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« Ce serait indigne de ne rien dire »... Entrevue du Cardinal Barbarin sur les manifestations contre le « mariage » gai

Sur le site du Journal La Croix du 10 janvier 2013, cette entrevue du cardinal Barbarin:

(Le 13 janvier aura lieu une grande manifestation à Paris contre le « mariage » homosexuel) 

 

La Croix . Irez-vous manifester, dimanche, à Paris, contre le projet de loi du gouvernement autorisant le mariage entre personnes de même sexe ?

Cardinal Philippe Barbarin : Je compte y aller pour être au milieu des Français qui veulent manifester leur désaccord et demander un débat qui n’a pas tellement eu lieu. C’est une manière, plus rude que d’ordinaire, de faire entendre notre opposition, et qui n’est pas tellement dans les habitudes de l’Église. Je manifesterai, parce que j’ai la conviction que ce projet risque de provoquer des désordres durables dans la vie de notre nation. Il va apporter plus de trouble que de paix.

Manifester, est-ce le meilleur moyen de se faire entendre ?

C. P. B. : Des nombreuses auditions, où nous avons été plus ou moins bien écoutés selon les cas, ressort l’impression d’un blocage. Quand j’ai rencontré Manuel Valls, le ministre de l’intérieur, il y a quelques semaines, il a écouté mes arguments avec respect, mais à la fin, il m’a dit : « Nous sommes très déterminés. » Je comprends cette détermination, mais la mienne n’est pas moindre. Puisque la manifestation est un moyen démocratique qui nous est offert, je ne vois pas pourquoi nous ne l’utiliserions pas. Il me semble naturel, par ailleurs, que certains, dans l’Église, choisissent d’autres voies d’expression, même si nous partageons une profonde conviction commune sur le sujet. Il n’y a pas de « consigne du parti »… Je comprends les évêques et les fidèles catholiques qui ne souhaitent pas manifester, mais, comme beaucoup d’autres évêques, j’irai. Même si j’ai confiance dans les générations futures qui pourront revenir sur nos erreurs, je ne veux pas être le jouet d’un « esprit muet et sourd », pour reprendre l’expression de la Bible. Ce serait indigne de ne rien dire.

Ce débat autour du « mariage pour tous » n’a-t-il pas tendance à réveiller une opposition ancienne entre l’Église et l’État ?

C. P. B. : Je récuse cette expression de « mariage pour tous », car ce n’est qu’un slogan. Le projet de loi consiste à unir civilement dans le mariage deux hommes ou deux femmes, et je considère que c’est une erreur profonde. Changer le sens des mots, en l’occurrence la définition même du mariage – et par-derrière beaucoup de choses dans le code civil –, constitue une violence à la nation, lourde de conséquences. Le cardinal André Vingt-Trois a d’ailleurs bien fait remarquer que la ministre de la justice, Christiane Taubira, avait dit elle-même qu’il s’agissait d’un changement de civilisation. C’est effectivement un changement majeur, dans une institution majeure. Cette position n’est pas uniquement celle de l’Église catholique : je constate une convergence profonde avec d’autres religions, avec bien des pédagogues et psychiatres et beaucoup de gens de bon sens, qui sont incroyants. Il ne s’agit pas d’un clivage entre l’Église catholique et l’État, il dépasse largement les oppositions habituelles. Le responsable des musulmans de Rhône-Alpes m’a dit qu’il souhaitait marcher à mes côtés, dimanche, à Paris.

L’Église catholique ne s’est-elle pas trop exposée publiquement dans ce débat ?

C. P. B. : Jésus, avant l’Ascension, nous a laissés comme dernière consigne : « Vous serez mes témoins. » Dans le cas présent, il y a un enjeu majeur pour lequel nous devons témoigner. C’est toujours difficile, et je prie pour que Dieu nous donne les mots et le ton justes. L’Église n’est pas rivée sur les risques qu’elle court en s’exposant. Elle cherche plutôt à savoir si elle est fidèle à la mission qu’elle a reçue : faire en sorte qu’il y ait la paix sur la terre… Parfois, certains silences sont des lâchetés. En l’occurrence, ces risques éventuels importent peu, dans la mesure où nous sommes convaincus que ce projet de loi fait courir un risque considérable à la société. C’est une donnée anthropologique fondamentale que l’on ne change pas avec une loi.

 

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