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85% des bébés prématurés n'ont aucune séquelle...

Sur le site du journal Le Nouvelliste du 1er mai 2012, cet article:

 

 

(Trois-Rivières) Tout a commencé par de violentes crampes abdominales, au beau milieu de la nuit. Au début, elle se disait que ça allait passer, mais non. Paniquée, Andrée-Anne Perreault s'est rendue d'urgence au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières, en se répétant que ça ne pouvait pas être des contractions. Pas déjà. Une pause de quelques heures a rassuré tout le monde jusqu'à ce que le bébé entreprenne carrément sa sortie. Le temps d'une poussée et Andrée-Anne mettait au monde son fils Gabriel, à 24 semaines de grossesse, seize semaines plus tôt que prévu.

Bébé Gabriel est né le 15 juin 2008, à 24 semaines de grossesse. Il pesait à peine 750 grammes (1 livre et demi) et mesurait 32 centimètres.

À sa naissance, le 19 novembre 2008, soit à 28 semaines de grossesse, bébé Ariane pesait 1,27 kilo (2,8 livres) et mesurait 37 centimètres.

Pour Valérie Dussault, les douleurs sont apparues dans le bas du dos. Les comprimés de Tylenol ne venaient pas à bout des spasmes aussi intenses que persistants. Sans retour d'appel du médecin, l'orthopédagogue a poursuivi ses activités tant bien que mal. Quatre jours plus tard, la poche des eaux s'est rompue. À l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, à Shawinigan, on a confirmé à Valérie que le travail était amorcé. Transportée d'urgence au Centre hospitalier de l'Université Laval, à Québec, Valérie y a accouché d'Ariane, à 28 semaines de grossesse, douze semaines trop vite.

Deux femmes, deux grossesses, deux enfants nés dans des conditions périlleuses, mais un seul message: la vie finit par reprendre son cours normal malgré l'immense peur au ventre que leur entrée en scène a engendrée. À 3 ans et demi, Gabriel et Ariane rient, jouent, posent des millions de questions et, comme tous les bambins de leur âge, vieillissent trop vite aux yeux de leur maman maintenant en paix avec leur histoire.

Un bébé né avant 37 semaines est considéré comme prématuré. Selon une étude de l'Institut national de santé publique du Québec en 2008, une proportion de 7,7 % des enfants naissent prématurément au Québec, soit plus de 6000 garçons et filles annuellement. Environ 1000 d'entre eux voient le jour avant 32 semaines.

Andrée-Anne Perreault considère qu'elle n'a pas eu une «belle» grossesse. La jeune femme, qui avait 23 ans lorsqu'elle est devenue enceinte, était en permanence incommodée par des maux de toutes sortes, sans parler du stress qui s'est ajouté lorsqu'elle s'est retrouvée sans le père de l'enfant à ses côtés.

«Le pire, c'est que je commençais à aller mieux quand j'ai accouché», raconte la maman qui était en état de choc en voyant toutes ces machines branchées à son poupon transféré aux soins intensifs de l'Hôpital Sainte-Justine. Ces appareils servaient notamment à prendre le relais des poumons du bébé.

«Gabriel était un peu plus long que ma main et très maigre», décrit Andrée-Anne qui était tourmentée à l'idée d'être présentée pour la première fois à son minuscule garçon. À peine 750 grammes...

«Un bébé prématuré n'a pas de gras», renchérit Valérie Dussault en soulignant que la peau de sa fille Ariane était très fine, voire translucide, laissant apparaître ses vaisseaux sanguins. «Sur le coup, je n'étais pas prête à voir mon bébé dans ces conditions-là», avoue la femme de 35 ans qui s'est longtemps sentie coupable de la tournure des événements, comme si elle avait pu provoquer cette naissance hâtive.

«J'avais l'impression d'avoir fait quelque chose de pas correct», laisse tomber Valérie qui a fini par se rassurer. Plus souvent qu'autrement, la cause d'une naissance prématurée demeure inexpliquée.

«Moi, c'est de la colère que je ressentais, celle de ne pas avoir pu mener ma grossesse jusqu'au bout», ajoute Andrée-Anne qui frustrait intérieurement à la vue de femmes enceintes sur la rue. Elle enviait leur ventre arrondi, du temps qu'elles bénéficiaient pour se préparer à naître en tant que mères.

La jeune femme est demeurée quatre mois au chevet de son enfant. À travers tous ses rendez-vous avec l'équipe médicale, la psychologue et la travailleuse sociale, Mme Perreault s'est rendue à un café-causerie organisé à l'unité néonatale de Sainte-Justine. Elle y fit la rencontre de Ginette Mantha, directrice générale de Préma-Québec, qui l'aida à se réconcilier avec sa maternité.

L'arrivée de Gabriel à la maison était à des années-lumière de ce que la jeune maman avait imaginé avant que tout se bouscule. Pendant plusieurs mois, son poupon a dû respirer avec l'aide d'une bonbonne à oxygène. Examiné hebdomadairement par un inhalothérapeute, le garçon était sensible aux infections virales respiratoires, avait un rythme cardiaque au ralenti (bradycardie), etc.

Pendant cette première année particulièrement éprouvante, Andrée-Anne s'est plusieurs fois tournée vers Préma-Québec afin d'avoir des réponses à ses questions et une source de réconfort.

«Avoir un bébé prématuré, c'est une épreuve. Les parents ont besoin d'être accompagnés par des gens qui sont passés par là», explique Mme Mantha dont deux des trois enfants sont nés prématurément. «Ce n'est pas un hasard si j'ai fondé Préma-Québec», dit-elle en parlant avec fierté de sa progéniture qui s'épanouit comme tous les jeunes de leur âge.

Ariane et Gabriel font également partie du fort pourcentage de bébés prématurés (85 %) qui ne gardent aucune séquelle de leur empressement à venir au monde. Les deux bambins ont fini par rattraper ces semaines qu'ils auraient dû passer dans le ventre de leur maman. Bien malin celui qui pourrait dire aujourd'hui que ces enfants ont été des grands prématurés.

Fortes de leur expérience, Valérie Dussault et Andrée-Anne Perreault ont décidé de passer à l'action. Elles ont répondu à l'invitation de Ginette Mantha en mettant sur pied un Café Préma-Québec pour les parents de bébés prématurés de la région. Il y sera évidemment question de la prématurité, un sujet méconnu parmi la population, au dire des deux femmes, mais aussi des services disponibles pour les parents, d'entraide, mais surtout, d'espoir.

La première rencontre aura lieu le samedi 12 mai, à 9 h 30, dans les locaux de l'organisme Maternaide, sur la rue Saint-Maurice, à Trois-Rivières. On peut s'inscrire en allant sur le site de Préma-Québec (www.premaquebec.ca). C'est gratuit.

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