Informez-vous sur l'euthanasie

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Articles / pages spécialement pertinents:

Nouvelle plainte contre le président de la commission de contrôle de l'euthanasie en Belgique...

Sur le site de rtl.be du 24 avril 2014 :

La fille d'une dame dépressive qui a été euthanasiée porte plainte. Elle estime que sa mère ne lui avait jamais dit qu'elle voulait mourir. Le médecin visé affirme que tout s'est passé dans le respect de la loi. Un autre proche de patient euthanasié avait également porté plainte contre lui dans les mêmes circonstances.

Une jeune femme de 20 ans a affirmé mercredi avoir porté plainte contre le Dr. Wim Distelmans, médecin à l'hôpital universitaire néerlandophone UZ Brussel et président de la commission de contrôle de l'euthanasie en Belgique, peut-on lire dans Het Laatste Nieuws et Dag Allemaal. Elle dit ne pas avoir été informée de la demande d'euthanasie introduite par sa mère et de la procédure médicale qui a suivi.

Mais qu'est-ce qu'ils-ont, tout ces gens, à embêter le président de la commission de contrôle des euthanasies en Belgique, qui ne peut plus euthanasier en paix... sans avoir les familles qui n'étaient pas au courant sur le dos! Mais où-va-t-on si on ne peut pratiquer sa petite euthanasie tranquille?

À quand, une commission de protection des « euthanasieurs tranquilles »?

À lire ! Des experts médicaux écrivent au Premier Ministre Philippe Couillard pour lui demander de rejeter l'euthanasie

Sur le site de quebechebdo.com du 23 avril 2014 :

(Photo : Jeangagnon sur wikimedia.org, licence creative commons)

 

 

 

Lettre ouverte au Dr. Philippe Couillard. Nous vous félicitons pour votre victoire lors de l'élection du 7 avril. Cependant, nous nous sentons obligés d’exprimer notre profonde déception, et celle de nombreux collègues médecins et autres citoyens du Québec, concernant votre annonce, dès le lendemain de l’élection, que vous aviez l’intention de réintroduire le Projet de loi 52, y compris ses dispositions sur l’aide médicale à mourir.

(...)

Balfour Mount, MD, OC, OQ, FRCSC professeur émérite de médecine à l'Université McGill; et Serge Daneault, MD, M.Sc., Ph.D., CSPQ, chef de soins palliatifs au Centre hospitalier de l’Université de Montréal

Il faut lire la suite de cette lettre choc qui met les pendules à l'heure.

France : radiation du Dr Bonnemaison pour euthanasie. En Belgique, il n'aurait pas été inquiété...

Sur le site de allodocteurs.fr du 17 avril 2014 :

(Photo : xornalcerto sur flickr.com, licence creative commons)

(En Belgique, la majorité des euthanasies sont faites sans même le consentement du patient...)

 

 La radiation de l'urgentiste bayonnais Nicolas Bonnemaison, accusé d'avoir empoisonné sept patients en fin de vie et qui comparaîtra en juin 2014 devant les assises, a été confirmée en appel par le le Conseil de l'ordre des médecins.

(...)

Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

En Belgique,  il aurait rédigé lui-même le rapport sur l'euthanasie de ses patients, remis à la commission de contrôle des euthanasies... et aurait dormi tranquille.

Le mouvement Vivre dans la Dignité rappelle l'importance d'intervenir maintenant pour contrer l'euthanasie au Québec

Vous vous demandez peut-être où était Vivre dans la Dignité pendant la récente campagne électorale. Nous avons gardé un certain silence dans l’espoir que personne ne ferait de promesse électorale de légaliser « l’aide médicale à mourir ». Malheureusement, M. Couillard et Mme Marois ont tous deux fait cette promesse quelques jours avant l’élection.

Le lendemain de l’élection, Monsieur Couillard a de plus  déclaré vouloir  rapidement réintroduire le Projet de loi 52 à l’Assemblée nationale. Il n’y a donc plus de raison de nous taire. Il est temps d’agir. Une  mobilisation maximum s’impose au cours des  prochaines semaines. Pour pouvoir réintroduire un projet de loi au stade où il en était avant la dissolution de l’Assemblée,  il faut une décision unanime de l’Assemblée nationale (articles 47 et 48 du Règlement de l’Assemblée nationale). Il faudra donc que TOUS les députés donnent leur accord pour que  M. Couillard puisse  réintroduire le Projet de loi 52 au stade où il en était au moment du déclenchement des élections.  Si un seul député s’y oppose, il faudra tout recommencer.

