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« Viol spirituel » : des écoles prises la main dans le sac à entraîner les élèves dans des pratiques du Nouvel Âge

QUEBEC, le 18 octobre 2013 (LifeSiteNews.com) – Il est attesté que les « animateurs spirituels » du système scolaire religieusement neutre du Québec initient les élèves à des exercices de méditation de type Nouvel-Âge et à des séances de respiration rythmique.

« Ils comprennent assez facilement et assez rapidement », a déclaré Elizabeth Pellicone, une animatrice à la vie spirituelle de la Commission scolaire anglophone de Montréal, à l'Agence QMI.

« Ils disent qu'ils ont senti que “le son se déplaçait autour de ma tête ou que je me soulevais de ma chaise” », a-t-elle dit, ajoutant que la plupart de ses collègues guident les élèves dans des exercices similaires.

Brian Daly de l'Agence QMI a observé une séance dans une école élémentaire, plus tôt ce mois-ci, au cours de laquelle Pellicone sonnait une cloche tandis qu'un groupe d'élèves de 2e année étaient tranquillement assis, les mains sur leurs pupitres.

Un autre animateur a révélé qu’il dirigeait des séances de respiration rythmique, pendant lesquelles les enfants doivent compter leurs respirations.

Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie, qualifie l’introduction dans les écoles de ces activités apparentées au Nouvel-Âge d’indication « évidente » de l’échec qui était à prévoir lorsqu'un gouvernement impose une version soi-disant neutre de la religion et de la morale.

« Il était évident alors, et il est encore plus évident maintenant que le programme neutre n'est pas “neutre” et devait s’infléchir vers une religion ou l’autre », a-t-il déclaré à LifeSiteNews.com.

Le gouvernement du Québec a dépouillé les catholiques et les protestants de leur droit à l'éducation religieuse dans les « écoles confessionnelles » publiques en 1997, en demandant avec succès au gouvernement du Canada d’exempter la province de l'article 93 de la Loi sur la Constitution de 1867 qui garantit le droit à des écoles religieuses confessionnelles. L'instruction religieuse confessionnelle a été autorisée à continuer, mais pour peu de temps.

En 2000, toutes les commissions scolaires ont été tenues d'embaucher des « animateurs de vie spirituelle ». Les « services » chrétiens dans les écoles (les services d’animation pastorale) devaient être remplacés par un programme soi-disant neutre d’« animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire ».

Puis, en 2005, la province a adopté une loi éliminant tout à fait l'enseignement religieux confessionnel dans les écoles publiques.

À ce moment, un cours « neutre » en matière d'éthique ou de culture religieuse a été proposé. Par la suite, en 2008, le gouvernement provincial a rendu obligatoire dans toutes les écoles de la province, qu'elles soient publiques, privées ou à la maison, l’enseignement de ses cours d'éthique et culture religieuse (ECR) de la première année jusqu'à la fin du secondaire. Salué comme un programme « laïque » et « neutre » par ses créateurs, le cours a été critiqué pour sa promotion du relativisme moral ainsi que ses positions éthiques violant le christianisme.

À l’époque, le cardinal Marc Ouellet, alors archevêque de Québec, avait estimé que le programme manquait de vision à long terme.

Il faut beaucoup de naïveté pour croire à ce miracle d’enseignement culturel des religions qui va fabriquer un nouveau petit québécois pluraliste expert en relations interreligieuses et critique envers tout credo même celui de ses propres parents », écrivait-il en 2007 dans un document à la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements religieux. « Le moins qu’on puisse dire est que le vide spirituel sera loin d’être atténué et que s’instaurera une dictature du relativisme tout à fait contraire à la liberté religieuse dont doivent jouir les familles dans le choix d’un enseignement religieux conforme à leurs convictions.

Le cardinal Ouellet était clairvoyant. Au cours des cinq dernières années, les écoles catholiques privées se sont vu interdire d’enseigner la morale et la religion catholiques. Elles ont plutôt été contraintes de donner le cours « laïque » et « neutre » sur les religions du monde conçu par le gouvernement. Les parents et les écoles recherchant une exemption du cours basée sur la liberté religieuse ont porté leur cause devant le plus haut tribunal du pays, mais ont systématiquement échoué dans leur tentative.

Le programme actuel de la province inclut maintenant de familiariser les élèves avec la « méditation », en leur apprenant à « entrer dans l’univers de la célébration et des rites », et en les aidant à « se familiariser avec les symboles (religieux ou non) de la culture d’ici et d’ailleurs. »

« Aucune activité, y compris les fêtes religieuses, ne doit être englobée dans un processus dont l'objectif est de développer la foi des étudiants », indique un document du gouvernement du Québec daté de 2001, intitulé « Développer la vie intérieure et changer le monde ».

Buscemi a déclaré que le programme s’est « effondré » en enseignement du « paganisme ».

« La raison psychologique en est la suivante : les humains sont ontologiquement religieux, faits pour Dieu. Et si leur faim (“le vide spirituel”) n'est pas comblée, ils bricolent quelque chose qu’ils peuvent adorer », a-t-il dit. « Et maintenant, les technocrates envoient des “animateurs spirituels” pour “aider” les enfants à créer leurs propres divinités. »

« Je considère que cela constitue un viol spirituel dégoûtant », a-t-il dit. « Nous enseignons à nos enfants à être idolâtres “de leur ego”. Ce que nous avons maintenant est quelque chose de semblable au monde païen, où tout le monde doit brûler de l'encens en l’honneur de l'État-Mère, et où le culte des idoles individuelles est encouragé. »

Andrea Mrozek, directeur de l'Institut du mariage et de la famille Canada, est d'accord avec Buscemi, expliquant à l'Agence QMI qu’un programme spirituel n'est jamais neutre du point de vue religieux.

« Vous ne pouvez pas réellement enseigner ces sortes de choses dans le vide », a-t-elle dit. « Après avoir retiré (la religion) entièrement, ils ne peuvent maintenant commencer à introduire un équivalent pseudospirituel post-moderne ».

Buscemi a déclaré que les parents chrétiens devraient voir clairement que leurs enfants sont en danger spirituel dans les écoles du Québec.

« Il est assez évident que les chrétiens doivent prendre les mesures nécessaires pour que leurs enfants sortent de ces écoles maintenant. En tant que parent moi-même de trois jeunes enfants, je n’enverrais pas mes enfants à ces écoles même si ma vie en dépendait », a-t-il dit.

« C’est le temps de l’instruction à domicile », a-t-il ajouté.

Le Québec continue d'aller très loin pour se démarquer de son héritage catholique, obligeant ses citoyens à emboîter le pas. Québec a récemment proposé une charte des valeurs controversée qui interdirait aux fonctionnaires, aux juges et jusqu’aux travailleurs de garderie, de porter des signes religieux « ostensibles et manifestes ».