'ancienne magistrate à la Cour du Québec. Et il y a des répercussions par rapport au moment et à la façon dont les enfants sont conçus. On se demande dans quel état va naître cet enfant-là et quelles seront les conséquences de ces prises abusives de médicaments dans les premiers mois de grossesse.»
 
Andrée Ruffo s’est questionnée sur les droits des mères. «A-t-on le droit parce que l'on est une femme d'abîmer ses enfants, de les rendre légumes?»
 
L'ancienne juge, qui a cofondé le Bureau international des droits des enfants, a ajouté que «c'est sûr qu'il y a des accidents de la nature; des enfants qui naissent handicapés, des malformations et des maladies, mais quand c'est volontairement ou parce que l'on est négligent ou dépendant [drogue, alcool ou médicaments], qu'on fait des enfants comme ça. Est-ce que le droit des femmes est à ce point absolu?»

La juge a plaidé pour le droit à l'enfant de naître sain, elle y voit un enjeu société. «Quand on sait que Madame est responsable de son corps et que ses droits semblent absolus dans la société telle que l'on la connaît, a-t-elle dit. A-t-on le droit de mettre la vie de ces enfants-là en danger? De faire en sorte que ces enfants-là ne puissent jamais avoir une vie normale? Il est grandement le temps que l'on se pose ces questions-là.»

«A-t-on le droit parce que l'on est une femme d'abîmer ses enfants, de les rendre légumes?»

A-t-on le droit parce que l'on est une femme de demander la mise à mort de son enfant par l'avortement? Est-ce que le droit des femmes est à ce point absolu? Va-t-on interdire de les abîmer tout en permettant de les torturer par avortement, si l'on est certain qu'ils en mourront avant la naissance?

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