C’est le moment de contacter votre député(e), que ce soit par le biais d’une rencontre, par téléphone, par la poste, ou par courriel. Les coordonnées de tous les députés se trouvent  sur le site de l’Assemblée nationale :

http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/index.html#listeDeputes

Faites comprendre à votre député(e) que de ne pas s’objecter à la réintroduction du Projet de loi 52 revient à s’assurer que le projet de loi sera adopté lors du vote final en troisième lecture, puisque tous les députés du  PQ et de  la CAQ voteront POUR (ligne de parti non avouée). Il est extrêmement important que le vote de réintroduction soit considéré comme une reprise du  vote de principe (2e lecture).  Compte tenu de la gravité de cet  enjeu éthique, chaque député devrait pouvoir voter en conscience, sans être soumis à une ligne de parti.  

Écrivez aux journaux. Les lettres à l’éditeur de 500 mots ou moins ont la meilleure chance d’être publiées.

Parlez-en à vos amis et dans votre famille. Demandez-leur d’intervenir dans ce débat crucial. Que ce soit clair que les Québécois ne veulent pas que l’homicide entre dans le système de santé déguisé en soin médical.

Points de discussion :

  • Exigez un vote libre à toutes les étapes du projet de loi.
  • Si votre député(e) est contre le Projet de loi 52, demandez-lui de refuser sa réintroduction.
  • Il faut assurer l’accès aux soins palliatifs de qualité pour tout le Québec au lieu de légaliser « l’aide médicale à mourir ».
  • « L’aide médicale à mourir » va à l’encontre du Code criminel canadien. Une loi qui  l’autoriserait  sera contestée devant les tribunaux et sera source de confrontation avec le gouvernement fédéral.
  •  
  • (...)

Nicolas Steenhout
Directeur général
Vivre dans la Dignité

Commentaire de l'urgentologue Claude Morin sur le projet de loi 52

Sur le site du Journal de Québec du 16 avril 2014 :

(Photo : pixabay sans copyright)

 

 

Pendant la campagne électorale, le Parti libéral a scandé haut et fort qu’il allait s’occuper des vraies affaires… Et voilà qu’il s’apprête à remettre à l’agenda le projet de loi 52 qui introduirait définitivement l’euthanasie dans notre système de santé. Pincez-moi quelqu’un! On a autant besoin de l’euthanasie au Québec qu’on a besoin de plus de cancers! Ce dont on a besoin, ce sont des soins palliatifs de qualité universellement accessibles, pas d’une patente camouflée en «soin» de fin de vie, en «aide » médicale à mourir pour autoriser les médecins à tuer leurs patients par compassion! Et la compassion pour qui? Le patient ou le portefeuille des payeurs de taxes qui le soutiennent?

Dr Claude Morin, urgentologue

Appelons notre député pour l’inciter à s’opposer au retour du projet de loi 52. Un seul député suffit pour bloquer ce retour

(Le député libéral Gerry Sklavounos fait partie des députés qui se sont opposés au projet de loi 52 par le passé. Ils ont besoin de votre appui.)

(Photo : Jbwolfe85 sur wikimédia.orglicence creative commons)

Philippe Couillard a fait la promesse de ramener le projet de loi sur l’euthanasie dans l’état où il était à la dissolution de l’assemblée. Mais pour que cela soit possible, il a besoin de l’unanimité des députés pour passer outre au règlement disciplinaire qui rend caduc tout projet de loi à la dissolution de l’assemblée. Les articles 47 et 48 du règlement de l’Assemblée nationale sont très clairs :

47. Effet de la clôture d’une session – Sauf décision contraire de l’Assemblée, la clôture de la session dissout toute commission spéciale que l’Assemblée a constituée, annule tous les ordres qui n’ont pas été pleinement exécutés, rend caducs tous les actes de procédure en cours, ainsi que tout projet de loi qui n’a pas été adopté. Toutefois, elle n’annule pas les ordres relatifs à la production ou à l’impression de documents.

 48. Poursuite de l’étude d’un projet de loi à la session suivante – Sauf en cas de dissolution de l’Assemblée, l’étude de tout projet de loi présenté avant la clôture d’une session peut, sur motion sans préavis du leader du gouvernement, être continuée à la session suivante au stade où elle avait été interrompue. La motion doit être présentée avant la troisième séance qui suit la fin du débat sur le discours d’ouverture. Cette motion est mise aux voix sans débat.

La seule façon de passer outre à ces articles est de modifier le règlement, ce qui demande l’assentiment unanime des députés.

« Le Règlement et les autres règles de procédure de l’Assemblée nationale contient les règles que s’est données l’Assemblée pour régir ses travaux et ceux des commissions parlementaires. La tradition parlementaire veut que le Règlement soit le résultat d'un consensus entre les députés et que les modifications au Règlement soient adoptées par eux à l’unanimité. »

D’où l’importance de contacter son député maintenant. Un seul député suffit pour pouvoir faire échouer le retour du projet de loi 52 sur l’euthanasie et d’obliger l’Assemblée nationale à tout recommencer à zéro.

Un projet de loi qui permet l’élimination par injection létale de patients ne peut être qu’à réécrire, pour y insuffler un peu d’humanité. À nous de prendre la parole.

Aussi, nous avons besoin de savoir où se positionne VOTRE député sur la question de l'euthanasie. Donc contactez-le ou la!  Pour les rejoindre vous pouvez consulter internet en tapant le nom de votre député dans un moteur de recherche. Si vous avez un nouveau député, vous pouvez communiquez avec son parti pour qu'il vous partage ses coordonnéese Cliquez sur le parti dont vous cherchez  les coordonnées :

Assurez-vous de nous faire part des réponses de votre député sur l'euthanasie. Contactez-nous :

Pourquoi les pentes glissantes de l’euthanasie ne peuvent être évitées

par Margaret Somerville, traduction par Campagne Québec-Vie

5 mars 2014 (MercatorNet)

Madame Margaret Somerville est un éminente éthicienne, ayant fondé le Centre de médecine, d'éthique et de droit de l'université Mc Gill à Montréal. Elle nous met en garde contre les dérives inévitables que la légalisation de l’euthanasie entraînera, mettant en danger les personnes les plus vulnérables de notre société. Nous devons l’écouter !

(…)

Les pentes glissantes, logiques et pratiques, de l’euthanasie sont inévitables et inéluctables, parce que ces conséquences sont intégrées dans l'acte de légalisation par l’intermédiaire de sa justification d'infliger la mort. Une fois que nous avons traversé la frontière claire de l’interdiction de tuer intentionnellement une autre personne, il n'y a pas de point d'arrêt logique.

Je m'explique.

Lorsque l'euthanasie est légalisée pour la première fois, d'habitude la justification nécessaire et suffisante pour ouvrir une brèche dans cette frontière, est une justification conjuguée, composée du respect de l'autonomie individuelle et du soulagement de la souffrance. Mais à mesure que les gens et les médecins s’habituent à l'euthanasie, ils se demandent : « Pourquoi pas juste le soulagement de la souffrance ou le respect de l'autonomie seulement? », et ces arguments deviennent des justifications alternatives.

Or, isolée, la justification du soulagement de la souffrance permet l'euthanasie de personnes incapables de donner leur consentement. Les défenseurs de l’euthanasie soutiennent en effet que permettre l'euthanasie, c’est faire du bien à des personnes souffrantes mentalement compétentes; par conséquent, il est injuste d’en refuser l’accès aux personnes souffrantes mentalement incompétentes, incapables de consentement, car c’est de la discrimination basée sur le handicap mental. Donc, les personnes souffrantes atteintes de démence, les bébés ou les enfants nés handicapés devraient avoir accès à l'euthanasie, comme nous venons de le voir légalement autorisé en Belgique.

Et si chacun possède sa propre vie et que personne d'autre n'a le droit de se mêler des décisions de chacun à cet égard, ainsi que les défenseurs pro-euthanasie le prétendent aussi, alors le respect de l'autonomie de la personne est une justification suffisante pour l'euthanasie. Autrement dit, la personne n’a pas besoin de souffrir pour y avoir accès, d'où la proposition des Pays-Bas que l'euthanasie soit disponible pour les « plus de 70 ans qui sont fatigués de la vie.»

Et une fois que la justification initiale de l'euthanasie est élargie, pourquoi ne pas permettre d'autres justifications, par exemple, la réduction du coût des soins de santé, en particulier en  présence d’un vieillissement de la population? Jusqu'à très récemment, il s'agissait d'une question taboue. Maintenant, elle est évoquée à propos de l'euthanasie. C'est anecdotique, mais un étudiant en dernière année de médecine, dans une classe où j'enseignais, s’est mis très en colère parce que je rejetais son allégation —insistante — que la légalisation de l'euthanasie est essentielle pour réduire le coût des soins de santé d'une population vieillissante.

La pente glissante pratique est inévitable parce que la familiarité avec l’acte d’infliger la mort nous fait perdre de vue l’énormité de ce que l'euthanasie implique : tuer un autre être humain. La même chose est vraie si l’on fait de l'euthanasie un acte médical.

En résumé, la familiarité avec l’acte d’infliger la mort et la transformation de l'euthanasie en un acte médical rendent toutes deux beaucoup plus probables, et même, je crois, inévitables, leurs prolongements logiques et leurs abus. Cela signifie que nous devons nous tenir fermement derrière la frontière claire qui établit l’interdiction de nous tuer intentionnellement les uns les autres, en rejetant la légalisation de l’euthanasie.

Le président de la commission de contrôle de l'euthanasie en Belgique poursuivi pour n'avoir pas respecté les « balises »...

Sur le site de sudinfo.be du 8 avril 2014 :

(Colombo aurait pu avoir une dernière petite question : « Alors, vous dites que c'est vous qui avez euthanasié la patiente, rédigé le rapport d'inspection et remis ce rapport à la commission de contrôle que vous présidez?)

(Photo : Wikimédia sans copyright)

 

Le fils d’une femme souffrant d’une dépression chronique a porté plainte mardi au parquet de Bruxelles contre le praticien, Wim Distelmans, qui a procédé à l’euthanasie de sa mère. (...)

«De sérieux indices prouvent que la loi n’a pas été correctement appliquée dans le traitement de la demande d’euthanasie de la patiente», déclare mercredi l’avocat du plaignant. (...)

La plainte concerne le professeur Wim Distelmans, président de la commission de contrôle de l’euthanasie en Belgique.

Aucun des enfants n'avait été averti de la procédure visant à euthanasier leur mère. Et comment ne pas applaudir devant la rigueur de la procédure belge! Ici, la personne qui euthanasie le patient est la même qui rédige le rapport de contrôle établissant que les conditions ont été respectées. Et ce rapport est remis à la commission de contrôle de l'euthanasie présidée par la personne qui a euthanasié le patient et rédigé le rapport !

L'inspecteur Colombo en serait demeuré sans voix ! Et l'ancienne Ministre Hivon se serait pâmée d'admiration devant la rigueur des balises belges qu'elle a prises pour  modèle dans la rédaction de son projet de loi 52 (euthanasie) !

En Suisse, la « modernité » est une souffrance insupportable qui justifie la demande de suicide assisté

 

Sur le site de TVA du 6 avril 2014 :

(Photo  : Clapagaré sur flickr.com, licence creative commons)

 

 

Une Anglaise de 89 ans uniquement connue sous le prénom d'Anne a préféré mourir avec l'aide de Dignitas, une association suisse fournissant des services d'aide au suicide, plutôt que de s'adapter au monde moderne et à la technologie ambiante. (...)

Un peu avant sa mort le mois dernier, elle a déclaré à l'hebdomadaire britannique , le Sunday Times, qu'elle trouvait que les gens étaient de plus en plus distants.

(...)

Et Dignitas et le gouvernement suisse trouvent que la peur de la modernité est une raison suffisante pour se suicider...

En fait, dans ce cas, le refus de la modernité était plutôt un refus de devoir s'adapter seule, à cette modernité... 

Une nouvelle étude suisse révèle que les femmes et les personnes isolées recourent davantage au suicide assisté

Sur le site du journal Le Devoir du 7 avril 2014 :

(Photo :  Christopher.Michel sur flickr.com, licence creative commons)

 

 

 

L’étude de l’Université de Berne publiée à la fin février dans l’International Journal of Epidemiology se fonde sur la revue de données personnelles de 1300 cas de suicides assistés, (...)

(...)l’étude révèle que l’isolement social, l’athéisme et le fait de ne pas avoir d’enfants (pour les patients de moins de 65 ans) seraient aussi des conditions plus fréquentes parmi les personnes ayant opté pour la mort provoquée.

Les sociétés occidentales sont des sociétés dépressives... Accorder le suicide assisté à qui le demande, c'est accorder au désespoir le droit de vivre...

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